Préambule
1. Préambule
- Différences de conception chez les psychologues sur la nature de l’être humain et la méthode pour étudier son développement.
- Deux grandes positions sur la démarche scientifique en psychologie :
- Modèle naturaliste : psychologie doit suivre la méthodologie des sciences de la nature (expérimentation, mathématisation, mesure).
- Complexité humaine : l’être humain est un sujet conscient, intentionnel, situé historiquement et culturellement, rendant l’expérimentation stricte difficile et les connaissances partielles.
- La psychologie du développement est un savoir culturellement situé, non universel, dépendant de l’époque, de la société et de la posture du chercheur.
2. Introduction
- La psychologie du développement étudie les transformations des conduites humaines au cours du temps, de la conception à la mort.
- Le développement n’est pas un état stable atteint à l’âge adulte, mais un processus continu de transformations.
- Trois niveaux d’analyse interdépendants :
- Phylogenèse : évolution des espèces.
- Ontogenèse : évolution individuelle de l’œuf à la mort.
- Sociogenèse : évolution des sociétés et cultures.
- Les représentations sociales de l’être humain évoluent avec le temps et influencent la psychologie du développement.
3. Qu’est-ce que la psychologie du développement ?
a) Étymologie
- Psychologie : étude scientifique des phénomènes de l’esprit.
- Développement : action de se développer, croître, s’épanouir.
- La psychologie du développement vise à comprendre comment les fonctions psychologiques (langage, mémoire, émotions…) se déploient dans le temps.
b) Définitions issues des dictionnaires
| Auteur | Définition clé | Particularité |
|---|---|---|
| Bloch (1991) | Ensemble des processus successifs conduisant un organisme à sa maturité, incluant les influences du milieu | Accent sur la maturation biologique |
| Bronckart (1991) | Ensemble des processus de transformation affectant organismes, institutions, propriétés, avec connotation évolutionniste | Intègre facteurs sociaux et culturels |
- Deux grandes conceptions du développement psychologique :
- Endogène : maturation biologique.
- Sociale/culturelle : appropriation et intériorisation d’instruments culturels.
4. Articulation entre caractéristiques endogènes et sociales
a) Construction des connaissances
- Plusieurs conceptions de la connaissance selon l’origine des structures reliant sujet et objet (Besnier, 1996) :
| Conception | Origine des structures | Théories associées |
|---|---|---|
| Idéaliste | Sujet | Nativisme |
| Empiriste | Objet | Associationnisme, béhaviorisme |
| Constructiviste | Sujet et objet | Piaget, développement cognitif |
| Structuraliste | Relation sujet-objet | Approches plus complexes |
| Socio-constructiviste | Sujet, objet et autrui | Vygotski, perspective historico-culturelle |
b) Grille de lecture des recherches (Doise, 1982, 1993, 1999)
| Niveau d’analyse | Description | Exemple d’application |
|---|---|---|
| 1. Intra-individuel | Processus internes de l’individu (cognitifs, motivation, mémoire) | Étude des schèmes cognitifs d’un enfant face à une tâche |
| 2. Inter-individuel | Interactions entre individus dans une situation donnée | Coordination entre enfants lors d’une tâche |
| 3. Positionnel | Influence des positions sociales et culturelles des individus | Impact du milieu socio-culturel sur les performances |
| 4. Idéologique | Rôle des croyances, normes et représentations sociales | Représentations sociales de l’école dans la famille |
c) Terminologie clé
- Mécanismes : processus élémentaires, souvent biologiques, expliquant le développement (ex. maturation).
- Processus : enchaînements d’opérations mentales internes, impliquant le sujet comme agent.
- Déterminants : facteurs déclencheurs et différenciateurs des évolutions individuelles.
- Facteurs : sources de variation ou stimulation du développement.
5. Méthodologies spécifiques d’étude des changements dans le temps
- Respect des critères scientifiques : objectivité, fiabilité, validité, réplicabilité.
- Échantillon représentatif nécessaire.
- Démarches :
- Inductive : observation → lois/théories.
- Déductive : théories → prédictions.
- Méthodes principales :
- Expérimentale : test d’hypothèses.
- Clinique : analyse approfondie de cas.
- Psychométrique : évaluations standardisées (tests).
- Études comparatives selon l’âge :
- Longitudinale : mêmes sujets suivis dans le temps.
- Transversale : groupes d’âges différents comparés.
- Mixte (trans-séquentielle) : combinaison des deux.
- Techniques : grilles d’observation, entretiens, tests.
| Méthode | Intérêts | Limites principales |
|---|---|---|
| Longitudinale | Suit les mêmes individus, vérifie évolution réelle | Fonte d’échantillon, effet test-retest |
| Transversale | Rapide, compare groupes d’âges | Ne suit pas les mêmes individus |
| Mixte | Combine avantages des deux | Complexité analytique |
6. Enjeux et débats contemporains
- Questions clés en débat :
- Le développement est-il continu ou discontinu ?
