S2 : Amétropies sphériques
A) Astigmatisme hypermétropique
Si un œil astigmate (asphérique), est également de trop petite taille, l’astigmatisme peut alors s’associer à une hypermétropie. On parle d’astigmatisme hypermétropique. Dans ce cas, l’image se projettera comme chez tout hypermétrope en arrière de la rétine, mais de façon plus ou moins prononcée selon le point de cornée traversé par la lumière. La gêne en vision de près et la fatigue visuelle sont au premier plan.
B) Astigmatisme et presbytie
Avec l’âge, la perte de l’accommodation (capacité de l’œil à mettre au point comme un autofocus) est inévitable. La presbytie s’associe alors aux amétropies déjà présentes. Astigmatisme isolé, myopique ou hypermétropique, l’acuité diminuera en vision de près.
Correction de l’astigmatisme par verres correcteurs cylindriques :
L’astigmatisme se corrige en premier lieu au moyen de verres correcteurs dont le degré de correction se trouve sur l’ordonnance prescrite par votre ophtalmologiste. Il s’agit de la valeur entre parenthèses. Le nombre précédé du signe – ou + indique la valeur de l’astigmatisme en dioptries, le suivant son axe en degrés. Les verres corrigeant l’astigmatisme sont dits cylindriques. Le cylindre s’intègre à la sphère des verres corrigeant une éventuelle myopie ou hypermétropie associée.
Qu’est-ce qu’une correction de repos dans le cas de l’astigmatisme ?
Le terme de verres de repos est employé pour désigner des corrections n’apportant pas de réel bénéfice sur la vision, mais utilisés pour soulager les autres symptômes d’un trouble de la vue. En cas de fatigue par exemple ou de céphalées sans baisse de vision véritable, une correction peut s’envisager pour reposer les yeux. Dans le cas d’un astigmatisme isolé, les verres seront portés dans les situations exigeant une concentration visuelle comme la lecture ou la conduite. S’il s’agit d’un astigmatisme hypermétropique, elles seront portées préférentiellement en vision de près. En cas d’astigmatisme myopique, le terme de correction de repos est impropre, puisque la vision est nécessairement abaissée.
S2 : Amétropies sphériques
- Évolution : débute dans l’enfance et se stabilise assez tôt
- Fréquence : 75% de la population, dont 30% porte une correction
- Facteurs de risque : hérédité, frottements oculaires, allergies
- Cause : œil asphérique, image « ovalisée »
- Mesure : en dioptries négatives et selon un axe (-10 à 180°)
- Symptômes principaux : vision floue et fatigue visuelle de loin comme de près
- Associations possibles : myopie, hypermétropie, presbytie
- Complications possibles : amblyopie, kératocône
- Correction optique : verres correcteurs ou lentilles toriques
Exercice d’application :
Le patient se présente à vous et vous présente son ordonnance. Il vous indique qu’il n’a jamais porté de lunettes et vous voudrait comprendre son amétropie. Il vous pose différentes questions : (développez vos réponses autant que possible)
- Qu’est-ce qu’on astigmate ?
- L’astigmatisme est causé par une forme anormale de la cornée ?