Symboles et concepts fondamentaux
1. Symboles de la moyenne et de l’écart-type
- Population : moyenne , écart-type (paramètres connus ou estimés).
- Échantillon : moyenne , écart-type (statistiques calculées sur l’échantillon).
À retenir : utiliser et pour la population, et pour un échantillon.
2. Les quatre étapes de l’inférence statistique
L’inférence statistique permet d’estimer les caractéristiques d’une population à partir d’un échantillon, en validant ou infirmant une hypothèse.
-
Énonciation de l’objectif de recherche ou hypothèse théorique
Formulation d’une hypothèse à partir d’une observation ou d’un questionnement. -
Choix du test statistique
Sélection du test adapté en fonction des données et des conditions d’application. -
Formulation des hypothèses
- Hypothèse nulle () : absence d’effet ou de différence.
- Hypothèse alternative () : présence d’un effet ou d’une différence.
-
Calcul de la p-valeur et décision
Rejet ou non de selon la p-valeur obtenue.
3. Exemple d’énonciation d’objectif de recherche
- Observation : certains patients atteints de trouble général d’anxiété (TGA) s’améliorent en racontant leur histoire de façon articulée.
- Question : « Le récit articulé joue-t-il un rôle thérapeutique dans la gestion de l’anxiété ? »
- Hypothèse théorique : « Un atelier d’écriture créative améliore les symptômes des patients atteints de TGA. »
4. Choix du test statistique
Trois grandes catégories de tests :
| Catégorie | Variables concernées | Hypothèses sur la distribution | Conditions principales |
|---|---|---|---|
| Tests paramétriques | Variables continues | Distribution connue (souvent normale) | Normalité de la distribution, homoscédasticité (variances égales) |
| Tests non paramétriques | Variables ordinales ou non normales | Pas d’hypothèse stricte sur la loi | Moins sensibles aux conditions de normalité |
| Tests chi-carré | Variables qualitatives (catégorielles) | Test d’indépendance ou d’ajustement | Effectifs suffisants dans chaque catégorie |
5. Tests paramétriques : conditions de validité
- Condition de normalité : la distribution d’échantillonnage doit être approximativement normale.
- Homoscédasticité : égalité des variances entre groupes comparés (pour tests sur moyennes indépendantes).
À retenir : le respect de ces conditions garantit la fiabilité des tests paramétriques. Sinon, préférer les tests non paramétriques.
Point clé :
L’inférence statistique repose sur la formulation claire d’hypothèses, le choix adapté du test statistique et l’interprétation rigoureuse de la p-valeur pour valider ou infirmer une hypothèse.
Les quatre étapes de l'inférence statistique
1. Étape 1 : Choix du test statistique
- Tests paramétriques : supposent une distribution spécifique (ex. loi normale), plus puissants mais nécessitent des conditions (normalité, homogénéité des variances).
- Tests non paramétriques : ne font aucune hypothèse sur la distribution, basés sur les propriétés numériques des échantillons, plus robustes mais moins puissants.
- Test du chi-carré : spécifique aux variables catégorielles.
| Type de test | Hypothèses sur la distribution | Données adaptées | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| Paramétrique | Oui (ex. normalité) | Variables continues | Plus puissant | Conditions strictes |
| Non paramétrique | Non | Variables discrètes ou continues | Plus robuste | Moins puissant |
| Chi-carré | Non | Variables catégorielles | Spécifique aux catégories | Limité aux données catégorielles |
2. Étape 2 : Formulation des hypothèses
- Hypothèse nulle (H0) : postule l'absence d'effet ou d'association (égalité ou absence de différence).
- Hypothèse alternative (H1) : ce que le chercheur souhaite démontrer (différence ou effet).
- Le test est réalisé en supposant H0 vraie.
- Objectif : décider de rejeter ou ne pas rejeter H0.
Ne pas rejeter H0 ne signifie pas qu'elle est vraie, mais qu'il n'y a pas suffisamment de preuves pour la rejeter.
3. Étape 3 : Interprétation du test
- Le résultat conduit à rejeter ou ne pas rejeter H0.
- Jamais d'acceptation formelle de H0.
- Le rejet de H0 suggère que H1 est plausible.
- Il existe toujours une probabilité d'erreur (faux positif ou faux négatif).
- Les conclusions sont probabilistes, jamais certaines.
4. Étape 4 : Caractéristiques fondamentales des hypothèses
- Les hypothèses concernent les populations, jamais les échantillons.
- H0 est toujours l'opposé de H1.
- H0 inclut une notion d'égalité ou d'absence d'effet significatif (parfois une différence selon le test).
5. Exemple de formulation d'hypothèses
Un psychologue étudie la mémoire autobiographique chez les adolescents avec trouble d’anxiété.
- H0 : La capacité en mémoire autobiographique des adolescents anxieux est inférieure ou égale à celle des adolescents sains.
- H1 : La capacité en mémoire autobiographique des adolescents anxieux est supérieure à celle des adolescents sains.
Énonciation de l'objectif de recherche
1. Hypothèses unilatérales vs bilatérales
Les hypothèses de recherche peuvent être formulées de deux manières selon la nature de l'effet attendu : unilatérale ou bilatérale. La distinction se fait en examinant l'hypothèse alternative (H1).
| Type d'hypothèse | Formulation de H1 | Sens de l'effet attendu |
|---|---|---|
| Unilatérale | Augmentation ou diminution uniquement | Effet dans une seule direction (ex : augmentation) |
| Bilatérale | Différence (augmentation ou diminution) | Effet dans les deux directions possibles |
2. Exemple d'application
-
Hypothèse unilatérale :
H1 postule que la capacité en mémoire autobiographique est plus grande chez les adolescents avec trouble d’anxiété. -
Hypothèse bilatérale possible :
- H0 : capacité égale dans les deux populations
- H1 : capacité différente (plus grande ou plus petite) chez les adolescents avec trouble d’anxiété.
3. Choix entre hypothèse unilatérale et bilatérale
-
Hypothèse unilatérale :
Justifiée uniquement si le chercheur dispose d’éléments solides (études antérieures, observations, cadre théorique) anticipant une augmentation ou une diminution précise. -
Hypothèse bilatérale :
Plus rigoureuse et recommandée en l’absence de preuves solides, car elle adopte une posture neutre sans présupposer la direction de l’effet.
À retenir : Utiliser une hypothèse bilatérale sauf si des preuves scientifiques solides justifient un effet dans une direction spécifique.
4. Illustration par un exemple concret
Un psychologue teste l’effet d’une nouvelle thérapie corporelle sur l’estime de soi des patients dépressifs.
-
Hypothèse unilatérale possible :
- H0 : la thérapie diminue ou ne modifie pas l’estime de soi
- H1 : la thérapie augmente l’estime de soi
-
Attention :
- Si l’estime de soi diminue significativement, ce résultat inattendu doit pouvoir être détecté.
- Une hypothèse unilatérale ne doit pas empêcher la détection d’un effet dans l’autre sens.
5. Synthèse
| Critère | Hypothèse unilatérale | Hypothèse bilatérale |
|---|---|---|
| Direction de l’effet | Une seule direction (augmentation ou diminution) | Deux directions possibles (différence) |
| Justification | Preuves solides ou cadre théorique | Absence de preuves solides |
| Rigueur | Moins rigoureuse si mal justifiée | Plus rigoureuse, posture neutre |
| Détection d’effet inattendu | Risque de ne pas détecter | Permet de détecter toute différence |
Choix du test statistique
1. Hypothèse unilatérale vs bilatérale
-
Hypothèse unilatérale : teste un effet dans une seule direction.
- Risque de biais car elle ignore l’effet possible dans l’autre sens.
- Peut ne pas détecter une diminution si on teste uniquement une augmentation.
-
Hypothèse bilatérale : teste un effet dans les deux directions.
- Plus prudente et complète.
- Permet de détecter une augmentation ou une diminution.
N’utiliser une hypothèse unilatérale seulement si des preuves solides justifient un effet dans une seule direction.
2. Décision à partir de la p-valeur
-
La p-valeur est la probabilité d’obtenir les données observées si l’hypothèse nulle est vraie.
-
Interprétation :
- p-valeur élevée → données compatibles avec → ne pas rejeter
- p-valeur faible → données peu compatibles avec → rejeter
-
Seuils classiques de décision :
Seuil (niveau de signification) Décision Rejeter (significatif) ou Rejet plus strict (très significatif) -
Par défaut, utiliser le seuil sauf indication contraire.
3. Rapport des résultats (normes APA)
-
Indiquer :
- la valeur du test
- la p-valeur exacte
- la décision : RH0 (rejeter ) ou NRH0 (ne pas rejeter )
-
Exemple de rapport :
- Test ; ; RH0
- Plus la p-valeur est faible, plus le rejet est significatif (ex. → très significatif).
Donner la p-valeur précise permet d’évaluer le degré de confiance dans le rejet de .
4. Distribution d’échantillonnage
- C’est la distribution des valeurs d’une statistique (ex. moyenne) obtenues à partir de nombreux échantillons d’une même population.
- Permet de prévoir les valeurs possibles d’une statistique sous l’hypothèse nulle.
