Theme 1: De nouveaux espaces de conquête
- La Chine / affirmation de la puissance chinoise
- Rivalités / coopérations = souvent très flou
- Enjeux (terme ambigu)
- Acteurs
Océan : ensemble des eaux salées en communication libre et naturelle selon les termes de la CNUDM, Montego Bay, Jamaïque, 1982, océan = 71% de la surface de la Terre.
Espace (extra-atmosphérique) : ensemble des zones et objets situés au-delà de l’atmosphère terrestre (commence à 100 km au-dessus de la Terre) : définition du CNES.
LES ENJEUX
Aspect militaire : un espace auquel on attribue une valeur et qui est donc convoité.
- enjeu militaire : relève du Hard power (l’économie aussi car influencer quelqu’un par l’éco relève du Hard power ; augmenter les droits)
- Maîtrise de son espace national, c’est-à-dire du dessus du territoire et dans les mers proches pour obtenir une indépendance, une autonomie stratégique.
- Maîtrise de son espace maritime : contrôler les eaux territoriales, assurer le contrôle économique de la ZEE (la France contrôle ses zones de pêche dans l’Indo-Pacifique, mais l’État somalien est incapable de le contrôler).
- Dans l’espace, les États n’ont pas la maîtrise. Donc par l’espace les États sont transparents grâce aux satellites d’observation. On sait ce qu’il se passe du côté du potentiel ennemi.
L’important est d’acquérir des systèmes d’observation par satellites.
- enjeu sécuritaire : assurer la sécurité des eaux et des passages stratégiques contre la piraterie (endroit + piraterie = Golfe de Guinée au large de l’Afrique = 40% des actes en 2025).
Exemple actuel du détroit d’Ormuz, peu de moyens : petites vedettes qui endommagent des navires, mais beaucoup de menaces : les navires n’osent plus passer car cela coûte trop cher s’ils sont endommagés (exemple : les systèmes électriques).
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Dissuasion nucléaire qui passe par les SNLE.
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enjeu de renseignement / communication
Espace = fine, si l’on n’agit pas de contrôler, mais de pouvoir envoyer des satellites dans l’espace pour communiquer et avoir des renseignements puisqu’on ne peut pas interdire les autres d’avoir des satellites. À défaut d’interdire l’espace à ses adversaires, il s’agit d’être capable d’utiliser l’espace de façon militaire pour communiquer militairement.
Aux : avoir des câbles et contrôler des câbles sous-marins car un petit nombre de sociétés sont capables de poser des câbles sous-marins.
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enjeu économique
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Accès aux ressources : Politiques, sous-sols, plateau continental, eaux des fonds marins.
Ressources les + importantes : dons / sur le plateau continental, près des côtes ; ressources Politiques et ressources en pétrole dans certains plateaux continentaux ; pas de ressources minérales.
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Les fonds marins sont exportables mais régis par le CNUDM, donc nécessité de mandat de l’ONU afin de les exploiter (nodules polymétalliques…).
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Le carbone d’eau dans la ZEE est seulement exportable par l’État souverain.
Actuellement, on ne peut pas exploiter les fonds marins en haute mer malgré l’apparition d’acteurs privés qui souhaitent privatiser l’exploitation de ces ressources.
Exemple : mandat de Trump (2025) qui souhaite donner le droit aux entreprises privées américaines d’exploiter les fonds marins malgré le droit international - tentative de coopération multilatérale que Pékin car à travers ce mandat, Trump va à l’encontre du DI + remise en cause de la CNUDM.
- Accès aux communications par voie martienne / par l’espace.
Espace : la domination de Starlink est écrasante. Musk, patron de Starlink, société utilisée par l’armée ukrainienne, avait menacé de couper les communications. Lors d’une réunion avec le ministre polonais, ce dernier avait dit que si Starlink stoppait les communications, ils trouveraient un autre moyen. Musk dit "Tais-toi, petit Pomme", car il n’y a aucune alternative à Starlink comparée aux milliers de satellites posés par Starlink.
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enjeu scientifique et écologique
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Cartographier les fonds marins qui sont encore mal connus et repérer les ressources.
