Séquence 3 :
COMMENT LA MUSIQUE RYTHME-T-ELLE LA VIE AU MOYEN-ÂGE ?
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Observe cette image et réponds aux questions suivantes :
- Qui sont les personnages ?
3 moines (3 chantres) - À quoi le vois-tu ?
À leurs vêtements, leur tonsure. - Que tient le premier dans ses mains ?
Un livre, une partition. - À quoi le reconnais-tu ?
Texte, portés qui représentent des notes de musiques. - Que font-ils ?
Ils lisent, ils chantent, ils prient. - Observe la forme qui les entoure : À quoi correspond-elle ?
La lettre Q minuscule. - De quoi cette image peut-elle être tirée ?
D’un livre de chants religieux, d’un manuscrit. - De quelle époque date cette image ?
Du Moyen-Âge.
- Qui sont les personnages ?
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Il s’agit d’une lettre enluminée provenant d’une bible du VIIᵉ siècle.
Le Moyen-Âge s’étend de la chute de l’Empire romain (476), aux expéditions de Christoph Colomb (1492), c’est une période qui dure 1000 ans.
| 476 | 987 | 1492 |
|---|---|---|
| Antiquité | Haut Moyen-Âge | Bas Moyen-Âge Renaissance |
HISTOIRE DES ARTS
Qu’est-ce qu’un manuscrit enluminé ?
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Le mot manuscrit vient du latin : manus (main) et scribere (écrire), c’est-à-dire un texte écrit à la main.
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Le verbe latin illuminare (éclairer, illuminer) a donné le mot français enluminer. Ce qui signifie embellir par des images ou des éléments décoratifs.
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Jusqu’au XIIᵉ siècle, les manuscrits sont copiés dans les abbayes où ils servent à célébrer le culte et à nourrir la prière.
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Les parchemins, d’abord en peau de bête (veau, chèvre ou mouton), ne seront réalisés en papier qu’au cours du XIVᵉ siècle.
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Sur chaque page, des lignes verticales et horizontales sont tracées pour guider l’écriture : le scribe réalise sa copie lentement avec une plume d’oiseau ou un roseau effilé appelé un calame qu’il taille avec un couteau.
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Le texte est écrit à l’encre noire, les titres à l’encre rouge.
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Dans les espaces réservés par le copiste au début des textes, l’enlumineur peint les miniatures et les initiales ornées ou historiées et, dans les marges, il peut réaliser de petites scènes.
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Écoute ces extraits, trouve celui qui illustre parfaitement l’image ci-dessus. Justifie tes réponses.
| EXTRAIT | TON AVIS | POURQUOI ? | TITRES DES EXTRAITS |
|---|---|---|---|
| 1 | non | Voix de femmes, accompagnement (sons synthétiques), langue inventée | « AMENO » de ERA |
| 2 | non | Voix de femmes, accompagnement à la guitare, en français | « BELLE QUI TIENT MA VIE » de THOINOT ARBEAU |
| 3 | oui | Parce qu’il n’y a pas d’instrument et voix hommes a cappella, en latin | « CARITA PATER EST » |
| 4 | non | Parce que voix de femmes, en français, accompagnement à l’orgue | « MOTET » de CHARPENTIER |
Comment la musique rythme-t-elle la vie au Moyen-Âge ? LA MUSIQUE À L’ÉGLISE
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Écoute 1 : « PUER NATUS EST » extrait de la Messe du jour de Noël (XIIᵉ siècle, école Notre-Dame)
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Matériel sonore :
J’entends psaldiste puis un chœur d’homme.
Ils chantent tous en même temps, les mêmes paroles, à la même hauteur.
On dit que c’est un chant monodique.
Je n’entends pas d’instrument : ils chantent a cappella. -
En quelle langue est chantée cette pièce ?
En latin.
Reconnais-tu quelques mots ? ………………… -
Il s’agit de musique religieuse de la liturgie catholique.
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Structure :
Le chœur d’hommes répond au soliste. C’est un chant responsorial (dialogue). -
Écoute si le chant est monodique :
OUT NON X X X X -
Écoute si le chant est chanté a cappella :
OUT NON X X X X -
Écoute si le chant est responsorial :
OUT NON X X X X X
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Le chant grégorien :
Au VIᵉ siècle, le pape Grégoire le Grand (540 - 604) codifie les textes liturgiques et la mélodie.
Il donne son nom à ce chant. -
Le chant grégorien est le répertoire de chant de l’Église catholique latine, c’est avant tout la prière de l’Église.
