Ensembles de nombres et intervalles de R
1. Principaux ensembles de nombres
| Ensemble | Notation | Description | Exemple |
|---|---|---|---|
| N | Nombres entiers naturels (0, 1, 2, 3, ...) | ||
| Z | Nombres entiers relatifs (..., -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3, ...) | ||
| R | Nombres réels (tous les nombres connus) | ||
| R* | Nombres réels non nuls | ||
| R+ | Nombres réels positifs | ||
| R− | Nombres réels négatifs |
- Appartenance : signifie que l’élément appartient à l’ensemble .
- Inclusion : signifie que l’ensemble est inclus dans l’ensemble (tout élément de est dans ).
Exemple : car tout entier naturel est un entier relatif.
2. L’axe des réels
- Les nombres réels sont représentés sur une droite graduée appelée axe des réels.
- Un repère est défini où :
- est l’origine (abscisse 0),
- définit l’unité (abscisse 1).
- Chaque point de l’axe est repéré par son abscisse .
- L’axe est infini dans les deux sens, on note :
- l’infini à gauche,
- l’infini à droite.
3. Intervalles de
Soient et deux nombres réels avec .
| Type d’intervalle | Notation | Définition | Inclusions des bornes |
|---|---|---|---|
| Intervalle fermé | et inclus | ||
| Intervalle ouvert | et exclus | ||
| Intervalle semi-ouvert à gauche | exclu, inclus | ||
| Intervalle semi-ouvert à droite | inclus, exclu | ||
| Intervalle infini à droite | inclus | ||
| Intervalle infini à gauche | inclus |
- Notation d’appartenance : signifie que appartient à l’intervalle .
- Symboles :
- signifie « appartient à »,
- signifie « n’appartient pas à ».
À retenir : Un intervalle est un ensemble de nombres réels compris entre deux bornes, avec ou sans inclusion des bornes.
4. Symboles à connaître
| Symbole | Signification |
|---|---|
| appartient à | |
| n’appartient pas à | |
| est inclus dans | |
| intersection (éléments communs) | |
| union (éléments dans l’un ou l’autre) |
5. Connecteurs logiques
- « et » : et signifie .
- « ou » : ou signifie .
Attention : Le sens logique de « et » et « ou » en mathématiques peut différer du langage courant.
6. Résumé des inclusions importantes
- Tout entier naturel est un entier relatif.
- Tout entier relatif est un nombre réel.
7. Notions clés
- Ensemble : collection d’éléments.
- Élément : objet appartenant à un ensemble.
- Sous-ensemble : ensemble inclus dans un autre.
- Intervalle : ensemble de nombres réels compris entre deux bornes.
- Axe des réels : droite graduée représentant tous les nombres réels.
Algèbre
1. Intervalles
- Intervalle fermé : borne appartient à l’intervalle, noté avec un crochet fermé, ex. .
- Intervalle ouvert : borne n’appartient pas à l’intervalle, noté avec un crochet ouvert, ex. .
- L’infini ( ou ) est toujours une borne ouverte.
- Un intervalle avec contient une infinité de nombres.
2. Union d’ensembles
- Pour deux ensembles et , signifie que appartient à ou à (ou aux deux).
- Exemples :
- signifie est dans ou dans .
- signifie est strictement entre 0 et 4, ou égal à 5, ou égal à 6.
En mathématiques, le "ou" est inclusif : contient les éléments de , de , ou des deux.
3. Intersection d’ensembles
- Pour deux ensembles et , signifie que appartient à la fois à et à .
- Exemples :
- (les nombres communs aux deux intervalles).
- (seul 2 appartient aux deux ensembles).
4. Opérations algébriques de base
| Signe | Opération | Synonyme |
|---|---|---|
| + | Addition | ajouter, sommer |
| − | Soustraction | enlever, retirer |
| × | Multiplication | répéter plusieurs fois |
| ÷ | Division | partager en parts égales |
- Soustraire un nombre revient à ajouter son opposé :
- Diviser par un nombre (non nul) revient à multiplier par son inverse :
- Attention : n’a pas d’inverse.
