Introduction et définitions
1. Pharmacie galénique : définition et rôle
La pharmacie galénique est l'art de préparer un principe actif pour le rendre administrable au patient sous une forme adaptée, appelée forme galénique. Elle tire son nom de Galien, médecin grec, qui préparait des médicaments complexes comme la thériaque.
- Principe actif (PA) : substance responsable de l'effet thérapeutique.
- Excipient : composant sans action pharmacologique, nécessaire à la fabrication et à la mise en forme du médicament.
Un principe actif seul n'est pas un médicament : il doit être associé à des excipients et présenté sous une forme pharmaceutique adaptée à une voie d'administration donnée.
2. Objectifs de la pharmacie galénique
- Étudier les propriétés physico-chimiques des PA et excipients pour assurer leur compatibilité.
- Choisir des matériaux adaptés pour le conditionnement.
- Garantir la stabilité, la biodisponibilité et la sécurité du médicament.
3. Exemples de formes galéniques
| Type de forme | Exemples |
|---|---|
| Orales solides | comprimé, sachet |
| Orales liquides | sirop, solution |
| Parentérales | solution injectable, suspension, émulsion, formes à libération prolongée (LP) |
| Topiques | pommade, collyre |
4. Formes orales solides sèches : le comprimé
- Comprimé : forme pharmaceutique la plus répandue, obtenue par compression de poudres contenant le PA.
- Doit être solide mais pas trop dur, friable mais pas sableux.
- Doit se désagréger dans l'estomac pour libérer le PA.
- La poudre doit être homogène avec une répartition uniforme du PA.
- La fabrication nécessite un contrôle rigoureux pour éviter les défauts (dépôts, mauvaise calibration).
- La conception d’un comprimé demande souvent plus d’un an d’études.
a) Variantes de comprimés
| Type | Exemple commercial | Particularité |
|---|---|---|
| Enrobé (dragée) | Irbesartan® | Protection du PA, goût masqué |
| Effervescent | Efferalgan® | Dissolution rapide en eau |
| Lyophilisé (lyoc) | Loperamide lyoc® | Dissolution rapide, stabilité |
| Dispersible | - | Se disperse facilement dans l'eau |
5. Procédés liés à la pharmacie galénique
- Pulvérisation
- Granulation
- Enrobage
- Dessiccation
- Lyophilisation
- Tamisage
- Compression
Ces procédés influencent la pharmacocinétique, c’est-à-dire le devenir du médicament dans l’organisme.
La pharmacie galénique est une science indispensable sans laquelle le médicament ne peut exister.
Composition et principes de la pharmacie galénique
1. Formes orales en pharmacie galénique
Les formes orales sont les plus courantes et présentent diverses caractéristiques selon leur composition et leur mode de libération du principe actif (PA).
a) Types de libération
| Type de libération | Description | Risques / Précautions |
|---|---|---|
| Libération prolongée/modifiée | PA libéré sur une durée plus ou moins longue | Oubli → inefficacité thérapeutique ; écrasement → surdosage |
| Gastro-résistant | Résiste aux sucs gastriques, libère PA dans l’intestin | Utilisé pour PA détruit par acidité gastrique |
| Effervescence | Réaction acide + bicarbonate libérant CO₂ → dissolution rapide | Nécessite eau, emballage hermétique pour éviter humidité |
| Orodispersible | Libération rapide sans effervescence, absorption muqueuse | Indiqué en cas de troubles de la déglutition |
| Comprimé osmotique | Membrane semi-perméable, libération régulière sur 12h | Membrane intacte excrétée, libération contrôlée |
b) Enrobage des comprimés
- Protection : contre lumière, humidité, goût désagréable.
- Identification : couleurs différentes selon dosage (ex. diazepam® 2mg blanc, 5mg jaune, 10mg bleu clair).
- Types :
- Pelliculé : film polymère mince, désagrège en 30 min.
- Dragéifié : enrobé sucre, désagrège en 60 min.
c) Formes solides sèches
- Gélules : deux demi-capsules en gélatine contenant poudres sèches.
- Simple, gastro-résistante, ou à libération prolongée (ex. skenan LP®).
- Avantages : masque saveur, protection PA.
- Conservation : à l’abri de l’humidité.
