État des lieux et contexte de l'exploitation
Les prairies permanentes couvrent plus de 80 % des surfaces fourragères permanentes (SFP) mais leur productivité reste souvent faible, pouvant être améliorée.
1. Objectifs du diagnostic prairial
- Caractériser les prairies pour évaluer leur potentiel de production.
- Identifier leurs points forts et faibles.
- Proposer des améliorations ou des mesures pour maintenir leur potentiel.
État des lieux
1. Objectifs et stratégies de l’éleveur
Avant tout diagnostic, il est essentiel de connaître les objectifs et la stratégie de l’éleveur pour aligner le diagnostic avec ses attentes.
Points clés à connaître :
- Besoins à satisfaire : type de production, autonomie, quantité et qualité de fourrage, constitution des stocks, chargement animal.
- Sécurité alimentaire : gestion des contraintes pédoclimatiques.
- Contraintes d’utilisation : éloignement, temps disponible, accessibilité, environnement.
- Évolution souhaitée : besoins ponctuels ou modification durable du système fourrager.
- Efficacité du travail : temps disponible, priorités, implication dans la gestion des prairies.
- Moyens financiers et volonté d’investissement (ex. semis : 200 à 450 €/ha + frais mécaniques pour mélanges suisses).
Connaître ces éléments est indispensable pour un conseil adapté.
2. Caractéristiques générales de l’exploitation
L’objectif est d’évaluer le potentiel et les possibilités d’exploitation des prairies.
| Critères d’observation | Importance pour le diagnostic |
|---|---|
| Localisation géographique | Altitude, latitude, climat |
| Proximité des bâtiments | Facilite l’accès et la gestion |
| Taille et dispersion des parcelles | Influence la gestion et les déplacements |
| Situation dans le paysage | Risques (inondation), présence de haies, bois |
| Exposition et topographie | Relief, accessibilité |
| Améliorations foncières | Drainage, fossés, captage d’eau |
| Présence d’eau et clôtures | Gestion du pâturage et du bétail |
Chaque éleveur adapte son système fourrager à son parcellaire et aux contraintes extérieures (réglementaires, économiques), expliquant la diversité des pratiques.
Il faut identifier les limites d’exploitation (pâturage, fauche) et les objectifs fourragers de l’éleveur.
Diagnostic parcelle
Le diagnostic commence par une observation globale de la parcelle (délimitée par clôtures), puis une analyse plus fine des stations homogènes à l’intérieur, avec un inventaire botanique pour proposer des évolutions.
L’observation se fait à distance (si possible en hauteur) et en traversant la prairie pour repérer les zones hétérogènes.
1. Caractérisation du milieu (sol)
L’objectif est d’évaluer le potentiel agronomique par zone homogène.
Critères à observer :
- Présence de cailloux ou roches visibles.
- Type de sol (texture).
- Profondeur du sol et possibilité de labour.
- Zones humides ou traces d’hydromorphie.
- Activité biologique (présence de vers de terre, animaux).
- Présence et évolution de la matière organique.
- pH du sol (influence sur la flore spontanée et fertilité).
Ces éléments conditionnent la capacité de la prairie à produire et orientent les conseils d’amélioration.
Diagnostic de la parcelle et caractérisation du milieu
1. Diagnostic de la parcelle
Le diagnostic débute par l’analyse du sol et de la végétation en place pour identifier des zones homogènes et caractériser le milieu.
a) Caractéristiques du sol
- pH : paramètre très important à déterminer.
- Profil du sol (rarement réalisé par manque de temps) : profondeur, enracinement, obstacles, estimation de la réserve utile (RU), zones compactées, hydromorphie.
b) Végétation en place
L’observation vise à délimiter des zones homogènes pour un diagnostic précis.
-
Aspect général de la flore :
- Densité du couvert : dense à très dense (pas de terre apparente), lâche (terre visible), ouvert à très ouvert (plages de terre nues).
- Structure du couvert : évaluation de l’hétérogénéité.