- Quelle part pour la biologie vs l’environnement ?
- Qu’est-ce qui distingue l’humain des autres espèces ?
- Le neurologique peut-il expliquer le psychologique ?
- Tous les enfants se développent-ils de la même manière ?
- Cognition et affectivité sont-elles dissociables ?
- Tout se joue-t-il dans l’enfance ?
- Importance d’examiner arguments pour et contre chaque question.
7. Principaux champs d’études et applications
- La psychologie du développement étudie les transformations tout au long de la vie (life span).
- Elle produit des modèles théoriques et des outils pour comprendre et accompagner les individus de la naissance à la vieillesse.
- Le psychologue du développement ne prescrit pas de règles éducatives mais conseille sur la base des connaissances scientifiques actuelles.
- Domaines d’intervention :
- Éducation et socialisation : crèches, écoles, centres de formation, prisons, maisons de retraite.
- Santé : néonatalité, pédopsychiatrie, PMI, CMPP.
- Pratique indépendante : bilans, accompagnement, guidance parentale, formations.
- Participation possible à des programmes de recherche.
À retenir : La psychologie du développement est une discipline scientifique qui étudie les transformations psychologiques tout au long de la vie, en tenant compte des interactions complexes entre facteurs biologiques, sociaux et culturels, et en adoptant des méthodologies rigoureuses adaptées à la complexité de l’être humain.
Introduction à la psychologie du développement
1. Compétences prénatales et préférences néonatales
- Préférence auditive prénatale : Les nouveau-nés préfèrent la berceuse entendue in utero, démontrée par la méthode de préférence auditive (bébé regarde plus le haut-parleur diffusant le stimulus prénatal).
- Mémoire prénatale : Nouveau-nés de 1 à 3 jours distinguent la voix maternelle de celle d’autres femmes, malgré un contact postnatal limité (<12h).
- Succion non nutritive : Les nouveau-nés adaptent leur rythme de succion pour écouter un passage lu par la mère pendant la grossesse, même si lu par une autre femme après la naissance (DeCasper & Spence, 1986).
- Conclusion : Le fœtus perçoit, mémorise et apprend, ce qui influence les préférences néonatales et facilite l’attachement.
2. Motricité fœtale
| Trimestre | Caractéristiques motrices |
|---|---|
| 1er trimestre | Activité quasi constante, mouvements précoces dès 7e semaine (échographie) |
| 2e trimestre | Diminution en quantité, précision et coordination accrues |
| 3e trimestre | Motricité cyclique, prédominance nocturne |
- 15 types de mouvements identifiés (sursauts, ouverture bouche, mouvements oculaires).
- Anomalies motrices peuvent indiquer des pathologies.
3. État à la naissance
- Transition brutale : Passage du milieu intra-utérin (liquide, constant) à un environnement gazeux, variable et stimulant.
- Autonomie : Respiration, élimination, alimentation autonomes.
a) Motricité néonatale
- Posture en flexion, hypertonie des membres, hypotonie dorsale.
- Motricité réflexe via réflexes archaïques (disparaissent avec le développement) :
- Réflexes d’adaptation (survie) : points cardinaux, succion, agrippement.
- Réflexes archaïques (indiquent immaturité cérébrale) : Moro, Babinski, marche automatique.
- Persistance au-delà de 6 mois peut signaler des troubles neurologiques.
- Disparition expliquée par :
- Inhibition corticale des réflexes sous-corticaux.
- Intégration dans un contrôle cortical via apprentissage et stimulation.
- Contraintes biomécaniques périphériques (ex : poids musculaire vs force).
4. Sensorialités fœtales, mémoire et apprentissages
- Modalités sensorielles essentielles pour apprendre à connaître l’entourage et le monde.
- Réflexe gusto-facial différencié selon les saveurs (salé, sucré, amer, acide) dès la naissance.
- Bébé communique ses préférences gustatives vers 2 ans par mimiques volontaires.
- Continuité entre compétences prénatales et postnatales, soulignant l’activité adaptative du fœtus.
Le fœtus est doté de compétences sensorielles et motrices précoces, posant la question de la continuité développementale avant et après la naissance.
5. Mise en place des interactions précoces
- Le bébé est un acteur social compétent dès la naissance, prêt à interagir avec son entourage.
- Modèle transactionnel : échanges bidirectionnels où bébé et partenaires modifient mutuellement leurs comportements.
- États de vigilance (6 états regroupés en sommeil, somnolence, éveil) conditionnent la qualité des interactions.
- Contrôle des états = communication archaïque entre bébé et mère (ex : pleurs = détresse).
- Durée de l’état d’éveil attentif (état 4) augmente avec l’âge, favorisant les interactions.
- Phénomène d’habituation : diminution des réponses à un stimulus répété, mode d’apprentissage dominant.
