Cadre général et contexte du programme CarHab
1. Cadre général et contexte du programme CarHab
Le programme CarHab (2011-2017) vise à améliorer la connaissance sur la répartition et l’évolution des végétations, habitats naturels et semi-naturels en France métropolitaine et outre-mer. Il s’inscrit dans la stratégie nationale pour la biodiversité et répond aux engagements communautaires et politiques publiques environnementales.
a) Objectifs principaux
- Synthétiser les cartographies nationales existantes et harmoniser les typologies et échelles.
- Proposer une démarche de cartographie harmonisée à l’échelle des unités paysagères (cellules paysagères).
- Valoriser les connaissances sur les habitats, trames et écosystèmes en s’appuyant sur la phytosociologie.
- Construire un système d’information géographique intégré au SINP (Système d’Information sur la Nature et les Paysages).
b) Méthodologie
- La cartographie est centrée sur la cellule paysagère, unité de gestion (ex. pelouses, prairies, landes, forêts).
- L’échelle de restitution est fixée au 1:25 000, un compromis entre précision et faisabilité technique.
- Utilisation de la phytosociologie paysagère pour analyser les assemblages végétaux et leurs dynamiques.
- Appui sur deux fonds cartographiques essentiels :
- Carte des physionomies : découpage spatial basé sur la photo-interprétation et l’analyse d’images satellites.
- Carte des enveloppes écologiques : délimitation de polygones homogènes abiotiques.
c) Besoins de connaissance adressés
| Besoin | Finalité |
|---|---|
| Répartition et surfaces des habitats d’intérêt communautaire (HIC) | Gestion des sites Natura 2000, rapportage DHFF |
| Localisation des habitats remarquables et patrimoniaux | Mise en œuvre de la séquence Éviter-Réduire-Compenser, délimitation ZNIEFF, création d’aires protégées |
| Approche fonctionnelle des écosystèmes | Politiques Trame verte et bleue (TVB), évaluation des services écosystémiques |
À retenir : La cartographie doit couvrir les unités de végétation, intégrer leur dynamique (végétations potentielles), et s’inscrire dans un système d’information géographique national.
2. Cadre typologique et cartographique
a) Unités typologiques de végétation
La cartographie repose sur la phytosociologie paysagère, distinguant 4 unités emboîtées :
| Unité | Description |
|---|---|
| Communauté végétale | Ensemble de plantes coexistant dans un habitat donné |
| Cellule paysagère | Unité de gestion paysagère (ex. pelouses, landes) |
| Série de végétation | Regroupement dynamique de cellules paysagères similaires |
| Géosérie de végétation | Ensemble de séries liées à un contexte écologique plus large |
Les catalogues de végétation sont des références indispensables, décrivant ces unités avec leurs caractéristiques floristiques, écologiques et chorologiques. Deux catalogues principaux :
- Catalogue des groupements végétaux : fiches sur les associations végétales, syntaxonomie, écologie, dynamique, correspondances avec typologies d’habitats.
- Catalogue des séries et géoséries : fiches détaillant les cellules paysagères, leur composition syntaxonomique et trajectoire dynamique.
Ces catalogues alimentent le Prodrome des végétations de France (PVF) et le référentiel national Habref.
b) Représentation cartographique
Cinq niveaux de représentation cartographique sont définis, basés sur la typologie de Theurillat (1992) :
| Niveau | Unité | Description | Exemple topographique |
|---|---|---|---|
| 5 | Très grande unité de paysage (UTV5) | Macrorelief, plusieurs étages de végétation | Piémont, ensemble de collines |
| 4 | Grande unité de paysage (UTV4) | Mésorelief, un seul étage de végétation | Plateau, versant, vallée |
| 3 | Unité paysagère | Non précisé dans la portion fournie | - |
| 2 | Unité de végétation | - | - |
| 1 | Communauté végétale | - | - |
Ces niveaux permettent d’adapter la cartographie aux différentes échelles d’analyse et aux besoins de gestion.
3. Synthèse des principes clés
- La phytosociologie paysagère est la base méthodologique pour une analyse multi-scalaire de la végétation.
- La cartographie doit intégrer la dynamique spatio-temporelle des végétations (végétations actuelles et potentielles).
- L’échelle 1:25 000 est retenue pour un bon compromis entre précision et faisabilité.
- Les données produites alimentent un système d’information géographique intégré au SINP.
- Les fonds cartographiques de base sont la carte des physionomies et la carte des enveloppes écologiques.
- Les catalogues de végétation (groupements, séries, géoséries) sont indispensables pour assurer l’homogénéité et la cohérence des cartographies.
À retenir : Le programme CarHab vise une cartographie harmonisée, multi-échelle et dynamique des végétations, essentielle pour la gestion des habitats et la mise en œuvre des politiques environnementales.
