Définition et origines du Tajwid
1. Définition du Tajwid
- Tajwid vient du mot arabe "ja-wa-da" signifiant améliorer, rendre meilleur, embellir.
- C’est la science de la récitation correcte du Coran, respectant les droits de chaque lettre (makharij, points de sortie) sans rien ajouter ni diminuer.
2. Origines du Tajwid
| Aspect | Description |
|---|---|
| Pratique | Initiée par le Prophète Muhammad (paix soit sur lui), transmis par l’ange Jibrîl d’Allah. |
| Théorique | Formalisation des règles plus tard, surtout pour aider les non-arabophones à bien prononcer. |
- Initialement, le Tajwid était une transmission orale.
- Les règles écrites ont été développées pour préserver la bonne récitation et faciliter l’apprentissage.
3. Importance religieuse
- Le Tajwid est considéré comme une obligation morale pour respecter la parole divine.
- Il permet de donner à chaque lettre son droit exact, évitant erreurs et déformations.
4. L’Isti’adhah (demande de protection)
- Formule pour demander refuge auprès d’Allah contre Satan (Sheytan).
- Recommandée, voire obligatoire selon certains savants, à prononcer au début ou au milieu d’une sourate avant la récitation.
Formule classique de l’Isti’adhah :
"A’udhu billahi min ash-shaytan ir-rajim"
(Je cherche refuge auprès d’Allah contre Satan le banni)
À retenir :
Le Tajwid garantit la récitation correcte du Coran, essentielle pour respecter la parole divine et faciliter sa transmission.
L'Isti'adha et la Basmalah
1. La Basmalah
Définition :
La Basmalah est la formule « Bismillahi ar-Rahmani ar-Rahim » (بسم الله الرحمن الرحيم), récitée au début de chaque sourate du Coran, sauf la sourate At-Tawbah.
2. Règles de la Basmalah entre les sourates
- Obligation :
Il est obligatoire de réciter la Basmalah au début de chaque sourate, sauf pour la sourate At-Tawbah. - Cas de lecture partielle :
Si la lecture commence au milieu d’une sourate, la récitation de la Basmalah est permise mais non obligatoire.
3. Quatre façons d’enchaîner l’Isti’adha, la Basmalah et les sourates
| N° | Méthode | Description | Autorisation |
|---|---|---|---|
| 1 | Arrêt entre chaque partie | Finir la première sourate, s’arrêter, réciter la Basmalah, s’arrêter, puis commencer la deuxième sourate | Autorisé |
| 2 | Enchaînement complet | Finir la première sourate, enchaîner directement la Basmalah, puis la deuxième sourate sans arrêt | Autorisé |
| 3 | Arrêt après la première sourate, puis enchaînement | Arrêt à la fin de la première sourate, puis enchaîner la Basmalah avec la deuxième sourate sans arrêt | Autorisé |
| 4 | Enchaîner la fin de la première sourate avec la Basmalah, puis arrêt | Enchaîner la fin de la première sourate avec la Basmalah, puis s’arrêter avant la deuxième sourate | Interdit ❌ |
À retenir :
Il est interdit d’enchaîner la fin d’une sourate avec la Basmalah puis de s’arrêter, car cela ferait croire que la Basmalah appartient à la sourate précédente.
4. Résumé visuel de l’enchaînement Basmalah / sourates
| Séquence | Enchaînement | Arrêt | Autorisé ? |
|---|---|---|---|
| Sourate 1 → arrêt → Basmalah → arrêt → Sourate 2 | Non | Oui | Oui |
| Sourate 1 → Basmalah → Sourate 2 (sans arrêt) | Oui | Non | Oui |
| Sourate 1 → arrêt → Basmalah → Sourate 2 (sans arrêt) | Non | Oui | Oui |
| Sourate 1 → Basmalah → arrêt → Sourate 2 | Oui | Oui | Non |
5. L’Isti’adha
L’Isti’adha est la formule de demande de protection « A’udhu billahi min ash-shaytan ir-rajim » (أعوذ بالله من الشيطان الرجيم), récitée avant de commencer la lecture du Coran.