- Dans ce cours, on se concentre sur la distribution d’échantillonnage de la moyenne (DEM), car la majorité des tests portent sur la moyenne.
La distribution d’échantillonnage est la base de l’inférence statistique.
Formulation des hypothèses nulle et alternative
1. Formulation des hypothèses nulle et alternative
En inférence statistique, la formulation des hypothèses est la première étape cruciale pour tester une affirmation sur un paramètre de population.
2. Hypothèse nulle ()
- Définition : L'hypothèse nulle représente l'affirmation de base ou le statut quo que l'on cherche à tester.
- Elle exprime généralement l'absence d'effet ou l'égalité d'un paramètre à une valeur donnée.
- Exemple : (la moyenne de la population est égale à une valeur ).
3. Hypothèse alternative ( ou )
- Définition : L'hypothèse alternative est la conclusion que l'on souhaite démontrer si les données fournissent suffisamment de preuves contre .
- Elle exprime une différence, un effet ou un changement par rapport à .
- Elle peut être formulée de trois façons selon la nature du test :
| Type de test | Forme de | Interprétation |
|---|---|---|
| Bilatéral | Le paramètre est différent de | |
| Unilatéral à droite | Le paramètre est supérieur à | |
| Unilatéral à gauche | Le paramètre est inférieur à |
4. Règles clés
- est toujours formulée avec un signe d'égalité (, , ).
- contient l'inégalité stricte (, , ).
- Le test statistique vise à rejeter en faveur de si les données sont suffisamment incompatibles avec .
- On ne prouve jamais , on ne fait que ne pas le rejeter.
À retenir : La formulation correcte de et est essentielle car elle détermine la nature du test statistique et l'interprétation des résultats.
Hypothèses unilatérales et bilatérales
1. Hypothèses unilatérales et bilatérales
Les tests d’hypothèses permettent de vérifier une affirmation sur une population à partir d’un échantillon. Selon la nature de l’hypothèse alternative, on distingue deux types principaux :
| Type d'hypothèse alternative | Définition | Forme mathématique | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Hypothèse bilatérale | Recherche une différence dans les deux sens (≠) | On teste si la moyenne est différente, sans préciser la direction | |
| Hypothèse unilatérale | Recherche une différence dans un seul sens (< ou >) | ou | On teste si la moyenne est plus grande ou plus petite que la valeur hypothétique |
2. Formulation des hypothèses
- Hypothèse nulle () : généralement, on suppose l'absence d'effet ou d'écart, par exemple .
- Hypothèse alternative () : elle exprime la différence attendue, soit bilatérale () soit unilatérale ( ou ).
3. Choix entre hypothèse unilatérale et bilatérale
| Critère | Hypothèse bilatérale | Hypothèse unilatérale |
|---|---|---|
| Quand l’utiliser ? | Pas d’idée précise sur la direction de l’effet | Direction de l’effet connue ou attendue |
| Zone critique | Deux queues de la distribution | Une seule queue de la distribution |
| Risque d’erreur de type I | Réparti sur les deux extrémités | Concentré sur une extrémité |
| Puissance du test | Moins puissante pour détecter un effet dans une direction | Plus puissante si l’effet est dans la direction prévue |
4. Représentation graphique
- Hypothèse bilatérale : la zone de rejet est répartie aux deux extrémités de la distribution de la statistique de test.
- Hypothèse unilatérale : la zone de rejet est concentrée à une extrémité (droite ou gauche) selon l’hypothèse.
5. Exemple de formulation
-
Bilatérale :
-
Unilatérale (supérieure) :
-
Unilatérale (inférieure) :
6. Rappel important
Le choix entre hypothèse unilatérale et bilatérale doit être fait avant l’analyse et justifié par la question de recherche.
7. Conséquences sur le calcul de la p-valeur
- Bilatérale : p-valeur = probabilité d’obtenir une statistique aussi extrême que celle observée dans une des deux directions.
- Unilatérale : p-valeur = probabilité d’obtenir une statistique aussi extrême que celle observée dans la direction spécifiée.
8. Synthèse
| Aspect | Hypothèse bilatérale | Hypothèse unilatérale |
|---|---|---|
| Direction testée | Les deux directions | Une seule direction |
| Forme de | ou | |
| Zone critique | Deux queues | Une queue |
| Puissance | Moins élevée | Plus élevée (si direction correcte) |
| Usage recommandé | Quand on ne sait pas la direction | Quand la direction est connue |
Cette distinction est fondamentale pour l’interprétation correcte des résultats des tests statistiques paramétriques.
Calcul de la p-valeur et décision
1. Étapes d’un test paramétrique
- Énoncer l’objectif de recherche ou l’hypothèse théorique.
- Choisir le test et vérifier ses conditions d’application.
- Formuler les hypothèses : nulle () et alternative ().
- Déterminer la distribution d’échantillonnage appropriée.
- Calculer la p-valeur et décider de rejeter ou non .
2. Exemple : comparaison de deux moyennes (population connue)
- Population générale :
- Distribution normale
- Moyenne
- Écart-type
- Échantillon de 15 personnes surdouées avec scores :
9, 10, 8, 12, 13, 11, 11, 14, 12, 11, 12, 15, 12, 10, 7
3. Formulation des hypothèses (test bilatéral)
| Hypothèse | Expression | Interprétation |
|---|---|---|
| Moyenne surdoués égale à la population générale | ||
| Moyenne surdoués différente de la population générale |
4. Distribution d’échantillonnage des moyennes (DEM)
- Moyenne de la DEM :
- Écart-type de la DEM (erreur standard) :
- Forme de la DEM : normale (car population normale).
5. Zones de rejet et de non-rejet de
- Zone de non-rejet : valeurs fréquentes/probables de la moyenne sous .
- Zone de rejet : valeurs très peu fréquentes/improbables sous .
- Niveau de signification : au total.
- Pour un test bilatéral :
- dans la queue gauche
- dans la queue droite
- Zone centrale de non-rejet : de la distribution.
6. Calcul des seuils de rejet avec la distribution
- Seuils critiques pour bilatéral :
- Seuils en termes de moyenne :
- Interprétation :
- Si la moyenne échantillonnale est dans , on ne rejette pas .
- Sinon, on rejette .
7. Calcul de la p-valeur et décision
- p-valeur : probabilité, sous , d’observer une statistique aussi extrême ou plus que celle obtenue.
- Décision :
- Si p-valeur , rejeter .
- Sinon, ne pas rejeter .
La p-valeur mesure la compatibilité des données avec : plus elle est faible, plus est improbable.
Distribution d'échantillonnage de la moyenne
1. Distribution d'échantillonnage de la moyenne (DEM)
La distribution d’échantillonnage de la moyenne (DEM) décrit la distribution des moyennes d’échantillons tirés d’une population.
2. Paramètres de la DEM
- Moyenne : (moyenne de la population)
- Écart-type : (écart-type de la population divisé par la racine carrée de la taille de l’échantillon)
3. Standardisation et distribution normale
- La DEM suit une distribution normale si la population est normale ou si est suffisamment grand (Théorème central limite).
- La variable standardisée est :
4. Zones de rejet pour un test bilatéral à 5 % de risque
| Zone | Proportion | Valeur critique | Seuil en moyenne |
|---|---|---|---|
| Zone de rejet gauche | 2,5 % (0,025) | ||
| Zone de non-rejet | 95 % | entre et | entre et |
| Zone de rejet droite | 2,5 % (0,025) |
5. Exemple de calcul des seuils
- ,
- Seuil inférieur :
- Seuil supérieur :
6. Interprétation de la zone de rejet
- Zone de non-rejet : → on ne rejette pas .
- Zone de rejet : ou → on rejette .
7. Décision statistique selon la moyenne observée
-
Moyenne dans la zone de non-rejet
- Pas de preuve suffisante pour rejeter
- Moyenne compatible avec la population générale
-
Moyenne dans la zone de rejet
- Rejet de
- Moyenne peu probable sous la DEM de la population générale
- Suggère une différence significative (hypothèse alternative )
8. Exemple d’application
- Moyenne observée :
- Calcul de la valeur :
- → dans la zone de rejet → rejet de
9. Hypothèses du test
10. Interprétation du rejet de
- Moyenne observée peu probable sous la DEM de la population générale
- Probable que la moyenne des surdoués appartienne à une autre DEM avec une moyenne différente
- Les deux populations ont des moyennes différentes
À retenir : La distribution d’échantillonnage de la moyenne permet de déterminer si une moyenne observée est compatible avec une hypothèse sur la moyenne de la population, en utilisant la normalisation et les seuils critiques issus de la loi normale standard.
Théorème central-limite et caractéristiques de la DEM
1. Théorème central-limite (TCL)
- Le TCL affirme que, pour un échantillon de taille suffisante, la distribution de la moyenne d’échantillon est approximativement normale, même si la population d’origine n’est pas normale.
- Cette approximation est meilleure lorsque la taille de l’échantillon est grande (souvent ).
- La moyenne de est égale à la moyenne de la population .
- L’écart-type de , appelé erreur standard, est où est l’écart-type de la population.