Cadre typologique et cartographique de la végétation
1. Cadre typologique de la végétation
La végétation est organisée en unités typologiques de végétation (UTV) hiérarchisées selon cinq niveaux, du plus fin au plus large :
| Niveau | Unité typologique (UTV) | Échelle écologique | Description principale |
|---|---|---|---|
| 1 | Association végétale (UTV1) | Station homogène | Communauté végétale à composition floristique déterminée |
| 2 | Cellule paysagère (UTV2) | Microrelief | Petite unité de paysage, physionomiquement homogène, base de la cartographie à 1:25 000 |
| 3 | Série / petite géosérie (UTV3) | Microrelief | Unité de paysage dans un compartiment écologique, correspond à une série ou géosérie de végétation |
| 4 | Géosérie (UTV4) | Mésorelief | Unité de paysage à l’échelle du mésorelief |
| 5 | Géosérie (UTV5) | Macrorelief | Grande unité de paysage |
- La cellule paysagère (UTV2) est la référence principale pour la cartographie à l’échelle 1:25 000.
- Chaque cellule paysagère est un complexe de groupements végétaux, dominé par une ou plusieurs associations végétales, donnant une physionomie homogène (ex : complexe forestier, fourrés).
- La cartographie associe chaque unité de végétation cartographiée (UVC) à une cellule paysagère, permettant de déduire la composition syntaxonomique (UTV1) et la série/géosérie (UTV3).
La cartographie de la végétation à 1:25 000 repose principalement sur la délimitation des cellules paysagères (UTV2).
2. Échelles cartographiques et modes de représentation
- Échelle d’acquisition des données : 1:10 000
- Échelle de restitution cartographique : 1:25 000
- Surface minimale d’objet cartographié : 0,5 ha (soit un carré de 70 m de côté sur le terrain)
Modes de représentation des UVC :
| Type d’objet | Critères de surface et forme | Usage principal |
|---|---|---|
| Polygone | Surface > 0,5 ha | Majorité des UVC, représentation principale |
| Ligne | Largeur < 20 m, longueur > 250 m, interruptions < 50 m | Cours d’eau, vallons secs, parois rocheuses |
| Point | Surface < 0,5 ha, longueur < 250 m, largeur < 20 m | Végétations rares, menacées, habitats d’intérêt communautaire |
- Les UTV dominantes sont celles occupant plus de 25 % de la surface d’un polygone.
- Les végétations minoritaires (< 25 %) sont ponctualisées si rares ou intégrées à la composition syntaxonomique.
3. Fonds cartographiques : physionomie et enveloppes écologiques
a) Carte des physionomies
- Objectif : partitionner le territoire selon la forme et l’aspect visuel de la végétation (hauteur, couleur, forme des plantes).
- Méthodes utilisées :
- Segmentation automatique des images infrarouges (BD Ortho® IRC) à 50 cm de résolution.
- Photo-interprétation et classification automatique des images satellites.
- Utilisation des bases de données IGN (BD TOPO®, BD Forêt®) pour les milieux forestiers et semi-naturels.
- Résultat : polygones physionomiques homogènes, décrits dans une nomenclature hiérarchisée.
- Seuil minimal pour la carte des physionomies : 2 500 m² (pour acquisition terrain), 5 000 m² (pour restitution).
b) Carte des enveloppes écologiques
- Objectif : délimiter des entités écologiques homogènes selon des paramètres abiotiques (relief, climat, géologie).
- Méthode : classification hiérarchique ascendante (CAH) sur des données raster 25 m, créant des clusters spatiaux homogènes.
- Paramètres abiotiques utilisés :
| Type | Exemples et sources |
|---|---|
| Topographiques | Pente, exposition, forme du terrain (MNT 25 m, BD Alti®) |
| Climatiques | Température, précipitations (base Aurelhy, MétéoFrance) |
| Géologiques | Données BRGM à 1:50 000, pédologie ponctuelle |
| Spécifiques | Zones humides potentielles, distance à la mer |
- Ces enveloppes sont utilisées pour identifier des séries et géoséries phytosociologiques.
4. Finalités de la cartographie de la végétation
- Améliorer la connaissance et la répartition des habitats d’intérêt communautaire (HIC), notamment pour le suivi de la directive habitats, faune, flore (DHFF).
- Fournir des données sur les surfaces et la localisation des habitats végétalisés, utiles pour le rapportage réglementaire et la gestion.
- Permettre la détection des tendances évolutives des surfaces d’habitats à long terme.
La cartographie de la végétation s’appuie sur une hiérarchie typologique emboîtée, une échelle adaptée (1:25 000), des fonds cartographiques physionomiques et écologiques, et des modes de représentation adaptés à la taille et à la nature des unités végétales.
Représentation cartographique et niveaux de restitution
1. Représentation cartographique et niveaux de restitution
La cartographie de la végétation s’appuie sur des données de localisation des unités de végétation, issues du terrain ou de cartes existantes, traduites en habitats d’intérêt communautaire (HIC) via des tables de correspondance. Ces cartes permettent d’estimer la répartition réelle et potentielle des habitats, notamment pour évaluer leur aire de répartition et surface maximale potentielle.
