Fondamentaux et règlement de la brasse
1. Fondamentaux de la brasse
La brasse est une nage caractérisée par une position ventrale obligatoire dès la première traction de bras (après départ et virages). Elle combine des mouvements simultanés des bras et des jambes dans un même plan horizontal.
a) Technique de la nage en brasse
- Cycle de nage = 1 mouvement de bras + 1 mouvement de jambes, dans cet ordre.
- Bras : mains poussées ensemble en avant à partir de la poitrine, coudes sous la surface de l'eau (sauf avant/pendant virage et traction finale à l'arrivée).
- Retour des mains : interdit au-delà de la ligne des hanches, sauf lors de la première traction après départ et virages.
- Jambes : pieds tournés vers l'extérieur pendant la phase propulsive, interdiction de ciseaux, battements ou dauphin.
- Coordination : bras et jambes doivent être synchronisés pour optimiser la propulsion et l'équilibre.
2. Règlement de la brasse (extraits essentiels)
| Critère | Règle clé |
|---|---|
| Position | Ventral obligatoire dès la première traction de bras après départ et virages |
| Mouvements bras/jambes | Simultanés, dans le même plan horizontal, bras puis jambes |
| Traction des bras | Mains poussées ensemble en avant, coudes sous l'eau sauf exceptions |
| Retour des mains | Ne pas dépasser la ligne des hanches sauf première traction après départ/virages |
| Mouvements des pieds | Pieds tournés vers l'extérieur, pas de battements, ciseaux ou mouvements type dauphin |
3. Points clés à retenir
En brasse, la coordination bras-jambes dans un cycle simultané et la position ventrale dès la première traction sont fondamentales pour respecter le règlement et optimiser la nage.
Le cycle des bras en brasse
1. Le cycle des bras en brasse
Le cycle des bras en brasse se compose de 4 phases principales qui assurent la propulsion et la coordination avec le reste du corps :
| Phase | Description |
|---|---|
| 1. Extension | Les bras s'étendent vers l'avant, préparant la prise d'appui. |
| 2. Balayage externe (prise d’appui) | Les mains s'écartent vers l'extérieur pour saisir l'eau. |
| 3. Balayage interne (traction) | Les bras tirent l'eau vers l'intérieur, générant la propulsion. |
| 4. Retour (relâchement) | Les bras reviennent en position initiale, prêts pour un nouveau cycle. |
2. Points clés à retenir
- La tête doit couper la surface de l'eau à chaque cycle, sauf au départ et après chaque virage, pour optimiser la respiration et la glisse.
- Le cycle des bras est synchronisé avec le cycle des jambes et la respiration pour assurer une nage fluide et efficace.
- Une respiration par cycle est obligatoire selon le règlement : la tête sort de l'eau lors de la prise d’appui (balayage externe) et revient entre les bras (regard vers le bas) pendant l’extension.
À retenir : Le cycle des bras en brasse comprend quatre phases distinctes qui alternent propulsion et récupération, avec la tête qui doit émerger à chaque cycle pour respirer.
Le cycle des jambes en brasse
1. Le cycle des jambes en brasse
Le cycle des jambes en brasse se décompose en 4 phases principales qui rythment le mouvement et assurent propulsion et équilibre :
| Phase | Description |
|---|---|
| 1. Balayage extérieur | Ouverture des jambes vers l'extérieur, préparation à la propulsion. |
| 2. Retour des jambes | Ramener les jambes vers l'arrière, préparation au fouetté. |
| 3. Fouetté des jambes | Propulsion active par un mouvement circulaire des jambes. |
| 4. Glisse | Phase de récupération, jambes tendues, glisse variable selon la vitesse. |
2. Types de synchronisation du cycle jambes-bras
La coordination entre jambes et bras varie selon la distance et la vitesse de nage, avec 3 types principaux :
| Type de synchronisation | Distance / Vitesse | Caractéristique principale |
|---|---|---|
| Glissant | Distances longues (vitesses moyennes) | Phase de glisse prolongée, économie d’énergie. |
| Continu | Distances moyennes (vitesses élevées) | Mouvement fluide et continu, sans temps mort. |
| Chevauchement | Distances courtes (vitesses très élevées) | Phases de jambes et bras qui se chevauchent, maximisant la puissance. |
3. Points clés à retenir
- Le fouetté des jambes est la phase propulsive majeure en brasse.
- La glisse est variable et s’adapte à la vitesse : plus longue en endurance, plus courte en sprint.
- La coordination jambes-bras doit être adaptée au type de course pour optimiser la performance.
- La respiration s’intègre dans le cycle, souvent synchronisée avec l’action motrice des bras.