2. Caractéristiques de la distribution empirique des moyennes (DEM)
| Propriété | Description |
|---|---|
| Moyenne | Égale à la moyenne de la population : |
| Écart-type (Erreur standard) | |
| Forme | Approximativement normale (grâce au TCL) |
3. Calcul de la statistique de test
- mesure l’écart standardisé entre la moyenne observée et la moyenne hypothétique .
4. Interprétation de la p-valeur
- La p-valeur est la probabilité d’obtenir une moyenne d’échantillon aussi extrême ou plus extrême que celle observée, sous l’hypothèse nulle .
- Plus la p-valeur est petite, plus l’évidence contre est forte.
5. Cas des hypothèses unilatérales et bilatérales
| Type de test | p-valeur calculée à partir de la petite portion | Interprétation de la p-valeur |
|---|---|---|
| Unilatéral | p-valeur = petite portion (côté rejet) | Probabilité d’observer une moyenne ≥ ou ≤ selon le sens du test |
| Bilatéral | p-valeur = 2 × petite portion | Probabilité d’observer une moyenne ≥ $ |
- En test bilatéral, la zone de rejet est partagée en deux (ex : 0,025 de chaque côté pour un seuil global de 0,05).
6. Exemple synthétique
- Population : , ,
- Échantillon :
- Erreur standard :
- Statistique de test :
- Petite portion associée à : environ 0,0062
- Test bilatéral : p-valeur =
- Décision : rejeter , la moyenne des PDGs est différente de celle de la population générale.
7. Rapport selon les normes APA
- Exemple : ; (< 0,05) ; rejet de
La p-valeur correspond à la probabilité d’obtenir une moyenne d’échantillon aussi extrême que celle observée, sous l’hypothèse nulle. En test bilatéral, elle est égale au double de la petite portion d’une seule queue.
Condition de normalité pour les tests paramétriques
1. Conditions de normalité pour les tests paramétriques
Les tests paramétriques reposent sur l'hypothèse que la variable étudiée suit une distribution normale dans la population. Cette condition est essentielle pour garantir la validité des résultats.
2. Hypothèses classiques pour un test de moyenne
- H₀ (hypothèse nulle) : la moyenne de la population est égale à une valeur donnée .
- H₁ (hypothèse alternative) : la moyenne de la population est différente (bilatéral) ou inférieure/supérieure (unilatéral) à .
3. Exemple d’application : comparaison d’une moyenne d’échantillon à une population
| Paramètre | Valeur donnée |
|---|---|
| Moyenne population () | 2,95 |
| Écart-type population () | 0,53 |
| Taille échantillon () | 14 |
| Moyenne échantillon () | 3,25 |
| Erreur standard () | 0,14 |
| Statistique de test () | 2,14 |
| p-valeur (bilatéral) |
- Décision : → rejet de .
- Conclusion : la moyenne de l’échantillon est significativement différente de celle de la population.
4. Cas particulier : comparaison d’un score individuel à une population normale
- On compare un score individuel à une population normale de moyenne et écart-type .
- Hypothèses pour un test unilatéral (ex. QI) :
| Hypothèse | Formulation |
|---|---|
| (score normal) | |
| (score anormal) |
- Calcul du score z :
- Exemple : , ,
- Probabilité associée (petite portion) : 0,0485
- Décision : → rejet de , suggérant un retard mental.
À retenir : Les tests paramétriques nécessitent que la variable suive une distribution normale dans la population. La statistique de test est calculée à partir de la moyenne, de l’écart-type et de la taille de l’échantillon, et la décision repose sur la comparaison de la p-valeur à un seuil (souvent 0,05).
Vérification de la normalité avec petits échantillons
1. Vérification de la normalité avec petits échantillons
a) Test d'hypothèse pour un score individuel
-
Hypothèses :
- : le score appartient à une population avec moyenne (ex. ).
- : le score appartient à une population avec moyenne (test unilatéral à gauche).
-
Calcul du score z :
où est le score observé, la moyenne de la population, son écart-type.
-
Interprétation :
- Un score négatif indique une valeur inférieure à la moyenne.
- La probabilité associée à (p-value) permet de décider si on rejette .
- Exemple : correspond à environ 4 % des valeurs les plus faibles.
-
Conclusion :
- Si (ex. 0,05), on rejette et suggère que le score est significativement bas.
- Sinon, on ne rejette pas .
À retenir : Le test z permet de vérifier si un score individuel est significativement différent de la moyenne d'une population normale connue.
b) Test de comparaison de moyennes avec écart-type inconnu
-
Contexte : Moyenne de la population connue, mais écart-type inconnu.
-
Distribution d’échantillonnage de la moyenne (DEM) :
- Moyenne : (moyenne de la population).
- Écart-type (erreur standard) estimé par : où est l’écart-type corrigé de l’échantillon, la taille de l’échantillon.
-
Distribution utilisée : loi de Student avec degrés de liberté.
-
Caractéristiques de la loi de Student :
Propriété Description Forme Symétrique, en cloche, similaire à la normale Dépendance Varie selon les degrés de liberté () (nombre d’observations moins 1) Effet des Pour , distribution plus aplatie que la normale Limite Pour , tend vers la loi normale -
Utilisation :
- Pour petits échantillons, on utilise la statistique :
- On compare à la valeur critique de la loi avec degrés de liberté.
À retenir : Quand l'écart-type de la population est inconnu et l'échantillon petit, on utilise la loi de Student pour tester la moyenne.
c) Synthèse des tests pour petits échantillons
| Situation | Statistique utilisée | Distribution sous | Paramètres clés |
|---|---|---|---|
| Écart-type connu, population normale | Loi normale | Moyenne , écart-type | |
| Écart-type inconnu, petit échantillon | Loi de Student | , écart-type échantillon |
- Prudence : La loi suppose que la population est approximativement normale.
- Degrés de liberté influencent la forme de la distribution et donc la valeur critique.
À retenir : La vérification de la normalité et le choix de la loi (normale ou ) sont essentiels pour des tests fiables avec petits échantillons.
Introduction aux tests paramétriques
1. Tests paramétriques : principes et exemple
Les tests paramétriques reposent sur des hypothèses concernant la distribution des données, souvent la normalité. Ils permettent d’inférer des propriétés sur la population à partir d’un échantillon.
2. Loi de Student et distribution t
- La distribution t de Student est utilisée lorsque l’écart-type de la population est inconnu et estimé par celui de l’échantillon.
- Pour un échantillon de taille , la loi t dépend des degrés de liberté : .
- À partir d’environ 30 degrés de liberté, la loi t est quasi identique à la loi normale.
3. Exemple : test unilatéral sur le temps de réaction
a) Contexte
- Population de référence (adultes nés à terme) : temps de réaction moyen seconde, écart-type inconnu.
- Échantillon : adultes nés prématurément.
- Hypothèse : les prématurés ont un temps de réaction plus long.
b) Hypothèses
| Hypothèse nulle | Hypothèse alternative |
|---|---|
Test unilatéral à droite : la zone de rejet est sur les valeurs supérieures.
c) Données de l’échantillon
- Moyenne :
- Écart-type non corrigé :
- Écart-type corrigé :
d) Distribution d’échantillonnage sous
- Moyenne de la distribution :
- Erreur standard :
- Distribution : loi t de Student avec
Remarque : on utilise de l’échantillon prématuré pour estimer l’écart-type de la population à terme, car sous les deux populations sont supposées identiques.
4. Synthèse
| Élément | Valeur / Description |
|---|---|
| Taille de l’échantillon | 20 |
| Degrés de liberté | |
| Moyenne sous | |
| Erreur standard | |
| Loi de la statistique de test | de Student avec 19 degrés de liberté |
| Zone de rejet | Côté droit (valeurs supérieures à la moyenne) |
À retenir : Lorsque l’écart-type de la population est inconnu, on utilise la loi t de Student avec degrés de liberté pour construire la distribution d’échantillonnage de la moyenne.
Comparaison d'une moyenne à une population connue
1. Test t pour comparaison d'une moyenne à une population connue
a) Hypothèses
- H₀ : (la moyenne de la population est inférieure ou égale à la moyenne connue)
- H₁ : (la moyenne de la population est supérieure à la moyenne connue)
Test unilatéral à droite, seuil de rejet .
b) Calculs clés
- Moyenne de l’échantillon :
- Écart-type corrigé (échantillon) :
- Erreur standard :
- Statistique t :
- Degrés de liberté :
c) Décision
- Trouver la valeur critique dans la table de Student.
- Comparer calculé à :
- Si , rejeter .
- Sinon, ne pas rejeter .
d) Particularités
- La table t ne donne pas la p-valeur exacte, seulement une estimation (p > ou < 0,05).
- Pour une p-valeur précise, utiliser un logiciel ou un calcul intégral.
- En licence, on se limite à indiquer si p > 0,05 ou p < 0,05.