-
Hétérogénéités :
Type Cause principale Caractéristiques Macro-hétérogénéités Pentes, changements progressifs, pratiques Zones étendues, préférences du cheptel (surpâturage) Micro-hétérogénéités Affleurements rocheux, mouillères, plantes envahissantes Petites taches ou mosaïques, pâturage limité
L’homogénéité et la délimitation des zones hétérogènes permettent d’établir un diagnostic spécifique pour chaque zone.
2. Historique de la parcelle
Interroger l’éleveur pour comprendre l’état actuel de la prairie et envisager des alternatives adaptées.
- Flore : reflet des interactions milieu/pratiques.
- Pratiques à connaître :
- Mode d’exploitation (fauche, pâture, temps de séjour, rythme, chargement).
- Fertilisation (dose, forme, fréquence, date) et amendements calciques.
- Entretien (hersage, ébousage, fauche des refus, curage fossés, haies, points d’eau).
- Causes de dégradation :
- Extérieures : météo (sécheresse, excès d’eau).
- Liées à la conduite (pratiques inadaptées).
3. Inventaire botanique de la station
Objectifs : évaluer le potentiel actuel et la capacité d’évolution de la prairie pour proposer des actions adaptées.
- La prairie est un mélange d’espèces (10 à 100), évoluant selon les pratiques et facteurs de milieu.
- L’équilibre de la flore varie selon la saison et les années.
- Comprendre ces mécanismes permet d’orienter la prairie vers les objectifs de l’éleveur.
4. Pratique de l’échantillonnage
- Plusieurs méthodes : points, quadrats, mètre carré, poignées.
- Chaque méthode donne une représentation à un instant donné.
- L’échantillonnage doit gérer la double hétérogénéité :
- Dans le temps : évolution saisonnière de la flore.
- Dans l’espace : variabilité entre points.
- But : déterminer le potentiel de la prairie.
a) Époque du diagnostic
- Le printemps est la période la plus favorable dans les régions sensibles à la sécheresse estivale.
- Dans les zones sans stress hydrique, d’autres périodes peuvent être envisagées.
Inventaire botanique et analyse floristique
1. Choix de la station
- Identifier les grandes zones hétérogènes dans la parcelle.
- Si plusieurs relevés impossibles, choisir la zone la plus représentative.
2. Échantillonnage par poignées
- Prélèvement aléatoire de 10 à 30 poignées de 25 cm² (5×5 cm).
- Herbe arrachée ou coupée, en préservant les caractères d’identification.
- Pour chaque échantillon, déterminer :
- Abondance : % relatif de chaque espèce, total ≤ 10 par échantillon.
- Fréquence : présence simple notée par une croix si espèce présente sans contribution notable.
a) Calculs possibles
| Notion | Formule | Utilité | Limites |
|---|---|---|---|
| Abondance relative | Estimation de la structure botanique et valeur de la prairie à l’instant T | Peu stable dans l’année, ne prend en compte que les espèces abondantes | |
| Fréquence relative | Plus stable dans le temps, inclut un plus grand nombre d’espèces, renseigne sur l’évolution | Moins indicative de la valeur actuelle de la prairie |
L’abondance relative reflète la valeur alimentaire immédiate, la fréquence relative renseigne sur la diversité et le potentiel d’évolution.
3. Interprétation des résultats
a) Plantes indicatrices
- Certaines espèces signalent l’état du milieu et les pratiques agricoles :
- Trèfle blanc : indicateur de surpâturage.
- Fougères : indicatrices de zones acides, souvent en bordure ou dans le pré.
- Prudence : interprétations parfois contradictoires selon les auteurs.
b) Nombre d’espèces
- Le nombre d’espèces avec abondance est souvent corrélé au nombre total d’espèces présentes.
- Sensible à la fertilité et aux pratiques :
- Prairies fauchées et peu fertilisées → nombre d’espèces élevé (souvent > 15).
- Prairies pâturées et fertilisées → nombre d’espèces réduit.
- Prairies sursaturées → augmentation du nombre d’espèces.