À retenir : Le cycle des jambes en brasse alterne propulsion (fouetté) et récupération (glisse), avec une coordination adaptée à la distance et à la vitesse de nage.
La respiration en brasse
1. La respiration en brasse
La respiration en brasse est une étape clé qui doit être parfaitement coordonnée avec les mouvements des bras et des jambes pour optimiser la glisse et limiter la résistance.
a) Principes essentiels
- Respiration synchronisée avec le cycle de bras : on inspire lors de la phase de traction des bras, quand la tête sort de l'eau.
- Sortie de la tête juste au-dessus de la surface, sans lever excessivement le buste, pour limiter la perte d’équilibre et la résistance.
- Expiration sous l'eau pendant la phase de glisse et de poussée, pour préparer la prochaine inspiration.
b) Étapes de la respiration en brasse
| Étape | Description | Objectif |
|---|---|---|
| 1. Sortie de la tête | La tête sort de l'eau lors de la traction des bras | Permet l'inspiration |
| 2. Inspiration | Prise d'air rapide et efficace | Maximiser l'apport en oxygène |
| 3. Plongée de la tête | La tête replonge dans l'eau au début du retour des bras | Préparer l'expiration sous l'eau |
| 4. Expiration | Expiration continue sous l'eau | Évacuer le CO2 et préparer la prochaine inspiration |
c) Points clés à retenir
- La respiration doit être rapide et efficace pour ne pas ralentir le mouvement.
- La tête ne doit pas être levée trop haut pour éviter de casser la glisse.
- La coordination bras-tête est essentielle : la respiration se fait pendant la traction des bras, jamais pendant la phase de poussée ou de glisse.
- L’expiration est continue sous l’eau, ce qui facilite la prise d’air lors de la sortie de la tête.
La respiration en brasse est un mouvement coordonné qui optimise l’apport en oxygène tout en maintenant la fluidité et l’équilibre du nageur.
La coordination des mouvements
1. La coordination des mouvements
a) La vision sous l'eau
- Rôle de la vision : assure le positionnement et le déplacement dans l’espace.
- Effet de l’immersion :
- L’individu ferme souvent les yeux, la vision est d’abord nulle.
- L’immersion modifie la réfraction des rayons lumineux à cause de la cornée immergée, provoquant une hypermétropie (image formée derrière la rétine).
- Le cristallin ne peut pas compenser cette déviation par déformation suffisante.
| Situation | Effet sur la vision |
|---|---|
| Sans lunettes | Vision trouble, hypermétropie due à l’eau |
| Avec lunettes | Rétablissement du pouvoir de convergence de la cornée, vision proche de la normale, mais champ visuel réduit et buée |
- Vision normale : la lumière traverse successivement la cornée, l’humeur aqueuse, le cristallin et l’humeur vitrée avant d’atteindre la rétine.
b) L’audition sous l'eau
-
Perception du son :
- Entendre sous l’eau est facile car la densité de l’eau est plus élevée.
- Les tympans vibrent moins, mais la peau et les os transmettent les ondes sonores au cerveau.
- La vitesse du son est environ 5 fois plus rapide dans l’eau (1500 m/s) que dans l’air (340 m/s à 20°C).
-
Compréhension des sons :
- Plus difficile sous l’eau à cause de l’impédance acoustique.
- Le passage du son entre différentes phases (liquide à gaz, eau à air) provoque un filtrage qui altère la perception.
À retenir : Sous l’eau, la vision est perturbée par la réfraction modifiée, tandis que l’audition est facilitée en réception mais compliquée en compréhension à cause des différences d’impédance acoustique.
L'immersion et l'adaptation à l'eau
1. L'immersion et l'adaptation à l'eau
a) Audition sous l'eau
- Sur terre, l'audition implique 2 phases : cordes vocales + oreille externe et moyenne (air), oreille interne (liquide). La transition est bien assurée par les osselets, facilitant la compréhension.
- Sous l'eau, 4 phases : cordes vocales (air), oreille externe (eau), oreille moyenne (air), oreille interne (liquide). Cela complique la compréhension.
- Bruits parasites fréquents (vagues, mouvements, respiration, cris) gênent l'audition.
- Localisation du son difficile sous l'eau car :
- Le cerveau utilise le décalage temporel entre oreilles pour localiser un son.
- Vitesse du son : 340 m/s dans l'air vs 1500 m/s dans l'eau.
- Le cerveau "terrestre" peine à déterminer direction et distance.
b) Olfaction
- Rôle marginal : le nageur inspire uniquement par la bouche, donc peu d'impact de l'odorat.
c) Respiration
- L'immersion impose des apnées plus ou moins longues.
