Rappel anatomique du tronc et cavités
1. Rappel anatomique du tronc
Le tronc est divisé en plusieurs régions principales :
- Thorax
- Abdomen
- Pelvis
- Périnée
Ces régions sont séparées par des repères anatomiques variés.
a) Structure du tronc
| Position | Structure | Remarques |
|---|---|---|
| Arrière | Rachis cervical, thoracique, lombaire, sacrum | Support osseux postérieur |
| Avant | Manubrium sternal | Sous la peau, insertion du diaphragme |
| Supérieur | Diaphragme | Sépare la cavité thoracique (au-dessus) de la cavité abdominale (en dessous) |
| Inférieur | Pas de limite nette entre cavité abdominale et pelvis (ligne innominée) | Ligne théorique sur bord os coxal interne |
| Bas | Muscle releveur de l’anus | Sépare pelvis et périnée |
2. Le péritoine
Le péritoine est une membrane séreuse qui tapisse la cavité abdominale et le pelvis.
a) Péritoine pariétal
- Tapisse la paroi antérieure (thoracique), la paroi supérieure (diaphragme) et la paroi postérieure.
- En arrière, il repose sur l’espace rétropéritonéal, non une paroi osseuse.
- L’espace rétropéritonéal contient :
- Les gros vaisseaux (aorte, veine cave)
- L’appareil urinaire (reins, surrénales, uretères)
Le péritoine pariétal postérieur sépare la cavité péritonéale du rétropéritoine.
b) Péritoine viscéral
(Non détaillé ici, mais tapisse les organes abdominaux.)
3. Organisation du péritoine dans l’étage sus-mésocolique
- L’étage sus-mésocolique est une subdivision de la cavité péritonéale située au-dessus du mésocolon transverse.
- Il contient notamment l’estomac et le foie.
- Le péritoine forme des replis et des espaces qui organisent les organes et permettent leur mobilité relative.
4. Points clés à retenir
- Le diaphragme est la structure clé séparant thorax et abdomen.
- Le péritoine est une séreuse divisée en pariétal (parois) et viscéral (organes).
- L’espace rétropéritonéal contient des structures importantes et sépare le péritoine pariétal postérieur de la paroi osseuse.
- L’étage sus-mésocolique est une région péritonéale supérieure contenant l’estomac, délimitée par le mésocolon transverse.
Le tronc est organisé en compartiments séparés par des structures osseuses et musculaires, le péritoine tapisse la cavité abdominale et joue un rôle fondamental dans la disposition des organes digestifs.
Le péritoine et ses divisions
1. Le péritoine : définition et rôle
- Le péritoine est une membrane séreuse qui tapisse la cavité abdominale et recouvre les viscères.
- Il divise la cavité abdominale en trois espaces :
- Cavité péritonéale (espace virtuel avec un peu de liquide pour faciliter le glissement des anses digestives)
- Espace rétropéritonéal (contient notamment l’aorte, la veine cave, les reins)
- Espace intrapéritonéal (où se trouvent la majorité des viscères)
Le péritoine sépare les organes en avant (tube digestif et annexes) et en arrière (gros vaisseaux, appareil urinaire).
2. Péritoine pariétal vs péritoine viscéral
| Aspect | Péritoine pariétal | Péritoine viscéral |
|---|---|---|
| Localisation | Tapisse la paroi abdominale et pelvienne | Recouvre directement les viscères |
| Fonction | Protection, soutien | Accompagne les viscères et véhicule vaisseaux |
| Relation avec viscères | Ne recouvre pas les viscères, sauf au pelvis (empreintes) | Forme un lien entre viscères et rétropéritoine via les mésos |
| Exemple | Péritoine sur la paroi pelvienne | Péritoine autour du côlon transverse (mésocôlon) |
- Le péritoine viscéral est constitué de deux lames formant un méso qui relie le viscère à la paroi postérieure, apportant artères, veines, lymphatiques et nerfs.
- Le méso a un bord proximal (fixé à la paroi) et un bord distal (autour du viscère).
3. Organisation de la cavité péritonéale
-
La cavité péritonéale est divisée en deux étages par le mésocôlon transverse :
- Étage sus-mésocolique (au-dessus) : contient l’estomac, la rate, le bloc duodéno-pancréatique (en grande partie)
- Étage sous-mésocolique (en dessous) : contient le reste du tube digestif
-
Le mésocôlon transverse forme un plancher partiel dans la cavité péritonéale, séparant ces deux étages.