- Fertilité élevée favorise les espèces dominantes agressives, réduisant la diversité.
c) Abondance relative des plantes
- Comparer la proportion des bonnes plantes (graminées et légumineuses) à celle des dicotylédones indésirables et des mousses.
- Cette comparaison donne une idée de la qualité botanique et de la valeur fourragère de la prairie.
L’analyse floristique combine abondance et fréquence pour caractériser l’état actuel et les possibilités d’évolution des prairies permanentes.
Interprétation des résultats et plantes indicatrices
1. Interprétation des résultats et plantes indicatrices
L'interprétation des résultats de la composition floristique des prairies permanentes permet de définir le niveau d'intervention adapté selon la proportion de dicotylédones indésirables et la part de bonnes graminées et légumineuses.
| Dicots indésirables et mousses | % bonnes graminées et légumineuses < 30 % | 30 à 70 % | > 70 % |
|---|---|---|---|
| < 15 % | AMÉLIORATION | Entretien / fertilisation | Bonne prairie |
| 15 à 30 % | (AMÉLIORATION) RÉNOVATION | Entretien / fertilisation + amélioration | Bonne prairie (désherbage sélectif si peu de légumineuses) |
| > 30 % | RÉNOVATION | AMÉLIORATION + désherbage sélectif | - |
a) Niveaux d’intervention
-
Bonne prairie (>70 % bonnes espèces, <15 % indésirables)
Pas de modification, maintien par entretien régulier. -
Prairie correcte (30-70 % bonnes espèces, peu d’indésirables)
Renforcer l’entretien pour favoriser la reprise naturelle des espèces intéressantes. -
Amélioration (indésirables <15 %, légumineuses pauvres)
Modifier les pratiques, réaliser un désherbage sélectif et un sursemis de légumineuses pour « recharger » la prairie en fourrages de qualité, sans détruire la flore existante. -
Rénovation (indésirables >15 % ou très faible qualité)
Destruction totale de la flore en place, intervention coûteuse mais efficace.
2. Entretien des prairies permanentes
a) pH des sols
- pH idéal : entre 6 et 6,5 pour favoriser le développement des légumineuses.
- En cas de sol acide (pH < 6), amendement calcaire nécessaire :
- Amendement d’entretien : 2 tonnes de calcaire/ha (1000 unités de CaO tous les 5 ans).
- Amendement d’entretien pour pH légèrement acide (5,8-6,2) :
- 500 unités CaO tous les 3 ans pour parcelles pâturées
- 1000 unités CaO tous les 3 ans pour parcelles fauchées
- Double dose si forte présence de légumineuses.
- La luzerne exporte environ 500 unités de CaO/ha/an, ce qui peut acidifier le sol.
b) Éviter les excès d’eau
- L’eau stagnante nuit à la prairie.
- Entretien régulier des fossés et exutoires pour assurer un bon drainage.
c) Herse de prairie (outil indispensable)
Permet de maintenir la qualité des prairies en :
- Désherbant les adventices annuelles (surtout dicots).
- Favorisant le tallage des graminées par scarification (élimination des vieilles feuilles, meilleure pénétration de la lumière).
- Stimuler l’activité biologique du sol, libérant 20-30 unités d’azote rapidement.
- Émoussant la mousse et aplanissant le sol.
- Limitant les refus (ébourgeonnage).
d) Technique d’exploitation
- Première exploitation rapide au printemps.
- Récolte au bon stade pour optimiser qualité et redémarrage.
- Hauteur d’exploitation suffisante pour préserver les réserves des graminées.
- Respect du rythme d’exploitation : intervalle de 3 à 6 semaines.
- Alternance fauche/pâture pour équilibrer développement des graminées (fauche) et légumineuses (pâture).
- Fauche des refus avant la sortie des animaux et montée en graine.
À retenir : Le choix de l’intervention dépend de la proportion de bonnes espèces et d’indésirables, avec un entretien adapté pour maintenir ou améliorer la qualité des prairies sans détruire la flore existante sauf en cas de rénovation nécessaire.