2. Applications principales de la cartographie de la végétation
| Objectif | Description clé |
|---|---|
| Planification de la surveillance des HIC | La cartographie localise les HIC mais ne mesure pas leur état de conservation. Elle sert de base pour élaborer des plans d’échantillonnage et de suivi (ex. projet en Italie). |
| Évaluation du degré de menace (liste rouge) | Utilisation des critères UICN (réduction de distribution, dégradation écologique) pour évaluer le risque d’extinction des végétations à différentes échelles typologiques (groupements, habitats, séries). |
| Délimitation des Znieff | Cartographie et données phytosociologiques permettent de définir ou redéfinir les périmètres des Zones naturelles d’intérêt écologique, floristique et faunistique. |
| Identification des enjeux territorialisés (ABC) | L’Atlas de la biodiversité communale utilise la cartographie pour synthétiser les enjeux biodiversité et intégrer ces données dans les politiques d’aménagement. |
| Mesure des services écosystémiques | La cartographie permet d’évaluer les services rendus par les écosystèmes (production, stockage carbone, protection, biodiversité) selon les séries et cellules paysagères, en tenant compte des compromis (trade-offs). |
| Représentativité des aires protégées (Scap) | Amélioration des connaissances sur la répartition et rareté des habitats pour optimiser la création et gestion des aires protégées. |
| Maintien et restauration des connectivités écologiques (TVB) | Cartographie des trames vertes et bleues pour identifier continuités, discontinuités, artificialisation et réservoirs de biodiversité, facilitant la gestion des corridors écologiques. |
3. Niveaux de restitution cartographique
- Cellules paysagères : unités homogènes écologiquement et physionomiquement (prairies, pelouses, forêts, etc.), base du levé cartographique à l’échelle 1:25 000.
- Séries et géoséries de végétation : regroupements typologiques plus larges, constitués d’associations végétales, permettant une lecture emboîtée du paysage végétal.
- Habitat d’intérêt communautaire (HIC) : traduction des unités végétales en habitats reconnus pour leur valeur patrimoniale et réglementaire.
4. Méthodologie et outils
- Fonds cartographiques : cartes des physionomies et des enveloppes écologiques, issues d’un travail multidisciplinaire (photo-interprétation, télédétection, écologie).
- Catalogues typologiques : référentiels des groupements végétaux, séries et cellules paysagères, alimentés par des relevés de terrain et liés au Prodrome des végétations de France (PVF) et au référentiel national Habref.
- Bases de données : gestion et valorisation des catalogues pour la cartographie et au-delà (évaluation de la rareté, hiérarchisation des enjeux).
5. Importance et perspectives
- La phytosociologie paysagère offre un cadre adapté pour appréhender la dynamique spatio-temporelle des végétations à différentes échelles.
- La cartographie au 1:25 000 centrée sur les cellules paysagères permet une connaissance fine des habitats, trames écologiques et services écosystémiques.
- Le développement des techniques de télédétection et modélisation ouvre la voie à des cartes plus précises et actualisées.
- Ces outils sont essentiels pour soutenir les politiques publiques en matière de conservation, aménagement et gestion durable des territoires.
À retenir : La cartographie de la végétation, structurée autour des cellules paysagères et intégrée dans une dynamique spatio-temporelle, est un outil clé pour la connaissance, la gestion et la conservation des habitats et de la biodiversité à différentes échelles territoriales.
Fonds cartographiques : physionomies et enveloppes écologiques
1. Fonds cartographiques : physionomies et enveloppes écologiques
Les fonds cartographiques sont des outils essentiels pour la cartographie de la végétation à l’échelle des unités paysagères. Ils fournissent un découpage spatial homogène fondé sur des critères écologiques et physionomiques, servant de base pour la délimitation des unités de végétation.
2. Objectifs des fonds cartographiques
- Proposer un découpage spatial homogène garantissant la cohérence écologique sur l’ensemble du territoire.
- Servir de support de travail pour le cartographe phytosociologue lors du levé et de la qualification des végétations.
- Faciliter la représentation cartographique des végétations en s’appuyant sur des unités paysagères cohérentes.
3. Types de fonds cartographiques
| Type de fond | Description | Usage principal |
|---|---|---|
| Carte des physionomies | Représente les grandes formes de végétation visibles (forêts, prairies, landes, etc.) | Base pour délimiter des unités surfaciques |
| Carte des enveloppes écologiques | Définit les potentialités écologiques des milieux selon les conditions abiotiques (sol, climat) | Sert à identifier les végétations potentielles |
4. Rôle dans la démarche cartographique
La démarche cartographique s’appuie sur ces fonds pour :
- Qualifier in situ les unités paysagères en fonction de leur physionomie et de leur contexte écologique.
- Extrapoler ex situ les observations à partir des fonds cartographiques et des catalogues de végétation.
- Vérifier sur le terrain la cohérence des unités délimitées.