- La glotte se ferme pour empêcher l'eau d'entrer dans les poumons.
d) Adaptation physique à l'immersion
- Le nageur subit une perte des appuis solides.
- Les repères visuels et sensoriels sont perturbés, ce qui nécessite une adaptation spécifique.
L'immersion modifie profondément les perceptions sensorielles, notamment l'audition et la respiration, obligeant le nageur à s'adapter pour évoluer efficacement dans l'eau.
La bascule et l'équilibre horizontal
1. La bascule et l'équilibre horizontal
Système de régulation posturale
- Nécessité de réorganiser l’information pour maintenir l’équilibre, notamment en milieu aquatique.
- Valorisation des informations proprioceptives : proviennent des récepteurs internes (fuseaux neuromusculaires, organes tendineux de Golgi, oreille interne) et renseignent sur la position et les mouvements du corps.
2. L’immersion et ses effets sur l’équilibre
- L’immersion modifie la régulation de l’équilibre par :
- Sensation de déséquilibre au niveau de l’oreille interne, accentuée par la hauteur.
- Sensation d’étirement des muscles extenseurs de la nuque et de la colonne vertébrale.
- Verticalisation du regard, perturbant la perception horizontale.
- Suppression des informations plantaires, réduisant les repères posturaux.
3. La bascule : quitter la position debout
Objectif principal :
- Vaincre la peur de la chute en s’allongeant, plongeant ou enroulant le corps.
Réflexes déclenchés par la sensation de chute :
| Réflexe | Description | But |
|---|---|---|
| Extension de la nuque | Réflexe de Magnus, redresse le regard horizontal | Retrouver l’horizontalité du regard |
| Parade des bras | Extension des bras avec appuis vers le bas | Amortir la chute (réflexe para-chute) |
| Replacement de la jambe | Positionnement sous le tronc | Stabiliser le corps |
4. Orientation du corps et équilibre horizontal
- En l’absence d’appuis, l’orientation du corps dépend de l’alignement vertical entre :
- Centre de gravité (G) : point d’application du poids du corps.
- Centre de poussée (Cv) : point d’application de la poussée d’Archimède en milieu aquatique.
À retenir : L’équilibre horizontal est assuré lorsque le centre de gravité (G) et le centre de poussée (Cv) sont alignés verticalement.
La glisse et le profil hydrodynamique
1. Couple de redressement
Le couple de redressement dépend de plusieurs facteurs essentiels :
- Position du corps
- Composition corporelle
- Utilisation de matériel de flottaison
a) Maintien de la position horizontale
Pour acquérir et maintenir une position horizontale stable, il faut :
- Inhiber la réponse réflexe : cela permet une augmentation progressive de la bascule et/ou de la hauteur.
- Réajuster les centres perceptifs : par exemple, passer d’une vision frontale directe à une vision verticale indirecte.
b) Autres conditions favorisant la stabilité
- Action propulsive des bras et des jambes (effet « ski nautique »)
- Immersion de la tête (apnée ou respiration aquatique)
- Répartition des masses denses : par exemple, positionner les bras en flèche
2. La bascule
La bascule est le mouvement d’inclinaison du corps qui facilite la position horizontale et la glisse.
3. La glisse
La glisse est la troisième compétence à maîtriser (après glisser, couler, plonger) et consiste à glisser sur le ventre ou sur le dos.
a) Objectifs de la glisse
- Acquérir une position hydrodynamique
- Gainer le corps
b) Conditions pour glisser efficacement
- Perte des appuis plantaires entraîne une hypotonie qui empêche la transmission des forces propulsives.
- Déformation du corps par l’eau crée un mauvais profil hydrodynamique, empêchant la glisse.
c) Solutions
- Gainage du corps pour maintenir la rigidité
- Étirement sur l’axe de déplacement pour adopter une position dite « en flèche »
4. Résistances hydrodynamiques
- Les résistances de pression (Rp) sont une composante majeure des forces qui s’opposent à la glisse.
À retenir : La glisse efficace repose sur une position hydrodynamique stable, un corps gainé et étiré, ainsi que sur la maîtrise du couple de redressement pour maintenir l’horizontalité.
Les appuis et la propulsion
1. Forme et appuis hydrodynamiques
- Forme en discontinuité du corps provoque un décollement de la couche limite, générant des tourbillons qui augmentent la résistance.
- Inclinaison frontale par rapport à la trajectoire favorise ce décollement, créant un différentiel de pression entre l’avant et l’arrière du nageur, appelé effet de succion, qui freine l’avancement.
