Les classes grammaticales et les fonctions des mots
1. Les classes grammaticales : les natures des mots
Les mots appartiennent à une classe grammaticale (ou nature grammaticale) qui détermine leur rôle dans la phrase.
| Classe grammaticale | Rôle principal | Exemples |
|---|---|---|
| Déterminants | Introduisent et précisent le nom | le, un, des, mon, ce, quelques |
| Pronoms | Remplacent un nom | je, le mien, celui, certains, qui |
| Verbes d’état | Exprime un état, souvent avec un attribut | être, sembler, paraître, rester |
| Noms | Désignent un être, une chose, une idée | rêve, paix, chien, classe |
| Adjectifs qualificatifs | Qualifient un nom | gentil, tendre, vaillant |
| Prépositions | Introduisent un complément | à, dans, par, pour, avec |
| Adverbes | Précisent le verbe, l’adjectif ou un autre adverbe | vite, toujours, hier, sagement |
| Conjonctions | Relient des mots ou groupes de mots | mais, ou, et, car, que, quand |
| Interjections | Exprime une émotion ou un appel | eh, oh, youpi, hue |
2. Les fonctions des mots dans la phrase
Les mots ont une fonction selon leur rôle dans la phrase, souvent en relation avec le verbe ou le nom.
a) Fonctions par rapport au verbe (le verbe comme patron)
| Fonction | Question pour la trouver | Exemple |
|---|---|---|
| Sujet | Qui est-ce qui ? | Je parle. |
| Attribut du sujet | Qui est-ce qui est ? (après verbe d’état) | Il est grand. |
| COD (Complément d’objet direct) | Qui ? Quoi ? (sans préposition) | Il offre des fleurs. |
| COI (Complément d’objet indirect) | À qui ? À quoi ? (avec préposition) | Il parle à sa sœur. |
| Complément circonstanciel (CC) | Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? | Il part dans une heure. |
Pour identifier une fonction, pose-toi la question adaptée au verbe : qui ? quoi ? à qui ? quand ? où ? comment ?
b) Fonctions par rapport au nom (le nom comme patron)
Les mots qui accompagnent un nom sont des expansions du nom. Elles apportent des précisions.
| Fonction | Description | Exemple |
|---|---|---|
| Épithète | Adjectif qui qualifie directement le nom | Un acte terrible |
| Complément du nom | Groupe introduit par une préposition qui précise le nom | Un acte de fou |
| Complément de l’antécédent | Proposition relative qui précise le nom | Un acte qui dérange |
| Apposition | Nom ou groupe nominal placé à côté d’un autre pour le préciser | Un acte, une folie |
3. À retenir
Les mots ont une nature (classe grammaticale) qui détermine leur rôle, et une fonction qui dépend de leur place et de leur relation dans la phrase.
Groupes de mots et propositions
1. Groupes de mots dans la phrase
-
Groupe nominal (GN) : formé autour d’un nom
Exemple : une paix durable -
Groupe infinitif : formé autour d’un infinitif
Exemple : pour amener la paix -
Proposition : formée autour d’un verbe conjugué
Exemple : pour que la paix revienne
2. Les propositions : définition et types
- Une proposition = un verbe conjugué
- Trois types de propositions :
| Type | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Principale | Ne peut pas être supprimée | Il espère |
| Subordonnée | Dépend d’une proposition principale | que tu réussiras ton brevet |
| Indépendante | Existe seule, ne dépend d’aucune autre | Pierre m’a appelé ce matin |
3. Relations entre propositions
Les propositions sont reliées par :
- un signe de ponctuation (., ;, :)
- une conjonction de subordination
- une conjonction de coordination
- un pronom relatif
4. Différents types de relations entre propositions
| Relation | Description | Exemple |
|---|---|---|
| Coordination | Propositions indépendantes reliées par une conjonction de coordination | Je vais rentrer chez moi car la neige tombe. |
| Juxtaposition | Propositions indépendantes reliées par un signe de ponctuation | Je vais rentrer chez moi ; la neige tombe. |
| Subordination complétive | Proposition principale + subordonnée conjonctive complétive | Je vais rentrer chez moi **parce qu’**il neige. |
5. Exercices de transformation
- Phrase initiale :
Il retrouvera son frère car il est persévérant.