Entretien des prairies permanentes
1. Maîtrise de la fertilisation
- Compostage des fumiers : évite l’apport de graines d’espèces indésirables.
- Fumure phosphore-potassium (P-K) : fertilisation de fond essentielle, surtout pour les légumineuses très sensibles.
- Fertilisation azotée (N) : doit être raisonnée (dose et modalités) car l’azote minéral nuit aux légumineuses.
2. Amélioration des prairies permanentes (sans destruction de la flore)
- Condition : espèces intéressantes dominantes et moins de 15% d’espèces indésirables.
- Avantages : pas d’arrêt de production, coût modéré.
- Inconvénients : efficacité plus lente que la rénovation.
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Pas d’arrêt de production | Efficacité moins rapide |
| Coût modéré |
3. Amendement de redressement
- Objectif : remonter le pH du sol à un niveau optimal (pH eau entre 6 et 6,5).
- Technique : chaulage avec quantités adaptées au pH initial.
- Limite : éviter une remontée brutale du pH (max 2500-3000 unités par apport).
- Entretien nécessaire après redressement.
4. Améliorations foncières
- Actions possibles : création de fossés, captage de sources, assainissement de mouillères, irrigation, drainage.
- Importance de maîtriser les excès d’eau en respectant la réglementation (zones protégées comme Natura 2000).
5. Désherbage sélectif
- Cible : destruction des dicotylédones indésirables en préservant les graminées.
- Impact : les légumineuses sont souvent sensibles au désherbage sélectif, nécessitant un sursemis l’année suivante.
- Application localisée possible pour vivaces (chiendent, chardons, orties) mais attention au dépassement de dose.
6. Sursemis
- But : combler les vides dans la prairie sans destruction totale.
- Condition : vides < 20-25 cm de diamètre, fond prairial correct.
- Types de semis : légumineuses seules, graminées seules ou mélange.
- Différence avec rénovation : la rénovation inclut un désherbage sélectif préalable détruisant les dicotylédones en excès.
a) Règles pour réussir le sursemis
- Intervenir sur une végétation rase et stressée pour favoriser la lumière aux jeunes plants.
- Assurer un bon contact sol-graine (utiliser un semoir à disques en cas de feutrage).
- Utiliser des espèces à levée rapide et agressives.
- Éviter la concurrence de la végétation en place.
- Ne pas fertiliser en azote avant le semis (attendre 10 semaines).
- Semer en conditions d’humidité favorables.
- Surveiller les semis contre les ravageurs (limaces).
- Éviter la présence de vivaces allopathiques (chiendent, agrostide stolonifère) qui inhibent la germination.
Le sursemis se réalise à la sortie de l’été ou début d’automne, jamais au printemps où la végétation en place est trop compétitive.
Amélioration des prairies sans destruction de la flore
1. Amélioration des prairies sans destruction de la flore
L'amélioration des prairies sans détruire la flore existante vise à favoriser le développement des semences nouvelles tout en conservant la végétation en place. Cette méthode repose sur la gestion du stress de la prairie, naturel ou artificiel, pour permettre aux semences de germer et de s'implanter.
2. Techniques principales
| Méthode | Description | Avantages | Conditions clés |
|---|---|---|---|
| Stress naturel (ex. été sec) | Stress climatique suffisant pour ralentir la végétation en place et favoriser les semis. | Sans intervention, économique | Été sec et chaud |
| Stress artificiel par désherbant total à micro-dose | Application de glyphosate à faible dose (0,2-0,3 L/ha) pour stopper temporairement la végétation sans la détruire. | Favorise la levée des semences | Dose non létale, conditions météo favorables |
| Semoir de semis direct | Utilisation d'outils performants pour semer directement sans travail du sol. | Bonne réussite, coût 25-50 €/ha | Conditions météo adaptées |
| Sursemis à la volée | Passage préalable de herse plate ou prairie agressive pour préparer le sol, semis à la volée, puis recouvrement par rouleau. | Résultats corrects | Sol suffisamment plat |
| Sursemis à la volée avec génisses | Semis à la volée combiné à un surpâturage volontaire par génisses pour stresser la végétation et assurer le contact sol/graine. | Faible coût, simple | Dépend fortement de la météo |
3. Points clés
- Le stress de la prairie (naturel ou induit) est essentiel pour permettre aux semences de s'implanter sans détruire la flore existante.