4. Particularités du péritoine au niveau pelvien
- La cavité pelvienne n’a pas de limite nette avec la cavité abdominale, seulement des repères osseux.
- Le péritoine pariétal pelvien recouvre des viscères (vessie, utérus, rectum) mais reste péritoine pariétal, pas viscéral.
- En dessous du pelvis, une limite physique sépare le pelvis du périnée.
5. Cas particulier : l’ovaire
- L’ovaire est le seul organe situé directement dans la cavité péritonéale sans être recouvert de péritoine viscéral.
- Tous les autres organes sont toujours liés au péritoine par un méso.
6. Embryologie et développement du péritoine
- Le péritoine dérive de la séreuse embryonnaire qui tapisse le tube digestif primitif.
- Initialement, le tube digestif est entouré de deux lames péritonéales antérieures et deux postérieures.
- À l’âge adulte, les lames antérieures sont en grande partie résorbées, sauf le ligament falciforme du foie qui suspend le foie au diaphragme.
À retenir : Le péritoine viscéral forme un lien indispensable entre les viscères et la paroi abdominale via les mésos, qui transportent les vaisseaux et les nerfs. Le mésocôlon transverse sépare la cavité péritonéale en deux étages fonctionnels.
Organisation du péritoine dans l'étage sus-mésocolique
1. Organisation générale du péritoine dans l'étage sus-mésocolique
- Le péritoine accompagne les mouvements et développements du tube digestif, qui subit des modifications importantes (dilatation, torsion, développement).
- Le mésogastre (méso de l’estomac) est une lame porte-vaisseaux contenant notamment l’aorte primitive.
- Entre les lames péritonéales se développent des bourgeons viscéraux :
- hépatique (foie)
- pancréatiques (deux bourgeons qui fusionnent et tournent pour former le pancréas, qui est péritonéal)
- rate (bourgeons de la future rate)
2. Développement et conséquences morphologiques
- La glande hépatique se développe énormément à droite, provoquant une bascule vers la gauche des autres viscères (estomac, rate, pancréas).
- Cette bascule modifie la forme du péritoine, créant un récessus appelé arrière-cavité des épiploons, un cul-de-sac entre estomac, pancréas et rate.
- Cette cavité est difficile d’accès chirurgicalement et communique avec la grande cavité péritonéale sous le Petit Épiploon.
3. Péritoine viscéral et ligaments
- Le péritoine viscéral tapisse le foie, l’estomac, la rate et le pancréas.
- Le Petit Omentum (Petit Épiploon) relie le foie à l’estomac et contient le pédicule hépatique.
- Le ligament falciforme est le vestige du méso antérieur sur le foie, suspendant le foie au diaphragme et à la paroi postérieure.
- Le péritoine porte le nom des organes qu’il relie ou entoure, par exemple :
- Méso/ligament pancréatico-splénique : entre pancréas et rate
- Méso/ligament gastro-splénique : entre estomac et rate
4. Structure et organisation spatiale
| Élément | Description |
|---|---|
| Arrière-cavité des épiploons | Récessus péritonéal entre estomac, pancréas et rate, non cloisonné sous le Petit Épiploon. |
| Petit Épiploon | Lame péritonéale reliant foie et estomac, contenant le pédicule hépatique. |
| Ligament falciforme | Relie le foie au diaphragme, vestige du méso antérieur. |
| Mésocolon transverse | Constitue le plancher de l’étage sus-mésocolique. |
- Le développement du foie entraîne une torsion et une complexification du péritoine dans cette région.
- Le cul-de-sac à gauche est une simple courbure des lames péritonéales, non une cavité isolée.
5. Estomac dans l’étage sus-mésocolique
- L’estomac est le segment le plus dilaté du tube digestif, situé dans la cavité péritonéale.
- Il sert de réservoir pour la digestion initiale.
- L’œsophage abdominal pénètre dans la cavité péritonéale par un hiatus diaphragmatique.
À retenir : Le péritoine de l’étage sus-mésocolique est une structure dynamique, modelée par le développement du foie et des autres viscères, formant des lames porteuses de vaisseaux et des récessus comme l’arrière-cavité des épiploons.
Anatomie générale et situation de l'estomac
1. Anatomie générale de l’œsophage distal et du hiatus œsophagien
- Hiatus œsophagien : orifice du diaphragme par lequel passe l’œsophage, situé en avant de l’estomac.
- Orientation : la partie distale de l’œsophage est dirigée vers l’arrière, l’ouverture cardiale supérieure de l’estomac est légèrement orientée vers l’avant.
- Couches de l’œsophage distal : séreuse (péritoine abdominal), musculeuse, muqueuse.
