L’alimentation du chat
Même si l’on trouve les mêmes types d’alimentation (industrielle, ménagère…) mentionnés dans la partie chien du manuel, il faut prendre en considération les besoins spécifiques du chat qui est un carnivore stricte.
A) Les nutriments essentiels
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Les protéines essentielles à son bien-être : pour assurer le bon fonctionnement de son organisme, la qualité et la beauté de son pelage, le chat a besoin d’environ 30 à 35 % de protéines dans sa ration alimentaire. De plus, cet apport de protéines doit impérativement lui apporter de la taurine. Cet acide aminé est essentiel à la formation de sels biliaires permettant la digestion des graisses dans l’intestin grêle. Un aliment adapté doit contenir 1 g de taurine par kilogramme de matière sèche d’aliment. Une carence de taurine peut avoir des effets néfastes sur la reproduction, les yeux ou encore le cœur.
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Des matières grasses en quantité modérée : même si elles permettent une appétence incontestable, les croquettes sèches ne doivent pas en contenir trop ni trop peu d’ailleurs (pas moins de 9%). En plus d’être source d’énergie, elles permettent de maintenir une bonne qualité de peau et de poils. Toutefois, le statut sédentaire de nos chats stérilisés demande une attention particulière car le risque d’obésité demeure.
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Des glucides bien choisis : l’alimentation industrielle de nos chats est également composée de glucides mais il est recommandé de ne pas dépasser les 20 à 35 % de présence dans l’aliment. En effet, présents en trop grande quantité ou de mauvaise qualité (mal cuit) ils peuvent entraîner des troubles digestifs importants.
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Des fibres pour faciliter le transit : les chats peuvent être atteints de problèmes de constipation parfois aux poils qu’ils ingèrent à longueur de journée. Les fibres vont donc permettre d’améliorer le transit intestinal, éviter l’obstruction du tube digestif par les boules de poils et parfois limiter la prise de poids.
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Des minéraux et des vitamines en quantité suffisante : Tout comme le chien, le chat a besoin d’apport en vitamines et en minéraux divers. Les bienfaits de ces éléments ont déjà été détaillés dans la partie chien de ce manuel.
B) Les besoins nutritionnels du chat
Chaton, chat d’intérieur, chat d’extérieur, stérilisé ou non, chatte gestante, allaitante, chat sénior, comment choisir la bonne alimentation ?
Aujourd’hui, les industriels proposent une alimentation adaptée pour chaque stade physiologique. Tout comme les chiens, les chats ont des besoins particuliers en fonction de leur âge mais aussi de leur activité.
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Les chats d’intérieur ont une vie sédentaire. Leurs journées se résument à quelques activités nocturnes et à beaucoup de repos. Ce sont des chats qui auraient tendance à prendre de l’embonpoint surtout s’ils sont stérilisés. On considère que ces chats brûlent environ 35 % de kilocalories de moins qu’un chat d’extérieur. Il est donc important de choisir un aliment adapté à son activité modérée.
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Les chats d’extérieur sont des animaux beaucoup plus actifs car ils passent leurs journées à gambader, grimper et chasser sur des zones plus ou moins étendues autour du domicile familial. De plus, les aléas climatiques et les saisons vont augmenter leur quantité de kilocalories brûlées. Il faudra donc choisir une alimentation adaptée leur permettant de vaquer à leurs activités quotidiennes.
C) Le comportement alimentaire du chat
Contrairement au chien qui se limite à un ou deux repas journaliers, le chat a besoin de disposer d’une alimentation en libre-service car mange jusqu’à 20 mini-repas par jour. Ce comportement est plus que des habitudes ancestrales. En effet, dans la nature chacune de ses prises ne couvre pas ses besoins nutritionnels. Il ne peut donc pas se permettre de différer de plusieurs heures ses repas (il doit donc garder à comporter aujourd’hui, même s’il ne chasse plus pour manger, c’est un chasseur).
Il a donc des besoins alimentaires spécifiques qu’il perçoit très bien certains goûts qui l’attirent plus ou moins. Un aliment très équilibré de bonne qualité est toujours préférable à un aliment de remplacement. À noter aussi que les aliments mal conservés ont tendance à s’altérer et donc être moins appétant pour le chat.