- Ouverture possible sauf gastro-résistante.
d) Avantages des formes solides orales
- Dosages précis.
- Faible coût.
- Bonne conservation.
- Bonne acceptabilité.
- Libération modulable du PA.
e) Précautions d’emploi
- Ne pas écraser les formes à libération retard ou prolongée.
- Ne jamais faire avaler comprimés effervescents sans eau.
- Prendre les comprimés classiques avec au moins 100 ml d’eau, en position assise ou debout.
- Ne pas administrer aux enfants de moins de 6 ans (risque de fausse route).
À retenir : Les formes orales à libération prolongée nécessitent une prise intacte pour éviter surdosage ou inefficacité.
Formes orales solides sèches
1. Comprimés enrobés
- Ne pas écraser, avaler avec un verre d’eau sans croquer ni sucer.
2. Comprimés gastrorésistants
- Ne pas croquer, écraser ou fractionner.
- Avaler avec eau plate (pas eau alcaline, car détruit l’enrobage).
- Prendre de préférence 1 heure avant repas pour éviter acidité gastrique.
- Exemples : Dépakine°, Inipomp° (microgranules gastro-résistants administrables par sonde entérale), Inexium°.
3. Comprimés et gélules à libération programmée ou prolongée (LP)
- Ne pas croquer ni écraser, avaler avec verre d’eau.
- Comprimé osmotique : surtout ne pas croquer, broyer ou couper (libération totale du PA).
- Exemples : Alpress° LP, Chronadalate°.
- Gélules à microgranules : certaines peuvent être ouvertes si microgranules intactes (intérêt pour enfants, personnes âgées, difficultés de déglutition, nutrition entérale).
- Exemples : Avlocardyl° LP, Loxen° LP.
4. Sécabilité
- En absence de rainure, la division est aléatoire et à éviter.
- Préférer un autre dosage, forme ou spécialité.
5. Comprimés effervescents
- Faire dissoudre dans un demi-verre d’eau avant administration.
- Ne pas avaler avant dissolution totale.
- Exemples : Claradol°, Efferalgan°, Azantac°.
6. Comprimés dispersibles
- Avaler avec verre d’eau ou dissoudre dans un demi-verre d’eau.
- Exemple : Amoxicilline°.
7. Comprimés orodispersibles
- Comprimé sucé sans être croqué, fond rapidement dans la bouche grâce à la salive.
- Prise suivie d’un verre d’eau si besoin.
- Exemple : Zyprexa velotab°.
8. Granules et globules homéopathiques
- Prendre à distance des repas, 2 à 3 granules à chaque prise.
- Laisser fondre sous la langue.
9. Lyophilisats oraux (lyocs ou comprimés sublinguaux)
- Placer sous la langue et garder jusqu’à dissolution complète.
- PA traverse la muqueuse et passe dans la circulation sanguine.
- Avaler la salive.
- Exemples : Spasfon° lyoc, Temgésic° sublingual.
Administration par sonde entérale ou en cas de problème de déglutition
1. Recommandations pour écrasement de comprimés et ouverture de gélules
- Vérifier que le comprimé peut être écrasé ou la gélule ouverte.
- Mettre des gants et un masque si besoin.
- Écraser le comprimé le plus finement possible.
- Disperser la poudre dans 10-15 ml d’eau.
- Mettre ce mélange dans une seringue.
- Si besoin, stopper la nutrition entérale.
- Rincer la tubulure avant administration.
- Administrer le médicament.
- Bien rincer la sonde après passage du médicament.
- L’administration doit se faire extemporanément (jamais écraser les comprimés à l’avance).
À retenir : Ne jamais écraser ni fractionner un comprimé sans s’assurer que cela est possible, pour préserver l’efficacité et la sécurité du médicament.
Formes orales liquides
1. Formes orales liquides
a) Types principaux
| Forme | Description | Avantages | Limites / Précautions |
|---|---|---|---|
| Sirop | Forte concentration en sucre | Administration facile, saveur agréable (enfants) | Dosage imprécis, attention chez diabétiques |
| Solution / soluté buvable | PA dissous dans eau ou eau + alcool | Facile à administrer, présentation variée | Dosage peu précis, présence d’alcool |
b) Dosages usuels en volume
- Cuillère à café = 5 mL
- Cuillère à dessert = 10 mL
- Cuillère à soupe = 15 mL
Conseil : Utiliser une seringue doseuse pour plus de précision.
c) Conservation et manipulation
- Bien refermer le flacon après usage.