5. Concepts clés
- Cellule paysagère : unité de gestion paysagère homogène (ex. pelouse, forêt, prairie).
- Série de végétation : ensemble de cellules paysagères partageant des caractéristiques écologiques et floristiques similaires.
- Géosérie : regroupement de séries de végétation selon des critères géographiques et écologiques.
6. Application pratique
- Le cartographe délimite des unités de végétation cartographiées (UVC) en s’appuyant principalement sur la carte des physionomies.
- Les UVC peuvent être de type :
- Surfacique : pour les grandes étendues homogènes.
- Linéaire : pour les végétations de cours d’eau, vallons, etc.
- Ponctuel : pour signaler des éléments patrimoniaux spécifiques.
- La qualification des UVC intègre les données des enveloppes écologiques pour définir les végétations potentielles.
7. Importance écologique et gestion
- Ces fonds permettent une meilleure connaissance des végétations naturelles et semi-naturelles.
- Ils facilitent la gestion des espaces naturels en fournissant une base cartographique harmonisée.
- Ils contribuent à la mise en œuvre des politiques publiques environnementales et à la surveillance de la biodiversité.
À retenir : Les fonds cartographiques (physionomies et enveloppes écologiques) sont la base indispensable pour une cartographie cohérente, homogène et écologiquement pertinente des végétations à l’échelle paysagère.
Finalités et applications de la cartographie de la végétation
1. Démarche de cartographie de la végétation
La cartographie repose sur trois grandes étapes, combinant données in situ (terrain) et ex situ (bureau) :
| Étape | Description | Objectif principal |
|---|---|---|
| 1. Qualification terrain (in situ) | Construction et qualification des unités de végétation cartographiées (UVC) à partir des pré-UVC, collecte sur terrain selon échantillonnage représentatif. | Calibrer l’extrapolation et affiner les UVC |
| 2. Extrapolation (ex situ) | Utilisation des fonds cartographiques, photo-interprétation et données collectées pour qualifier les UVC sur zones difficiles d’accès. | Étendre la cartographie à grande échelle |
| 3. Vérification terrain (in situ) | Contrôle et qualification finale des UVC issues de l’extrapolation, par échantillonnage. | Améliorer itérativement la qualité des données |
La démarche est itérative : les retours terrain corrigent et enrichissent l’extrapolation.
2. Restitution cartographique
- Validation et mise en cohérence des données dans une base cartographique.
- Production de cartes thématiques selon différents niveaux typologiques (cellules paysagères, habitats d’intérêt communautaire, végétations rares, potentialités forestières...).
- Mobilisation de compétences en géomatique et expertise phytosociologique.
3. Approche méthodologique différenciée selon les milieux
| Catégorie de milieu | Caractéristiques principales | Modalités de qualification cartographique |
|---|---|---|
| Milieux naturels et semi-naturels | Forêts, landes, pelouses, prairies, marais, dunes... Végétation souvent partiellement exprimée (phytosociologiquement insaturée). | Attribution d’UTV niveaux 1, 2, 3. Qualification in situ privilégiée, complétée par extrapolation si perturbations fortes. |
| Milieux cultivés | Grandes cultures, vignes, vergers, plantations. Milieux fortement anthropisés, végétation sériale difficile à qualifier. | Qualification ex situ par extrapolation à partir de la carte des enveloppes écologiques. UTV niveau 2 (cellules paysagères culturales). |
| Milieux artificialisés | Bâtiments, infrastructures, parkings, zones urbaines. Non parcourus sur le terrain. | Qualifiés comme « zones artificialisées », sans attribution typologique. |
4. Principes de délimitation des unités de végétation cartographiées (UVC)
- Une UVC doit être circonscrite dans un complexe de compartiments écologiques marqué par un facteur unificateur :
| Facteur écologique unificateur | Exemple de compartiment écologique | Déterminisme principal |
|---|---|---|
| Sécheresse du sol | Dalles rocheuses, falaises | Édaphoxérophile (déficit hydrique) |
| Humidité | Talweg, tourbière, étang | Édaphohygrophile (excès d’eau) |
| Conditions mésophiles | Versants de vallée, bassins d’effondrement tertiaire | Climatique (climatophile) |
- Types d’UVC selon leur forme :
| Type d’UVC | Description | Usage principal |
|---|---|---|
| Surfacique | Polygones délimités sur la carte | Majorité des UVC |
| Linéaire | Unités étroites (ex : ripisylves) | Milieux spécifiques |
| Ponctuel | Végétations remarquables < 0,5 ha | Signalement d’éléments patrimoniaux |
- Les opérations de découpe et fusion des polygones doivent respecter des règles communes pour homogénéiser la cartographie.
5. Levé de l’information cartographique
-
Après délimitation des grands compartiments écologiques, chaque UVC est rattachée à :
- Une série ou petite géosérie de végétation (UTV niveau 3),
- Une cellule paysagère (UTV niveau 2),
- Une composition syntaxonomique (UTV niveau 1) pour milieux naturels/semi-naturels,
- Des correspondances avec les habitats d’intérêt communautaire (directive habitat, faune, flore).