-
Avec propositions indépendantes juxtaposées :
Il retrouvera son frère ; il est persévérant. -
Avec proposition subordonnée :
Il retrouvera son frère parce qu’il est persévérant.
6. Les propositions subordonnées : types et fonctions
| Type | Lien avec la principale | Fonction | Exemple |
|---|---|---|---|
| Subordonnée relative | Pronom relatif | Complète un nom | J’apprends une langue qui me plaît. |
| Subordonnée conjonctive complétive | Conjonction de subordination | Complète un verbe (COD ou CC) | Je crois que tu fais une erreur. |
| Subordonnée interrogative indirecte | Conjonction de subordination | Complète un verbe interrogatif | Il se demande si son prof sera là. |
7. Propositions indépendantes : coordination et juxtaposition
| Type | Lien entre propositions | Exemple |
|---|---|---|
| Coordonnée | Conjonction de coordination | Je suis heureux car j’ai gagné au loto hier. |
| Juxtaposée | Signe de ponctuation | Je suis heureux ; j’ai gagné au loto hier. |
À retenir : Une proposition est un groupe de mots contenant un verbe conjugué. Elle peut être principale, subordonnée ou indépendante.
Liens logiques, discours rapporté et concordance des temps
1. Rapports logiques entre deux faits
Un rapport logique relie deux faits dans une phrase. Pour l’identifier, posez-vous une question sur le lien entre ces faits :
| Rapport | Question à se poser | Exemple |
|---|---|---|
| Temps | Quand ? | Il nage lorsqu’il est stressé. |
| Conséquence | Et résultat ? | Il est stressé, alors il nage. |
| But | Dans quel but ? | Il nage pour chasser son stress. |
| Condition | À quelle condition ? | Il nage s’il est stressé. |
| Opposition | Et pourtant ? | Il nage alors qu’il est stressé. |
À retenir : Le rapport logique dépend du sens voulu par l’auteur.
2. Les types de discours
Le discours correspond aux paroles d’un personnage dans un texte. Il existe 3 types :
| Type | Description | Exemple |
|---|---|---|
| Discours direct | Paroles exactes du personnage, entre guillemets | « Je suis épuisé » dit Luc. |
| Discours indirect | Paroles rapportées par une autre personne | Luc dit qu’il est épuisé. |
| Discours indirect libre | Paroles du personnage intégrées au récit, sans guillemets ni verbe de parole | Luc, pressé d’être en vacances, avait des pensées moroses. |
3. Les connecteurs logiques
Les connecteurs logiques relient deux propositions pour exprimer un rapport logique. Ils se classent en trois catégories :
| Type | Fonction | Exemples principaux |
|---|---|---|
| Conjonctions de coordination | Relient des mots ou propositions de même nature | Mais (opposition), Ou, Et (addition), Donc (conséquence), Car (cause) |
| Conjonctions de subordination | Introduisent une proposition subordonnée | Quand, Lorsque (temps), Parce que, Puisque (cause), Si (condition), Pour que (but), Bien que (opposition) |
| Pronoms relatifs | Introduisent une proposition subordonnée relative | Qui, Que, Dont, Où, Lequel, Auquel |
4. Concordance des temps
La concordance des temps règle l’accord des temps entre le verbe de parole et le verbe de la proposition subordonnée dans le discours rapporté.
| Temps du verbe de parole | Temps du verbe dans la subordonnée | Exemple |
|---|---|---|
| Présent | Temps inchangé | Il affirme qu’il est épuisé. |
| Passé (passé simple, imparfait, passé composé) | Temps reculé (imparfait, plus-que-parfait, conditionnel) | Il affirma qu’il était épuisé. |
Règle clé :
- Présent → présent
- Passé → imparfait / plus-que-parfait / conditionnel présent selon le temps initial
À retenir : La concordance des temps garantit la cohérence temporelle dans le discours rapporté.
Formation et sens des mots
1. Mots et relations entre mots
- Antonymes : mots de sens contraire (ex : blanc / noir).
- Homonymes : mots qui se prononcent de la même façon mais ont un sens différent (ex : mer, mère, maire).
- Paronymes : mots qui se ressemblent par la forme mais ont un sens différent (ex : malin / matin).
2. Familles et champs lexicaux
- Mots de la même famille : partagent un même radical (ex : mer, maritime, marée, marin...).
- Champ lexical : ensemble de mots liés à une même idée ou thème (ex : amour → aimer, passion, union, cœur).