- Conservation limitée après ouverture : dater le flacon.
- Agiter le flacon avant emploi pour les poudres reconstituées.
d) Astuces d’administration
- Utiliser une paille pour les liquides au goût désagréable afin de limiter le contact avec les papilles gustatives (intérêt chez l’enfant).
- Pour éviter coloration ou irritation des dents, faire boire les préparations acides ou ferrugineuses avec une paille.
e) Bonnes pratiques
- Ne pas écraser plusieurs comprimés en même temps.
- Nettoyer mortier, pilon et tubulure entre chaque médicament.
- En cas de doute, demander conseil en pharmacie.
- Ne pas broyer ou couper les comprimés à libération prolongée (LP) ou pelliculés, sauf sécables.
- Utiliser des gants pour manipuler certains comprimés (risques pour le personnel).
À retenir : Les formes liquides orales sont simples à administrer mais nécessitent une attention particulière au dosage, à la conservation et à la manipulation pour garantir efficacité et sécurité.
Formes injectables
1. Formes injectables : définitions et types
- EPPI (Épreuve injectable pour perfusion intraveineuse) : préparation injectable dans un liquide stérile, souvent en poche pour perfusion I.V. en grand volume (ex. NaCl 0,9%, Glucose 5%, Ringer).
- Poudre pour injection/perfusion I.V. : substance solide stérile dans récipient définitif, à reconstituer avant usage.
2. Récipients des formes injectables
| Type de récipient | Matériau | Usage principal | Particularités |
|---|---|---|---|
| Ampoule bouteille | Verre inerte | Contenant direct du produit | Variante pour électrolytes |
| Flacon lyophilisat | Verre | Poudre à reconstituer | Reconstitution par injection de solvant (EPPI, NaCl 0,9%, ou solvant fourni) |
| Récipient plastique | Polyéthylène ou polypropylène | Solutés comme NaCl 0,9% (10-20 ml), EPPI 10 ml | Utilisé comme agent de dilution |
3. Qualités requises des formes injectables
- Stérilité : absence totale de microorganismes vivants (bactéries, levures, champignons, virus, prions) pour éviter infections.
- Apyrogénicité : absence de substances pyrogènes (toxines bactériennes provoquant fièvre/choc thermique).
- Neutralité : pH proche du pH sanguin, idéalement entre 7,35 et 7,45.
- Isotonicité : pression osmotique égale à celle du plasma pour éviter la destruction des globules rouges.
- Limpidité (pour solutions) : absence de particules visibles, homogénéité, pas de séparation de phases. Les suspensions peuvent présenter une sédimentation légère, corrigée par agitation.
4. Isotonicité : notions clés
- Pression osmotique : pression exercée par les molécules en solution sur une autre substance.
- Isotonie : même pression osmotique que le plasma sanguin, évitant la lyse ou la plasmolyse des globules rouges.
- Hypertonie : solution plus concentrée → risque de plasmolyse → étiquetage en bleu, injection lente obligatoire.
- Hypotonie : solution moins concentrée → risque d’hémolyse → injection très lente, pas d’étiquetage spécifique.
5. Classification des solutés injectables selon tonicité
| Tonicité | Exemples de solutés |
|---|---|
| Isotonique | NaCl 0,9%, Ampoules d’électrolytes, Ringer lactate, Glucose 5% (G5%) |
| Hypertonique | NaCl 10%, MgSO₄ 15%, CaCl₂, KCl, Glucose 30% (G30%), Bicarbonate de sodium 4,2% ou 8,4% |
| Hypotonique | Glucose 2,5%, Bicarbonate de sodium 1,4% |
6. Cas particuliers
- Glucose 10% (G10%) : hypertonique mais une partie du glucose est immédiatement utilisée par les globules rouges, ce qui limite leur écrasement. Ne suit pas l’étiquetage classique des solutés hypertoniques.
- Soluté huileux : ni isotoniques ni aqueux, particularité à prendre en compte.