-
Relevés phytosociologiques (sigmarelevés) sont réalisés pour :
- Conforter la caractérisation,
- Apporter des données fiables en cas de doute,
- Capitaliser sur végétations rares ou remarquables,
- Décrire les (géo)séries et cellules paysagères.
-
Quatre types de relevés selon la méthodologie :
| Type de relevé | Description |
|---|---|
| Communauté végétale | Analyse globale d’une communauté |
| Individu de cellule paysagère | Relevé ciblé sur une cellule paysagère |
| Individu de série | Relevé sur un individu de série |
| Individu de géosérie | Relevé sur un individu de géosérie |
6. Rattachement aux unités typologiques de végétation (UTV)
| Niveau UTV | Description et critères d’attribution |
|---|---|
| Niveau 3 (série/géosérie) | Basé sur la caractérisation phytosociologique, relevés écologiques (géologie, topographie, pédologie) et données environnementales. Permet de définir la végétation potentielle. |
| Niveau 2 (cellule paysagère) | Identification guidée par critères physionomiques et syntaxons dominants/codominants. Sert de base à la délimitation des UVC. |
| Niveau 1 (association) | Composition syntaxonomique type précisée pour milieux naturels/semi-naturels. |
- La cartographie associe ces niveaux pour une description complète des unités végétales.
À retenir : La cartographie de la végétation combine une approche physionomique et écologique pour délimiter des unités homogènes, en adaptant la méthode selon le type de milieu (naturel, cultivé, artificialisé) et en s’appuyant sur un processus itératif mêlant terrain et bureau.
Démarche cartographique et levé de l'information
1. Démarche cartographique : niveaux typologiques et unités paysagères
-
UTV de niveau 2 (cellules paysagères) : définies par des combinaisons répétitives de syntaxons caractérisant une physionomie particulière. Les combinaisons marginales sporadiques sont traitées comme des mosaïques de cellules paysagères. Certaines cellules correspondent à une petite géosérie et sont définies par un paramètre écologique unificateur.
-
Chaque UTV2 est associée à un indice de confiance (faible, moyen, élevé) pour juger la fiabilité du levé, ainsi qu'à un indicateur de saturation phytocénotique (oui, non, non connu).
2. Attribution des UTV de niveau 1 (composition syntaxonomique moyenne)
-
Produite uniquement pour milieux naturels et semi-naturels.
-
Les catalogues listent les cellules paysagères (UTV2) avec une composition phytocénotique moyenne (UTV1) issue de l’analyse des relevés terrain.
-
La composition est pondérée par des classes de recouvrement selon l’échelle de Braun-Blanquet (6 catégories, coefficients + à 5).
-
Par défaut, la composition moyenne est attribuée à l’UVC. En cas de différence, le cartographe modifie la liste pondérée des syntaxons (ajout/suppression, typicité, recouvrement).
-
En cas de doute sur un syntaxon, un relevé phytosociologique est réalisé.
3. Rattachement aux typologies d’habitats
-
Liens établis entre UTV et habitats d’intérêt communautaire (HIC) pour répondre aux obligations de la DHFF.
-
Références principales :
- Manuel d’interprétation des habitats de l’UE (EUR28, 2013)
- Cahiers d’habitats (France, 2001-2005), actualisés régulièrement.
-
La cartographie fournit des informations sur l’aire d’occupation et les surfaces couvertes par les HIC (article 17 DHFF) et aide au plan d’échantillonnage (article 11).
-
Les HIC sont classés en 3 catégories selon la surface et la structuration dans l’UVC (voir tableau ci-dessous).
| Catégorie d’HIC | Surface et structuration | Informations apportées |
|---|---|---|
| 1. HIC > 0,5 ha, élément structurant d’une cellule paysagère | Présence et surface obtenues directement via UVC | Ex : habitats forestiers, pavements calcaires |
| 2. HIC < 0,5 ha, partie d’une cellule paysagère > 0,5 ha | Présence et surface estimées indirectement, incertitude liée à la fréquence des végétations indicatrices | Ex : habitats dunaires, végétations littorales |
| 3. HIC < 0,5 ha, non inclus dans composition syntaxonomique moyenne | Pas d’information systématique, données opportunistes ou issues d’anciennes sources | Ex : sources pétrifiantes (7220) |
-
Le rattachement au code Natura 2000 est automatique via le croisement UTV/UVC et le module « code N2000 » des catalogues.
-
Correspondances avec la classification Eunis sont établies pour harmoniser au niveau européen.
4. Synthèse des rattachements d’une UVC
Chaque unité végétale cartographiée (UVC) est :
-
Délimitée dans un compartiment écologique précis, appuyée sur fonds et données pré-cartographiques.
-
Rattachée à une série ou petite géosérie (UTV niveau 3).