- Relever un champ lexical = trouver tous les mots d’un texte qui se rapportent à un thème précis.
3. Formation des mots : préfixes et suffixes
| Préfixes (avant le radical) | Sens | Suffixes (après le radical) | Sens |
|---|---|---|---|
| ir-, in-, dés- | négation | -able, -ible, -uble | qui peut |
| trans- | à travers | -tion | formation de noms |
| a- | sans | -ment | formation d’adverbe |
| poly- | plusieurs | -ette, -elle, -eau, -in | diminutif |
| uni-, mono- | un seul | -aille, -ard, -asse, -âtre | péjoratif |
| pro- | pour | -isme | opinion, attitude |
| inter- | entre | -eur, -ateur, -ier, -ien | agent d’une action |
| intra- | à l’intérieur | ||
| anti- | contre | ||
| péri-, para- | autour | ||
| auto- | soi-même | ||
| néo- | nouveau |
4. Exemple de décomposition d’un mot
Interminable = in- / termin / -able
- in- : préfixe de négation
- termin : radical (finir, achever)
- -able : suffixe signifiant « qui peut »
Interminable = qui ne peut pas se terminer.
5. Les niveaux de langue
| Niveau | Caractéristiques | Exemple |
|---|---|---|
| Familier | Syntaxe relâchée, vocabulaire courant | Ce prof me saoule, il est pas sympa. |
| Courant | Syntaxe correcte, vocabulaire habituel | Ce professeur est fatiguant, il n’est pas sympathique. |
| Soutenu | Syntaxe parfaite, vocabulaire recherché | Cet enseignant est exaspérant, il n’est pas très avenant. |
À retenir : Un mot se comprend souvent en décomposant son préfixe, son radical et son suffixe.
Conjugaison et modes verbaux
1. Les modes verbaux
Il existe 7 modes en français, chacun exprimant une manière différente d’envisager l’action du verbe :
| Mode | Fonction principale | Exemple |
|---|---|---|
| Indicatif | Actions certaines, réelles | Je mange. |
| Impératif | Ordre, conseil | Mange ! |
| Conditionnel | Actions soumises à condition, incertaines | Je mangerais. |
| Subjonctif | Actions non réalisées, souhait, doute | Il faut que je vienne. |
| Infinitif | Forme non conjuguée du verbe | Manger |
| Participe | Formes verbales utilisées comme adjectifs ou noms (présent/passé) | Mangeant / Mangé |
| Gérondif | Action en cours, exprimée avec "en" + participe présent | En mangeant |
2. Clés importantes sur les modes et temps
-
Un mode contient plusieurs temps
Exemple : l’indicatif a 8 temps (présent, passé composé, imparfait, plus-que-parfait, passé simple, passé antérieur, futur, futur antérieur). -
Temps simples et temps composés
- Temps simple = verbe conjugué seul (ex : je prenais)
- Temps composé = auxiliaire (avoir/être) + participe passé (ex : j’ai pris)
-
Accord du verbe
Le verbe s’accorde avec le sujet en personne (je, tu, il...), en nombre (singulier/pluriel) et en genre (masculin/féminin). -
Correspondance temps simple / temps composé
Chaque temps simple a un temps composé associé, où l’auxiliaire est conjugué au temps simple correspondant.
Exemple : futur antérieur = auxiliaire au futur simple + participe passé.
3. Emplois du subjonctif
Le subjonctif exprime :
- Une action envisagée mais incertaine : Il veut que je vienne.
- Un souhait : Qu’il vienne vite !
- Une action dans une subordonnée dépendant d’une principale négative : Il ne faut pas qu’il vienne.
- Après certaines conjonctions : pour que, afin que, bien que...
Exemple : Il faut le secouer pour qu’il vienne !
4. Valeur et emploi des temps verbaux (à retenir pour le Brevet)
| Temps | Emplois principaux | Exemple |
|---|---|---|
| Présent | - Action qui se déroule au moment où on parle | Je tape sur le clavier. |
| - Narration d’un fait passé | Molière est un auteur célèbre. | |
| - Vérité générale | Deux est un chiffre pair. | |
| - Habitude | Tous les jours il prend le bus. | |
| - Futur proche | Demain, je m’envole au USA. | |
| Passé simple | - Action ponctuelle dans le passé | En 1935, il naquit. |
| - Succession d’actions au passé | Il se leva et but un verre d’eau. | |
| - Action achevée, accomplie | Il passa son examen. | |
| Imparfait | - Répétition au passé | Tous les jours, il chantait. |
| - Description | Son regard brillait. | |
| - Action en cours, qui dure | Il marchait sur le quai. |
À retenir : Un verbe conjugué s’accorde toujours avec son sujet en personne, nombre et genre.