- Règle d’enchaînement avec la Basmalah :
L’Isti’adha est récitée avant la Basmalah, puis on enchaîne avec la sourate selon les règles ci-dessus.
À retenir :
Toujours réciter l’Isti’adha avant la Basmalah, et respecter les règles d’enchaînement pour ne pas confondre la Basmalah avec la fin d’une sourate.
Les points de sortie des lettres (Makharij)
1. Les points de sortie des lettres (Makharij)
Les Makharij sont les points précis d'où sortent les lettres en arabe. Selon l'avis d'Imam Al-Jazary, il y a 17 points de sortie regroupés en 5 zones principales :
| Zones principales | Nombre de points | Description |
|---|---|---|
| La gorge | 3 | Fond, milieu, entrée de la gorge |
| Le vide compris dans gorge et bouche | 1 | Zone entre gorge et bouche |
| La langue | 10 | Fond, milieu, extrémité, bords |
| Les deux lèvres | 1 | Sortie des lettres labiales |
| La cavité nasale | 2 | Sortie des lettres nasales |
2. Détail des points de sortie
a) La gorge (3 points)
- Fond de la gorge : lettres غ (ghayn) et خ (kha)
- Milieu de la gorge : lettres ع (ayn) et ح (ha)
- Entrée de la gorge : lettres ء (hamza) et ه (ha)
b) Le vide compris dans la gorge et dans la bouche (1 point)
- Sort la lettre و (waw) lorsqu'elle est longue
c) La langue (10 points)
La langue est divisée en 4 parties principales, en contact avec différentes zones :
| Partie de la langue | Zone de contact | Lettres correspondantes |
|---|---|---|
| Fond de la langue | Partie molle du palais | ق (qaf) |
| Fond de la langue | Partie molle et osseuse du palais | ك (kaf) |
| Milieu de la langue | Palais dur | ج (jim), ش (shin) |
| Extrémité (bout) de la langue | Derrière les incisives centrales | د (dal), ت (ta), ط (ta emphatique) |
| Bords de la langue | Contre les molaires | ل (lam), ن (noun) |
d) Les deux lèvres (1 point)
- Sortie des lettres ف (fa) et م (mim)
e) La cavité nasale (2 points)
- Sortie des lettres nasales ن (noun) et م (mim) lorsqu'elles sont en nasalisation (ghunnah)
À retenir : Les 17 points de sortie des lettres sont regroupés en 5 zones principales : la gorge, le vide entre gorge et bouche, la langue, les lèvres, et la cavité nasale. Chaque lettre arabe a un point de sortie précis à maîtriser pour une prononciation correcte.
Les points d'articulation intermédiaire
1. Les points d'articulation intermédiaire
Les points d'articulation intermédiaire correspondent aux zones de contact spécifiques entre différentes parties de la langue et d'autres organes de la bouche, permettant la prononciation correcte de certaines lettres arabes.
a) Le milieu de la langue
- Lettres concernées :
- ي (ya)
- ش (shin)
- ج (jim)
- Position :
Le milieu de la langue se soulève vers le palais osseux, mais l’espace entre la langue et le palais dur est plus grand pour ي que pour ش.
b) Les bords de la langue
- Lettres concernées :
- ل (lam)
- ض (dad)
- Position :
Les bords de la langue s’appuient contre les molaires et prémolaires supérieures. - Caractéristique :
Ces lettres sont dites amincies ou emphatiques selon leur prononciation.
c) Le bout de la langue
- Effet nasal (ghunnah) :
Lorsque la langue bloque le passage, le son est redirigé vers la cavité nasale, créant la ghunnah. - Lettres concernées :
- ر (ra)
- ن (nun)
- Position :
L’extrémité de la langue s’appuie contre la muqueuse palatine.- Pour prononcer correctement ر, un petit trou doit rester ouvert ; s’il est fermé, la lettre ne peut pas être prononcée.