2. Exemple résumé (Exercice 2.1)
| Étape | Valeur / Résultat |
|---|---|
| 15 | |
| 4,23 | |
| 1,63 | |
| 14 | |
| (0,05) | 1,76 |
| Décision | → ne pas rejeter |
| Interprétation | Pas de preuve que le stress augmente le désir d’être apprécié |
| Rapport APA |
À retenir : Le test t permet de comparer la moyenne d’un échantillon à une moyenne population connue quand l’écart-type population est inconnu, en utilisant la statistique t de Student avec degrés de liberté. On rejette si la statistique t calculée dépasse la valeur critique à un seuil donné.
Distribution d'échantillonnage des différences entre moyennes
1. Distribution d'échantillonnage des différences entre moyennes
a) Hypothèses pour un test unilatéral à droite
- Hypothèse nulle :
- Hypothèse alternative :
b) Calculs essentiels
- Moyenne de l’échantillon :
- Écart-type corrigé :
- Degrés de liberté :
- Seuil de signification :
- Valeur critique :
- Statistique de test observée :
c) Décision du test
- Comme , on ne rejette pas .
- Conclusion : les résultats ne permettent pas de conclure que la moyenne est supérieure à 12,7.
d) Rapport APA type
2. Intervalle de confiance (IC) pour la moyenne quand et sont inconnus
- L’IC est un ensemble de valeurs plausibles pour la vraie moyenne de la population .
- Basé sur la distribution d’échantillonnage de la moyenne (DEM) :
- Moyenne de la DEM : (vraie moyenne inconnue)
- Écart-type de la DEM (erreur standard) : (estimé par )
- La DEM suit une distribution normale ou une loi de Student (si inconnue).
a) Construction de l’intervalle de confiance à 95%
- Centré sur la moyenne observée
- Bornes calculées par :
- Où est la valeur critique de la loi de Student à degrés de liberté pour un risque (ex. 2,5% de chaque côté pour un IC bilatéral 95%).
b) Interprétation
- On estime que la vraie moyenne se trouve avec 95% de confiance entre et .
- L’intervalle est bilatéral, couvrant la zone centrale de la distribution d’échantillonnage.
L’intervalle de confiance permet d’encadrer la moyenne inconnue de la population à partir de la moyenne de l’échantillon, en tenant compte de la variabilité de l’échantillon et du niveau de confiance choisi.
Condition d'homogénéité des variances
1. Condition d'homogénéité des variances
L'homogénéité des variances est une condition essentielle pour comparer les moyennes de deux populations à partir d'échantillons. Elle signifie que les variances des deux populations sont égales, c’est-à-dire :
Cette condition permet d'utiliser des tests statistiques paramétriques classiques (ex. : test t de Student pour échantillons indépendants avec variances supposées égales).
2. Pourquoi vérifier l'homogénéité des variances ?
- Si les variances sont égales, on peut appliquer le test t classique avec une variance commune estimée.
- Si les variances sont inégales, il faut utiliser une version adaptée du test t (test de Welch) ou des méthodes non paramétriques.
3. Tests pour vérifier l'homogénéité des variances
| Test | Principe | Hypothèses |
|---|---|---|
| Test de Levene | Compare la dispersion des groupes | : variances égales |
| Test de Bartlett | Test basé sur le rapport des variances | : variances égales |
| Test de Brown-Forsythe | Variante robuste du test de Levene | : variances égales |
Le choix du test dépend de la normalité des données : Levene est plus robuste aux écarts de normalité.
4. Conséquences en cas d'hétérogénéité
- Violation de l'homogénéité des variances entraîne un risque accru d'erreur de type I ou II si on utilise un test t classique.
- On privilégie alors :
- Le test de Welch (t-test avec variances inégales)
- Des tests non paramétriques (ex. : test de Mann-Whitney)
5. Résumé pratique
| Situation | Test à utiliser |
|---|---|
| Variances homogènes (test Levene non rejeté) | Test t de Student classique |
| Variances hétérogènes (test Levene rejeté) | Test de Welch ou test non paramétrique |
À retenir :
La condition d'homogénéité des variances est indispensable pour appliquer correctement le test t classique. Sa vérification préalable garantit la validité des conclusions sur la comparaison des moyennes.
Test t pour deux échantillons indépendants
1. Types de mesures pour deux échantillons
-
Mesures indépendantes : les deux groupes sont composés de sujets différents, sans lien entre eux.
Exemple : comparer un groupe d’adultes à un groupe d’adolescents sur une variable (habitudes alimentaires). -
Mesures dépendantes : les mesures sont liées, soit parce que ce sont les mêmes sujets mesurés deux fois (avant/après, matin/soir), soit parce que les sujets différents partagent un lien naturel (famille, environnement commun).
À retenir :
- Indépendant = pas de lien entre mesures.
- Dépendant = lien entre mesures (mêmes sujets ou sujets liés).
- Une dépendance cachée peut exister même avec des sujets différents.
2. Conditions pour utiliser un test paramétrique sur deux moyennes
-
Normalité : chaque population doit suivre une distribution normale.
- Si non respectée, on ne vérifie pas l’homoscédasticité.
-
Homogénéité des variances (homoscédasticité) : les variances des deux populations doivent être égales.
- Obligatoire pour les groupes indépendants.
- Si variances inégales, utiliser un test non paramétrique.
3. Vérification de l’homoscédasticité : test F
-
Calcul du rapport des variances :
-
Interprétation :
- Si variances égales →
- Si variances différentes → s’éloigne de 1
-
Le rapport suit la loi de Fisher-Snedecor.
À retenir :
Avant de comparer deux moyennes par un test paramétrique, il faut vérifier la normalité et, pour groupes indépendants, l’égalité des variances via le test F.
4. Synthèse des critères pour le test t à deux échantillons indépendants
| Condition | Description | Conséquence si non respectée |
|---|---|---|
| Normalité | Chaque population suit une loi normale | Test paramétrique non valide |
| Homoscédasticité | Variances égales entre les deux groupes | Utiliser test non paramétrique |
| Indépendance des échantillons | Pas de lien entre les sujets des deux groupes | Test t indépendant applicable |
Idée clé :
Le test t pour deux échantillons indépendants nécessite des groupes sans lien, des populations normales et des variances égales (homoscédasticité) pour être valide.
Comparaison de deux groupes avec mesures dépendantes
1. Test F pour l’égalité des variances (homoscédasticité)
Le test F compare les variances de deux groupes pour vérifier si elles sont égales, condition nécessaire avant d’appliquer certains tests (ex. test t pour échantillons indépendants).
2. Forme de la loi F
- Dépend de deux degrés de liberté :
- pour le numérateur
- pour le dénominateur
- La courbe peut être :
- très asymétrique
- plus ou moins étalée ou pointue
- Chaque couple définit une courbe différente.
3. Hypothèses du test F
| Hypothèse nulle | Hypothèse alternative |
|---|---|
| (variances égales) | (variances différentes) |
4. Calcul du test F
- et : variances corrigées des deux groupes
- Toujours placer la plus grande variance au numérateur pour que .
5. Décision statistique
- Test bilatéral : on rejette si est dans les extrêmes de la distribution F (petite portion < 0,025 à gauche ou à droite).
- Valeur critique obtenue dans la table F selon :
- Niveau (pour chaque extrémité)
- Degrés de liberté numérateur :
- Degrés de liberté dénominateur :
Règles :
- Si , variances similaires → on garde
- Si trop grand ou trop petit → variances différentes → on rejette
6. Exemple résumé
- Groupe 1 (méthode traditionnelle) : , variance corrigée
- Groupe 2 (méthode multimédia) : , variance corrigée
- Calcul :
- Degrés de liberté : ,
- Valeur critique (table F, )
- Décision : → on ne rejette pas , variances considérées égales.
À retenir : Le test F vérifie l’égalité des variances en comparant leur rapport à une loi F définie par les degrés de liberté. Si est proche de 1, on considère les variances égales et on peut utiliser des tests paramétriques classiques.
Création de l'échantillon des différences
1. Distribution d’échantillonnage des différences entre moyennes
Pour comparer deux moyennes et , on construit la distribution d’échantillonnage des différences à partir des deux distributions d’échantillonnage (DEM) des populations.
| Population | Centre de la DEM | Écart-type (erreur standard) |
|---|---|---|
| 1 | ||
| 2 |
a) Propriétés de la DEM des différences
- Forme : Si les mesures sont indépendantes et chaque population est normale, la DEM « Différence » est normale.
- Moyenne : . Sous , .
- Écart-type (si homoscédasticité respectée) :
b) Conditions nécessaires
| Condition | Description |
|---|---|
| Normalité | Les deux populations doivent être normales. |
| Homoscédasticité | Les variances des populations doivent être égales. |
Idée clé : On combine les deux DEMs pour obtenir la distribution des différences, centrée sur 0 sous , avec un écart-type égal à la racine de la somme des variances des erreurs standards.
2. Test t pour la différence entre deux moyennes
Pour tester si la différence observée entre deux moyennes est significative, on utilise le test t de Student.
a) Formule du score t
- : différence observée entre les moyennes.
- : différence attendue sous (égalité des moyennes).
- : erreur standard de la différence.
b) Interprétation
- Si (valeur critique de la table t), on rejette .
- Sinon, on ne rejette pas .