6. Acquisition des rythmes
| Type de rythme | Description | Rôle |
|---|---|---|
| Macrorythmes | Sommeil, alimentation, éveil | Structuration, prévisibilité |
| Microrythmes | Séquences interactionnelles (formats) | Anticipation mutuelle des comportements |
- Routines quotidiennes régulières favorisent la structuration et l’adaptabilité.
7. Techniques d’étude des nourrissons
- Progrès techniques (vidéo, ordinateur) et paradigmes (habituation/réaction à la nouveauté) ont révolutionné la connaissance.
- Observations souvent en état d’éveil attentif, avec élimination des bébés non coopératifs.
- Interprétation indirecte des compétences à partir de comportements (ex : préférence visuelle).
a) Principales techniques
| Technique | Principe |
|---|---|
| Préférence visuelle | Mesure du temps de fixation relatif entre deux stimuli présentés simultanément |
| Réaction à la nouveauté | Familiarisation à un stimulus, puis présentation d’un nouveau stimulus, mesure du regard |
| Habituation / réaction à la nouveauté | Diminution progressive de la réponse à un stimulus répété, puis réaction à un stimulus nouveau |
| Conditionnement opérant | Apprentissage par association entre comportement et conséquence |
8. Développement perceptif (0-3 ans)
- Bébé naît avec un équipement perceptif fonctionnel, base pour apprentissage, mémorisation, langage.
- Perception = attention + identification + localisation.
- Vision et audition sont les sens prioritaires.
a) Vision
- Nouveau-nés voient dès la naissance, mais acuité visuelle faible (5/150) qui s’améliore jusqu’à 5/20 vers 8 mois.
- Vision basée sur la rétine (cônes dans la fovéa, bâtonnets en périphérie) et cortex visuel.
- Réflexe d’orientation présent dès la naissance, contrôlé par structures sous-corticales.
- Préférence pour stimulations modérées et complexes, évoluant avec l’âge.
- Mouvement facilite la perception de l’unité des objets.
- Perception des couleurs présente dès 1 mois, avec frontières similaires à celles des adultes.
- Préférence pour les visages, reconnaissance précoce du visage maternel (dès 78h).
- Mécanismes attentionnels sous-corticaux favorisent la poursuite visuelle des visages en mouvement.
- Tâche de la falaise visuelle : peur du vide liée à l’expérience locomotrice active.
b) Audition
- Bébé préfère sons dans la gamme 1000-3000 Hz, caractéristiques de la parole.
- Discrimination catégorielle des sons de la parole dès 2 mois (ex : ba/pa).
- Perte progressive de la sensibilité aux contrastes non présents dans la langue maternelle vers 10 mois.
- Préférence pour la voix maternelle dès 3 jours, influencée par l’expérience prénatale.
- Préférence pour le Langage Adressé aux Enfants (LAE) dès 2 jours.
c) Perception intersensorielle
- Intégration vision-audition dès la naissance, influençant attention, identification et localisation.
d) Odorat et goût
- Reconnaissance de l’odeur maternelle dès 6 jours.
- Réflexe gusto-facial différencié selon les saveurs, préférence pour le sucré à la naissance.
La psychologie du développement montre que le bébé est un être actif, doté de compétences précoces sensorielles, motrices et sociales, façonnées par l’expérience prénatale et postnatale, et prêt à interagir avec son environnement.
De l’embryon au nouveau-né
1. Développement perceptif et moteur du nouveau-né
-
Développement perceptif : Les nouveau-nés perçoivent et intègrent rapidement les informations sensorielles (vue, audition, goût). Ils coordonnent très tôt vision et audition, par exemple en orientant la tête vers une source sonore. Ces capacités atteignent un niveau quasi-adulte dans les 6 premiers mois.
-
Développement moteur : Deux lois fondamentales guident le développement moteur :
- Céphalo-caudal : contrôle moteur se développe de la tête vers les pieds (ex. tenir la tête avant de s’asseoir).
- Proximo-distal : développement du centre vers les extrémités (ex. contrôle du bras avant la main).
-
La myélinisation des fibres nerveuses suit ces lois, complétée par la croissance osseuse et musculaire, qui se poursuit jusqu’à l’adolescence.
-
Croissance physique : Très rapide la première année (gain de 25-30 cm, triple poids), avec des proportions corporelles différentes de l’adulte (tête proportionnellement plus grosse).
2. Grandes étapes des habiletés motrices (0-3 ans)
| Habileté | Description clé | Âge d'acquisition approximatif |
|---|---|---|
| Tonus et posture | Tonus musculaire évolue : hypertonie membres à la naissance, puis augmentation tonicité axe corporel. Maintien tête, assis, debout selon loi céphalo-caudale. | Tête droite vers 3-6 mois, assis vers 7 mois, debout vers 12 mois |
| Préhension | Saisir et manipuler objets, évolue de la préhension réflexe à la pince supérieure (pouce-index). | Précoce dès 3-4 mois, pince supérieure vers 9-10 mois |
| Locomotion | Modes préalables à la marche (reptation, 4 pattes), puis marche bipède autonome vers 12-13 mois. | Marche autonome vers 12-13 mois, escalier vers 30 mois |
Le développement moteur est une coordination complexe entre muscles, os, système nerveux et perception.