- La vibration du dos de la langue contre la muqueuse palatine est essentielle.
d) La pointe de la langue
- Points d’appui communs :
- Racine des incisives centrales supérieures
- Base intérieure des incisives inférieures
- Bords des incisives centrales supérieures (avec sortie légère de la langue)
- Lettres concernées :
- ذ (dhal)
- ث (tha)
- ظ (dtha)
- ز (zay)
- س (sin)
- ص (sad)
- ت (ta)
- د (dal)
- ط (ta emphatique)
- Caractéristique :
Ces lettres touchent toutes le même point d’appui, leur distinction repose sur leurs caractéristiques propres (ex. : vibration, emphase).
e) Les deux lèvres
- Makharij (points d’articulation) :
- L’intérieur de la lèvre inférieure s’appuie contre la pointe des incisives centrales inférieures.
- Lettres concernées :
- ف (fa)
- ب (ba)
- م (mim)
À retenir : Chaque lettre arabe a un point d’articulation précis, souvent un contact spécifique entre la langue et une partie de la bouche, qui détermine sa prononciation correcte.
Les caractéristiques des lettres (Sifat)
1. Les caractéristiques des lettres (Sifat)
Les caractéristiques des lettres en Tajwid désignent les propriétés phonétiques qui définissent la manière dont chaque lettre est prononcée. Ces caractéristiques sont essentielles pour une récitation correcte du Coran.
2. Points d’articulation (Makharij Al-Hurouf)
Les lettres arabes se prononcent à partir de points d’articulation précis situés dans la gorge, la langue, les lèvres, et la cavité nasale.
| Zone d’articulation | Lettres associées | Description du point d’articulation |
|---|---|---|
| Gorge (Al-Halq) | ء (Hamza), ه, ع, ح, غ, خ | Fond, milieu, et entrée de la gorge |
| Langue (Al-Lisan) | ق, ك, ج, ش, ي, ل, ض, ط, د, ت, س, ز, ص, ظ, ذ, ث, ن, ر | Différents points : fond, milieu, bout, bords, selon la lettre |
| Lèvres (Al-Shafatayn) | ف, ب, و, م | Entre les deux lèvres ou avec la lèvre inférieure |
| Cavité nasale | ن, م (avec chadda ou conditions spécifiques) | Passage de l’air par le nez (ghunnah) |
3. Description des points d’articulation de la langue
- Fond de la langue : lettres comme ق (qaf)
- Milieu de la langue : lettres comme ج (jim), ش (shin), ي (ya)
- Bout de la langue : lettres comme ل (lam), ض (dad)
- Bords de la langue : lettres comme ط (ta), د (dal), ت (ta), س (sin)
4. Caractéristiques des lèvres
- Coller fortement les lèvres : lettre ب (ba)
- Coller doucement les lèvres : lettre و (waw)
- Arrondir les lèvres : lettre ف (fa)
- Lèvre inférieure contre incisives inférieures : lettre م (mim)
5. La Ghunnah (nasalisation)
- Se produit avec les lettres ن (nun) et م (mim) lorsqu’elles portent une chadda ou dans d’autres cas spécifiques.
- C’est une résonance nasale caractéristique.
À retenir : Les lettres ن et م avec chadda se prononcent avec la ghunnah, une nasalisation obligatoire.
6. Points d’articulation intermédiaires
Certaines lettres ont des points d’articulation intermédiaires, ni totalement dans la gorge ni totalement dans la bouche :
| Lettre | Nom du point intermédiaire |
|---|---|
| Alif déclinant | الألف الممدودة |
| Lam emphatisé | اللام المظهرة |
| Hamza mousahala | الهمزة المشددة |
| Al ichmam (nasalisation) | الإشمام |
7. Schéma synthétique des points d’articulation
- Gorge : 6 lettres principales (ء، ه، ع، ح، غ، خ)
- Langue : plusieurs points (fond, milieu, bout, bords)
- Lèvres : 4 lettres (ف، ب، و، م)
- Cavité nasale : nasalisation avec ن et م
Cette classification permet de maîtriser la prononciation correcte des lettres arabes dans la récitation coranique.