-
Reliée obligatoirement à une cellule paysagère (UTV niveau 2).
-
Associée à une composition syntaxonomique moyenne (UTV niveau 1), modifiable sur le terrain.
-
Le cas échéant, rattachée à un habitat d’intérêt communautaire et à une classification Eunis.
-
Des relevés phytosociologiques peuvent être réalisés en cas de besoin.
5. Rattachement aux UTV de niveaux 4 et 5
-
Ces niveaux correspondent à de grandes unités paysagères, renseignées ex situ à partir de la carte des enveloppes écologiques.
-
Les campagnes terrain ne visent pas à renseigner ces niveaux.
6. Règles de qualification des UVC
a) Cellule paysagère dominante
-
Cas le plus fréquent : une UTV2 couvre > 75 % de l’UVC, conditionnant sa délimitation et qualification.
-
L’UVC est caractérisée par :
- 1 unité typologique de niveau 3 (série)
- 1 cellule paysagère (UTV2)
- 1 liste syntaxonomique pondérée (UTV1)
-
Types minoritaires (< 25 % et < 0,5 ha) sont mentionnés avec leur indice de dominance.
b) Plusieurs compartiments écologiques
-
L’UVC peut contenir plusieurs compartiments imbriqués, formant une petite géosérie (UTV3).
-
Une cellule paysagère unique, à potentialités sériales multiples, est identifiée.
-
L’UVC est qualifiée par :
- 1 petite géosérie (UTV3)
- 1 cellule paysagère (UTV2)
- 1 liste syntaxonomique pondérée (UTV1)
c) Mosaïque de cellules paysagères
-
UVC non homogène physionomiquement ou écologiquement, avec plusieurs UTV2 occupant chacune > 25 % mais < 0,5 ha d’un seul tenant.
-
L’UVC est caractérisée par :
- 1 unité typologique de niveau 3 (série)
- 2 à 3 cellules paysagères (UTV2) avec pourcentage de recouvrement
À retenir : La cartographie de la végétation repose sur une hiérarchie d’unités typologiques (niveaux 1 à 5) associées à des compositions syntaxonomiques pondérées, un rattachement aux habitats d’intérêt communautaire, et une qualification rigoureuse des unités végétales cartographiées selon leur homogénéité et dominance.
Règles de cartographie et traitement des milieux
1. Composition syntaxonomique et compartiments écologiques
- Une Unité de Végétation Cartographiée (UVC) peut regrouper plusieurs cellules paysagères appartenant à différents compartiments écologiques.
- Exemple : UVC 1 est une mosaïque de cellules paysagères réparties en deux séries principales :
- 35 % : série planitiaire/collinéenne de la hêtraie-chênaie à Quercus petraea et Holcus mollis (substrats sableux acidiclines).
- 65 % : série de la chênaie à Quercus robur et Carex flacca (substrats argileux neutro-acidiclines).
- Les polygones forestiers contigus avec recouvrement < 25 % sont traités comme cas courants, avec dominance pondérée des groupements.
2. Modes d’acquisition et d’observation des données
| Mode de qualification | Mode d’observation |
|---|---|
| In situ | - Observation directe dans l’UVC<br>- Observation depuis la périphérie<br>- Observation à la jumelle |
| Ex situ | - Extrapolation à partir de données existantes (relevés, cartographies)<br>- Extrapolation experte basée sur fonds cartographiques |
- La réalisation de relevés phytosociologiques est notée lors de la prospection.
- L’indice de confiance de la qualification (faible, moyenne, haute) dépend du mode d’observation et de la corrélation avec les cartes préexistantes.
- La saturation phytocénotique de la cellule paysagère est évaluée sur 4 niveaux (bas, moyen, fort, non connu) selon le nombre de syntaxons présents.
3. Principes de qualification des UVC
- Une UVC doit être renseignée par toute Unité Typologique de Végétation (UTV) de niveau 2 occupant au moins 25 % de sa surface.
- Deux cas principaux de rattachement aux UTV :
| Cas | Condition | Rattachement et traitement syntaxonomique |
|---|---|---|
| 1. Petite unité dominante | UTV niveau 3 et 2 > 75 % de la surface de l’UVC | Rattachement à 1 UTV niveau 3 et 2, ajustement pondéré syntaxonomique |
| 2. Mosaïque de petites unités | Plusieurs UTV niveau 3 et 2 > 25 % dans l’UVC | Rattachement à plusieurs UTV niveau 3 et 2, ajustement pondéré syntaxonomique |
- Le mode d’acquisition (qualification, observation, relevé, indice de confiance, saturation) doit être systématiquement renseigné.
4. Méthodologie de cartographie : phases clés
-
Phase A : Connaissances préliminaires
- Analyse des données écologiques (climat, géologie, topographie, sols, hydrographie).
- Identification des paramètres écologiques déterminants pour la végétation.
- Mise en évidence des modèles de répartition des séries végétales en lien avec les compartiments écologiques.