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Étudier les évolutions / conséquences du changement climatique : acidification des océans donc diminution de la faune océanique, mesurer la température des océans, l’évolution des stocks de poissons, la formation des cyclones…
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enjeu de soft power
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L’espace et l’océan manifestent la supériorité technologique : la Russie dit qu’elle a une torpille nucléaire personne mais en ennemi = Europe, soft power car le but est de persuader qu’elle dispose d’une torpille = menace.
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La conquête de l’espace par un homme / envoyer un homme dans l’espace = intérêt scientifique, militaire et économique limité car on peut tout faire avec les robots, intérêt = prestige car il n’y a que 3 puissances qui ont envoyées un homme dans l’espace : URSS, États-Unis, Chine.
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Des succès spatiaux permettent de mobiliser une population autour d’un programme et de son dirigeant : URSS car pas connue comme une puissance technologique au lendemain de la SGM. Être la première puissance à envoyer un homme dans l’espace montre que c’est une puissance technologique, ce que fait la fierté de sa population même si elle est pauvre.
Programme spatial privé : a envoyé un satellite en marche avec une fusée bon marché, ce qui a fonctionné et fait la fierté de la population même si elle est pauvre, car c’est un des rares pays à envoyer un satellite dans l’espace qui fonctionne.
COOPERATIONS ET RIVALITES
Nécessité de coopération pour la communication dès le XIXe siècle, pour s’accorder, pour que les navires ne se rentrent pas dedans.
INTRO : Pourquoi des coopérations sont nécessaires dès le XIXe siècle ?
- Se développe un réseau de communications par le trafic maritime et les câbles télégraphiques donc il faut un minimum d’accords internationaux qui peuvent venir de la coutume (si un navire allemand est naufragé, un navire américain vient chercher les passagers) ou bien de traités internationaux.
- Au XXe siècle, des accords sont nécessaires pour partager les ressources et donc éviter les conflits.
- À l’échelle régionale, les coopérations seront souvent à consolider un bloc d’alliances : bloc de l’Est / bloc de l’Ouest.
I. Une coopération réglementaire à l’échelle mondiale
1. La coutume
Des coutumes existent dans le droit de la mer, en matière maritime, depuis longtemps : règle des 5000 nautiques considérées comme des eaux territoriales ; un navire en haute mer qui n’a plus de passagers, plus d’équipage peut être arraisonné ; droit de passage inoffensif dans les détroits.
La CNUDM : pas juste le partage de la mer en différentes zones, mais la mer est considérée comme un patrimoine commun à l’humanité dès 1982.
En matière spatiale, 5 traités dont un fondamental : traité de 67.
Quelques principes :
- L’espace et les corps célestes forment un bien commun de l’humanité.
- Libre utilisation de l’espace.
- Libre circulation dans l’espace.
- L’espace doit toujours être utilisé à des fins pacifiques.
- Interdiction de placer des armes de destruction massive dans l’espace.
- Les États sont obligés d’assister les astronautes en difficulté…
→ Code de bonne conduite de l’ONU (2007) : pas un traité mais une coutume.
Chaque pays est responsable de ses débris spatiaux : si des débris rentrent dans l’atmosphère, le pays est censé informer les autres.
Chaque pays doit informer de l’entrée d’un satellite, dédommager un pays en cas de dégâts (très peu probable : océan = 71% surface de la Terre donc très peu probable de toucher une zone habitée).
Sur les mers existe l’ONI : Organisation Maritime Internationale, a édité des règles de sécurité maritime ex : les pétroliers doivent avoir une double coque pour éviter les marées noires, un port peut refuser d’accueillir un pétrolier.
Pour la surveillance du niveau de la mer, pour prévoir les variations climatiques, les cyclones en matière spatiale : ISS → station spatiale internationale.
Programme régional.
- Des accords à l’intérieur de chaque bloc : sovieto chinoise par les premiers satellites chinois avant la rupture en 56/60.
- Coopérations embryonnaires France / E-U par les sous-marins nucléaires français.
- Coopérations avec l’agence spatiale européenne.