- Ce phénomène est retardé en régime turbulent, comme avec la peau de requin ou la balle de golf.
2. Forme optimale : goutte d’eau horizontale
- La forme en goutte d’eau horizontale minimise la résistance de pression (Rp) en retardant le décollement de la couche limite.
- Morphologie idéale : larges épaules, petit bassin, grande taille → réduit Rp.
- Combinaison : diminue les formes et plis, améliorant l’hydrodynamisme.
- Horizontalité du corps modifie l’équilibre et la respiration, notamment pour un nageur « terrien » (habitué à la position verticale).
À retenir : S’allonger et se profiler réduit les résistances à l’avancement.
3. Résistances à l’avancement (Rp)
-
Formule clé :
où :
- = coefficient dépendant de la viscosité de l’eau, forme du corps, rugosité de la peau, densité de l’eau
- = surface du maître-couple (projection verticale perpendiculaire à l’axe de déplacement)
- = vitesse de nage
-
Facteurs influençant Rp :
Facteur Effet sur Rp Régularité d’allure Réduit les variations de résistance Morphologie Large épaules, petit bassin, grande taille → Rp plus faible Position hydrodynamique Plongeons, virages, coulées optimisent la résistance
4. Autres notions
- Tangage (mouvement de bascule avant/arrière) influence la stabilité et la résistance.
- Le maintien d’une position hydrodynamique est crucial pour limiter les pertes d’énergie dues aux résistances de pression.
La coordination des bras et des jambes
1. La coordination des bras et des jambes
a) Les appuis : 4ᵉ compétence clé
- Objectif principal : Appuyer sur l’eau avec bras et jambes pour structurer, rythmer et automatiser le mouvement.
- En natation, l’appui est essentiel pour vaincre la résistance de l’eau, contrairement à la locomotion terrestre où les appuis sont solides et dans un milieu peu résistant.
| Milieu | Type d’appui | Caractéristique principale |
|---|---|---|
| Terrestre | Appuis solides au sol | Loi d’action-réaction de Newton, faible résistance |
| Aquatique (brasse) | Appuis sur l’eau (membres inférieurs > supérieurs) | Milieu fuyant, appuis progressifs, accélération des unités motrices |
- Loi d’action-réaction : pour chaque action exercée sur l’eau, il y a une réaction égale et opposée qui propulse le nageur.
- Les appuis des jambes se font en mouvement de « grenouille », tandis que ceux des bras s’effectuent en « rames ».
b) La coordination bras-jambes : 5ᵉ compétence clé
- Objectif : associer efficacement les mouvements des bras et des jambes pour optimiser la propulsion.
- Cette coordination modifie la « traction » globale du nageur, améliorant la fluidité et la puissance du mouvement.
- Elle nécessite un rythme harmonieux entre les phases d’appui des bras et des jambes, évitant les conflits ou les pertes d’énergie.
À retenir : La coordination des bras et des jambes en brasse repose sur une association rythmée des appuis en « grenouille » (jambes) et en « rames » (bras), exploitant la loi d’action-réaction pour maximiser la propulsion dans un milieu fuyant.
La respiration aquatique
1. La respiration aquatique en brasse
La respiration en brasse est une compétence clé qui doit être maîtrisée pour respirer sans perdre de vitesse. Elle repose sur trois objectifs essentiels :
- Bloquer sa respiration lors des phases sous l'eau.
- Souffler dans l’eau pour évacuer le dioxyde de carbone.
- Inspirer au bon moment pour optimiser l'apport en oxygène.
2. Différences entre respiration terrienne et respiration en brasse
| Aspect | Respiration terrienne | Respiration en brasse |
|---|---|---|
| Inspiration | Active (diaphragme 75%, intercostaux externes) | Passive et brève |
| Expiration | Passive (relâchement musculaire, élasticité pulmonaire) | Active, complète et rythmée (doit vaincre la pression de l’eau) |
| Voies utilisées | Voies nasales | Bouche ou nez selon les besoins |
| Fréquence ventilatoire | Involontaire, environ 15 cycles/min (2s inspiration, 2s expiration) | Contrôlée et adaptée au rythme de nage |
3. Points clés à retenir
- La respiration en brasse est un automatisme ventilatoire inversé par rapport à la respiration normale.
- L’expiration est active pour lutter contre la pression de l’eau et doit être complète pour maximiser l’échange gazeux.
- L’inspiration est brève et passive, réalisée au moment opportun pour ne pas perturber la glisse.
- L’utilisation de la bouche ou du nez dépend des besoins du nageur et du contexte de la nage.
À retenir : En brasse, l’expiration est active et rythmée, tandis que l’inspiration est passive et brève, permettant de respirer efficacement sans perdre de vitesse.