Cela permet de conclure si la différence observée est statistiquement significative.
c) Degrés de liberté
Pour deux échantillons indépendants :
Ces degrés de liberté déterminent la ligne à utiliser dans la table t.
Idée clé : On transforme la différence entre moyennes en un score t, puis on le compare à une valeur critique pour décider de la significativité.
Distribution d'échantillonnage des différences pour mesures dépendantes
1. Mesures dépendantes : définition et contexte
- Mesures dépendantes : valeurs des deux échantillons liées entre elles.
- Deux cas :
- Même sujet mesuré deux fois (ex. avant/après).
- Sujets différents mais liés (ex. membres d’une même famille, jumeaux).
- Les échantillons ne sont pas indépendants.
2. Terminologie équivalente
| Terme | Signification |
|---|---|
| Échantillons dépendants | Mesures liées entre deux groupes |
| Échantillons appariés | Synonyme d’échantillons dépendants |
| Échantillons liés | Synonyme d’échantillons dépendants |
3. Hypothèses pour test t sur mesures dépendantes
- Test paramétrique possible si condition de normalité respectée.
- Hypothèses bilatérales :
4. Idée clé
Les mesures dépendantes permettent d’évaluer si la différence observée entre deux conditions est due au hasard ou reflète une différence réelle, en tenant compte de la liaison entre les observations.
5. Distribution d’échantillonnage des différences
- On calcule la différence individuelle pour chaque paire de mesures dépendantes.
- La distribution d’échantillonnage porte sur ces différences.
- La moyenne des différences est notée .
- L’écart-type des différences est noté .
- L’erreur standard de la moyenne des différences est :
avec le nombre de paires.
6. Test t pour mesures dépendantes
- Le score t s’écrit :
- est la différence moyenne sous l’hypothèse nulle (souvent 0).
- Les degrés de liberté sont :
- On compare la valeur calculée de à la valeur critique de la loi de Student à degrés de liberté.
7. Résumé des étapes pour un test t dépendant
- Calculer les différences individuelles .
- Calculer la moyenne et l’écart-type des différences.
- Calculer l’erreur standard .
- Calculer le score t : .
- Déterminer les degrés de liberté .
- Comparer à la valeur critique pour décider de rejeter ou non .
8. Conditions d’application
- Les différences doivent suivre une distribution normale (condition de normalité).
- Les mesures sont appariées ou dépendantes.
- Le test est plus puissant que le test pour échantillons indépendants car il contrôle la variabilité inter-sujets.
Le test t pour mesures dépendantes permet de détecter une différence significative entre deux conditions liées en analysant la distribution des différences individuelles.
Tests non paramétriques : généralités
1. Tests non paramétriques : généralités
Les tests non paramétriques sont utilisés lorsque les conditions des tests paramétriques (notamment la normalité des données) ne sont pas respectées. Ils ne reposent pas sur des hypothèses fortes concernant la distribution des populations.
2. Mesures dépendantes et tests associés
- Mesures dépendantes : les observations des deux groupes sont liées (ex. mêmes sujets mesurés deux fois).
- Problème : la formule classique de l'erreur standard de la différence entre deux moyennes ne s'applique pas car les données sont corrélées.
- Solution : créer un échantillon des différences individuelles pour chaque sujet .
| Sujet | Échantillon 1 () | Échantillon 2 () | Différence () = |
|---|---|---|---|
| 1 | |||
| 2 | |||
| ... | ... | ... | ... |
- On obtient un échantillon unique des différences sur lequel on applique un test.
3. Statistiques clés sur l’échantillon des différences
- Moyenne des différences :
- Écart-type corrigé des différences :
Attention : est la moyenne des différences individuelles, pas la différence entre les moyennes globales.
4. Hypothèses du test t apparié (bilatéral)
- (la moyenne des différences est nulle)
- (la moyenne des différences est différente de zéro)
On teste si la moyenne des différences dans la population est nulle, ce qui équivaut à tester l'égalité des moyennes des deux groupes liés.
5. Pourquoi cette méthode est nécessaire
- Pour deux variables dépendantes, la covariance n’est pas nulle ().
- La variance de la différence ne s’obtient pas par la simple somme des variances.
- En créant l’échantillon des différences, on neutralise la dépendance et on peut appliquer un test sur une seule moyenne.
6. Cas de normalité
- Si la normalité est respectée pour les différences, on peut utiliser la distribution d’échantillonnage des moyennes des différences pour effectuer un test t apparié.
- Sinon, on privilégie un test non paramétrique adapté (ex. test de Wilcoxon).
À retenir : Pour des mesures dépendantes, on ne compare pas directement deux moyennes, mais on crée un échantillon des différences individuelles et on applique un test sur cette nouvelle variable.
Test de Wilcoxon pour un échantillon
1. Test de Wilcoxon pour un échantillon
Le test de Wilcoxon est une alternative non paramétrique au test t apparié, utilisée lorsque la normalité des différences n’est pas assurée.
2. Principes clés
- Travail sur les différences individuelles entre deux mesures appariées.
- Hypothèse nulle (H₀) : la médiane des différences est nulle (pas de changement).
- Hypothèse alternative (H₁) : la médiane des différences est différente de zéro (bilatéral) ou orientée (unilatéral).
- Ne nécessite pas la normalité des différences, contrairement au test t apparié.
3. Conditions d’application
| Condition | Test t apparié | Test de Wilcoxon |
|---|---|---|
| Type de données | Quantitatives continues | Ordinales ou quantitatives non normales |
| Normalité des différences | Requise | Non requise |
| Taille d’échantillon | n ≥ 30 recommandé | Peut être utilisé même pour petits échantillons |
| Hypothèse sur la moyenne | Moyenne des différences = 0 | Médiane des différences = 0 |
4. Calcul du test de Wilcoxon
- Calculer les différences pour chaque paire.
- Supprimer les différences nulles (différences égales à 0).
- Classer les valeurs absolues par ordre croissant, en attribuant des rangs.
- Attribuer un signe (+ ou -) à chaque rang selon le signe de .
- Calculer la statistique de test : somme des rangs positifs ou négatifs (selon l’hypothèse).
- Comparer à la distribution critique de Wilcoxon (table ou approximation normale si grand).
5. Décision statistique
- Si est inférieur ou supérieur à la valeur critique (selon le test unilatéral ou bilatéral), on rejette .
- Sinon, on ne rejette pas .
6. Résumé
Le test de Wilcoxon permet de tester si la médiane des différences entre deux mesures appariées est nulle, sans supposer la normalité des différences.
7. À retenir
- Utiliser le test t apparié si les différences sont normales.
- Utiliser le test de Wilcoxon si la normalité est douteuse ou pour des données ordinales.
- Le test de Wilcoxon est basé sur les rangs des différences, pas sur leurs valeurs brutes.
- La statistique suit une distribution exacte pour petits échantillons, ou une approximation normale pour grands échantillons.
Test de Mann-Whitney-Wilcoxon pour deux échantillons indépendants
1. Test de Mann-Whitney-Wilcoxon pour deux échantillons indépendants
Le test de Mann-Whitney-Wilcoxon est un test non paramétrique utilisé pour comparer deux échantillons indépendants lorsque les conditions des tests paramétriques (normalité, égalité des variances) ne sont pas remplies.
2. Objectif
- Tester si deux populations indépendantes ont des distributions différentes, notamment en termes de position (médiane).
- Alternative au test t pour échantillons indépendants lorsque la normalité n’est pas assurée.
3. Hypothèses
- H0 (hypothèse nulle) : Les deux populations ont la même distribution.
- H1 (hypothèse alternative) : Les distributions diffèrent (test bilatéral) ou une population a tendance à avoir des valeurs plus grandes (test unilatéral).
4. Conditions d’application
| Condition | Test paramétrique (t) | Test non paramétrique (Mann-Whitney) |
|---|---|---|
| Normalité des données | Requise | Non requise |
| Homoscédasticité (variances égales) | Souvent requise | Non requise |
| Type de données | Quantitatives continues | Ordinales ou quantitatives non normales |
| Taille des échantillons | Moyen à grand | Petit ou moyen |
5. Principe du test
- Ranger toutes les observations des deux échantillons ensemble par ordre croissant.
- Attribuer des rangs à chaque observation (en cas d’égalité, attribuer le rang moyen).
- Calculer la somme des rangs pour chaque échantillon, notée et .
- La statistique de test est basée sur ces sommes de rangs.
6. Statistique de test
Pour un échantillon de taille et un autre de taille :
- Calculer la somme des rangs du premier échantillon.
- La statistique est définie par :
- est calculé de même pour le second échantillon.
- La statistique finale est .
7. Décision
- Pour des petits échantillons, comparer à la table critique de Mann-Whitney.
- Pour des grands échantillons, la statistique suit approximativement une loi normale avec :
- Calculer la statistique normalisée :
- Rejeter si est supérieur à la valeur critique de la loi normale standard.
8. Avantages du test de Mann-Whitney-Wilcoxon
- Ne nécessite pas la normalité des données.
- Robuste aux valeurs aberrantes.
- Peut être utilisé avec des données ordinales.
- Adapté aux petits échantillons.