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Il s’élabore entre le Vᵉ et XIIIᵉ siècle.
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Au début, ces chants sont simples à interpréter.
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Les mélodies se transmettent oralement par les chantres (maîtres de chœur).
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Il fallait dix ans d’études pour devenir chantre, c’est-à-dire pour apprendre par cœur textes et mélodies !
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Un synode ordonne à tous les chantres de venir se former à Metz à la schola Cantorum qui devient un des centres musicaux les plus brillants d’Europe.
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Le chant grégorien se propage dans toutes les églises d’Occident (Gaule, Angleterre, Allemagne).
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Il devient un élément unificateur entre les peuples.
L’écriture musicale
- Peu à peu les mélodies deviennent plus ornées et plus difficiles à mémoriser.
- L’apparition des premiers signes musicaux date du IXᵉ siècle.
- Les notes de cette époque s’appellent des neumes.
- Il s’agit d’un ensemble de signes notés au-dessus du texte mais très approximatifs placés à côté des paroles (image 1).
- Pas d’indication précise de hauteur, de rythme, de tempo (image 1).
- Au XIᵉ siècle on utilise 4 lignes. Chaque ligne correspond à une note définie, on a donc des repères plus précis.
- Puis les neumes se déforment et deviennent carrés, une clé apparaît également (image 2 et 3).
- Au XIIᵉ siècle, grâce à un moine bénédictin, Gui d’Arezzo, les notes désignées jusqu’alors par les lettres de l’alphabet prennent les dénominations actuelles : do, ré, mi, fa, sol, etc...
- Ainsi, le "A" devient LA, le "B", SI... (image 4).
| Haut Moyen-Âge (476 à l’an mil) | Bas Moyen-Âge (an mil à 1492) |
|---|---|
| Grégoire le Grand | |
| ART ROMAN (Xᵉ au XIIᵉ s.) | ART GOTHIQUE (à partir du XIIIᵉ) |
Comment la musique rythme-t-elle la vie au Moyen-Âge ? MUSIQUE AU CHÂTEAU
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Observe cette image et réponds aux questions suivantes :
- Qui sont les personnages ?
- Quel est leur rang social ?
- À quoi le vois-tu ?
- À ton avis, qu’illustre cette enluminure ?
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Au Moyen-Âge, les poètes, issus de la noblesse, mettent souvent leurs vers en musique.
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Au sud de la France, les troubadours écrivent en langue d’oc.
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Dans le nord de la France, les trouvères écrivent en langue d’oïl.
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Leurs chansons parlent d’amour (Amour courtois), elles retracent les exploits de grands personnages dans des récits épiques.
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Fréquemment, les troubadours confient aux Jongleurs et Ménestrels du château le soin d’interpréter leurs créations.
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« Sir cuens » de Colin MUSET (vers 1210- ?) :
Il est d’abord jongleur puis ménestrel et enfin trouvère.
On entend une voix d’……………… accompagnée par une vièle à archet, une chalemie et un tambour. -
« Faray un vers de dreyt nien » de Guillaume IX comte de Poitiers (1071-1127)
Il est un des plus grands seigneurs d’Occident et le premier des troubadours.
On entend une voix d’……………… accompagnée par une ……………… à ………………….
Instruments
- une flûte à bec
- un tambourin
- un luth
- une chifonie
- Les chants des trouvères et des troubadours sont monodiques, agrémentés de nombreux mélismes (Syllabe chantée sur plusieurs notes).
- Comme pour le chant grégorien, le rythme des chansons est lié à l’élan du texte.
- Ils peuvent être chantés a cappella ou bien accompagnés d’un instrument facile à transporter.
VOCABULAIRE À RETENIR :
- Monodie : Une mélodie chantée par une ou plusieurs voix en même temps.
- Polyphonie : Plusieurs mélodies.
- Chant grégorien : Chant monodique, religieux, a cappella, chanté par les hommes en latin au Moyen-Âge.
- Chant responsorial : Chant qui alterne un soliste et un chœur.
- A cappella : Chant sans accompagnement instrumental.
- Neumes : Signes de notations musicales en vigueur à partir du IXᵉ siècle et tout au long du Moyen-Âge.
- Musique profane : Musique qui n’est pas religieuse.
- Mélisme : Ornementation mélodique qui consiste à chanter plusieurs notes sur une seule syllabe.
RECHERCHES (1,5 point bonus) :
- NOM d’un troubadour OU d’un trouvère de ton choix : ........................................
- Biographie de ce trouvère OU de ce troubadour : ........................................