3. Développement cognitif : modèle piagétien
-
Jean Piaget : intelligence se construit par adaptation au milieu via deux mécanismes :
- Assimilation : intégrer un élément extérieur dans un schème existant.
- Accommodation : modifier un schème en fonction de l’environnement.
-
L’intelligence se développe par équilibration, un équilibre dynamique entre assimilation et accommodation.
-
Stades du développement intellectuel (de la naissance à l’adolescence) :
| Stade | Âge | Caractéristiques principales |
|---|---|---|
| Sensorimoteur | 0-18/24 mois | Intelligence pratique, développement de la permanence de l’objet |
| Préopératoire | 2-7/8 ans | Représentations mentales, pensée intuitive |
| Opérations concrètes | 7/8-11/12 ans | Raisonnement logique sur objets concrets |
| Opérations formelles | Dès 11/12 ans | Raisonnement abstrait et hypothético-déductif |
- Stade sensorimoteur subdivisé en 6 sous-stades, allant du réflexe à la représentation mentale et à la permanence de l’objet.
4. Permanence de l’objet (Piaget et recherches récentes)
-
Pour Piaget, la permanence de l’objet (compréhension qu’un objet existe même s’il est caché) apparaît vers 9-10 mois.
-
Recherches postérieures (Kellman & Spelke, Baillargeon) montrent que cette compréhension est plus précoce, dès 4-5 mois, via des paradigmes d’habituation visuelle.
-
Différence d’interprétation entre incapacité motrice (chercher l’objet) et compréhension cognitive.
5. Développement de la communication et du langage
-
Phase prélinguistique (0-9 mois) :
- Premiers sons : cris, pleurs, gazouillements, babillage.
- Premiers gestes communicatifs : donner, montrer, pointer (attention conjointe).
-
Phase linguistique (à partir de 12 mois) :
- Premiers mots vers 12 mois, vocabulaire lent puis explosion vers 19-20 mois.
- Premières phrases rudimentaires (2 mots), syntaxe se complexifie vers 3 ans.
6. Théories de l’acquisition du langage
| Théorie | Principes clés |
|---|---|
| Behavioriste (empiriste) | Apprentissage par association, renforcement par l’entourage (Skinner). |
| Innéiste (Chomsky) | Dispositif inné (LAD) permettant d’acquérir la grammaire universelle. |
| Constructiviste (Piaget) | Langage dépend du développement cognitif général, pas d’un module inné spécifique. |
| Socio-pragmatique | Importance des interactions sociales, contexte culturel, attention conjointe (Bruner, Vygotski). |
- L’apprentissage du langage est lié à la capacité à partager l’attention et à utiliser des symboles dans un contexte social.
7. Théorie de l’attachement (Bowlby)
-
Concept clé : L’attachement est un besoin primaire inné, distinct du besoin de nourriture, fondamental pour la survie.
-
Origines : Inspirée par l’éthologie (Lorenz, empreinte chez les oies), observations cliniques (Spitz, hospitalisme), et études sur les singes (Harlow).
-
Comportements d’attachement : succion, étreinte, sourire, cris, suivi.
-
Phases de construction du lien (Bowlby) :
- Réceptivité à toute stimulation humaine, intérêt pour tout partenaire.
- Sélection progressive de figures d’attachement privilégiées (souvent la mère).
- Établissement de liens stables et spécifiques.
L’attachement est un système de contrôle cybernétique, où le comportement du bébé est ajusté en fonction des retours de l’environnement, et non une simple réduction de tension pulsionnelle.
À retenir : Le développement de l’enfant de la naissance à 3 ans est marqué par une progression rapide des capacités perceptives, motrices, cognitives, langagières et affectives, toutes interconnectées et influencées par l’environnement social et culturel.
De la naissance à trois ans
1. L'attachement de la naissance à trois ans
-
Formation de l'attachement :
- Jusqu'à 6-7 mois, l'enfant traite positivement toutes les personnes, mais réagit plus rapidement aux figures privilégiées.
- À partir de 6-7 mois, l'objet d'attachement est constitué : seules quelques personnes privilégiées apaisent l'enfant en cas de détresse.
- Comportements spécifiques : protestation à la séparation, accueil positif au retour, recherche préférentielle en cas de détresse.
- La figure d'attachement sert de base de sécurité pour explorer l'environnement.
- Construction d'un modèle interne opérant (Bowlby) : représentation stable de la figure d'attachement permettant autonomie et détachement progressifs.
-
Validation empirique (Mary Ainsworth) :
- Études longitudinales en Ouganda et Baltimore sur la qualité du lien mère-enfant.