5. Nature d’une expression algébrique
- La dernière opération utilisée (en respectant les priorités) détermine la nature de l’expression :
- Somme (+)
- Différence (−)
- Produit (×)
- Quotient (÷)
Exemples :
- est un produit.
- est une somme.
6. Réduire et ordonner une expression
- Ordonner : ranger les termes par ordre décroissant des puissances de la variable.
- Réduire : simplifier en regroupant les termes semblables (mêmes puissances).
Exemple :
(termes regroupés et ordonnés)
7. Développer une expression
- Développer un produit, c’est l’écrire sous forme d’une somme.
- Distributivité :
Exemple :
8. Factoriser une expression
- Factoriser c’est écrire une expression sous forme d’un produit.
- Facteurs : éléments d’un produit.
- Méthodes en seconde :
- Chercher un facteur commun apparent.
Exemple :
- Reconnaître une identité remarquable.
- Chercher un facteur commun apparent.
Exemples d’identités remarquables :
Exemple de factorisation :
À retenir :
Factoriser transforme une somme en produit, développer transforme un produit en somme. Ces opérations sont essentielles pour résoudre des équations et simplifier des expressions.
Équations et inéquations : bases algébriques et approche graphique
1. Factorisation et transformation d'expressions
- Factoriser une expression consiste à écrire un produit de facteurs équivalent à l'expression initiale.
- Exemple de factorisation :
- Dans Xcas, la commande pour factoriser est :
factor(expression).
2. Trois méthodes pour démontrer une égalité entre deux expressions et
| Méthode | Principe | Exemple |
|---|---|---|
| 3 | Transformer jusqu'à obtenir (ou inversement) | en développant |
| 4 | Calculer ; si la différence est nulle, alors | |
| 5 | Transformer et pour obtenir une même expression |
À retenir : Pour montrer que deux expressions ne sont pas égales, il suffit de montrer que leur différence n'est pas nulle.
3. Égalités équivalentes
- Deux égalités sont équivalentes si elles sont vraies ou fausses simultanément.
- Le signe signifie "équivalent à", mais on privilégie l'écriture en français.
Propriétés clés :
| Transformation | Résultat |
|---|---|
| Ajouter ou soustraire le même nombre aux deux membres | Égalité équivalente |
| Multiplier ou diviser par un même nombre non nul | Égalité équivalente |
| Réduire, développer, factoriser, mettre au même dénominateur un ou les deux membres | Égalité équivalente |
4. Résolution d'équations
a) Définition
Résoudre une équation, c'est trouver toutes les valeurs de l'inconnue qui vérifient l'égalité.
b) Méthode 1 : Résolution d'une équation du premier degré
Isoler l'inconnue en appliquant les propriétés d'équivalence.
Exemple : Résoudre
Étapes :
- Soustraire 3 des deux côtés :
- Soustraire des deux côtés :
- Diviser par 5 :
Solution :
c) Méthode 2 : Résolution par équation produit
Transformer l'équation en produit nul, puis résoudre chaque facteur.
Exemple : Résoudre
- Factoriser :
- Équation produit :
- Solution :
5. Résolution d'inéquations
a) Définition
Résoudre une inéquation, c'est trouver toutes les valeurs de l'inconnue qui vérifient l'inégalité.
- L'inéquation peut être stricte (, ) ou large (, ).
- Les solutions peuvent être :
- Aucune (ensemble vide )
- Toutes les valeurs réelles ()
- Un ou plusieurs intervalles
b) Méthode 3 : Résolution d'une inéquation du premier degré
Similaire à la résolution d'équations, en respectant la règle importante :
Multiplier ou diviser par un nombre négatif inverse le sens de l'inégalité.
6. Résolution graphique
- Résoudre une équation ou une inéquation peut se faire graphiquement en utilisant la représentation des fonctions.
- Pour une équation , la solution correspond aux abscisses des points d'intersection de la courbe et de la droite .
- Pour une inéquation ou , la solution correspond aux intervalles où la courbe de est en dessous de la droite ou de la courbe .
Attention : la résolution graphique donne une estimation des solutions, il faut toujours vérifier algébriquement.