Poésie, théâtre, figures de style et types de phrases
1. Poésie
- Vers : ligne d’un poème.
- Strophe : paragraphe poétique.
- Rime : répétition du même son en fin de vers.
- Mètre : nombre de syllabes dans un vers.
- 8 syllabes = octosyllabe
- 10 syllabes = décasyllabe
- 12 syllabes = alexandrin
- Assonance : répétition d’un son voyelle.
- Allitération : répétition d’un son consonne.
La poésie joue sur le son et la forme pour créer un rythme et une musicalité.
2. Théâtre
- Réplique : parole d’un personnage.
- Tirade : longue réplique dans un dialogue.
- Monologue : personnage seul sur scène qui parle.
- Didascalie : indication de mise en scène (actions, gestes, ton).
- Genres théâtraux :
| Genre | Personnages | Fin | Particularité |
|---|---|---|---|
| Tragédie | Personnages de haut rang | Tragique | Dilemme moral |
| Comédie | Peuple, bourgeoisie | Heureuse | Rires, situations drôles |
| Tragi-comédie | Mélange des deux | Heureuse | Tragédie avec fin heureuse |
3. Types de phrases
| Type | Fonction | Exemple |
|---|---|---|
| Déclarative | Déclare un fait | J’ai très faim en ce moment. |
| Interrogative | Pose une question | As-tu faim en ce moment ? |
| Impérative | Donne un ordre ou conseil | Mange vite ta soupe ! |
| Exclamative | Exprime une émotion | J’ai une faim de loup ! |
4. Figures de style
- Comparaison : rapproche deux éléments avec un outil comparatif.
Ex : Son manteau est sombre comme la nuit. - Métaphore : comparaison implicite sans outil.
Ex : Le long serpent de macadam brûlait sous les roues. - Hyperbole : exagération pour insister.
Ex : J’ai dix mille idées ! - Personnification : attribue des traits humains à une chose ou idée.
Ex : L’arbre étend ses bras vers le ciel. - Énumération : suite de mots liés à une idée.
Ex : Pommes, poires, fraises et pain. - Gradation : énumération ordonnée du plus faible au plus fort (ou inverse).
Ex : Fatigué, épuisé, vidé, mort. - Anaphore : répétition d’un mot ou groupe en début de vers.
Ex : Déjà tombait le soir, déjà tombait la nuit. - Métonymie : désigne un élément par une de ses parties.
Ex : Boire un verre (boire le contenu).
5. Mise en emphase (mettre un mot en valeur)
Trois procédés pour attirer l’attention sur un mot ou groupe de mots :
| Procédé | Exemple |
|---|---|
| Présentatif | C’est Julie qui a gagné. |
| Déplacement en tête | Faire du shopping, j’adore ! |
| Reprise par pronom | Mon oncle, il est gentil ! |
La mise en emphase sert à souligner l’importance d’un élément dans la phrase.
6. Mise en forme d’une scène de théâtre
- Indiquer l’acte et la scène : Acte II, scène 1
- Nom du personnage suivi de sa réplique.
- Didascalies entre parenthèses pour les indications scéniques.
Exemple :
Le professeur
(montrant le cahier vert)
- Sortez votre cahier !
L’élève
(affolé)
- Je l’ai oublié Monsieur !
La présentation claire facilite la lecture et la compréhension du texte théâtral.
Genres littéraires, registres et narration
1. Types de discours selon l’intention de l’auteur
- Texte narratif : raconte une suite d’événements, une histoire.
- Texte descriptif : décrit un personnage, un lieu ou un paysage.
- Texte explicatif : explique un phénomène, transmet des informations précises.
- Texte argumentatif : cherche à convaincre par des arguments et exemples.
- Texte injonctif : donne des consignes ou des ordres.