Les balayages efficaces
1. Les balayages efficaces
Objectif principal :
Mobiliser les membres pour produire des forces de propulsion orientées dans le sens du déplacement, avec un maximum d’intensité et sur la plus grande durée possible.
2. Principe fondamental
- Loi d’Action/Réaction : pour nager vite, il faut appuyer efficacement contre l’eau afin de générer une force propulsive optimale.
3. Position et mouvements clés
| Élément | Description | But / Effet |
|---|---|---|
| Position en « W » | Flexion des jambes et des coudes | Optimiser la poussée dans l’eau |
| Flexion du coude | Maintenir un angle adapté pendant le balayage | Maximiser la surface de poussée |
4. Coordination avec la respiration
- Fréquence ventilatoire : environ 1 respiration par cycle de bras en brasse.
- Placement expiratoire : synchronisé avec l’action motrice des bras.
- Placement inspiratoire : lié au serrage des coudes.
- Utilisation d’apnées : lors des phases non nagées (plongeon, virage), dans la limite du règlement.
À retenir : Un balayage efficace combine une bonne position des membres, une coordination respiratoire adaptée, et une application maximale de la force dans la direction du déplacement.
5. Rôle des jambes et bras dans la propulsion
- En brasse, la propulsion des jambes est plus importante que celle des bras.
- Le balayage doit permettre de ramener les bras rapidement pour que le corps soit en position « flèche » lors du ciseau des jambes.
6. Intérêt du « piston »
- Permet de ramener les bras à la surface, voire en dehors de l’eau, avec les coudes hauts.
- Facilite une meilleure préparation du prochain balayage pour une propulsion optimale.
7. Synthèse
- Balayage efficace =
- Mobilisation puissante et prolongée des membres
- Position optimale (W, flexion des coudes)
- Coordination avec la respiration
- Priorité à la propulsion des jambes
- Utilisation du piston pour un retour rapide des bras
En résumé : Pour nager vite en brasse, il faut appuyer fort et longtemps dans l’eau avec une technique de balayage qui maximise la propulsion tout en respectant la coordination respiratoire.
Les oscillations et les variantes de brasse
1. Les oscillations en brasse
- Oscillations : mouvement ondulatoire du corps, combinant bras et jambes, utilisé en brasse.
- Brasse Polo : variante très rapide sur courte distance (quelques mètres), associant bras de crawl et double ciseau.
- Brasse lente et économique : adaptée à une vitesse inférieure à 0,5 m/s, idéale pour la nage habillée ou de loisir.
- Brasse sportive (compétition) : plus lente que le crawl (+12 s/100 m), avec un retour aquatique des jambes et des bras générant des résistances importantes.
- Retour aquatique des jambes : génère des accélérations négatives (), augmentant la résistance.
- Retour aquatique des bras (coudes) : produit des accélérations négatives (), limitant la propulsion.
- Limitation de l’appui des bras : réduit la propulsion efficace.
- Brasse en sauvetage : variante sous-marine utilisée pour le remorquage.
2. Intérêts et difficultés de la brasse
- Avantages :
- Permet une phase de coulée réduisant les résistances à l’avancement.
- Favorise la réduction des résistances de vague (Rv = V/√(g·l)).
- Permet de surfer sur sa propre vague, optimisant l’accélération du corps.
- Augmente la propulsion grâce à une demi-ondulation efficace.
- Difficultés :
- La brasse est la nage la plus difficile à apprendre, car elle s’éloigne de la motricité naturelle de la marche.
- Elle est traumatique, avec des risques de luxation de la rotule et de claquages musculaires.
3. Résistances à l’avancement en brasse
| Type de résistance | Source / Description |
|---|---|
| Résistance de forme | Résistance liée à la surface maître-couple (SMC) du corps immergé |
| Résistance de vague (Rv) | Résistance due aux vagues générées (Rv = V/√(g·l)) |
| Résistance au retour | Résistance créée par le retour aquatique des bras et jambes |
4. Pourquoi apprendre la brasse ?
- Malgré une efficacité moindre comparée aux mammifères semi-aquatiques de masse équivalente, la brasse reste une nage essentielle à maîtriser.
- Elle offre un bon compromis entre vitesse courte distance, économie d’énergie à faible vitesse, et utilité en sauvetage.
- Permet de comprendre les principes de propulsion et de résistance en milieu aquatique.
À retenir : La brasse combine des oscillations du corps et des phases de propulsion limitées par des résistances importantes, ce qui en fait une nage difficile à maîtriser mais essentielle pour la sécurité et l’efficacité à faible vitesse.