I. Innovations techniques et diffusion de la presse
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Les innovations techniques qui ont permis une plus large diffusion des journaux sont l’invention de l’imprimerie, du stéréotype qui permet l’impression de photographie + le début de la presse rotative + le linotype accélère le processus de composition des textes + la photocomposition qui remplace le plomb + le début de la publication assistée par ordinateur.
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On peut parler de presse de masse en France car le nombre de tirages est monté jusqu’à 55 000 000 en 1946 car le monde d’information n’existait pas. Depuis qu’internet existe, depuis les années 2000, le volume de papier baisse, c’est en effet depuis là que l’on peut parler de crise de la presse.
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France-Soir, un quotidien qui a écrit l’histoire de la presse. Racheté par Hachette en 1949, le journal voit son âge d’or dans les années 1952-1954. Ce journal tire à plus de 1,5 million d’exemplaires. Au sommet de sa gloire, France-Soir fait travailler 400 journalistes et sort jusqu’à huit éditions par jour, des ventes dépassant deux millions d’exemplaires en novembre 1963. Les ventes vont tourner dans les années 1970, la presse quotidienne commence à être bousculée par les radios et la télévision : scoops + photos.
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On peut parler de crise de la presse car depuis l’invention d’internet dans les années 2000, la presse papier a fortement diminué.
II. Complément
L’invention de l’imprimerie constitue une première révolution technique. À partir d’une presse à vis et de caractères mobiles Gutenberg au milieu du XVe siècle déclenche une première révolution de l’information et fait sortir les textes des mains des moines copistes. L’information se diversifie par la multiplication rapide de publication de livres non religieux et de feuilles imprimées vendus à faible coût.
À partir de la fin du XVIe siècle apparaissent en France mais aussi en Europe des gazettes (périodique imprimé consacré à l’actualité). D’abord mensuelles elles deviennent hebdomadaires, ex La Gazette de France de Théophaste Renaudot en 1631 (premier journal de France). Dès lors apparaissent les principales rubriques qui définissent encore de nos jours les journaux (gros titres, éditorial, faits divers, publicité qui permet d’abaisser le prix de vente, etc). Tandis que l’écriture journalistique s’appuie peu à peu sur des faits.
Entre la seconde moitié du XIXe siècle et les années 1970, la presse écrite connaît un âge d’or marqué par un essor régulier des tirages.
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Les innovations techniques de fabrication permettent un production en masse (presses rotatives et composition mécanique, linotype) qui facilitent et accélèrent l’impression, permettant une baisse des coûts de production et du prix du journal.
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Le téléphone et le télégraphe électrique permettent aux journalistes d’accéder à l’information et le développement du chemin de fer permet une distribution rapide et favorise la circulation rapide de l’information.
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Le lectorat s’élargit grâce aux progrès de l’alphabétisation (lois scolaires de 1882 de Jules Ferry). Le lectorat se diversifie, la lecture devient individuelle et non plus collective. Une opinion publique mieux informée apparaît d’autant que depuis 1870 les Français votent.
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Par ailleurs, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse offre un cadre favorable au développement de ce secteur.
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L’introduction d’illustrations contribue aussi (gravures et dessins puis photographies) contribuent à rendre les journaux plus attractifs. Amélioration des encres et de la qualité du papier.
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Dans les années 1930 aux États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale en Europe, les journalistes s’adaptent à une demande d’information de plus en plus large et diversifiée (recours massif à la photographie, recherche du scoop).
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Le mode d’élaboration de l’information imprimée change depuis la fin du XXe siècle. L’avènement du numérique et de la PAO (publication assistée par ordinateur), la modernisation technologique permettent des impressions à très grande vitesse.
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Cependant le déclin du lectorat inquiète les quotidiens confrontés à des difficultés financières, liées à la baisse des ventes, et au succès de l’information numérique.
III. Documents sur l’affaire Dreyfus
A) Événements clés de l’affaire Dreyfus
| Date | Événement |
|---|---|
| 15 oct 1894 | L’on retrouve Ritondat "cloaquement" accusé de monseigneur et d’espionnage. |
| 19-22 déc 1894 | Coupable de haute trahison, condamné au bagne à perpétuité à la dégradation militaire. |
| 20 nov 1895 | Dégradation publique de Dreyfus à l’école militaire, on lui retire son grade. |
| 1896 | Enquête de l’adjudant Fauconneau (qui a trouvé des faux) et Estanbazy, non convaincus. |
| 1898 | L’Événement accuse Dreyfus. |
| 13 janv 1898 | Félix Faure dans l’Aurore publie "J’accuse…!" |
| 1906 | La réhabilitation officielle de Dreyfus par la Cour de cassation. |
B) Acteurs impliqués dans l’affaire Dreyfus
- Émile Zola
- Bernard Lazare
- Georges Clemenceau
- Jean Jaurès
- Jean Sandherr (chef du service de renseignement)
- Émile Ductaux
- La Gauche politique (universitaire)
- Tribunal de l’affaire Dreyfus
- Les associations des amis de Zola
C) Résumé de l’affaire Dreyfus
- Dreyfus est accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne.
- Il est condamné à la dégradation militaire et au bagne à perpétuité.
- L’enquête de l’adjudant Fauconneau montre que les preuves sont douteuses.
- L’Événement, un journal, accuse le gouvernement d’avoir fabriqué des preuves.
- Émile Zola publie "J’accuse…!" dans L’Aurore, dénonçant l’injustice et demandant la révision du procès.
- Après une longue bataille judiciaire, Dreyfus est réhabilité en 1906.
D) Analyse des documents
| Document | Source | Type | Description |
|---|---|---|---|
| doc 2 | Dreyfusard | Le Petit Journal | Journal anti-dreyfusard, partisan de l’accusation. |
| doc 3 | L’Aurore (Zola) | Journal dreyfusard, défenseur de Dreyfus. | |
| doc 5 | Caricature (1) | Caricature | Anti-dreyfusard, moque l’honneur de l’armée. |
| doc 6 | Presse représentant les deux opinions qui s’affrontent, champs opposés. |
E) Opinion politique
Représentation de la manière de penser et de juger d’une société.
- La société française était extrêmement divisée par l’affaire Dreyfus.
- La progression de la presse quotidienne permet d’évaluer le rapport de force au sein de l’opinion car on peut voir que pour les antidreyfusards comme pour les dreyfusards, le nombre de titres augmente (48 en février 1898, 78 en septembre 1899) et que pour les dreyfusards, le nombre de titres diminue → vers dreyfusard.
- Cette évolution montre que les progrès de l’enquête + l’affaire "J’accuse" de Zola, tout est relié par la presse qui fait bouger l’opinion dans le camps des dreyfusards.
- La presse est influencée par l’opinion public et inversement.
F) Presse et affaire Dreyfus
- La presse et l’affaire Dreyfus :
- Une arme, la presse, utilisée par les camps (ex : La Libre parole, Aurore pour les dreyfusards)
- Dreyfusard = gauche : justice + vérité (J’accuse, Émile Zola → publication de "J’accuse", vente x 10)
- Antidreyfusard = droite/conservateur : Le Petit Journal
- Caricature (1) → antidreyfusard, moque l’honneur de l’armée.
G) Personnalités importantes
- Émile Zola
- Dreyfusard
- Jean Jaurès
- Georges Clemenceau
- Bernard Lazare
- Jean Sandherr
- Émile Ductaux
- Tribunal de l’affaire Dreyfus
- Les associations des amis de Zola