À retenir : Le test de Mann-Whitney-Wilcoxon compare les rangs des deux échantillons indépendants pour détecter une différence de distribution sans supposer la normalité.
9. Exemple synthétique
- Échantillon 1 : , échantillon 2 : .
- On classe toutes les observations ensemble, on attribue les rangs, puis on calcule .
- Calcul de , , puis .
- Comparaison à la table ou calcul de pour conclure.
10. Résumé rapide
| Étape | Description |
|---|---|
| 1. Hypothèses | : mêmes distributions |
| 2. Données | Deux échantillons indépendants |
| 3. Classement | Rangs des observations combinées |
| 4. Calcul de | |
| 5. Décision | Comparaison à la table ou test normal |
| 6. Conclusion | Rejet ou non de selon -valeur |
Cette méthode est essentielle pour analyser des données non normales ou ordinales dans des situations à deux groupes indépendants.
Test des rangs de Wilcoxon pour mesures dépendantes
1. Test des rangs de Wilcoxon pour mesures dépendantes
Le test des rangs de Wilcoxon est une alternative non paramétrique au test t apparié, utilisée lorsque les données sont dépendantes (ex. mesures avant/après) et que la normalité n’est pas respectée.
a) Contexte d’utilisation
- Données appariées : mêmes sujets mesurés deux fois (avant/après, conditions liées).
- Paramètres inconnus : pas de supposition sur la distribution normale.
- Échantillon souvent petit (n < 30).
- Hypothèse nulle : la médiane des différences entre paires est nulle.
b) Principe du test
- On calcule les différences entre les deux mesures pour chaque individu.
- On élimine les différences nulles.
- On classe les valeurs absolues des différences par ordre croissant, en attribuant des rangs.
- On somme les rangs des différences positives et négatives.
- La statistique de test est basée sur la plus petite de ces deux sommes.
c) Hypothèses
| Hypothèse nulle | Hypothèse alternative |
|---|---|
| La médiane des différences est nulle (pas de changement) | La médiane des différences est différente de zéro (changement significatif) |
d) Conditions d’application
- Données appariées et mesurées sur une échelle au moins ordinale.
- Différences indépendantes.
- Distribution des différences non normale ou échantillon trop petit pour vérifier la normalité.
e) Décision
- Si la normalité est respectée → test t apparié (paramétrique).
- Sinon → test des rangs de Wilcoxon (non paramétrique).
f) Résumé du choix du test selon le contexte
| Situation | Normalité respectée | Normalité non respectée |
|---|---|---|
| Deux populations indépendantes | Test t indépendant | Test de Mann-Whitney-Wilcoxon |
| Deux populations dépendantes | Test t apparié | Test des rangs de Wilcoxon |
À retenir : Le test des rangs de Wilcoxon est la méthode robuste pour comparer deux mesures dépendantes quand la normalité n’est pas assurée, en utilisant les rangs des différences plutôt que les valeurs brutes.
g) Exemple d’application
- Taille de l’échantillon : 15 élèves.
- Distribution des différences non symétrique → normalité non respectée.
- Hypothèse nulle bilatérale : la médiane des différences est nulle.
- Utilisation du test de Wilcoxon pour valider ou rejeter .
2. Points clés
- Le test de Wilcoxon ne nécessite pas la normalité.
- Il est basé sur les rangs des différences, pas sur les valeurs elles-mêmes.
- Convient aux petits échantillons.
- Alternative robuste au test t apparié.
Distribution chi-carré
1. Test de Wilcoxon pour un échantillon (distribution chi-carré)
Le test de Wilcoxon est utilisé pour comparer la médiane d’un échantillon à une valeur de référence, sans supposer la normalité de la distribution.
2. Étapes clés du test de Wilcoxon
-
Hypothèses
- : La médiane de l’échantillon est égale à la médiane de référence.
- : La médiane de l’échantillon est différente (test bilatéral).
-
Calcul des différences
- Calculer la différence entre chaque observation et la médiane de référence.
-
Classement des différences
- Classer les différences selon leur valeur absolue, du plus petit au plus grand, et attribuer des rangs.
-
Séparation des rangs selon le signe
- : somme des rangs des différences positives.
- : somme des rangs des différences négatives.
-
Statistique du test
- La statistique est la plus petite des deux sommes : .
-
Décision statistique
- Comparer à la valeur critique issue de la table de Wilcoxon (selon et le niveau de signification).
- Si la valeur critique est supérieure à , on rejette .
- Sinon, on ne rejette pas .
3. Exemple résumé
- Médiane de référence : 180
- Calcul des et →
- Valeur critique (table Wilcoxon) : 25
- Comme , on rejette .
- Conclusion : la médiane de l’échantillon est différente de 180.
4. Notation APA pour le test de Wilcoxon
rejet de .
5. Cas pratique : taux de sérotonine chez sujets dépressifs
| Données observées (μg/l) | 145 | 151 | 154 | 156 | 159 | 180 | 220 | 250 | 260 |
|---|
-
Population générale :
- Moyenne = 200 μg/l
- Médiane = 185 μg/l
-
Taille de l’échantillon : (petit)
-
Distribution non normale supposée
-
Test choisi : test de Wilcoxon pour un échantillon
6. Hypothèses pour l’exercice
- : Médiane des sujets dépressifs = 185 μg/l
- : Médiane des sujets dépressifs ≠ 185 μg/l (test bilatéral)
Le test de Wilcoxon est adapté pour comparer une médiane d’échantillon à une valeur de référence sans supposer la normalité, en utilisant la somme des rangs des différences signées.
Conditions de Cochran et test chi-carré
1. Conditions de Cochran
Les conditions de Cochran sont des critères à vérifier pour appliquer correctement le test du chi-carré dans l’analyse de tableaux de contingence. Elles garantissent la validité de l’approximation de la loi du chi-carré.
a) Conditions principales à respecter
| Condition | Description | Remarque |
|---|---|---|
| Taille des effectifs | Chaque effectif théorique doit être ≥ 5 | Sinon, le test peut être biaisé |
| Nombre de cases | Pas trop de cases avec effectifs théoriques < 5 | Au maximum 20% des cases |
| Indépendance des observations | Les observations doivent être indépendantes | Condition fondamentale |
À retenir : Le test du chi-carré est valide si au moins 80% des effectifs théoriques sont ≥ 5 et aucun n’est < 1.
2. Test du chi-carré (χ²)
Le test du chi-carré permet de tester l’indépendance entre deux variables qualitatives dans un tableau de contingence.
a) Statistique du test
- : effectif observé dans la case
- : effectif théorique attendu sous l’hypothèse d’indépendance
- : nombre de lignes, : nombre de colonnes
b) Calcul des effectifs théoriques
- : total ligne
- : total colonne
- : effectif total
c) Degrés de liberté
d) Décision statistique
- Choisir un seuil (ex. 0,05)
- Trouver la valeur critique dans la table du chi-carré
- Règle :
- Si → rejet de (variables dépendantes)
- Sinon → non-rejet de (variables indépendantes)
3. Résumé des étapes du test chi-carré
- Vérifier les conditions de Cochran (effectifs théoriques ≥ 5)
- Calculer les effectifs théoriques
- Calculer la statistique
- Déterminer les degrés de liberté
- Comparer à la valeur critique
- Prendre la décision statistique
À retenir : Le test du chi-carré est un test d’indépendance pour variables qualitatives, valide uniquement si les conditions de Cochran sont respectées.
Test chi-carré d'ajustement
1. Test chi-carré d'ajustement
Le test chi-carré d'ajustement permet de vérifier si une distribution observée s'ajuste à une distribution théorique donnée.
a) Hypothèses du test
- H₀ (hypothèse nulle) : la distribution observée suit la distribution théorique.
- H₁ (hypothèse alternative) : la distribution observée ne suit pas la distribution théorique.
b) Conditions d'application
- Les données sont des effectifs observés répartis en catégories.
- Les effectifs théoriques doivent être suffisamment grands (en général, chaque effectif théorique ).
- Les observations sont indépendantes.
c) Statistique de test
La statistique du test est :
- : effectif observé dans la catégorie .
- : effectif attendu dans la catégorie selon la distribution théorique.
d) Degrés de liberté
- : nombre de catégories.
- : nombre de paramètres estimés dans la distribution théorique.
e) Décision statistique
- On compare la valeur calculée à la valeur critique issue de la table du chi-carré pour un seuil de signification .
- Règle :
- Si , on rejette H₀ (la distribution observée ne suit pas la distribution théorique).
- Sinon, on ne rejette pas H₀.
À retenir : Le test chi-carré d'ajustement mesure l'écart entre les effectifs observés et attendus pour vérifier la conformité à une distribution théorique.
Test chi-carré d'indépendance
1. Test chi-carré d'indépendance
Le test chi-carré d'indépendance permet de vérifier si deux variables qualitatives sont indépendantes dans une population.
2. Hypothèses
- Hypothèse nulle : les deux variables sont indépendantes (pas d'association).
- Hypothèse alternative : les deux variables sont dépendantes (association existe).