À retenir :
Résoudre une équation ou une inéquation consiste à transformer l'expression initiale en une forme plus simple, en utilisant des propriétés d'équivalence, pour trouver les valeurs de l'inconnue qui vérifient l'égalité ou l'inégalité. La résolution graphique complète la résolution algébrique.
Modéliser par des fonctions
1. Modéliser par une fonction
- Fonction numérique à une variable : associe à chaque nombre d’un ensemble un unique nombre .
- Ensemble de définition : ensemble des valeurs possibles de .
- Image : est l’image de .
- Antécédent : est un antécédent de .
Notations :
Exemples de représentation d’une fonction :
| Type de représentation | Exemple |
|---|---|
| Tableau de valeurs | (s) : 0, 1, 2, 3 <br> (m) : 0, 4,9, 19,6, 44,1 |
| Graphique | Courbe représentant en fonction de |
| Expression algébrique | avec |
2. Ensemble de définition
- Définition : ensemble des nombres pour lesquels on peut calculer l’image par la fonction.
- Notation habituelle : .
Méthodes pour déterminer :
- Selon la situation (ex : temps ).
- Graphiquement, par les abscisses des extrémités de la courbe.
- Algébriquement, exclure les valeurs qui annulent le dénominateur (pour fonctions homographiques).
3. Courbe représentative
- Définition : la courbe représentative d’une fonction est l’ensemble des points avec .
- permet de visualiser la fonction dans un repère.
4. Résolution d’équations et d’inéquations graphiquement
- Pour résoudre une équation , on trace et et on cherche leurs points d’intersection.
- Pour résoudre une inéquation , on cherche les intervalles où est au-dessus de .
Remarques importantes :
- La résolution graphique donne une conjecture des solutions.
- Il faut vérifier les solutions en les remplaçant dans l’équation ou l’inéquation.
- Comparer les résultats graphiques et algébriques pour assurer leur cohérence.
5. Propriété sur les inégalités
- Propriété : multiplier ou diviser une inégalité par un nombre négatif inverse le sens de l’inégalité.
À retenir : Une fonction associe à chaque valeur de la variable un unique nombre image, défini sur un ensemble appelé ensemble de définition, et sa représentation graphique permet de résoudre visuellement des équations et inéquations.
Sens de variations - Fonctions affines
1. Sens de variations
a) Interprétation graphique et vocabulaire
- La courbe monte de gauche à droite la fonction est strictement croissante sur cet intervalle.
- La courbe descend de gauche à droite la fonction est strictement décroissante sur cet intervalle.
- La courbe est parallèle à l'axe des abscisses la fonction est constante sur cet intervalle.
Une fonction est monotone sur un intervalle si elle ne change pas de sens de variation sur .
Remarque : On parle de la fonction qui est croissante ou décroissante, jamais de la courbe ou des valeurs isolées.
b) Tableau de variations
| ... | ... | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| (croissante) | ... | (décroissante) | ... | (constante) |
- Flèche vers le haut : fonction strictement croissante.
- Flèche vers le bas : fonction strictement décroissante.
- Flèche horizontale : fonction constante.
2. Fonctions affines
Une fonction affine est définie par :
- est le coefficient directeur (pente).
- est l'ordonnée à l'origine (valeur de ).
a) Sens de variation d'une fonction affine
| Signe de | Sens de variation de sur |
|---|---|
| est strictement croissante | |
| est strictement décroissante | |
| est constante |
b) Signe de
-
Le signe de dépend de et de la racine .
-
Pour :
-
Pour :
3. Points importants sur les courbes et fonctions
-
Un point appartient à la courbe si et seulement si et .
-
Pour montrer qu'un point n'appartient pas à , il suffit de vérifier que ou .
-
L'intersection des courbes de deux fonctions et correspond aux solutions de l'équation :
-
Les abscisses des points d'intersection sont donc les solutions de cette équation.
4. Image et antécédent(s)
- Image de par : .
- Antécédents de par : les valeurs telles que .
a) Lecture à partir d'un tableau de valeurs
- L'image de se lit sur la ligne des .
- Les antécédents de sont les correspondants à dans la ligne des .
b) Lecture graphique
-
Pour trouver l'image de :
- Tracer un segment vertical à partir de jusqu'à .
