La phrase
Rappels
Délimitée à l’écrit par une majuscule et par un signe de ponctuation, la phrase constitue l’unité de base de tout texte. Plus ou moins longues, les phrases donnent au texte son sens et son rythme.
Le verbe est généralement le noyau de la phrase, mais elle peut aussi prendre appui sur d’autres types de mots (noms, adjectifs, adverbes, interjections).
La phrase simple et la phrase complexe
La phrase simple ne comprend qu’une seule proposition : un groupe sujet + un groupe verbal + d’éventuels groupes circonstanciels.
Ex. : Tout à coup, la secousse me réveilla. J’ouvris les yeux. (V. Hugo)
La phrase complexe comprend plusieurs propositions. Ces propositions (indépendante, principale et subordonnée) s’agrègent de différentes manières : par coordination, juxtaposition ou subordination.
Les propositions sont juxtaposées lorsqu’elles sont séparées par un signe de ponctuation (: ; ,). On dit alors qu’elles sont indépendantes.
Ex. : Tout à coup, la secousse me réveilla, j’ouvris les yeux.
Les propositions sont coordonnées lorsqu’elles sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car). On dit alors qu’elles sont indépendantes.
Ex. : Tout à coup, la secousse me réveilla et j’ouvris les yeux.
Lorsqu’une proposition dépend d’une autre proposition, on parle de proposition principale et de proposition subordonnée. La proposition principale commande une ou plusieurs propositions subordonnées ; la proposition subordonnée ne peut exister seule : elle dépend de la principale ou d’une autre subordonnée.
Ex. : Les routes étaient barrées par les arbres qui jonchaient le sol.
La proposition subordonnée relative
Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée relative ?
C’est une proposition subordonnée introduite par un pronom relatif, qui a une fonction dans la subordonnée relative. (qui, que, quoi, dont, où, lequel)
Le film que j’ai vu hier est un chef-d’œuvre ! [que est COD de ai vu.]
Le pronom relatif est représentant dans la subordonnée relative adjective : il reprend l’antécédent (que reprend le film).
Il est nominal (sans antécédent) dans la relative substantive.
Qui dort dîne.
La subordonnée relative adjective
Les fonctions de la subordonnée relative adjective
Elle peut être épithète de l’antécédent ; elle permet alors souvent d’identifier précisément l’antécédent ; elle est alors déterminative.
Les séries que je préfère sont les séries policières.
[La relative que je préfère ne peut pas être supprimée du point de vue du sens.]
Elle peut être apposée à l’antécédent : elle apporte une information supplémentaire ; on dit qu’elle est explicative.
C’est déjà la quatrième saison de cette série, qui remporte un succès mérité.
Une relative déterminative n’est pas précédée d’une virgule et ne peut pas être supprimée sans que soit changé le sens de la phrase. Une relative explicative peut être, ou non, précédée d’une virgule et peut être supprimée.
Le mode dans la subordonnée relative adjective
Le verbe de la subordonnée relative adjective est en général à l’indicatif.
J’aime beaucoup cet acteur, qui est tout en nuances.
Il est au subjonctif lorsque l’antécédent comporte un superlatif relatif (C’est le meilleur film qui soit), ou seul, premier, dernier, ou lorsque l’existence de l’antécédent est niée ou seulement possible (Je ne connais aucun acteur qui soit aussi drôle).