À retenir : Les formes injectables doivent être stériles, apyrogènes, neutres (pH sanguin), isotoniques et limpides pour garantir sécurité et efficacité lors de l’administration.
Formes transmuqueuses
1. Formes transmuqueuses : définitions et caractéristiques
Les formes transmuqueuses permettent une administration directe à travers les muqueuses, offrant une absorption rapide et une action souvent plus rapide que la voie orale.
2. Types de formes transmuqueuses
| Forme | Voie d'administration | Caractéristiques principales | Exemples |
|---|---|---|---|
| Sublinguale | Sous la langue | Délai d’action très court, absorption directe dans le sang, action générale rapide | Trinitrine spray®, Fentanyl (Abstral®, Breakyl®) |
| Orodispersible | Muqueuse gastro-intestinale | Absorption à travers la muqueuse digestive, ne pas confondre avec sublingual | Comprimé orodispersible |
| Formes ORL | Cavité buccale, nez, oreille | Application locale, nécessite précautions selon l’intégrité des muqueuses | Bain de bouche, collutoire, gouttes nasales, gouttes auriculaires |
À retenir : La voie sublinguale permet une action rapide grâce à une absorption directe dans le sang, contrairement au comprimé orodispersible qui agit via la muqueuse gastro-intestinale.
3. Voies injectables : classification et caractéristiques
| Voie | Mode d'injection | Avantages | Limites / précautions | Exemples d’usage |
|---|---|---|---|---|
| Sous-cutanée (SC) | Aiguille courte dans pli de peau | Alternative à l’IM, vaccin, insuline, HBPM | Risque infectieux, asepsie stricte | Vaccins, héparine bas poids moléculaire, insuline |
| Intra-musculaire (IM) | Aiguille longue dans muscle | Effet prolongé, biodisponibilité 100% | Contre-indiqué si anticoagulants (risque hématome), solvant spécifique obligatoire | Neuroleptiques retard, corticoïdes intra-articulaires |
| Intraveineuse (IV) | Cathéter court périphérique ou central | Biodisponibilité immédiate, voie de référence | Risque infectieux, nécessite asepsie rigoureuse | Urgences, perfusions continues, bolus |
4. Particularités des formes injectables à action prolongée
- Durée d’action : de 24 heures à plusieurs mois selon la formulation.
- Exemples :
- Neuroleptiques retard (Haldol decanoas®, Clopixol ASP®, Fluanxol LP®, Risperdal consta®, Zypadhera®)
- Corticoïdes en injection sous-cutanée locale intra-articulaire (Celestene chronodose®, Altim®)
5. Avantages et limites des formes injectables
| Avantages | Limites |
|---|---|
| Action rapide du principe actif | Douleur à l’injection |
| Biodisponibilité absolue (100%) | Risque infectieux, nécessité d’asepsie |
| Pas de destruction du PA par le tube digestif ou le foie | Coût élevé |
| Adapté aux patients inconscients | Pas adapté au traitement ambulatoire |
6. Précautions d’usage
- Toujours utiliser le solvant indiqué pour la voie d’administration.
- Ne jamais utiliser un solvant destiné à la voie IM pour une injection IV.
- Contre-indication absolue de la voie IM chez les patients sous anticoagulants (risque d’hématome).
- Vérifier la limpidité des solutions et la stérilité lors de la reconstitution.
- En cas d’administration auriculaire, s’assurer de l’intégrité du tympan pour éviter des complications.
À retenir : La voie injectable offre une biodisponibilité totale et une action rapide, mais nécessite des précautions strictes d’asepsie et de choix de solvant, avec des contre-indications spécifiques (ex : anticoagulants pour IM).
Formes cutanées
1. Formes cutanées et transmuqueuses
Les formes cutanées et transmuqueuses permettent une action locale ciblée, limitant les effets systémiques. Elles sont utilisées pour des traitements antiseptiques, antibiotiques ou anti-inflammatoires.
