2.1 <J'observe la fonction respiratoire>
Rythme respiratoire
- Régulier.
- Irrégulier
Amplitude
- Moyenne
- Superficiel, profonde.
Fréquence respiratoire
- 12 à 18 mouvements par minute. → 70
- Tachypnée, bradypnée.
Coloration
- Normocoloré.
- Faciès cyanosé, pâle.
- Téguments cyanosés, pâles, marbrés.
Bruit respiratoire
- Silencieux.
- Râles, toux, expectorations, essoufflement.
Position
- Indifférente
- Orthopnée, position antalgique, compensatoire.
Appareillage
- Sonde à oxygène, oxygène mural, en bonbonne.
- Aérosol, le pus
- Trachéotomie
Voix
- Normal
- Raucité, enrouée, aphonie.
2.3 <Symptômes respiratoires>
- Cyanose : coloration bleuâtre de la peau, siégeant surtout au niveau des lèvres, des ongles
- Signe d’une insuffisance respiratoire.
- Dyspnée : difficulté respiratoire.
- Polypnée : accélération du rythme des respirations par minute.
- Écoulement nasal :
- Séreux : écoulement rencontré dans l’irritation de la muqueuse nasale.
- Purulent : écoulement jaunâtre de la rhinite purulente.
- Expectoration : Expulsion par la bouche de substances provenant des voies respiratoires.
- Grosser
- Hémoptysie : Expectoration sanguinolente provenant des voies respiratoires. → Hémorragie dans voies respiratoires → inversé de polypnée - dyspnée
- Bradypnée : Ralentissement du rythme respiratoire.
- Tachypnée : Augmentation du rythme respiratoire.
- Epistaxis : Saignement provenant des fosses nasales.
- Apnée : Arrêt complet plus ou moins prolongé de la respiration volontaire ou non.
(Apnée du nouveau-né, Küssmaul, Cheyne-Stokes...).
Bronchite chronique
- Définition : Inflammation chronique de la muqueuse bronchique suite à une irritation répétée par un élément étranger, de la poussière ou du tabac.
- Symptômes :
- Toux matinale du fumeur.
- Expectorations.
- Traitement : suppression de l’agent causal.
2.5 <Intoxications respiratoires>
Intoxication au monoxyde de carbone ou CO
- Causes :
- Cheminée mal entretenue, pas ramonée, entraînant un mauvais tirage et une mauvaise combustion.
- Chauffage d’appoint mal réglé pour un local trop petit.
- Mauvaise aération des locaux.
- Échappement automobile.
- Coup de grisou dans la mine.
- Fumée de cigarette.
- Incendie.
Le CO est un gaz incolore, inodore, plus léger que l’air et qui se produit lorsque la combustion du charbon ou de substances carbonées est incomplète.
Le CO a une affinité toute particulière pour l’hémoglobine, plus forte que celle de l’O2, les GR se chargent en CO au lieu d’O2 donnant ainsi la carboxyhémoglobine, entraînant une anoxie tissulaire.
-
Symptômes :
- Céphalées.
- Vomissement.
- Bourdonnement d’oreilles.
- Ebriété.
- Somnolence, coma pouvant aller jusqu’à la mort.
-
Prévention :
Ramonage de la cheminée 1x / an exigé par ailleurs par les compagnies d’assurances.
Utiliser des moyens de chauffage adaptés aux locaux.
Aération des locaux même si la température extérieure est basse.
Ne pas faire tourner le moteur de la voiture dans un local fermé ou restreint / ex : tunnel, garage...
Si la personne présente un des symptômes, décrit ci-dessus, appeler le 100 avec la possibilité d’un séjour en caisson hyper-bare (100 % d’O2.)
3. <Rôles de l’AF>
- L’AF évitera l’alitement prolongé qui favorise les complications pulmonaires.
- L’AF stimulera le patient à se lever.
- Elle installera confortablement avec à sa disposition tout ce dont elle a besoin : crachoir, kleenex, cellulin, sac plastique, verre d’eau, sonnette, « P.U.F », aérosol...
- Au lit, il est impératif que la personne soit en position semi-assise pour l’aider à respirer, bien caler le dos, utiliser des coussins supplémentaires.
- Pour éviter qu’elle ne glisse dans le lit, un coussin sera glissé sous les genoux.
- Au cours de la toilette, elle observera tout symptôme de dégradation de la fonction respiratoire : cyanose, expectoration, le type de respiration...
- L’aérosol sera préparer suivant la prescription médicale, d’une durée de 15 minutes avant le repas.
- L’AF vérifiera le branchement de l’appareil ainsi que l’intégrité et la propreté des accessoires.
- Si la personne reçoit de l’O2, l’AF s’assurera de la quantité de bonbonnes d’O2 en stock surtout à la veille d’un WE prolongé. Elle vérifiera le branchement de l’appareil ainsi que la propreté et l’intégrité des accessoires. Elle veillera à interdire au patient ou à l’entourage de fumer car risque d’explosion.