- Lire la valeur sur l'axe des ordonnées.
-
Pour trouver les antécédents de :
- Tracer la droite .
- Trouver les points d'intersection avec .
- Lire les abscisses de ces points.
c) Calcul à partir d'une expression
- Calculer en remplaçant par dans l'expression de .
- Résoudre l'équation pour trouver les antécédents de .
À retenir : Le sens de variation d'une fonction affine dépend uniquement du signe de son coefficient directeur .
Fonctions carré, inverse, de degré 2, homographique
1. Fonction carré
- Définition : La fonction carré est définie sur par .
- Variations :
- Strictement décroissante sur .
- Strictement croissante sur .
- Représentation graphique : La courbe est une parabole d’équation , symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.
- Sommet : Le point est le sommet de la parabole.
- Équations :
- n’a pas de solution si .
- a une solution unique .
- avec a deux solutions : et .
2. Fonction inverse
- Définition : La fonction inverse est définie sur par .
- Domaine : est une valeur interdite (pas d’image).
- Variations :
- Strictement décroissante sur .
- Strictement décroissante sur .
- Représentation graphique : La courbe est une hyperbole d’équation , avec l’origine comme centre de symétrie.
3. Fonctions affines
| Propriété | Définition | Sens de variation |
|---|---|---|
| Fonction affine | avec | Si , est strictement croissante sur .<br>Si , est strictement décroissante sur . |
| Représentation graphique | Droite d’équation | Ordonnée à l’origine : <br>Coefficient directeur : |
- Signe d’une fonction affine :
- Si , pour et pour .
- Si , pour et pour .
4. Fonctions polynômes de degré 2
- Variations : Une fonction polynôme de degré 2 admet un extremum (minimum ou maximum) et sa courbe est une parabole symétrique par rapport à un axe vertical.
- Propriété de symétrie : La parabole est symétrique par rapport à une droite verticale passant par le sommet.
5. Fonctions homographiques
- Définition : Une fonction homographique est une fonction de la forme avec .
- Domaine : L’ensemble de définition est (valeur interdite).
- Remarque : La fonction inverse est un cas particulier de fonction homographique avec , , , .
La fonction carré est décroissante sur et croissante sur , sa courbe est une parabole symétrique d’équation .
La fonction inverse est strictement décroissante sur et sur , sa courbe est une hyperbole d’équation avec un centre de symétrie à l’origine.
Inéquations, étude de signes, sens de variations
1. Inéquations
a) Résolution d’une inéquation
Pour résoudre une inéquation de la forme , on étudie le signe de l’expression :
b) Étude du signe d’une expression factorisée
-
Règle des signes pour un produit :
Signe -
Méthode :
- Mettre l’expression sous forme factorisée.
- Étudier le signe de chaque facteur.
- Appliquer la règle des signes pour le produit.
-
Tableau de signes : outil pratique pour visualiser les signes selon les intervalles.
Exemple : Résoudre
équivaut à
Factorisation :
Solutions :
c) Étude du signe d’un quotient
- Même principe que pour un produit, avec attention aux valeurs interdites (dénominateur nul).
Exemple : Résoudre
Valeurs interdites :
Tableau de signes donne la solution :
2. Sens de variation d’une fonction
a) Définitions
-
Fonction strictement croissante sur un intervalle :
Pour tous , si alors . -
Fonction strictement décroissante sur un intervalle :
Pour tous , si alors .
3. Fonctions polynômes du second degré
a) Définition
Une fonction polynôme du second degré est définie par :
avec et .
b) Propriétés
| Cas | Sens de variation |
|---|---|
| Strictement décroissante puis strictement croissante | |
| Strictement croissante puis strictement décroissante |
c) Représentation graphique
- La courbe est une parabole avec un axe de symétrie vertical.
- Le sommet est l’extrémum de la fonction.
- Forme canonique : où et sont les coordonnées du sommet.
4. Fonctions homographiques
a) Définition
Une fonction homographique est définie par :
avec , et .
- Domaine de définition : car le dénominateur ne doit pas s’annuler.
Exemple :
est définie pour .