Les caractéristiques avec opposées
Les ṣifāt al-ḥurūf sont les caractéristiques propres aux lettres arabes qui déterminent leur prononciation et permettent de les différencier, même si elles partagent un point d'articulation proche. Ces caractéristiques expliquent le « comment » de la prononciation, tandis que les makhārij indiquent le « d'où » la lettre est émise.
1. Classification des caractéristiques (ṣifāt)
| Catégorie | Description |
|---|---|
| Avec opposés | Caractéristiques qui s'opposent par paire |
| Sans opposés | Caractéristiques uniques, sans contraire |
Si les caractéristiques ne sont pas respectées, la lettre ne sera pas prononcée correctement.
2. Les caractéristiques avec opposés
Chaque lettre possède entre 5 et 7 caractéristiques. Parmi elles, certaines sont toujours associées à un opposé, ce qui permet de distinguer précisément la nature de la lettre.
a) Exemples de caractéristiques avec opposés (à connaître) :
| Caractéristique 1 | Opposé 1 | Description synthétique |
|---|---|---|
| Tafkheem | Tarqeeq | Prononciation lourde (émphatique) vs légère |
| Shiddah | Rakhawah | Prononciation forte (tension) vs douce |
| Hams | Jahr | Son aspiré (souffle audible) vs sonore |
| Isti'laa | Istifāl | Élévation de la langue vs abaissement |
| Isti'khnād | Istifāl | Position spécifique de la langue (ex. gutturale) |
3. Rôle des caractéristiques avec opposés
- Elles permettent de différencier des lettres proches en point d'articulation.
- Elles influencent la qualité sonore et la clarté de la prononciation.
- Leur maîtrise est essentielle pour un tajwīd correct.
À retenir : Les caractéristiques avec opposés sont indispensables pour prononcer chaque lettre à 100 % correctement, en distinguant précisément son timbre et sa force.
Les caractéristiques sans opposées
1. Les caractéristiques sans opposées
Certaines caractéristiques du tajwid ne possèdent pas d'opposés, elles se manifestent de manière unique et spécifique.
a) La plus grande Qalqalah
- Se produit lorsqu'on s'arrête en fin de mot sur une lettre de la qalqalah portant une chadda.
- Le son de la qalqalah est plus fort car la chadda est appliquée.
- Lettres concernées : ق ط ب ج د (lettres de la qalqalah).
- Exemple : arrêt sur une lettre qalqalah avec chadda → rebond fort.
b) La petite Qalqalah
- Se produit lorsque l'une des lettres de la qalqalah est au milieu d’un mot ou entre deux mots.
- La lettre porte une soukoun mais on ne s'arrête pas dessus.
- Le rebond est plus faible que la grande qalqalah.
- Ce n’est pas un degré, mais une différence liée à la vocalisation.
c) La grande Qalqalah
- Se produit lorsque l’on s’arrête en fin de mot sur une lettre de la qalqalah.
- La lettre porte une soukoun dû à l’arrêt.
- Le rebond est plus fort que la petite qalqalah.
- Le nom "grande" vient de la force du rebond, pas d’un degré.
d) La Ghunnah diminuée
- Se produit lorsque les lettres ن (nûn) et م (mîm) sont concernées.
- Elle est une caractéristique sans opposé, liée à la nasalisation spécifique dans certains cas.
À retenir : La qalqalah se distingue en deux formes selon la position et la présence de chadda ou soukoun, influençant la force du rebond sonore.