-
Phase B : Qualification
- Délimitation des enveloppes des séries et petites géoséries par croisement avec les données écologiques.
- Délimitation des cellules paysagères par analyse in situ.
- Numérisation des contours sous SIG.
- Enregistrement des données dans la base.
5. Exemple : Cartographie in situ du Pays-Fort (Cher)
- Géologie : formations résiduelles à silex, alternance de marnes, sables, argiles crétacées, recouvertes par colluvions.
- Pédologie : sols variés (brunisols, néoluvisols, réductisols, sols acides rares).
- Topographie : reliefs marqués (plateaux, vallées, versants), altitude 100-430 m.
- Climat : zones humides et fraîches en altitude (> 250 m), zones plus chaudes et sèches en périphérie.
- Hydrographie : réseau dense et hiérarchisé de cours d’eau, vallées orientées SE-NO.
- Fond environnemental : combinant indices topographiques, pédologiques, climatiques et géologiques.
6. Organisation spatiale de la végétation
- Végétation organisée en compartiments écologiques (tessellas) regroupés en grands compartiments :
- Hygrophile : séries édaphohygrophiles (milieux humides).
- Mésophile : séries climatophiles (milieux tempérés).
- Xérique : non identifié dans l’étude.
| Série / Petite géosérie | Paramètres écologiques dominants | Paysage dominant |
|---|---|---|
| 1 | Hauts vallons colluvionnés sur argiles à silex | Forêt à aulne glutineux |
| 2a | Plateaux sur argiles à silex | Forêt à chêne sessile et myrtille |
| 2b | Versants pentus sur marnes crétacées | Forêt à hêtre commun et mélique |
| 2c | Replats de versant, mosaïque hygrophile et mésophile | Forêt, prairies, cultures |
À retenir : La cartographie de la végétation associe une analyse fine des compartiments écologiques, une qualification rigoureuse des unités de végétation, et un croisement méthodique des données in situ et ex situ pour assurer la fiabilité des cartes.
Qualification in situ et connaissance du territoire
1. Qualification in situ et connaissance du territoire
a) Modèles de répartition des séries et géoséries
- La répartition des séries et géoséries est définie par le croisement des paramètres environnementaux (géologie, topographie, climat) et la distribution observée sur le terrain.
- Le tableau 5 synthétise les principales séries et géoséries du Pays-Fort, servant d’outil pour la délimitation en cartographie.
- Les séries sont caractérisées par leur écologie (mésophile, hygrophile, acidiphile, etc.), leur substrat géologique, leur domaine bioclimatique et leur position topographique (plateaux, versants, fonds de vallées).
| Série/Géosérie | Écologie | Écologie topographique | Substrat géologique | Domaine bioclimatique |
|---|---|---|---|---|
| Forêt à chêne sessile et myrtille | Mésophile acidiphile | Plateaux, pentes convexes | Argiles à silex, sables | Humide inférieur |
| Forêt à hêtre commun et mélique uniflore (variante neutroclinophile) | Mésophile neutroclinophile | Bas de versants concaves, fonds de vallées | Marnes, limons | Humide inférieur |
| Forêt à chêne pédonculé, sceau de Salomon et houlque molle (série tempohygrophile) | Hygroclinophile | Fonds de vallées non encaissées | Colluvions variées | Humide inférieur et subhumide |
| Géosérie édaphohygrophile à aulne glutineux | Hygrophile | Fonds de vallées | Alluvions modernes | Humide inférieur et subhumide |
b) Cartographie in situ : démarche et outils
- La cartographie s’appuie sur la validation terrain des modèles de répartition, en délimitant d’abord les grands compartiments écologiques (humide, mésophile).
- Pour le compartiment humide, on utilise :
- La couche thématique « milieux humides » du fond environnemental.
- Le linéaire des cours d’eau (BD Carthage).
- Les items « fonds de vallées » et « bas de versants ».
- Le catalogue départemental des séries et géoséries.
- La limite des séries peut être affinée par prospection directe, notamment lorsque les couches environnementales ne suffisent pas (ex. ruptures de pente, GPS).
c) Exemples pratiques
-
Chapelotte – Sens-Beaujeu (compartiment humide)
- Prospections ciblées sur les milieux humides pour affiner les limites sériales.
- Importance de croiser plusieurs couches environnementales pour une meilleure précision.
-
La Borne (compartiment mésophile)
- Plateau d’argiles à silex et versants en marnes.
- Transects traversant différents substrats et topographies pour définir la limite entre la série à chêne sessile et myrtille et la série à hêtre commun et mélique uniflore.
- L’épaisseur des placages d’argiles à silex conditionne l’expression des végétations acidiphiles ou acidiclinophiles.
-
Henrichemont (transition bioclimatique humide-subhumide)
- Zone de chevauchement entre deux domaines bioclimatiques avec séries différentes dans un même compartiment écologique.
- Limite altitudinale basse de la série à hêtre commun et mélique uniflore vers 280 m.