- Sphincter inférieur de l’œsophage : pas d’épaississement musculaire visible, mais présence d’une pression importante mesurable empêchant le reflux gastro-œsophagien.
- Gaine fibreuse œsophagienne : structure fibreuse et musculaire autour de l’œsophage au niveau du diaphragme, assurant à la fois le glissement et le maintien de l’œsophage abdominal.
- Rôle de la gaine et du diaphragme : maintien de l’œsophage et de l’estomac dans la cavité abdominale et participation au mécanisme anti-reflux.
- Pathologies associées : reflux gastro-œsophagien, hernie diaphragmatique.
2. Estomac : définition et fonctions
- Estomac : segment dilaté du tube digestif entre l’œsophage et le duodénum.
- Rôles principaux :
- Réservoir : stockage des aliments pendant et entre les repas.
- Lieu de digestion : fragmentation mécanique et chimique des aliments, préparation à la digestion intestinale.
- Contrairement à la vessie, l’estomac est un organe actif avec sécrétions digestives.
3. Situation de l’estomac
| Critère | Description |
|---|---|
| Localisation | Organe abdominal, dans la cavité péritonéale. |
| Projection cutanée | Thoraco-abdominale (base de l’examen clinique), mais l’estomac n’est pas un organe thoraco-abdominal. |
| Limite thoraco-abdominale | Rebord costal, insertion du diaphragme (concave vers le bas). |
| Loge | Loge sous-phrénique gauche, limitée par : |
- Haut/gauche : diaphragme
- Droite : région cœliaque (avec tronc cœliaque)
- Bas : côlon transverse et mésocôlon transverse | | Particularités | Le foie repousse l’estomac à gauche lors du développement embryologique. |
L’estomac est un organe abdominal à projection thoraco-abdominale, ce qui est un repère fondamental en examen clinique.
4. Configuration externe de l’estomac
- Variabilité : forme variable selon le degré de remplissage, le sexe et l’âge. Paroi extensible.
- Description classique :
- Portion supérieure verticale (2/3 de l’estomac) :
- Fundus (grosse tubérosité, poche à air gastrique) en haut.
- Corps en bas.
- Portion inférieure horizontale : région pylorique, en continuité avec le pylore.
- Portion supérieure verticale (2/3 de l’estomac) :
- Faces : antérieure et postérieure, organe relativement plat avec convexité variable selon le remplissage.
- Bords : présence de deux courbures (grande et petite courbure) qui délimitent l’estomac.
L’estomac est un organe clé du système digestif, situé dans la loge sous-phrénique gauche, avec une anatomie adaptée à ses fonctions de réservoir et de digestion.
Configuration externe et orifices de l'estomac
1. Configuration externe de l’estomac
-
Petite courbure (droite) : concave, ~15 cm, divisée en deux parties séparées par un angle aigu
- Portions : verticale et horizontale (cette dernière au niveau de l’antre pylorique)
- Pathologie : plus de cancers sur la petite courbure verticale que sur l’horizontale
- Exploration par fibroscopie essentielle pour observer la muqueuse
-
Grande courbure (gauche) : convexe, ~40 cm, régulière sans angulation
- Segments : fundus (supérieur), corps (moyen), région pylorique (inférieur)
- Débute par l’angle de His (incisure cardiale), séparation œsophage-estomac
- Dilatation asymétrique vers la gauche explique la forme et différence de taille entre courbures
2. Orifices de l’estomac
| Orifice | Localisation | Orientation | Particularités |
|---|---|---|---|
| Cardia | Orifice supérieur, communication avec l’œsophage | Oblique en bas et à droite, regarde en haut, droite, avant | Sépare œsophage et estomac, situé au hiatus diaphragmatique |
| Pylore | Orifice inférieur, communication avec le duodénum | Vers la droite, légèrement ascendant, dirigé en arrière | Sphincter circulaire puissant, contrôle l’évacuation gastrique, région réflexogène induisant sécrétion acide |
- Fonction :
- Estomac se remplit avec fermeture du pylore
- Se vide par ouverture du pylore, contractions gastriques propulsant le bol alimentaire
- Pathologie fréquente chez le bébé : hypertrophie du pylore empêchant l’évacuation
3. Dimensions moyennes de l’estomac
- Longueur : ~25 cm
- Largeur : ~10 cm
- Capacité : 1 à 1,5 L
4. Muqueuse gastrique et plis
- Muqueuse rosée, glandulaire, parcourue de gros plis parallèles à la grande courbure
- Présence de replis au niveau des orifices cardial et pylorique