Le soin de nez
- Buts : Préparation à un soin (instillation de gouttes, pose d’une sonde nasale, examen). Hygiénique.
- Indications : Mise en place d’une sonde à oxygène, nettoyage du nez lorsque le patient ne peut se moucher.
- Matériel :
- Cotons tiges
- BR
- Glycérine ou huile d’amande douce.
- Sérum physiologique.
- Essuie destiné à la partie supérieure.
- Technique :
- Collecter les données en vue du soin
- Observer et prévenir le patient du soin.
- Préparer le matériel.
- Installation du matériel.
- Installer le patient en décubitus dorsal, la tête du patient en hyper extension en la soutenant avec un coussin.
- Protéger la poitrine du patient avec l’essuie et placer le BR à proximité.
- Se laver les mains.
- Introduire délicatement le coton tige sec ou imbibé de sérum physiologique dans la narine et ôter les sécrétions, éliminer les cotons tiges souillés dans le BR, ne pas passer d’une narine à l’autre avec le même embout de coton tige.
- Nettoyer autant de fois que nécessaire.
- Si présence de croûtes collantes, imbiber celles-ci de glycérine ou de sérum physiologique et ôter délicatement.
- Débarrasser le patient et le réinstaller confortablement.
- Éliminer le matériel souillé.
- Se laver les mains et ranger le matériel propre.
- Remise en ordre et entretiens du matériel.
- Transmission orale et écrite.
Les expectorations
- Définition : Expulsion par la bouche de substances provenant de l’arbre respiratoire.
- Causes : Bronchite, pneumonie, tuberculose, trachéite, anthracilose...
- Qualité : Muqueux, muco-purulent, purulent, sanguinolent, caseux (tuberculose), grisâtre (anthracilose).
- Quantité : Rare, abondante.
Rôles de l’AF :
- L’AF aura à cœur de mettre à la disposition de la personne tout le matériel nécessaire pour satisfaire son besoin de respirer : crachoir, kleenex, sac collecteur, aérosol...
- Elle observera rigoureusement le contenu des crachoirs et notera ses observations au dossier.
- Elle éliminera régulièrement le sac collecteur de crachoirs.
L’aérosol
- Définition : Application d’un brouillard médicamenteux au niveau de l’arbre respiratoire.
- Les micros particules médicamenteuses contenues dans le brouillard sont absorbées par les muqueuses respiratoires ou par les alvéoles pulmonaires.
Type de traitement :
- Antibiotique.
- Antihistaminique.
- Corticoïdes.
- Fluidifiant.
- Qualité : brouillard léger, attention si celui-ci est mouillant cela signifie que les particules sont trop grosses et qu’une partie de la muqueuse ne se fera pas correctement.
4.3.1 <Athérosclérose>
- Définition : maladie artérielle généralisée associant une sclérose des artères (artériosclérose) à la présence de plaques d’athérome.
- Athérome : c’est une lésion de la paroi des artères caractérisée par le dépôt de substances d’origine lipidique dans l’intima.
- Causes :
- Héréditaire.
- Ethnique.
- Métabolique.
- Alimentaire.
- Tabac.
- Alcool.
- Symptômes : la maladie se manifeste par l’ischémie de certains territoires comme le cerveau, le cœur, les membres inférieurs.
- Traitement : Bonne hygiène de vie.
- Traitement médicamenteux.
Artérite
- Définition : inflammation de la paroi d’une veine entraînant la formation d’un caillot donnant ainsi une thrombophlébite.
- Symptômes :
- Liseré rouge, douloureux.
- Gonflement.
- Inflammation pouvant s’étendre au membre entier.
- Causes :
- traumatisme.
- tabagie associée à la prise de pilule contraceptive.
- alitement prolongé.
- Traitement : médical.
La phlébite
- Définition : inflammation de la paroi d’une veine entraînant la formation d’un caillot donnant ainsi une thrombophlébite.
- Symptômes :
- Liseré rouge, douloureux.
- Gonflement.
- Inflammation pouvant s’étendre au membre entier.
- Causes :
- traumatisme.
- tabagie associée à la prise de pilule contraceptive.
- alitement prolongé.
- Traitement : médical.
Accident vasculaire cérébral ou AVC
- Définition : Accident neurologique localisé de durée supérieure à 24h, il est causé par une lésion vasculaire cérébrale.
- Causes : Occlusion d’une artère suite à une embolie ou une thrombose.
- Hémorragie cérébrale.
- Tumeur maligne, bénigne, métastatique.
- Infection : abcès.
Conséquences :
- L’hémiplégie :
- Définition : paralysie d’un demi du corps ou hémicorps due à une atteinte pyramidale du côté opposé.
- L’évolution de l’hémiplégie dépend en grande partie de sa cause et de son importance.
- Symptômes suivant l’atteinte du cerveau :
- Atteinte de l’hémisphère gauche...
- Paralysie ou faiblesse côté droit.
- Approche hésitante, lente, anxieuse.
- Dysarthrie.
- Troubles de la déglutition.