- Importance de la sensibilité maternelle : capacité à percevoir et répondre rapidement aux signaux de l'enfant.
- Mise au point de la situation étrange (environ 12 mois) : laboratoire simulant séparation et réunion avec la mère, présence d'un étranger, pour évaluer la qualité de l'attachement.
- Trois types d'attachement identifiés :
Type d'attachement Comportements à la séparation Comportements au retour de la mère Exploration Sûr Peu stressé Accueil positif Utilise la mère comme base de sécurité Ambivalent Détresse intense Recherche de contact + colère/rejet Exploration limitée Évitant Pas de détresse Évite ou ignore la mère Exploration indépendante
-
Travaux postérieurs et critiques :
- Attachement multiple possible (mère, père, assistante maternelle), avec hiérarchie ou équivalence selon les contextes.
- Validité limitée de la situation étrange : durée courte, contexte artificiel, variabilité interculturelle et selon mode de garde.
- Nouveaux outils comme le Q-sort évaluent la relation mère-enfant via le témoignage maternel.
- Le modèle interne opérant est une représentation mentale des liens affectifs, influençant les relations futures.
2. Le modèle de Wallon : construction de la personne (0-3 ans)
-
Principes clés :
- L'enfant est un être social dès la naissance, construit son identité à travers les relations avec autrui.
- Trois milieux influencent le développement :
Milieu Rôle principal Humain Médiateur des relations et de la survie Physique Support des réactions sensori-motrices Symbolique Monde des représentations culturelles
-
Fonctions du mouvement :
- Effectrice : manipulation, locomotion, action sur le milieu physique.
- Expressive : sourires, mimiques, postures, communication avec autrui.
- L'expressivité précède l'action motrice dans la communication.
-
Rôle central de l'émotion :
- Mode de communication premier, organisateur du développement psychologique.
- Permet au bébé d'exprimer ses besoins et d'anticiper les situations.
-
Stades du développement de la personnalité (Wallon) :
Âge Mode d'échange dominant Stade de personnalité Orientation 0-3 mois Symbiose physiologique (pleurs, sourires) Indifférenciation moi-autrui Centrifuge 3-9 mois Symbiose affective (expressions émotionnelles) Stade émotionnel Centripète 9-18 mois Syncrétisme indifférencié (réactions alternantes) Différenciation moi-autrui Centrifuge 18 mois-3 ans Syncrétisme différencié (imitation immédiate) Approche différenciée Centripète 3-6 ans Opposition, affirmation du Moi Personnalisme Centripète -
Étapes détaillées :
- Symbiose physiologique : premiers comportements sociaux (pleurs, sourires) interprétés par l'entourage.
- Symbiose affective : émotions différenciées apparaissent (colère, contagion émotionnelle).
- Syncrétisme indifférencié : jeux d'alternance, l'enfant perçoit autrui globalement.
- Syncrétisme différencié : imitation immédiate entre pairs, base de communication transitoire.
- Personnalisme : affirmation du Moi par opposition à autrui, début de l'autonomie.
-
Objet médiateur des relations sociales :
- L'imitation immédiate entre pairs (3 ans) sert de moyen d'échange social.
- Communication imitative est transitoire, spécifique aux pairs d'âge similaire.
- Importance pédagogique : réprimer l'imitation peut nuire à la communication entre enfants.
3. Synthèse des acquisitions de 0 à 3 ans
- L'enfant acquiert des fonctions psychologiques essentielles : marche, langage, manipulation d'objets, attachement social.
- Différentes conceptions de l'objet :
- Piaget : objet physique, permanence vers 18-24 mois.
- Bowlby : objet humain, figure d'attachement constituée vers 6-7 mois.
- Nadel : objet comme médiateur social entre enfants.
- L'entrée dans la culture passe par l'appropriation des objets sociaux, médiée par les interactions avec autrui.
- La représentation mentale est centrale pour la permanence de l'objet et la construction des liens affectifs.
À retenir : L'attachement se construit progressivement dès la naissance, avec une figure privilégiée qui sert de base de sécurité. Parallèlement, la construction de la personne s'appuie sur l'interaction sociale, l'expression émotionnelle et la différenciation progressive du Moi par rapport à autrui.
Le développement de l’enfant de 3 à 6 ans
1. Développement de la distinction entre apparences et réalité (3 ans)
- Métacognition : prise de conscience de son propre esprit et de celui des autres.
- Tâches classiques (ex. pierre ressemblant à une éponge) évaluent la distinction apparence/réalité.
- Résultats clés :
- Enfants de 3 ans échouent souvent ces tâches, même simplifiées.
- Entraînements verbaux et démonstrations n'améliorent pas significativement cette compréhension.
- Conclusion : la compréhension de la distinction apparence/réalité s'acquiert progressivement après 3 ans.
La distinction entre apparence et réalité est une compétence métacognitive qui émerge progressivement après 3 ans.