3. Données et tableau de contingence
On dispose d'un tableau à double entrée (contingence) avec :
| Modalités de la variable 1 \ Modalités de la variable 2 | ... | Total ligne | |||
|---|---|---|---|---|---|
| ... | |||||
| ... | |||||
| ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| ... | |||||
| Total colonne | ... |
- : effectif observé dans la case
- : total de la ligne
- : total de la colonne
- : effectif total
4. Statistique du test
La statistique du test est :
avec
le nombre attendu sous (indépendance).
5. Degré de liberté
6. Décision statistique
- On compare à la valeur critique de la loi du avec degrés de liberté au seuil .
- Si , on rejette (variables dépendantes).
- Sinon, on ne rejette pas (variables indépendantes).
7. Conditions d'application
- Effectifs théoriques dans au moins 80% des cases.
- Sinon, utiliser un test exact (ex : test exact de Fisher).
À retenir : Le test chi-carré d'indépendance compare les effectifs observés aux effectifs attendus sous indépendance pour détecter une association entre deux variables qualitatives.
Corrélation et régression : introduction
1. Corrélation et régression : introduction
a) Test non paramétrique des rangs de Wilcoxon pour échantillons appariés
- Utilisation : lorsque les paramètres de la population sont inconnus et que la condition de normalité n’est pas respectée, empêchant l’usage d’un test paramétrique (ex. test t apparié).
- Contexte : mesures répétées sur les mêmes sujets (données dépendantes).
- Exemple : fréquence d’un comportement répétitif (lavage des mains) mesurée avant et après une thérapie chez des patients atteints de TOC.
b) Vérification de la normalité
- Condition de normalité testée sur les deux séries (avant/après).
- Asymétrie observée dans les boîtes à moustaches, surtout après thérapie.
- Taille d’échantillon petite → normalité non respectée.
- Test paramétrique non applicable → choix du test de Wilcoxon.
c) Principe du test de Wilcoxon apparié
- Analyse basée sur les scores de différence :
- Interprétation :
- → diminution du comportement
- → augmentation du comportement
- Test basé sur la médiane des différences.
d) Hypothèses du test (unilatéral)
| Hypothèse nulle | Hypothèse alternative |
|---|---|
| Médiane des différences (pas de diminution) | Médiane des différences (diminution) |
- Confirmation de → effet significatif de la thérapie (réduction du comportement).
e) Calcul du test de Wilcoxon apparié
- Calculer les différences pour chaque sujet.
- Prendre la valeur absolue .
- Classer ces valeurs absolues par ordre croissant.
- Attribuer à chaque valeur un rang (moyenne en cas d’ex æquo).
- Réattribuer à chaque rang le signe de la différence correspondante.
- Calculer la somme des rangs positifs et négatifs .
Le test évalue si la médiane des différences est significativement différente de zéro, indiquant un effet de la variable étudiée (ici, la thérapie).
Diagramme de dispersion
1. Diagramme de dispersion
Le diagramme de dispersion est un outil graphique qui permet de représenter la relation entre deux variables quantitatives. Chaque point du graphique correspond à une paire de valeurs .
2. Objectifs du diagramme de dispersion
- Visualiser la relation (linéaire, non linéaire, absence de relation) entre deux variables.
- Détecter la présence d'outliers ou de tendances particulières.
- Aider à la formulation d'hypothèses sur la nature de la relation.
3. Construction du diagramme
- Sur un plan cartésien, on place les valeurs de la variable explicative (indépendante) sur l'axe des abscisses ().
- On place les valeurs de la variable expliquée (dépendante) sur l'axe des ordonnées ().
- Chaque observation est représentée par un point dont les coordonnées sont .
4. Interprétation
- Nuage de points orienté : indique une relation entre les variables.
- Nuage diffus sans forme particulière : absence de relation apparente.
- Forme linéaire : suggère une corrélation linéaire.
- Forme non linéaire : relation plus complexe, à modéliser autrement.
5. Corrélation et diagramme de dispersion
- La corrélation mesure la force et la direction de la relation linéaire entre deux variables.
- Le diagramme de dispersion permet d’estimer visuellement cette corrélation.
- Un nuage de points aligné selon une droite ascendante indique une corrélation positive.
- Un nuage aligné selon une droite descendante indique une corrélation négative.
À retenir : Le diagramme de dispersion est la première étape pour analyser visuellement la relation entre deux variables quantitatives avant d’appliquer des tests statistiques ou des modèles.
Droite de régression
1. Droite de régression
a) Définition
La droite de régression modélise la relation linéaire entre une variable explicative et une variable expliquée . Elle s’écrit sous la forme :
où est la pente, l’ordonnée à l’origine, et l’erreur aléatoire.
b) Estimation des coefficients
- Pente :
- Ordonnée à l’origine :
avec et les moyennes des et .
c) Interprétation
- Pente : variation moyenne de pour une unité de variation de .
- Ordonnée : valeur prédite de lorsque .
d) Prédiction
Pour une valeur donnée , la valeur prédite est :
e) Coefficient de détermination
Mesure la qualité de l’ajustement :
- Plus est proche de 1, meilleure est la régression.
f) Hypothèses du modèle linéaire
- Relation linéaire entre et .
- Résidus indépendants, centrés, de variance constante.
- Résidus normalement distribués (pour inférence).
g) Test d’hypothèse sur la pente
- (pas d’effet linéaire)
- (relation linéaire significative)
Statistique de test :
où est l’erreur standard de .
À retenir : La droite de régression permet de prédire à partir de et d’évaluer la force de leur relation linéaire via .
Covariance
1. Covariance
La covariance mesure la tendance conjointe de deux variables aléatoires à varier ensemble. Elle indique si les variables sont liées linéairement et dans quel sens.
a) Définition
Pour deux variables aléatoires et de moyenne et , la covariance est définie par :
- désigne l'espérance mathématique.
- est un nombre réel.
b) Interprétation
- : et varient dans le même sens (relation positive).
- : et varient en sens inverse (relation négative).
- : pas de relation linéaire détectée entre et (indépendance linéaire possible, mais pas garantie).
c) Propriétés clés
| Propriété | Formule / Description |
|---|---|
| Symétrie | |
| Linéarité | , avec |
| Variance comme covariance | |
| Covariance nulle si indépendance | Si et indépendants, alors (réciproque fausse) |
d) Covariance empirique (échantillon)
Pour un échantillon , la covariance empirique est :
avec et .
La covariance quantifie la direction et l’intensité de la relation linéaire entre deux variables, mais sa valeur dépend des unités des variables, ce qui limite son interprétation directe. Pour une mesure normalisée, on utilise la corrélation.
Coefficient de corrélation de Pearson
Le coefficient de corrélation de Pearson mesure la force et la direction de la relation linéaire entre deux variables quantitatives.
1. Définition
Le coefficient de corrélation de Pearson, noté , est défini par :
- : covariance entre et
- , : écarts-types de et
- , : moyennes de et
- : taille de l’échantillon
2. Propriétés clés
| Propriété | Interprétation |
|---|---|
| Valeur comprise entre -1 et 1 | |
| Corrélation linéaire parfaite positive | |
| Corrélation linéaire parfaite négative | |
| Pas de corrélation linéaire | |
| Sensibilité aux valeurs extrêmes | Les outliers peuvent fortement influencer |
3. Interprétation de la valeur de
| Valeur absolue de | Force de la corrélation linéaire |
|---|---|
| $0 \leq | r |
| $0,3 \leq | r |
| $0,7 \leq | r |
4. Conditions d’utilisation
- Variables quantitatives continues
- Relation linéaire entre les variables
- Absence d’outliers influents
- Distribution approximativement normale des variables (pour tests d’inférence)
5. Test d’hypothèse sur
-
Hypothèses :
- : pas de corrélation linéaire ()
- : corrélation linéaire non nulle ()
-
Statistique de test :
qui suit une loi de Student à degrés de liberté sous .
- Décision :
Comparer la valeur absolue de à la valeur critique de la loi de Student au seuil choisi.
Le coefficient de corrélation de Pearson quantifie la force et la direction d’une relation linéaire entre deux variables quantitatives, avec compris entre -1 et 1.
Corrélation positive
1. Corrélation positive
a) Test du chi carré d’ajustement : détection d’une préférence
-
Hypothèses :
- : pas de préférence, répartition égale entre catégories.
- : préférence, répartition inégale.
-
Fréquences attendues : si vraie, chaque catégorie a la même fréquence attendue.
-
Conditions de Cochran (pour valider le test) :
- Indépendance des observations.
- Taille de l’échantillon .
- Aucune fréquence observée nulle.
- Au moins 80 % des fréquences attendues .
-
Calcul du :
avec = fréquence observée, = fréquence attendue.
-
Degrés de liberté : où = nombre de catégories.
-
Décision :
- Comparer à la valeur critique .
- Si , rejeter (préférence significative).
-
Exemple :
Activités Escalade (90), Natation (85), Vélo (125), total 300.
Fréquence attendue égale = 100 par activité.
Calcul , , seuil → valeur critique 9,21.
donc → rejet de .