À retenir :
Pour résoudre une inéquation, on étudie le signe de l’expression associée (différence, produit ou quotient) en utilisant la factorisation, la règle des signes et un tableau de signes.
Une fonction est strictement croissante (resp. décroissante) si l’ordre des images respecte (resp. inverse) l’ordre des antécédents.
Une fonction polynôme du second degré a un sens de variation déterminé par le signe de et un sommet donné par la forme canonique.
Une fonction homographique est définie partout sauf en une valeur interdite où le dénominateur s’annule.
Trigonométrie
1. Le cercle trigonométrique
- Définition : Le cercle trigonométrique est un cercle de centre et de rayon 1, muni d'un sens de parcours appelé sens direct (sens inverse des aiguilles d'une montre).
- On place ce cercle dans un repère orthonormé avec :
2. Enroulement de la droite numérique sur le cercle trigonométrique
- À chaque réel correspond un point sur le cercle trigonométrique obtenu en "enroulant" la droite numérique sur le cercle dans le sens direct.
- Deux réels différents peuvent correspondre au même point si leur différence est un multiple de (un tour complet).
- La longueur de l'arc correspond à la valeur de modulo .
3. Valeurs remarquables des angles et leurs correspondances
| Angle en degrés | 0° | 30° | 45° | 60° | 90° | 135° | 180° | 270° | 360° | 450° |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur de |
4. Sinus et cosinus d’un nombre réel
- Soit un réel et son image sur le cercle trigonométrique.
- cosinus de : abscisse de , notée
- sinus de : ordonnée de , notée
a) Propriétés fondamentales
- Pour tout réel ,
- Relation fondamentale (théorème de Pythagore) :
5. Lien avec la trigonométrie du triangle rectangle (angles aigus)
- Pour un angle aigu (en degrés ou radians), dans un triangle rectangle :
6. Valeurs remarquables du sinus et du cosinus
| Angle | (30°) | (45°) | (60°) | (90°) | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 0 | ||||
| 0 | 1 |
À retenir : Le cosinus est l'abscisse et le sinus l'ordonnée du point image d'un réel sur le cercle trigonométrique de rayon 1.
7. Résumé des notions clés
| Notion | Définition / Formule | Remarque |
|---|---|---|
| Cercle trigonométrique | Cercle de centre , rayon 1, sens direct | Sens inverse des aiguilles d'une montre |
| Enroulement | sur le cercle, point image | modulo correspond à un même point |
| Cosinus | = abscisse de | |
| Sinus | = ordonnée de | |
| Relation fondamentale | Théorème de Pythagore | |
| Tangente | Définie si | |
| Valeurs remarquables | Voir tableau ci-dessus | Angles usuels à connaître |
Analyse de données - Statistiques descriptives
1. Effectifs et fréquences
- Effectif d'une valeur : nombre de données correspondant à cette valeur.
- Fréquence d'une valeur :
avec et la somme des fréquences vaut toujours 1. - Fréquences souvent exprimées en pourcentage.
Effectif cumulé et fréquence cumulée :
- Effectif cumulé à une valeur donnée = somme des effectifs des valeurs inférieures ou égales à cette valeur.
- Fréquence cumulée = somme des fréquences correspondantes.
Exemple : Pour un lancer de dé 50 fois, la fréquence cumulée pour la valeur 3 est 0,62, ce qui signifie que 62% des résultats sont inférieurs ou égaux à 3.
2. Représentations graphiques
| Type de graphique | Usage principal | Représentation |
|---|---|---|
| Diagramme en bâtons | Valeurs discrètes ou qualitatives | Effectifs ou fréquences |
| Histogramme | Valeurs numériques regroupées en classes | Effectifs ou fréquences |
| Diagramme circulaire | Part relative de chaque valeur ou classe | Fréquences (en %) |
| Nuage de points | Visualiser la répartition des données | Points sur un plan |
| Courbe de fréquences cumulées | Visualiser la progression des fréquences cumulées | Courbe croissante |
3. Indicateurs de position
a) Moyenne
Pour une série de valeurs avec effectifs et fréquences :
La moyenne est la valeur qui, si elle remplaçait toutes les données, donnerait la même somme totale.
b) Médiane
- La médiane d'une série ordonnée partage la série en deux sous-séries de même effectif.