2. Formes oculaires
| Forme | Caractéristiques principales | Conseils d’utilisation |
|---|---|---|
| Collyre | Flacon multidoses ou doses unitaires (ophtadoses) | Stérilité, isotonicité, neutralité vis-à-vis des larmes |
| Inscrire date d’ouverture (conservation 1 mois) | ||
| Se laver les mains, ne pas toucher l’œil | ||
| Utiliser un flacon par patient | ||
| Pommade ophtalmique | Action locale prolongée | Application locale prolongée |
| Bains oculaires | Antiseptique et calmant | Usage local |
3. Formes pulmonaires (voie respiratoire)
a) Action générale (anesthésie)
- Gaz : protoxyde d’azote
- Liquides volatils : desflurane, sevoflurane
b) Action locale (traitement de l’asthme, BPCO)
| Forme | Description et usage | Avantages / Inconvénients |
|---|---|---|
| Aérosol, spray | Solution ou poudre pour inhalation buccale | Début d’action rapide, peu d’effets systémiques |
| Prêt à l’emploi (diskus) ou à préparer (nébuliseur) | Irritation des muqueuses, difficulté d’utilisation chez l’enfant | |
| Poudre sèche pour inhalation buccale (diskus) | Permet une bonne pénétration pulmonaire même à faible débit | Inspiration rapide et profonde, difficile chez enfant < 6 ans ou en crise |
| Poudre pour inhalation en gélule | Alternative en poudre | - |
| Solution pour nébulisation | Ampoule unidose, transformation liquide en aérosol | Nécessite un appareil spécifique |
4. Particularités de la voie respiratoire
- Agit au niveau des surfaces muqueuses et alvéolaires
- Action locale ciblée pour traitement de fond dans asthme et bronchite chronique
- Démonstration et contrôle systématique de la méthode d’inhalation indispensables, surtout chez l’enfant
5. Conseils d’utilisation des sprays et aérosols-doseurs
- Éduquer le patient à la coordination main-inspiration
- Inspirer profondément et retenir la respiration quelques secondes
- Pour les enfants en âge préscolaire, utiliser un aérosol-doseur pressurisé couplé à une chambre d’inhalation
À retenir : Les formes transmuqueuses, notamment respiratoires, nécessitent un apprentissage rigoureux pour assurer une bonne efficacité thérapeutique et limiter les effets indésirables.
Conclusion et perspectives
1. Conclusion et perspectives
La pharmacie galénique regroupe un large éventail de formes pharmaceutiques adaptées aux voies d’administration et aux besoins spécifiques des patients, notamment les formes transmuqueuses (nébulisation, rectale, vaginale) et cutanées (locales et systémiques).
2. Formes transmuqueuses
| Voie | Forme | Particularités clés |
|---|---|---|
| Respiratoire | Solution pour nébulisation | - Nébulisation via masque (nez + bouche) <br> - Faible coopération requise <br> - Utilisable en cas d’obstruction bronchique ou trouble de conscience <br> - Durée limitée : 10 min enfant, 20 min adulte <br> - Liquides stériles obligatoires |
| Rectale | Suppositoire, lavement, pommade rectale | - Suppositoires sensibles à la chaleur <br> - Action locale (ex : hémorroïdes) ou systémique (ex : antipyrétique) <br> - Sens d’introduction important |
| Vaginale | Ovule, comprimé gynécologique | - Action locale (antibiotique, antifongique) <br> - Libération immédiate ou prolongée |
3. Formes cutanées
a) Usage local
- Pommade : corps gras, consistance semi-solide, adaptée aux lésions sèches
- Crème dermique : émulsion huile dans eau, fluide, adaptée aux lésions suintantes et plis
- Gel dermique : liquide gélifié, consistance visqueuse
- Lotion : adaptée aux zones pileuses (cuir chevelu), peau propre ou plaie nettoyée
Sur peau altérée, risque de passage systémique du principe actif.
b) Usage systémique
- Systèmes transdermiques (patchs) : nombreuses indications (hormonothérapie, trinitrine, mal des transports, sevrage tabagique, antalgiques)
- Application sur peau saine, changement régulier d’emplacement, surveillance cutanée nécessaire
4. Perspectives
La galénique est une science en constante évolution, avec des recherches visant à :
- Améliorer l’efficacité des formes pharmaceutiques
- Optimiser l’observance des traitements par des formes plus adaptées
- Contrôler la cinétique de libération des principes actifs
La maîtrise des formes galéniques permet d’adapter au mieux les traitements aux besoins cliniques et aux contraintes des patients.