2. Achèvement de la construction de la personne (3 à 6 ans) — Wallon
| Âge | Stade / Comportement | Description clé |
|---|---|---|
| 3 ans | Personnalisme : opposition | Comportements d’opposition à l’adulte |
| 4-5 ans | Âge de grâce et séduction | Recherche d’approbation, plaisir à se montrer |
| 5-6 ans | Imitation différée | Imitation en l’absence du modèle, affirmation de soi |
- Rupture intellectuelle entre intelligence pratique (avant langage) et intelligence discursive (après langage).
- Le langage est central pour le développement de la pensée représentative.
- Contrairement à Piaget, Wallon insiste sur l’importance des émotions et des relations sociales dans la construction de la pensée.
3. Évolution de l’expressivité
a) Langage (3-6 ans)
- Perfectionnement phonologique jusqu’à 5/6 ans (apparition des consonnes constrictives).
- Vocabulaire et syntaxe se complexifient (accords, verbes irréguliers).
- Usage pragmatique du langage : adaptation selon interlocuteur (adulte, pairs, statut).
b) Dessin
- Activité transitoire, débutant vers 2 ans, valorisée à l’école maternelle.
- Indicateur du développement affectif plus que strictement intellectuel.
- Difficultés liées au contrôle moteur fin, à la représentation spatiale et à la projection sur un plan 2D.
Facteurs influençant le dessin
- Maturation motrice et perceptive.
- Apprentissage et stimulation sociale (ex. préscolarisation, culture).
- Moyens matériels disponibles.
- Influence culturelle (ex. interdiction de représentation humaine dans certaines cultures).
Repères développementaux du dessin
| Âge | Étape clé du dessin |
|---|---|
| 12-24 mois | Premiers tracés, gribouillages circulaires |
| 3 ans | Découverte relation mouvement/trace, interprétation post-dessin |
| 4 ans | Dessin représentatif, premiers bonhommes |
| 5 ans | Représentation répétée d’objets, juxtaposition |
| 6 ans | Premières scènes, organisation spatiale, début du mouvement |
| 11-12 ans | Désintérêt progressif pour le dessin |
Stades de Luquet (1927) sur le dessin
| Stade | Âge | Description principale |
|---|---|---|
| Réalisme fortuit | 2-3 ans | Ressemblance accidentelle, pas d’intention |
| Réalisme manqué | 3-5 ans | Efforts pour ressemblance, mais contrôle moteur limité |
| Réalisme intellectuel | 5-8 ans | Dessin basé sur ce que l’enfant sait, pas ce qu’il voit (transparence, rabattement, multipoints de vue) |
| Réalisme visuel | 9 ans+ | Dessin basé sur la perception visuelle, apparition de la perspective |
Usage du dessin en psychologie
- Évaluation du développement mental (ex. dessin du bonhomme).
- Expression de l’imaginaire et des émotions.
- Attention à ne pas surinterpréter la qualité ou la complexité du dessin comme indice d’intelligence.
4. Synthèse du développement de 3 à 6 ans
- Amélioration de la motricité fine et de la précision.
- Langage plus sophistiqué, notamment dans ses usages sociaux (pragmatique).
- Début de la prise en compte des pensées d’autrui (théorie de l’esprit naissante).
- Affirmation du « moi » dans la relation à l’autre (stade du personnalisme).
- Activités symboliques (langage, dessin, jeu) en plein essor, fondements du développement intellectuel et affectif.
Le langage joue un rôle central dans la médiation de la pensée et la construction de la personne entre 3 et 6 ans.
L’enfant de 6 à 12 ans : milieux et développement psychologique
1. Interaction entre développement et milieu social
- Le développement psychologique de l’enfant résulte d’une rencontre dynamique avec son milieu social (familial, scolaire, culturel), et non d’une simple détermination par la culture.
- Vygotski reconnaît une part de spontanéité dans le développement, en complément de l’influence sociale.
- Divergence entre Piaget et Vygotski sur la nature des activités spontanées et la nécessité d’une décentration pour progresser.
2. Développement sociocognitif : apprendre avec et par l’autre
a) Approche historico-culturelle (Vygotski)
- Zone proximale de développement (ZPD) : écart entre ce que l’enfant peut faire seul et ce qu’il peut accomplir avec l’aide d’un adulte ou d’un pair plus compétent.
- Le développement passe de l’interpsychique (interaction sociale) à l’intrapsychique (intériorisation des apprentissages).
b) Notion de tutelle ou étayage (Bruner)
- Le développement est un processus d’assistance collaborative entre enfant et adulte.
- Six fonctions principales du tuteur :
- Enrôlement : éveiller l’intérêt.
- Réduction de la difficulté : supprimer obstacles.
- Maintien de l’orientation vers l’objectif.
- Signalisation des caractéristiques pertinentes.
- Contrôle de la frustration.