- Nécessité de prospections in situ pour tracer la limite sériale, parfois manuellement en l’absence d’informations fiables.
d) Renseignement des cellules paysagères
- Après identification du compartiment écologique et de la série de végétation, on délimite les cellules paysagères : unités homogènes de plus de 0,5 ha caractérisées par leur physionomie.
- Exemple à Henrichemont : deux cellules délimitées, une culturale et une forestière, basées sur la carte des physionomies.
- Le levé d’informations sur ces cellules complète la cartographie en précisant leur nature et caractéristiques.
À retenir : La qualification in situ est indispensable pour affiner la cartographie des séries et géoséries, en combinant prospections terrain, couches environnementales et connaissance fine du territoire.
Qualification ex situ et remobilisation de données
1. Qualification ex situ et remobilisation de données
a) Qualification in situ des UVC
- Fusion des pré-UVC de même nature physionomique en une seule UVC (ex : UVC n°2).
- Renseignement des données liées à l’UVC : observateur, date, localisation, mode d’acquisition.
- Attribution de la série de végétation et de la cellule paysagère observée.
- Indication du type de série (mésophile, hygrophile…) issu du catalogue départemental.
- Attribution d’un indice de confiance à la potentialité sériale (haute, moyenne, faible).
- Indication du niveau de saturation phytocénotique.
- Possibilité de renseigner/modifier la composition syntaxonomique de l’UVC :
- Coefficient de recouvrement des syntaxons.
- Distribution spatiale (linéaire, ponctuelle, etc.).
- Validation/invalidation du code Natura 2000 selon conditions.
Lors de la qualification in situ, le cartographe délimite les compartiments écologiques, identifie les potentialités sériales et géosériales, délimite les cellules paysagères par analyse des végétations, puis numérise et renseigne les données dans un SIG.
b) Cas particulier des milieux culturaux (UVC n°1)
- Niveau de confiance souvent faible à cause des modifications trophiques et pédologiques liées à la gestion agricole.
- La végétation basale observée peut ne pas renseigner sur la potentialité sériale.
- Si la végétation est typique, le niveau de confiance peut être moyen.
- L’interprétation écologique entre syntaxons, cellules paysagères et potentialités sériales est essentielle.
c) Qualification ex situ des UTV (Unités Typologiques de Végétation)
- Basée sur l’extrapolation ou la remobilisation de données existantes.
- Extrapolation : interprétation des combinaisons entre fonds physionomique et environnemental, construction d’un tableau de correspondance entre pré-UVC et UTV.
- Nécessite une cartographie in situ préalable pour évaluer la qualité des fonds et la diversité des corrélations.
- Qualification suivie d’une vérification terrain pour valider, corriger ou préciser les UVC.
Catégories de qualification ex situ selon le type de relation pré-UVC / UTV
| Catégorie | Type de relation | Indice de confiance | Description |
|---|---|---|---|
| 1 | Relation unique ou presque | Haute | Création rapide d’UVC, fusion des pré-UVC adjacentes, peu de validation terrain nécessaire. |
| 2 | Relation multiple avec lien dominant | Moyen | Contrôle de conformité, indice moyen pouvant évoluer vers haute après vérification terrain. |
| 3 | Relation multiple sans lien dominant | Moyen | Recherche d’infos supplémentaires (photo, topographie, données floristiques), qualification possible. |
| 4 | Relation inexploitable (liens trop nombreux) | Faible | Recherche d’infos, faible taux de réussite, indice pouvant évoluer après vérification terrain. |
d) Remobilisation de cartes de végétation ou d’habitats existantes
- Synthèse française recense 1 882 cartes couvrant ~50 000 km², dont 16 grandes expériences exploitables.
- Exemples : carte 1:25 000 du PNR du Pilat (50 000 ha), données Natura 2000 (ex. Sologne du Cher, 4 000 ha).
- Méthode : fusion et découpage pour créer des unités homogènes physionomiquement et écologiquement.
- Permet de réduire le temps de levé terrain, avec une phase de vérification par échantillonnage.
e) Synthèse des étapes de qualification ex situ
- Vérification de la conformité des pré-cartographies.
- Délimitation des UVC.
- Qualification experte des UVC via tableau de correspondance ou remobilisation de données.
- Attribution d’un indice de confiance : faible, moyen, ou haute.
- Vérification terrain pour ajuster l’indice de confiance et valider les UVC.
La remobilisation de données cartographiques existantes est une méthode efficace pour accélérer la cartographie, à condition d’une vérification terrain rigoureuse.
f) Conclusion méthodologique
- La cartographie combine fonds cartographiques, qualification in situ et ex situ.
- La qualification ex situ optimise le temps de terrain en s’appuyant sur des données existantes et des expertises.
- La vérification terrain reste indispensable pour garantir la qualité des données.
- Cette démarche permet de produire des cartes homogènes, utiles pour la gestion de la biodiversité et les politiques publiques.