Les fautes de récitation (Al-Lahn)
1. Définition des fautes de récitation (Al-Lahn)
Al-Lahn désigne la déviation dans la récitation du Coran, c’est-à-dire une erreur qui modifie la manière correcte de lire le texte sacré.
- Faute majeure (Al-Lahn Djali) : erreur évidente, perceptible par tous, même sans connaissance approfondie du tajwid. Elle entraîne une altération du sens ou une faute grammaticale.
- Faute mineure (Al-Lahn Khafi) : erreur subtile, perceptible uniquement par les spécialistes du tajwid. Elle modifie la prononciation sans changer le sens.
À retenir : Al-Lahn est une erreur dans la récitation qui peut être grave (change le sens) ou mineure (change la prononciation).
2. Les degrés de la Ghunnah (nasalisation)
La ghunnah est un phénomène de nasalisation lié aux lettres ن (nûn) et م (mîm). Elle se manifeste selon trois degrés :
| Degré de Ghunnah | Condition sur ن et م | Description |
|---|---|---|
| Ghunnah la plus complète | ن et م portent une chadda (ّ) | Nasalisation forte et prolongée. |
| Ghunnah complète | ن et م ne portent rien (sans voyelle) | Nasalisation normale, sans prolongation. |
| Ghunnah la plus diminuée | ن et م sont vocalisés (avec voyelle) | Nasalisation très légère, difficile à percevoir, réservée aux experts du tajwid. |
À retenir : La ghunnah varie selon la présence ou l’absence de chadda et de voyelles sur ن et م.
3. Exemples de fautes majeures
| Mot correct (✅) | Prononciation incorrecte (❌) |
|---|---|
| قَدْصَلَا (qadṣalā) | قَدْصَلَا (qadṣalā) prononcé avec erreur modifiant le sens |
| كَدْصَكَا (kadṣakā) | كَدْصَكَا (kadṣakā) prononcé incorrectement |
Ces erreurs modifient le sens ou la grammaire du mot.
4. Synthèse
- Al-Lahn est une faute de récitation qui dévie de la lecture correcte.
- Elle peut être majeure (visible, change le sens) ou mineure (subtile, change la prononciation).
- La ghunnah est un phénomène nasal lié à ن et م, avec trois degrés selon la présence de chadda ou voyelles.
- La maîtrise du tajwid permet de détecter et corriger ces fautes pour préserver la justesse de la récitation.
Les niveaux de vitesse de lecture
1. Les niveaux de vitesse de lecture
La vitesse de lecture du Coran doit respecter un équilibre pour éviter les erreurs de prononciation ou de compréhension.
a) Pourquoi enseigne-t-on les vitesses de lecture ?
- Une lecture trop lente allonge excessivement les sons, ce qui déforme la prononciation.
- Une lecture trop rapide empêche la bonne compréhension des versets.
b) Les 3 niveaux de vitesse de lecture
| Niveau | Description | Particularités |
|---|---|---|
| At-Tahqiq | Lecture lente, sans exagération, respectant toutes les règles de tajwid et la justesse des lettres | Lecture précise et claire |
| At-Tadwir | Lecture à vitesse moyenne, entre At-Tahqiq et Al-Hadr | Lecture fluide, équilibre entre lenteur et rapidité |
| Al-Hadr | Lecture rapide, en respectant néanmoins les règles de tajwid | Lecture rapide mais correcte |
À retenir : At-Tartile englobe ces trois niveaux, définissant la bonne prononciation des lettres et la maîtrise des arrêts.
c) Types d’erreurs liées à la vitesse de lecture
- Fautes majeures et évidentes : erreurs graves, comme une mauvaise prononciation d’une lettre.
- Fautes mineures et subtiles (al-Khafiy) : erreurs de perfectionnement, perceptibles seulement par les initiés au tajwid, comme ne pas appliquer l’ikhfa ou la ghunna.
À retenir : Une vitesse de lecture ni trop lente ni trop rapide est essentielle pour une récitation correcte et compréhensible du Coran.