- Si l'effectif est impair : médiane = valeur du milieu.
- Si l'effectif est pair : médiane = moyenne des deux valeurs centrales.
c) Quartiles
- Premier quartile : plus petite valeur telle qu'au moins 25% des données lui sont inférieures ou égales.
- Troisième quartile : plus petite valeur telle qu'au moins 75% des données lui sont inférieures ou égales.
Médiane divise la série en 2 moitiés, quartiles en 4 quarts d'effectifs égaux (ou presque).
4. Indicateurs de dispersion
- Étendue :
- Écart interquartile :
Ces indicateurs mesurent l'homogénéité ou l'hétérogénéité des données.
5. Démarche statistique
Protocole pour répondre à une problématique par sondage :
- Formuler la question.
- Présenter la question à la population ciblée.
- Recueillir et présenter les données brutes.
- Examiner les valeurs aberrantes ou extrêmes, corriger si nécessaire.
- Résumer statistiquement les données (moyenne, médiane, etc.).
- Présenter les résultats par tableaux ou graphiques adaptés.
Attention aux biais d'échantillonnage, valeurs aberrantes et pertinence des indicateurs choisis.
Probabilités
1. Simulation d’une expérience aléatoire
-
Les outils numériques (tableurs, calculatrices) disposent de générateurs de nombres aléatoires pour simuler des expériences aléatoires.
-
Exemples de fonctions :
Outil Nombre aléatoire dans Nombre aléatoire entre et (inclus) Tableur =ALEA() =ALEA.ENTRE.BORNE(a;b) TI Rand() RandInt(a,b) Casio Ran# RandInt#(a,b) -
Pour simuler un dé à 6 faces sans fonction RandInt, on peut utiliser :
TI :
Casio : \text{Int}(6 \times \text{Ran#}) + 1
2. Modéliser une expérience aléatoire
- Loi des grands nombres : en répétant une expérience aléatoire un très grand nombre de fois, les fréquences observées tendent vers des nombres fixes.
- Loi de probabilité : associe à chaque issue de l’univers une probabilité telle que
où est le nombre d’issues. - Expérience équiprobable : toutes les issues ont la même probabilité
La loi est dite équirépartie ou uniforme.
Exemple : lancer un dé équilibré à 6 faces
| Issue | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Probabilité |
3. Probabilité d’un évènement
-
Évènement : une partie de l’univers , c’est-à-dire un ensemble d’issues.
-
Notations usuelles :
- : évènement « obtenir un nombre strictement inférieur à 3 »
- : évènement « obtenir un nombre pair »
-
Vocabulaire :
- Évènement certain :
- Évènement impossible :
- Évènement contraire de : , constitué des issues ne réalisant pas
-
Probabilité d’un évènement dans une expérience équiprobable :
Exemples (avec un dé à 6 faces) :
4. Opérations sur les évènements
| Opération | Définition | Notation |
|---|---|---|
| Union | Issues réalisant ou (au moins un des deux) | |
| Intersection | Issues réalisant et (les deux à la fois) |
Propriété importante :
Cette formule évite de compter deux fois les issues communes à et .
5. Échantillonnage et fluctuation d’échantillonnage
- Échantillon aléatoire de taille : liste des résultats obtenus par répétitions indépendantes d’une même expérience aléatoire.
- Proportion : part d’éléments dans la population possédant une caractéristique donnée (fixe).
- Fréquence : part d’éléments dans un échantillon possédant cette caractéristique (varie d’un échantillon à l’autre).
- Fluctuation d’échantillonnage : variation de la fréquence autour de la proportion lorsque l’on répète la prise d’échantillons.
Exemple :
Dans un lycée de 320 élèves, 240 font partie de l’Association Sportive, donc
Un échantillon de taille 50 peut donner une fréquence différente de 0,75 (ex. ).
6. Simulation et analyse critique
- On peut simuler plusieurs échantillons pour observer la fluctuation des fréquences.
- L’objectif est d’estimer une proportion inconnue à partir d’un échantillon et de prendre des décisions basées sur ces résultats.