- Démonstration d’une solution.
3. Psychologie sociale du développement
- Combine le constructivisme piagétien (structures mentales évolutives) et la perspective vygotskienne (origine sociale du fonctionnement mental).
- Introduit la notion de conflit sociocognitif : interaction où des réponses incompatibles entre pairs ou avec un adulte provoquent un déséquilibre cognitif qui stimule le développement.
- Le conflit sociocognitif est un processus dynamique et coopératif, impliquant :
- Déséquilibre interindividuel (divergence de réponses).
- Déséquilibre intraindividuel (doute personnel).
- Coordination des points de vue pour trouver une solution commune.
- Méthodologie expérimentale : pré-test, phase de travail collectif ou individuel, post-test immédiat et différé.
- Progrès cognitifs observés surtout dans les dyades où un conflit sociocognitif réel a eu lieu.
a) Conditions favorisant le conflit sociocognitif
- Présence de réponses incompatibles (différents niveaux cognitifs ou erreurs opposées).
- Nécessité de dépasser le désaccord par un raisonnement argumenté.
- L’acceptation complaisante d’un point de vue ne produit pas de progrès.
b) Marquage social
- Conflit sociocognitif interne lié à la contradiction entre connaissance cognitive et normes sociales intériorisées.
- Exemple : enfant non conservant qui réussit une tâche grâce à la norme sociale (ex : taille des objets selon âge).
- Le progrès dépend de la prise de conscience de cette opposition.
4. Pluralité des processus d’apprentissage
- Le conflit sociocognitif n’est pas le seul mécanisme : imitation, déstabilisation des représentations, contrôle social dans l’interaction jouent aussi un rôle.
- Trois générations de recherches :
- Effets cognitifs des interactions collaboratives.
- Analyse des procédures de corésolution.
- Étude approfondie des activités discursives et des processus d’acquisition.
5. Apprendre des règles : coopération et jeu
a) Coopération (Piaget)
- La coopération est essentielle à la formation de la pensée rationnelle.
- Le développement social est progressif : l’enfant devient social par socialisation des activités cognitives.
- La socialisation des actions permet l’inscription dans des opérations réversibles.
b) Jeu de règles
- Apparition entre 5 et 7 ans, structuration entre 7-8 et 11-12 ans.
- Trois étapes dans le jeu de billes :
- 2-3 ans : jeu sans règles.
- 5-6 à 9-10 ans : règles imposées par l’adulte (hétéronomie).
- Vers 10-11 ans : règles acceptées par consentement mutuel (autonomie).
c) Jugement moral
- Morale = ensemble de règles apprises.
- Passage de l’hétéronomie (obéissance aux règles imposées) à l’autonomie (respect volontaire des normes).
- Jusqu’à 7-8 ans, jugement basé sur les conséquences.
- Après 9-10 ans, capacité à envisager plusieurs points de vue grâce au raisonnement opératoire.
6. Rôle des pratiques éducatives familiales (Lautrey)
-
Pratiques éducatives familiales = variable intermédiaire entre classe sociale et développement cognitif.
-
Trois types de structuration familiale :
Type de structuration Caractéristiques Exemple Faible Environnement stimulant mais peu de règles Pas de règles pour regarder la TV Rigide Règles strictes, peu de perturbations Interdiction absolue de regarder la TV Souple Règles ajustées selon circonstances TV autorisée exceptionnellement -
Structuration souple favorise le développement cognitif.
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Les pratiques éducatives expliquent en partie la corrélation entre milieu socio-économique et réussite scolaire.
7. Contextes et apprentissage : exemple des mathématiques
- Apprendre est une activité située dans un contexte socioculturel (triangle didactique : enseignant, apprenant, savoir).
- Problèmes scolaires souvent éloignés des situations pratiques (ex : « âge du capitaine »).
- En classe, les enfants tendent à répondre en fonction du contrat didactique (attentes implicites de l’enseignant).
- Les représentations sociales influencent les performances (ex : tâches perçues comme valorisées ou non).
- Le contexte peut être vu comme :
- Une variable (ex : lieu, nature de la tâche).
- Une construction intersubjective (résultat des interactions).
- Un système d’interactions entre individus et objets (cognition située).
- Le transfert des connaissances est limité : les savoirs sont construits dans des contextes spécifiques.
8. Apprendre à lire et à écrire
-
Lecture et écriture sont des apprentissages fondamentaux avec enjeux individuels, sociaux et collectifs.
-
L’apprentissage de la lecture n’est pas spontané : nécessite une instruction formelle.
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Variables influençant l’apprentissage :
- Contextes familiaux et institutionnels (habitus lectural, coopération école-famille).
- Contraintes linguistiques (code alphabétique, syntaxe).
- Capacités individuelles (intellectuelles, mnésiques, métalinguistiques).