Conclusion : préférence significative pour le vélo.
b) Analyse des écarts par erreurs standardisées
-
Erreur standardisée pour chaque catégorie :
-
Interprétation (approximation loi normale) :
Valeur de Interprétation Pas de différence significative ou Différence significative à 95 % -
Exemple musique :
Catégorie Interprétation Pop -0,73 Pas significatif Jazz -0,36 Pas significatif Classique 3,28 Significatif (plus choisie) Rock -2,19 Significatif (moins choisie) -
Conclusion :
La musique classique est préférée, le rock est le moins apprécié.
À retenir : Le test du chi carré permet de détecter une préférence globale, les erreurs standardisées identifient précisément quelles catégories s’écartent significativement des fréquences attendues.
Corrélation négative
1. Corrélation négative
La corrélation négative traduit une relation inverse entre deux variables : lorsque l’une augmente, l’autre diminue.
2. Test d’indépendance du chi-carré
Ce test permet de vérifier s’il existe un lien (association) entre deux variables catégorielles dans une population.
a) Hypothèses
| Hypothèse | Interprétation |
|---|---|
| Pas de lien → variables indépendantes | |
| Il existe un lien → variables associées |
b) Statistique du test
- : fréquences observées
- : fréquences attendues (calculées selon l’indépendance)
3. Exemple : lien entre fumer et désirabilité sociale
-
Variables :
- Fumer (oui/non)
- Désirabilité sociale (faible, moyenne, élevée)
-
Objectif : tester s’il existe une association entre ces deux variables.
4. Étapes du test
- Construire le tableau des fréquences observées ()
- Calculer les fréquences attendues () sous hypothèse d’indépendance
- Calculer la statistique
- Comparer et :
- proche de → pas de lien
- éloigné de → lien possible
5. Conditions de validité (conditions de Cochran)
| Condition | Vérification dans l’exemple |
|---|---|
| 1. Indépendance des observations | Choix aléatoire → respectée |
| 2. Taille de l’échantillon | 120 adolescents → respectée |
| 3. Aucune fréquence observée ou attendue = 0 | Toutes les cases > 0 → respectée |
| 4. Au moins 80 % des fréquences attendues | Toutes > 5 → respectée |
6. Interprétation intuitive
- Exemple :
- Désirabilité sociale faible : 12 fumeurs observés vs 19 attendus → moins que prévu
- Désirabilité sociale élevée : 32 fumeurs observés vs 24,7 attendus → plus que prévu
Cela suggère un lien entre fumer et désirabilité sociale.
À retenir : Le test du chi-carré d’indépendance permet de détecter une association entre deux variables catégorielles en comparant fréquences observées et attendues, sous réserve que les conditions de Cochran soient respectées.
Corrélation faible
1. Corrélation faible
La corrélation faible désigne une relation entre deux variables quantitatives où le lien est peu marqué, c’est-à-dire que la pente de la droite de régression est proche de zéro. Cela signifie que les variations d’une variable expliquent peu celles de l’autre.
2. Caractéristiques clés
- Coefficient de corrélation () : proche de 0 (ex. entre -0,3 et 0,3), indiquant une faible association.
- Sens du lien :
- Positif faible : les deux variables tendent à augmenter ou diminuer ensemble, mais faiblement.
- Négatif faible : une variable augmente légèrement quand l’autre diminue.
- Diagramme de dispersion : points dispersés sans tendance claire, la droite de régression est presque horizontale.
- Interprétation : la relation est faible, donc la variable explicative a peu de pouvoir prédictif sur la variable expliquée.
3. Résumé visuel
| Type de corrélation | Coefficient | Sens du lien | Pente de la droite de régression | Interprétation |
|---|---|---|---|---|
| Corrélation positive élevée | Les deux variables augmentent ensemble | Forte pente positive | Lien fort et positif | |
| Corrélation négative élevée | Une variable augmente quand l’autre diminue | Forte pente négative | Lien fort et négatif | |
| Corrélation faible | proche de 0 | Faible tendance positive ou négative | Pente proche de zéro | Lien faible, peu d’influence |
4. Conséquences pratiques
- Une corrélation faible ne signifie pas absence totale de lien, mais que la relation est peu fiable pour prédire ou expliquer.
- Dans l’analyse statistique, une corrélation faible invite à chercher d’autres variables explicatives ou à considérer que la relation est négligeable.
- La corrélation faible peut résulter de données bruitées, d’une relation non linéaire, ou d’un effet confondant.
À retenir : Une corrélation faible correspond à un coefficient proche de zéro et une pente de régression quasi nulle, indiquant une relation peu marquée entre deux variables quantitatives.
Test d'inférence pour la corrélation
1. Test d'inférence pour la corrélation
a) Diagramme de dispersion
- Diagramme de dispersion : représentation graphique d'une relation entre deux variables quantitatives.
- Chaque point correspond à un sujet, avec ses valeurs pour les deux variables.
- Convention :
- = variable indépendante (axe des abscisses)
- = variable dépendante (axe des ordonnées)
b) Droite de régression
- Représente la tendance générale entre deux variables quantitatives.
- Ajuste au mieux les points du diagramme de dispersion.
- Permet de prédire la valeur de à partir de .
- Exemple : si (heures d’étude) augmente, (note) augmente → relation positive.
c) Covariance
- Mesure dans quelle mesure deux variables varient ensemble.
- Calcul :
- Indique le degré de covariation entre et .
- Difficulté : la covariance dépend des unités et est difficile à interpréter directement.
d) Coefficient de corrélation
- Mesure standardisée de la force et de la direction du lien entre deux variables.
- Calculé comme le rapport entre la covariance et le produit des écarts-types :
- Valeurs possibles :
- : corrélation positive
- : corrélation négative
- : absence de corrélation linéaire
e) Types de coefficients de corrélation
| Type de variables | Coefficient utilisé | Remarque |
|---|---|---|
| Quantitatives continues | Coefficient de Pearson () | Le plus utilisé |
| Qualitatives | Coefficient de Cramer () | Lié au test du chi-carré |
| Ordinales, dichotomiques, rangées | Autres coefficients (non abordés ici) | Spécifiques selon le type |
À retenir : Le test d'inférence sur la corrélation utilise le coefficient de Pearson pour évaluer la force et la significativité d'une relation linéaire entre deux variables quantitatives.
Cas d'application : corrélation négative forte
1. Corrélation négative forte : définition et interprétation
- Corrélation négative forte signifie que les deux variables évoluent en sens inverse avec une relation linéaire marquée.
- La pente de la droite de régression est négative.
- Les points du nuage de dispersion sont très proches de la droite, indiquant une forte relation linéaire inverse.
2. Calculs clés pour la corrélation
-
Moyennes :
-
Écarts à la moyenne :
-
Écarts au carré (pour variance et écart-type) :
-
Écarts-types (population) :
-
Covariance :
-
Coefficient de corrélation :
- proche de → corrélation négative forte.
3. Droite de régression
-
Formule :
avec
-
Pour une corrélation négative forte, la pente est négative et la droite ajuste bien les points.
4. Importance du diagramme de dispersion
- Toujours tracer un nuage de points avant d'interpréter la corrélation.
- Une droite n’est pertinente que si les points suivent une tendance linéaire.
- Exemple contraire : relation non linéaire (ex. stress vs performance) → droite inadaptée.
La corrélation négative forte se caractérise par une pente négative de la droite de régression et des points très proches de cette droite, traduisant une relation linéaire inverse marquée entre les variables.
Cas d'application : corrélation modérée non significative
1. Corrélation modérée non significative : cas d'application
a) Interprétation du diagramme de dispersion
- Lien très faible entre les deux variables étudiées.
- La droite de régression montre une stabilité globale de la variable dépendante (ex. estime de soi) quel que soit le niveau de la variable indépendante (ex. nombre d’opérations).
b) Prédictions à partir de la droite de régression
- Exemple : pour 2 opérations, estime de soi ≈ valeur A.
- Pour 8 opérations, estime de soi ≈ valeur proche de A.
- Les scores sont très proches, indiquant peu de variation liée à la variable indépendante.
2. Test d’inférence pour la corrélation
a) Objectif
- Vérifier si la corrélation réelle dans la population est nulle ou différente de zéro.
b) Méthode
- Utilisation d’un test t de Student avec degrés de liberté.
- Statistique de test :
- Comparaison de à la valeur critique (test bilatéral, ).
c) Décision
| Condition | Conclusion |
|---|---|
| $ | t |
| $ | t |
3. Exemple : corrélation forte significative
- Corrélation observée : (heures d’étude vs note finale).
- Calcul de .
- Valeur critique .
- → corrélation significative.
4. Exemple : corrélation modérée non significative
| Étape | Détail |
|---|---|
| Variables | = revenus annuels, = performance scolaire |
| Moyennes | , |
| Corrélation observée | Corrélation modérée et négative |
| Test d’hypothèse | , |
| Résultat du test | Corrélation non significative au seuil 0,05 |
a) Conclusion
- La corrélation modérée observée n’est pas significative.
- On ne peut pas conclure à un lien réel entre revenu familial et performance scolaire dans la population.
À retenir : Une corrélation modérée observée dans un échantillon peut ne pas être significative ; le test statistique permet de vérifier si ce lien est réel ou dû au hasard.