- Coopérations dans l’espace avec le projet Artemis, largement américain mais ouvert à d’autres pays pour des expériences ou apporter un peu de matériel.
En matière maritime : protéger et partager les ressources.
- Politique commune de la pêche dans l’UE : toutes les ZEE européennes sont partagées mais la quantité est surveillée (limites : limite espagnole / FR n’a pas d’intérêt car peuvent pêcher dans l’une ou dans l’autre).
- L’accord de Nauru dans le Pacifique : accord entre petits États insulaires pour contrôler les ressources en poissons (1982) BUT : accorder des licences aux navires qui payent leurs licences pour pêcher dans ces eaux et imposer des quotas pour préserver les ressources.
LES RIVALITES
I. Rivalités entre grandes puissances
- À l’époque de la GF, se manifestent surtout dans l’espace.
- GF - début 2000’s : atténuations des rivalités.
- À partir de 2008 : prise de conscience des États chinois (date charnière = 2008/2012) : les compétitions reprennent entre les E-U et la Chine, aussi bien dans l’espace que sur les mers, avec un narratif de progression chinoise plus important. Mais dans les faits, la supériorité des E-U dans l’espace et dans les mers est énorme.
AFFIRMATION DE LA PUISSANCE CHINOISE
Rappeler le siècle d’humiliation : les américains s’emparent de Hong Kong jusqu’en 45, guerre de l’opium, occupation par des autres pays.
1949 : le parti communiste prend le pouvoir sur toute la Chine après une guerre civile.
Après ce siècle d’humiliation, des élites chinoises veulent refaire de la Chine une puissance, ou du moins une puissance indépendante dans tous les domaines. Quelles sont ces étapes de l’acquisition de ce rang de puissance ?
I. 49-79 : acquisition de l’indépendance en matière maritime et de l’autonomie spatiale pour protéger la souveraineté
49-79 : la Chine est fermée au monde.
Objectif : défendre les frontières en matière maritime et acquérir des techniques supérieures en matière spatiale.
79-86 : le moment où la Chine s’ouvre au monde, au commerce international mais encore peu de moyens technologiques, mais commencent à poser ses revendications en mer de Chine méridionale.
II. 86 - 2008/2012 : période d’affirmation de la puissance chinoise avec acquisition de technologies dans un contexte de développement économique très rapide.
- En matière spatiale
- Maîtrise de la technologie spatiale avec l’aide de la Russie.
- Premier homme envoyé dans l’espace en 2003.
- 2021 : première station spatiale.
- Dans les mers : changement de stratégie.
Le gouvernement chinois ne se contente plus de défendre ses côtes mais forme sa ceinture aux premières chaînes d’îles.
Commence à développer une coopération avec les discours de Zhang He : histoire d’un marin musulman qui, au XVe siècle, part en exploration avec des flottes armées, même si elle devait être une exploration pacifique. Récit pour bien montrer que les chinois de l’époque de Zhang He ne cherchaient pas à faire des conquêtes.
III. Depuis 2008 : la Chine est une puissance maritime et spatiale
- Le discours sur le "rêve chinois" (Xi Jinping en 2012 devient président, fait penser au rêve américain) : rêve que la Chine puisse devenir, en 2050, une puissance mondiale et un pays aussi prospère que les États-Unis.
Objectif : créer un modèle alternatif ? → la Chine veut montrer au monde que son modèle est meilleur que le modèle libéral américain OU le gouvernement chinois n’a pas de modèle à proposer mais s’accommode à n’importe quel régime (quelque soit le président des États-Unis, la Chine est le premier partenaire du Brésil).
Le modèle chinois ressemblerait à un modèle de coopération bilatérale en évitant l’ONU (la Chine a lancé le projet de la route de la soie), fondé sur le rôle de l’État et sur l’accord entre entreprises privées sous contrôle de l’État.
- Dans l’espace
- Le rêve blanc (rose en Chine) : liste de projets pour l’avenir.
- 2024 prévoit que la Chine acquiert la suprématie céleste.
- Projet : station lunaire ouverte à la coopération, par l’instant, seule la Russie y participe.
- But : utiliser les ressources spatiales mais après accord international.