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Différences entre langage oral et écrit :
Aspect Oral Écrit Gestion de la production Dialogique Monogérée Rythme Rapide Lent Permanence Éphémère Permanente Normes Moins strictes Plus strictes -
Lecture requiert un niveau élevé d’abstraction et une activité métalinguistique.
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Reconnaissance des mots isolés est un facteur clé de la réussite en lecture.
-
Deux procédures pour reconnaître les mots écrits :
- Accès direct (adressage) : appariement visuel avec mémoire orthographique.
- Procédure phonologique (non détaillée ici).
À retenir : Le développement cognitif de l’enfant de 6 à 12 ans est un processus dynamique, socialement médiatisé, où l’interaction avec l’adulte et les pairs, la coopération, le conflit sociocognitif, et le contexte éducatif jouent un rôle central dans l’apprentissage et la construction des connaissances.
Perspectives développementales de l’adolescent, l’adulte et le senior
1. Perspectives développementales de l’adolescent, l’adulte et le senior
Le développement psychologique ne s’arrête pas à l’enfance : il s’étend tout au long de la vie, incluant adolescence, âge adulte et vieillesse. Cette perspective dite de développement vie-entière étudie les transformations cognitives, affectives et sociales de la conception à la mort.
Les changements psychologiques ne sont ni synchrones, ni monotones, ni unidirectionnels, et varient fortement d’un individu à l’autre.
2. Adolescence : caractéristiques principales
- Début : puberté (apparition des caractères sexuels secondaires, croissance rapide, différences filles/garçons).
- Puberté cognitive : émergence du raisonnement hypothético-déductif (capacité à raisonner abstraitement, formuler et tester des hypothèses).
- Structurations nouvelles :
- Combinatoire (classification des classifications, prise en compte exhaustive des possibilités).
- Groupe INRC (fusion des réversibilités par inversion et réciprocité, permettant des transformations logiques complexes).
- Structurations nouvelles :
- Puberté sociale et affective : questionnement identitaire, acceptation des changements corporels, influence des pairs.
3. Développement à l’âge adulte
- Modèle de Perry (1970) : neuf positions successives dans la pensée intellectuelle et éthique des jeunes adultes, avec un moment clé au stade du relativisme intégré (position 5), où le savoir devient intrinsèquement lié au processus de connaissance.
- Modèle de Levinson (1978, 1996) : structure de l’âge adulte en trois périodes (jeune adulte 17-45 ans, adulte moyen 40-65 ans, adulte âgé 60+), avec des transitions marquées par une intensité développementale.
- Facteurs clés : importance des interactions sociales et du sentiment de contrôle (efficacité subjective) sur le bien-être.
4. Vieillissement et senior
- En France, on considère souvent qu’on devient senior à partir de 45 ans sur le marché du travail.
- Le développement cognitif chez les seniors est multidimensionnel et multilinéaire, sans déclin uniforme.
- Deux approches expliquent les changements cognitifs :
- Analytique : identification des processus spécifiques affectés (ex. encodage mnésique).
- Globale : déclin des ressources générales (ex. vitesse de traitement).
- Seattle Longitudinal Study (Schaie et al.) :
- Légère augmentation des aptitudes entre 25 et 46 ans.
- Déclin progressif à partir de 60 ans, plus marqué pour la fluidité verbale dès 53 ans.
- Plus de la moitié des personnes âgées étudiées (81 ans) sans déclin cognitif significatif.
- Plasticité cognitive : entraînement améliore les performances à tout âge, mais moins chez les seniors, avec une plus grande variabilité individuelle.
- Pensée pragmatique et sagesse (réflexion, empathie, compassion) sont des atouts majeurs chez les personnes âgées.
5. Facteurs influençant le développement vie-entière
| Type d’influence | Description | Exemples |
|---|---|---|
| Normatives liées à l’âge | Maturation biologique et attentes sociales selon l’âge | Réussite scolaire, tâches développementales |
| Normatives liées à l’époque | Effets de cohorte, différences socio-historiques | Éducation différente selon génération |
| Non normatives (événements) | Événements de vie significatifs influençant individuellement | Mariage, divorce, promotion professionnelle |
- Le développement est une action en contexte, impliquant intention, planification et responsabilité individuelle.
Le développement psychologique est un processus dynamique, non linéaire, influencé par des interactions complexes entre facteurs personnels et environnementaux, et ne se limite pas à l’enfance ou à l’adolescence.
6. Références clés à retenir
- Baltes, Reese & Lipsitt (1980) : fondements de la psychologie développementale vie-entière.
- Piaget & Inhelder (1966) : groupe INRC et raisonnement formel.
- Perry (1970) : stades du développement intellectuel et éthique à l’âge adulte.
- Levinson (1978, 1996) : structure et transitions de l’âge adulte.
- Schaie et al. (Seattle Longitudinal Study) : évolution des aptitudes cognitives avec l’âge.
- Schleyer-Lindenmann (2006) : synthèse sur le développement vie-entière et plasticité cognitive.