- Au pylore, repli muqueux visible en endoscopie (bosselure)
- Au cardia, repli appelé valvule cardio-œsophagienne (valvule de Gubaroff), développée à l’incisure cardiale
- Ne joue quasiment aucun rôle anti-reflux
- Sécrétion muqueuse :
- Portion verticale (fundus et corps) → sécrétion acide
- Portion horizontale (pylore) → sécrétion basique
5. Pathologies liées à la muqueuse
- Reflux gastro-œsophagien : remontée du liquide acide provoquant brûlure (pyrosis)
- Gastrite : inflammation de la muqueuse
- Ulcère gastrique : lésion plus profonde, douleur variable selon le moment des repas
- Traitements : anti-acides, inhibiteurs de la pompe à protons pour réduire la sécrétion acide et favoriser la cicatrisation
6. Musculeuse de l’estomac
- Composée de trois couches musculaires lisses successives
- Couche externe : fibres superficielles longitudinales (suite du cours non fournie)
Structure interne de l'estomac
1. Structure interne de l'estomac
L'estomac possède une musculeuse composée de trois couches musculaires distinctes, essentielles à sa fonction digestive :
| Couche musculaire | Orientation des fibres | Particularités et fonctions |
|---|---|---|
| Externe | Longitudinale | Suit la longueur de l’estomac |
| Moyenne | Circulaire | Entoure l’estomac, avec des épaississements au niveau du pylore et du sphincter inférieur de l’œsophage |
| Interne | Oblique | Fibres profondes, facilitent les mouvements complexes |
- Ces couches musculaires ont des actions croisées : leur contraction simultanée, combinée à l’ouverture du diaphragme, permet le passage du bol alimentaire vers le duodénum.
- Si le sphincter est fermé lors de la contraction, cela provoque le vomissement.
- La musculeuse joue donc un rôle clé dans la digestion mécanique.
À retenir : La musculeuse de l’estomac est formée de trois couches (longitudinale, circulaire, oblique) dont la contraction coordonnée assure la progression du bol alimentaire et la prévention du reflux.
2. Éléments de fixation de l’estomac
L’estomac est suspendu et fixé par plusieurs structures, assurant à la fois stabilité et mobilité :
- Suspension haute : par l’œsophage.
- Fixations ligamentaires : notamment le Petit Omentum qui relie l’estomac au foie.
- Raccordement pylorique : avec le duodénum, qui est partiellement mobile (D1 mobile, reste fixe).
- Lames péritonéales : relient l’estomac aux organes voisins.
- Vaisseaux sanguins : participent aussi à la fixation.
Mobilité vs fixité du tube digestif :
| Partie du tube digestif | Mobilité |
|---|---|
| Intestin grêle | Mobile |
| Duodénum, cadre colique, rectum | Fixes (sauf sigmoïde partiellement mobile) |
| Estomac | Moyennement mobile avec points de fixité |
3. Vascularisation de l’estomac
La vascularisation est riche et anastomotique, assurant une bonne irrigation et limitant les risques d’ischémie.
a) Vascularisation artérielle
- L’estomac est irrigué par des branches issues du tronc cœliaque (naissant à Th12) :
| Artère | Origine | Zone vascularisée | Particularités |
|---|---|---|---|
| Artère gastrique gauche | Tronc cœliaque | Petite courbure (bord droit de l’estomac) | Donne la branche cardio-tubérositaire (cardia et grosse tubérosité) |
| Artère splénique | Tronc cœliaque | Rate et grande courbure via artère gastro-épiploïque gauche | Passe en arrière de l’estomac |
| Artère hépatique commune | Tronc cœliaque | Donne artère gastro-duodénale | Risque hémorragique en cas d’ulcère duodénal |
| Artère hépatique propre | Artère hépatique commune | Donne artère gastrique droite | Vascularise région pylorique, forme cercle artériel de la petite courbure avec l’artère gastrique gauche |
| Artère gastro-épiploïque droite | Artère gastro-duodénale | Grande courbure (face antérieure du bloc duodéno-pancréatique) | Forme cercle artériel de la grande courbure avec l’artère gastro-épiploïque gauche |
- Cercles artériels anastomotiques :
| Cercle artériel | Artères impliquées | Localisation |
|---|---|---|
| Petite courbure | Artère gastrique gauche + droite | Bord droit et gauche de l’estomac |
| Grande courbure | Artères gastro-épiploïques gauche + droite | Bord inférieur de l’estomac |
- Cette vascularisation explique la forte tendance aux saignements en cas d’ulcères gastriques.