- L’intervalle de fluctuation au seuil de 95 % permet d’encadrer la fréquence attendue dans un échantillon de taille .
Pour un échantillon de taille et une proportion , la fréquence observée varie généralement dans un intervalle autour de (à approfondir en classe).
Fluctuation d'échantillonnage
1. Fluctuation d'échantillonnage
a) Intervalle de fluctuation (au seuil de 95 %)
-
Définition :
Pour une proportion d’un caractère dans une population, l’intervalle de fluctuation à 95 % est l’intervalle centré sur dans lequel la fréquence observée d’un échantillon de taille se trouve avec une probabilité de 95 %. -
Propriété (si et ) :
L’intervalle de fluctuation est approximativement -
Remarque :
Plus est grand, plus la fréquence se rapproche de .
b) Prise de décision avec un intervalle de fluctuation
-
Méthode :
- Calculer la fréquence observée dans l’échantillon.
- Calculer l’intervalle de fluctuation autour de (proportion connue dans la population).
- Comparer à cet intervalle :
- Si appartient à l’intervalle, l’échantillon est conforme à la population.
- Sinon, l’échantillon est non conforme.
-
Exemple :
Population : (75 % d’élèves à l’AS), échantillon , fréquence observée .
Intervalle de fluctuation :Comme , l’échantillon n’est pas conforme.
c) Estimation d’une proportion à partir d’un échantillon
-
Définition (intervalle de confiance à 95 %) :
Pour une fréquence observée dans un échantillon de taille , l’intervalle de confiance à 95 % est l’intervalle centré sur dans lequel se situe la proportion réelle dans la population avec une probabilité de 95 %. -
Propriété (si et ) :
L’intervalle de confiance est approximativement -
Remarques :
- Plus est grand, plus l’estimation est précise.
- L’intervalle de confiance dépend de la taille de l’échantillon, pas de la population totale.
- Pour une bonne précision, il faut interroger environ 1000 personnes.
À retenir :
L’intervalle de fluctuation (ou de confiance) à 95 % s’écrit approximativementavec la taille de l’échantillon, et la proportion connue ou estimée entre 0,2 et 0,8.
Géométrie dans l'espace
1. Positions relatives en géométrie dans l’espace
a) Positions relatives de deux plans
- Plans parallèles : deux plans sont parallèles s’ils sont confondus ou n’ont aucun point commun.
- Plans sécants : deux plans sécants ont une intersection qui est une droite.
Notation :
Si et sont deux plans sécants, leur intersection est une droite notée
b) Position relative d’une droite et d’un plan
Une droite et un plan sont soit :
- Parallèles : la droite est contenue dans le plan ou n’a aucun point commun avec lui.
- Sécants : ils ont un unique point commun.
Notation :
- Droite contenue dans un plan :
- Intersection d’une droite et d’un plan en un point :
2. Vecteurs et translations dans le plan
a) Translation et vecteur associé
- La translation qui transforme un point en un point transforme tout point en un point tel que est un parallélogramme.
- Le vecteur associé à cette translation est noté .
- La norme (longueur) du vecteur est la distance , notée .
b) Égalité de deux vecteurs
Deux vecteurs et sont égaux si la translation de vecteur transforme en .
Notation :
Ils sont alors deux représentants d’un même vecteur.
c) Somme de deux vecteurs
- La somme est le vecteur associé à la translation résultant de l’enchaînement des translations de vecteurs et .
- La somme est commutative :
- Relation de Chasles : pour tous points du plan,
d) Multiplication d’un vecteur par un réel
- Pour un vecteur de coordonnées , et un réel ,
- Le vecteur est colinéaire à .
3. Résumé des notations importantes
| Objet | Notation | Description |
|---|---|---|
| Plan | Plan défini par trois points non alignés | |
| Droite | Droite passant par deux points et | |
| Vecteur | Vecteur de direction , sens | |
| Norme (longueur) vecteur | Distance entre et | |
| Intersection de plans | Droite d’intersection des plans | |
| Intersection droite/plan | Point commun unique | |
| Inclusion droite/plan | Droite contenue dans un plan |
À retenir : Deux plans parallèles n’ont aucun point commun ou sont confondus, deux plans sécants s’intersectent selon une droite. Une droite et un plan sont parallèles ou sécants en un point unique. Un vecteur est défini par sa direction, son sens et sa norme, et la somme de vecteurs correspond à l’enchaînement des translations associées.