- Le semis direct est une technique efficace et économique, adaptée aux conditions météo.
- Le sursemis à la volée nécessite un sol bien préparé et un bon recouvrement des graines pour assurer la germination.
- L'utilisation de génisses pour le surpâturage est une méthode économique qui combine stress de la végétation et contact sol/graine, mais sa réussite dépend beaucoup des conditions climatiques.
- Ces méthodes permettent d'améliorer la prairie sans passer par une destruction chimique ou mécanique, évitant ainsi les coûts et les contraintes liés à la rénovation complète.
À retenir : Le succès de l'amélioration sans destruction repose sur la gestion du stress de la prairie et la qualité du semis, tout en respectant les conditions météo et la préparation du sol.
Rénovation des prairies permanentes
L’objectif principal de la rénovation des prairies permanentes est d’éliminer toutes les plantes vivantes le jour du semis afin de garantir une implantation rapide et efficace des nouvelles plantes fourragères.
1. Choix des espèces et des variétés
Le choix des espèces fourragères ne se limite pas au rendement et à la valeur alimentaire. Il faut aussi considérer la pérennité, la rusticité (adaptation au milieu) et le contexte pédoclimatique. Les associations graminées-légumineuses et les mélanges complexes améliorent la productivité, la pérennité et l’autonomie alimentaire.
a) Types de prairies
| Type de prairie | Avantages | Inconvénients / Limites | Coût approximatif | Usage conseillé |
|---|---|---|---|---|
| Semis purs (1 espèce) | - Un seul stade de récolte (meilleur compromis quantité/qualité) | - Alimentation moins variée et équilibrée<br>- Moins d’appétence sans légumineuse<br>- Peu adapté aux PP | 50 € (RGI) à 150-200 € | Prairies courtes (RGI pour ensilage, CIPAN) |
| - Pas de concurrence entre espèces<br>- Facilité de conduite<br>- Coût modéré | ||||
| Associations graminées-légumineuses | - Meilleur équilibre de la ration (plus de PDI)<br>- Meilleure appétence<br>- Moins de fertilisation azotée<br>- Récolte plus facile des légumineuses | - Gestion délicate de l’azote (impact sur nodosités)<br>- Désherbage difficile<br>- Semis délicat<br>- Concurrence entre plantes<br>- Récolte plus complexe | Variable | Sols basiques (dactyle-luzerne), sols acides (RGH-trèfle violet) |
| Mélanges complexes (5 à 7 espèces) | - Flore variée colonisant mieux le sol<br>- Moindre dépendance aux aléas climatiques<br>- Fourrage de qualité supérieure<br>- Rendement stable<br>- Pérennité 3-5 ans<br>- Adapté aux prairies permanentes | - Choix des plantes délicat (précocité, agressivité)<br>- Équilibre à adapter au contexte<br>- Récolte parfois délicate<br>- Coût élevé (> 200 €/ha) | > 200 €/ha | Prairies permanentes durables |
| Mélanges suisses (>12 plantes) | - Sélection naturelle des plantes adaptées au sol<br>- Bonne adaptation aux micro-hétérogénéités | - Concurrence possible entre plantes<br>- Conditions d’implantation critiques<br>- Coût élevé (350-400 €/ha) | 350-400 €/ha | Agriculture biologique, sols variés |
b) Critères de choix des espèces
- Mode d’exploitation : dépend des caractéristiques propres à chaque espèce (précocité, date d’épiaison, souplesse d’exploitation).
- Pâtures : privilégier les espèces offrant une production régulière, une bonne appétence, une résistance au piétinement et une faible remontaison.
À retenir : Le choix des espèces et des variétés doit être adapté au contexte pédoclimatique et au mode d’exploitation pour assurer pérennité, productivité et qualité du fourrage.