La syntaxe de l’interrogation
A) ❓ L’interrogation directe
- Se termine par un point d’interrogation
- Souvent inversion du sujet et du verbe
- Commence souvent par un terme interrogatif
B) ❓ L’interrogation indirecte
- Ne se termine pas par un point d’interrogation
- Se construit nécessairement à l’aide d’une proposition subordonnée interrogative indirecte ayant souvent pour fonction COD du verbe conjugué de la principale
- Le verbe conjugué de la principale exprime le questionnement ou la recherche d’un savoir
- Le terme subordonnant est obligatoirement un terme interrogatif ou la conjonction de subordination si
- Pas d’inversion du sujet et du verbe
C) ❓ L’interrogation totale
- Quelle que soit directe ou indirecte, l’interrogation porte sur l’ensemble de l’énoncé lorsqu’elle est totale
- La réponse attendue est oui, non ou peut-être
D) ❓ L’interrogation partielle
- Quelle soit directe ou indirecte, l’interrogation porte sur une partie de l’énoncé lorsqu’elle est partielle
- La réponse attendue est oui, non ou peut-être
- La question alternative : propose une alternative, un choix
La portée de l’interrogation
- L’interrogation peut prendre la forme d’une interrogation directe ou indirecte
- Elle peut prendre la forme d’une interrogation totale ou partielle
Autres informations :
Dans l’interrogation directe :
- L’absence de terme interrogatif et d’inversion du sujet/verbe peut indiquer un niveau de langue familier ; la présence de la locution interrogative « est-ce que » permet de remplacer l’inversion du S/V et peut signifier un niveau de langue courant
- L’interrogative « est-ce que » permet de déduire que le niveau de langue est soutenu
- L’inversion du S/V peut être simple quand le sujet de la phrase interrogative directe est un pronom personnel ou le pronom « ce » ; elle est complexe quand le sujet de la phrase interrogative directe appartient à une autre classe grammaticale et nécessite une reprise pronominale (lui, elle, etc.)
- La nature des termes interrogatifs doit être correctement identifiée. Il peut s’agir d’un adverbe (quand, comment...), d’un pronom (où, quelle(s)...), d’un déterminant (quel(le)s, combien de), d’une conjonction de subordination (si).
- Attention : certains mots ont des formes qui appartiennent à plusieurs classes grammaticales.
Exemple d’interrogation directe :
- « Va-t-elle bien ? »
- « Sais-tu que tu es interrogative ? » (interrogation indirecte)
- « Sais-tu que tu es interrogative ? » (interrogation indirecte)
- « Sais-tu que tu es interrogative ? » (interrogation indirecte)