2. Les genres littéraires principaux
| Genre | Description | Exemples / Sous-genres |
|---|---|---|
| Roman | Récit long, fiction | Policier, historique, autobiographique, science-fiction, aventures, amour |
| Nouvelle | Roman très court | Fantastique, réaliste, policière |
| Théâtre | Texte destiné à être joué | Comédie, tragédie, tragi-comédie, drame, farce |
| Poésie | Texte en vers ou prose poétique | Vers réguliers, vers libres, calligrammes |
| Autobiographie | Récit de sa propre vie (écriture de soi) | - |
| Épistolaire | Correspondance par lettres | - |
| Contes | Récits courts avec éléments merveilleux ou explicatifs | Merveilleux, philosophiques |
Genres moins littéraires : bande dessinée, presse, documentaire.
3. Sous-genres importants
- Merveilleux : univers magique, féerique, irréel.
- Récit de voyage / roman d’aventures : périple dans un milieu inhabituel.
- Roman policier : énigme + enquêteur.
- Fantastique : événements surnaturels dans la vie quotidienne, doute des personnages.
- Science-fiction : futur, progrès technologiques et scientifiques.
4. Registres littéraires (effet sur le lecteur)
| Registre | Effet / But |
|---|---|
| Comique | Faire rire, amuser, critiquer, se moquer |
| Tragique | Fatalité, destin, mort |
| Pathétique | Susciter la pitié, la compassion |
| Lyrique | Exprimer émotions, amour, nostalgie, solitude |
| Épique | Célébrer exploits, admiration |
| Ironique | Critique au second degré, complicité avec le lecteur |
| Satirique | Caricature, rire moqueur |
5. Qui parle dans un texte ?
- Auteur : personne réelle qui écrit l’histoire.
- Narrateur : voix qui raconte l’histoire dans le texte, souvent un personnage.
a) Types de narrateurs
- Narrateur externe : extérieur à l’histoire, raconte de façon objective, sans sentiments.
- Narrateur interne : personnage de l’histoire qui raconte à la première personne.
- Narrateur omniscient : connaît tout, pensées et sentiments des personnages.
À retenir : Le narrateur est celui qui raconte l’histoire, pas forcément l’auteur.
Orthographe et pièges de la langue française
1. Principaux pièges orthographiques à retenir
| Homophones à distinguer | Astuce pour choisir le bon mot |
|---|---|
| à / a | Remplacer par avait (verbe avoir) → si ça marche, c’est a |
| on / ont | Remplacer par il → si ça marche, c’est on |
| son / sont | Remplacer par mon → si ça marche, c’est son |
| ou / où | Remplacer par ou bien → si ça marche, c’est ou |
| ce / se | Devant un verbe → se ; devant un nom → ce |
| ses / ces | Remplacer par les siens → si ça marche, c’est ses |
| s’ / c’ | Remplacer par cela → si ça marche, c’est c’ |
| mes / mais | Remplacer par pourtant → si ça marche, c’est mais |
2. Différencier les terminaisons verbales : -ais, -ait, -aient, -ai, -er
- Mettre le verbe au présent : si ça marche → verbe conjugué.
- Remplacer par vendre : si ça marche → verbe à l’infinitif (-er).
- Remplacer par vendu : si ça marche → participe passé (-é).
3. Accord du participe passé
| Cas | Règle d’accord |
|---|---|
| Sans auxiliaire | Accord avec le nom (comme un adjectif) |
| Avec auxiliaire être | Accord avec le sujet du verbe |
| Avec auxiliaire avoir | Accord avec le COD seulement si placé avant le verbe, sinon pas d’accord |
4. Conseils pour la rédaction
- Lisez bien le sujet et reformulez-le avec vos propres mots.
- Travaillez votre brouillon pendant la première heure.
- Le sujet est toujours en lien avec le texte étudié → cela oriente le type de texte attendu.
5. Conjugaison facile : temps essentiels à connaître
| Mode / Temps | Exemple avec le verbe rêver |
|---|---|
| Indicatif présent | je rêve |
| Indicatif passé composé | j’ai rêvé |
| Indicatif imparfait | je rêvais |
| Indicatif plus-que-parfait | j’avais rêvé |
| Indicatif passé simple | je rêvai |
| Indicatif futur | je rêverai |
| Conditionnel présent | je rêverais |
| Subjonctif présent | que je rêve |
| Impératif présent | rêve / rêvons / rêvez |
6. À retenir
Pour choisir entre des homophones, remplacez-les par un mot de référence simple (avait, il, mon, ou bien…) pour vérifier la bonne orthographe.