- Quota de partie avec les États-Unis 2015-2020 : la Chine a construit l’équivalent de la marine française.
Début de la projection de la puissance chinoise à l’étranger : base navale de Djibouti et développement d’une flotte de ports avions et de frégates.
- Les revendications sur la langue de bœuf (maintenant les 7 États, archipels).
LES ACTEURS
- Les États, organisations internationales, ONG, FTI.
- Les sociétés privées : depuis les années 2000, on voit apparaître quelques sociétés privées aux E-U (amont le New Space, l’utilisation de l’espace par des sociétés privées). Elles ont révolutionné le monde des satellites.
- Pour considérablement baisser les prix.
- Beaucoup + petits.
- Le nombre de satellites a explosé.
1982 : LA CNUDM → « Constitution des océans »
1982 : convention de Montego Bay sur le droit de la mer.
Adoptée à Montego Bay après 9 ans de négociations.
Objectifs : organiser le partage de l’espace maritime et protéger un bien commun.
Le zonage : cœur du traité
| Zone | Limite | Droits de l’État |
|---|---|---|
| Eaux intérieures | ports, baies | souveraineté totale |
| Mer territoriale | 12 milles | souveraineté + droit de passage inoffensif |
| Zone contiguë | 24 milles | contrôle douanier, sanitaire… |
| ZEE | 200 milles | droits exclusifs d’exploitation (pêche, énergies) |
| Plateau continental | jusqu’à 350 milles | exploitation fonds/sous-sol |
| Haute mer | au-delà | liberté totale, mais ressources = patrimoine commun de l’humanité |
Les 3 logiques de la CNUDM :
- Reconnaître la souveraineté des États littoraux
- Préserver la liberté de navigation internationale
- Sanctuariser la haute mer comme espace commun mondial
👉 Une avancée majeure, mais un compromis fragile.
II. ✂️ DES LITIGES NOMBREUX : LIMITES D’UN DROIT INTERNATIONAL IMPARFAIT
1. Pourquoi les conflits persistent-ils ?
- La CNUDM ne cartographie pas le monde : elle donne des règles générales → interprétations différentes.
- Ambiguïtés sur la notion d’île vs rocher :
→ une île donne droit à une ZEE, un rocher seulement à 12 milles.
→ Tous les États veulent qualifier leurs îlots… d’îles.
2. Exemples concrets de litiges
- ✔️ Kenya / Somalie
→ Délimitation difficile d’une ZEE dans une zone riche en hydrocarbures.
→ Tranchée par la CIJ en 2021 (Somalie gagnante).
En matière spatiale : ISS → station spatiale internationale.
Programme régional.
- Des accords à l’intérieur de chaque bloc : sovieto chinoise par les premiers satellites chinois avant la rupture en 56/60.
- Coopérations embryonnaires France / E-U par les sous-marins nucléaires français.
- Coopérations avec l’agence spatiale européenne.
- Coopérations dans l’espace avec le projet Artemis, largement américain mais ouvert à d’autres pays pour des expériences ou apporter un peu de matériel.
En matière maritime : protéger et partager les ressources.
- Politique commune de la pêche dans l’UE : toutes les ZEE européennes sont partagées mais la quantité est surveillée (limites : limite espagnole / FR n’a pas d’intérêt car peuvent pêcher dans l’une ou dans l’autre).
- L’accord de Nauru dans le Pacifique : accord entre petits États insulaires pour contrôler les ressources en poissons (1982) BUT : accorder des licences aux navires qui payent leurs licences pour pêcher dans ces eaux et imposer des quotas pour préserver les ressources.
LES RIVALITES
I. Rivalités entre grandes puissances
- À l’époque de la GF, se manifestent surtout dans l’espace.
- GF - début 2000’s : atténuations des rivalités.
- À partir de 2008 : prise de conscience des États chinois (date charnière = 2008/2012) : les compétitions reprennent entre les E-U et la Chine, aussi bien dans l’espace que sur les mers, avec un narratif de progression chinoise plus important. Mais dans les faits, la supériorité des E-U dans l’espace et dans les mers est énorme.