À retenir : L’estomac est vascularisé par deux cercles artériels anastomotiques majeurs, sur la petite et la grande courbure, assurant une irrigation abondante et une protection contre l’ischémie.
b) Vascularisation veineuse
- Le drainage veineux suit le même trajet que les artères, rejoignant principalement la veine porte via les veines gastriques et gastro-épiploïques.
- Cette vascularisation veineuse est importante pour le retour sanguin vers le foie.
Cette organisation musculaire, fixatrice et vasculaire est essentielle pour la fonction digestive et la protection de l’estomac contre les lésions ischémiques et mécaniques.
Fixation et vascularisation de l'estomac
1. Fixation de l’estomac
- L’estomac est fixé principalement par :
- Le diaphragme en haut (fixation supérieure).
- Le duodénum, totalement immobile, en bas (fixation inférieure).
- Ces fixations assurent la stabilité de l’estomac dans la cavité abdominale.
2. Vascularisation artérielle
| Région de l’estomac | Artères principales | Particularités |
|---|---|---|
| Petite courbure | Artère gastrique gauche et droite | Anastomose entre elles |
| Grande courbure | Artères gastro-épiploïques gauche et droite | Vascularisation latérale importante |
| Pylore | Artères gastroduodénales | Zone réflexogène à sécrétion acide |
- Le tronc cœliaque est la source principale des artères gastriques.
- L’artère splénique irrigue la grande courbure via l’artère gastro-épiploïque gauche.
- L’artère mésentérique supérieure participe à la vascularisation de la grande courbure par l’artère gastro-épiploïque droite.
3. Drainage veineux
- Le sang veineux de l’estomac est drainé par plusieurs veines qui convergent vers le tronc porte.
- Le tronc porte est formé par la convergence de :
- La veine mésentérique supérieure.
- Le tronc spléno-mésaraïque (issu de la veine splénique et de la veine mésentérique inférieure).
- Veines principales de drainage :
- Veine gastrique gauche (proche de l’artère gastrique gauche) rejoint directement le tronc porte.
- Veines de la petite courbure drainées vers le tronc porte.
- Veines de la grande courbure drainées via la veine mésentérique supérieure.
- Veines œsophagiennes drainent vers le système cave supérieur, formant des anastomoses portosystémiques.
À retenir : En cas de cirrhose hépatique, l’obstruction du foie provoque une hypertension portale avec développement de varices œsophagiennes, risque majeur d’hémorragie.
4. Drainage lymphatique
- L’estomac est divisé en 3-4 territoires lymphatiques correspondant à sa vascularisation :
- Grande courbure
- Petite courbure
- Région du pylore
- Les ganglions lymphatiques principaux sont situés dans la région cœliaque, autour du tronc cœliaque.
- Les collecteurs lymphatiques remontent en suivant les veines gastriques et les artères, notamment :
- Ganglions de la région splénique (drainage de la grande courbure).
- Ganglions du pédicule hépatique (drainage de la gastro-épiploïque droite).
- Tous les relais lymphatiques convergent vers la région cœliaque.
- Cette organisation est importante en pathologie, notamment pour la dissémination des cancers gastriques.
5. Système porte et implications cliniques
- Le système porte filtre le sang veineux digestif via le foie avant qu’il ne rejoigne la circulation générale.
- La veine porte reçoit toutes les veines digestives, y compris celles de l’estomac.
- En cas de maladie hépatique (cirrhose), le filtre est bloqué, provoquant une hypertension portale.
- L’hypertension portale entraîne la formation d’anastomoses veineuses collatérales, notamment au niveau de l’œsophage (varices œsophagiennes).
- Ces varices peuvent saigner massivement, constituant une urgence médicale.
6. Résumé des points clés
| Aspect | Points clés |
|---|---|
| Fixation | Diaphragme (supérieur), duodénum (inférieur, immobile) |
| Vascularisation artérielle | Tronc cœliaque → artères gastriques, gastro-épiploïques, gastroduodénale |
| Drainage veineux | Veines gastriques → tronc porte (mésentérique sup. + spléno-mésaraïque) |
| Drainage lymphatique | Territoires lymphatiques → ganglions cœliaques, spléniques, pédicule hépatique |
| Pathologie | Cirrhose → hypertension portale → varices œsophagiennes → hémorragie cataclysmique |
À retenir : Le foie filtre le sang veineux digestif via la veine porte, et toute obstruction hépatique entraîne une hypertension portale avec risque de complications graves.