- Désorganisation des tâches familières.
- Aphasie (difficulté de la lecture, de l’écriture, du langage, perte de la parole mais compréhension ok).
Accident ischémique transitoire
- Définition : Accident neurologique localisé d’origine ischémique d’une durée inférieure à 24 heures.
- Causes :
- Thrombose, embolie, sténose artérielle.
- Symptômes :
- Perte de la vue d’un œil, paralysie ou engourdissement de la moitié du corps, aphasie...
- Traitement :
- Surveillance de l’hypertension, du diabète, de l’hypercholestérolémie, prévention de l’AVC, surveillance du temps de coagulation et de la prothrombine pour adapter le traitement.
- Suppression de la tabagie.
- Traitement médicamenteux : anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire.
4.3.4 <Au niveau du sang>
Thrombose
- Définition : phénomène pathologique consistant en la formation d’un caillot sanguin formé de fibrine, de GB et de plaquettes appelé aussi thrombus. Ce caillot se forme dans la lumière d’une artère ou d’une veine.
- Causes : plaque d’athérome, ralentissement du débit circulant, altération de la coagulation engendrant une hyper coagulation.
- Facteurs prédisposant : alitement prolongé, grossesse, suite opératoire, contraceptifs oraux, tabagie.
- Traitements : antiagrégants plaquettaires, anticoagulants, ablation du thrombus en cas urgence.
- Surveillance du temps de coagulation et de la prothrombine pour adapter le traitement.
Embolie
- Définition : Obstruction brutale d’un vaisseau, le plus souvent une artère, par la migration d’un embole véhicule par la circulation sanguine.
- Causes :
- Soit une plaque d’athérome qui s’est détachée de la paroi de l’artère.
- Soit un thrombus ou caillot sanguin provenant d’une thrombophlébite.
- Différents types :
- L’embolie artérielle est due à l’obstruction d’une artère des membres supérieurs ou inférieurs. Elle se manifeste par un membre froid, absence de pouls, risque d’une gangrène.
- L’embolie cérébrale est l’obstruction d’une des artères irriguant le cerveau. Elle se manifeste par de l’hémiplégie.
- L’embolie pulmonaire est due à l’obstruction de l’artère pulmonaire. Elle se manifeste par des douleurs thoraciques, une gêne respiratoire, de la tachycardie, de la fibrillation ventriculaire.
- Traitements :
- Hospitalisation d’urgence en soins intensifs.
- Traitement se fera en fonction de l’origine de l’embole (athérome, caillot) et de sa localisation.
- Traitement médicamenteux : anticoagulant, antiagrégant plaquettaire, pompe à héparine.
- Traitement chirurgical : amputation d’un membre par obstruction artérielle.
- Le pronostic est grave et dépend de l’état du patient, son âge, des maladies intercurrentes.
5. <Rôles de l’AF>
- Dans le nursing particulier de l’hémiplégie :
- Surveillance des paramètres :
- Pouls.
- Tension artérielle par l’infirmière.
- Température.
- Prévenir les fausses déglutitions :
En remettant le plus tôt possible les prothèses dentaires.
Régime liquide, semi-liquide, interdiction de donner les repas si fausses déglutitions
Nourrir lentement pour éviter les fausses déglutitions et bien installer le patient en position assise.
Pour l’absorption de liquide, utiliser des pailles flexibles, canard et ne pas oublier le « Nutilis », épaississant pour liquide. - Prévention des attitudes vicieuses :
Support pour prévenir l’équinisme.
Utilisation de pont de lit (poids des couvertures).
Soutien des membres paralysés par des coussins placés sous l’avant-bras, et sous le membre inférieur pour éviter la rotation externe du membre.
Oreillers en nombre suffisant pour maintenir la tête et la nuque en bonne position.
Installation correcte du patient et changement fréquent de positions. - Soins oculaires :
La paralysie empêche le clignement physiologique des paupières pour humidifier l’œil, il est donc important d’assurer ces soins pour éviter l’assèchement et l’ulcération de la cornée. L’instillation de larmes artificielles ou de sérum physiologique assurera la lubrification de l’œil. - Soins de bouche :
Avec un mélange de glycérine et de jus de citron et d’eau ou tout autre produit prescrit par le médecin. - Prévention des escarres :
Réfection parfaite du lit, pas de plis dans les draps.
Changements fréquents de position.
Maintien de la PA sur une surface propre et sèche.
Hygiène rigoureuse.
Utilisation de matelas de mousse, Alternating, Alpha XL...
Massage des points d’appui, soins préventifs d’escarres. - En phase chronique :
Aide pour les déplacements.
Restauration d’une alimentation plus solide après test de déglutition avec la logopède.
Séance logopédique si troubles associés : du langage aphasie.
Eviter les séjours prolongés au lit. - Matériel d’aide :
Couverts spéciaux, tribune, canne tripode... - Exercices physiques :
Kinésithérapie.
Physiothérapie.
Mobilisation patiente et douce.
- Surveillance des paramètres :