Vecteurs, repérage
1. Vecteur nul et vecteur opposé
-
Vecteur nul : translation qui transforme tout point en lui-même.
Pour tout point , . -
Vecteur opposé : pour , l'opposé est .
-
Soustraction de vecteurs :
. -
Multiplication par un réel :
- Si , est la répétition fois de .
- Si , .
2. Colinéarité
-
Deux vecteurs non nuls et sont colinéaires s'il existe un réel tel que
-
Par convention, le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur.
3. Parallélisme et alignement
| Propriété | Énoncé |
|---|---|
| Parallélisme | et sont parallèles et sont colinéaires. |
| Alignement | , , sont alignés et sont colinéaires. |
4. Vecteurs et parallélogramme
-
est un parallélogramme .
-
Identité du parallélogramme :
5. Vecteur et milieu
- est le milieu de
6. Repère du plan
-
Un repère est défini par trois points non alignés avec :
- axe des abscisses
- axe des ordonnées
-
Vecteurs de base :
-
Types de repères :
| Type | Condition |
|---|---|
| Orthogonal | |
| Normé | |
| Orthonormal | Orthogonal et normé |
7. Coordonnées dans un repère
-
Coordonnées d’un point :
-
Coordonnées d’un vecteur :
-
Unicité : dans un repère donné, les coordonnées d’un point ou d’un vecteur sont uniques.
8. Égalité de vecteurs
Pour et :
9. Coordonnées d’un vecteur défini par deux points
Pour et :
10. Opérations sur les coordonnées
| Opération | Coordonnées |
|---|---|
| Opposé de | |
| Somme | |
| Produit par un réel |
11. Coordonnées du milieu d’un segment
Pour et , le milieu de a pour coordonnées :
À retenir : Dans un repère , tout vecteur s’écrit de manière unique , où sont ses coordonnées.
Équations de droites
1. Milieu d’un segment
Le point est milieu du segment si et seulement si :
2. Distance dans un repère orthonormé
- Norme d’un vecteur :
- Distance entre deux points et :
3. Colinéarité de vecteurs
Deux vecteurs et sont colinéaires si et seulement si leurs coordonnées sont proportionnelles :
4. Équations de droites
a) Vecteurs directeurs
- Un vecteur directeur d’une droite est un vecteur non nul colinéaire à .
- Une droite peut être caractérisée par :
- Deux points,
- Un point et un vecteur directeur.
b) Équation cartésienne
- Une équation cartésienne d’une droite est de la forme :
avec et non tous deux nuls.
- Une droite admet une infinité d’équations cartésiennes équivalentes (multiples par un même scalaire).
c) Équation réduite
- Toute droite a une unique équation réduite de la forme :
- est le coefficient directeur (pente),
- est l’ordonnée à l’origine.
Sur une droite d’équation , l’ordonnée est une fonction affine de l’abscisse.
- Droites parallèles à l’axe des ordonnées : .
- Autres droites : .
d) Vecteur directeur associé
-
Pour , un vecteur directeur est .
-
Pour , un vecteur directeur est .
-
Si avec dirige une droite, alors son coefficient directeur est :
5. Droites parallèles ou sécantes
-
Deux droites sont soit sécantes, soit parallèles (confondue ou strictement).
-
Deux droites d’équations réduites
sont parallèles si et seulement si :
-
Si , alors les droites sont sécantes.
-
Pour trouver l’équation d’une droite parallèle à passant par un point :
- Le coefficient directeur de est celui de .
- On calcule en remplaçant les coordonnées de dans l’équation .
6. Alignement de points
Trois points , , d’abscisses distinctes sont alignés si et seulement si :
- Les coordonnées de vérifient l’équation de la droite ,
- Ou les droites et ont le même coefficient directeur,
- Ou les vecteurs et sont colinéaires.
Trois points sont alignés si les vecteurs formés par ces points sont colinéaires.