Introduction à l'histologie spéciale
1. Histologie spéciale : définition et objectifs
- Histologie spéciale (anatomie microscopique) : étude de l’architecture des organes, c’est-à-dire l’association des tissus.
- Intègre organogenèse, physiologie normale et pathologique pour comprendre la relation structure-fonction des organes.
- S’appuie sur l’étude des organes des principaux mammifères domestiques et d’autres vertébrés.
- Sensibilise aux variations spécifiques liées au mode de vie, à l’évolution et à l’adaptation des espèces.
- Discipline interdisciplinaire mêlant anatomie, embryologie, histologie et physiologie.
L’histologie spéciale relie la structure des organes à leur fonction et à leur pathologie.
2. Rôle de l’histologie spéciale en médecine vétérinaire et zootechnie
- Comprendre le fonctionnement des organes.
- Diagnostiquer les maladies.
- Améliorer la production animale.
- Interpréter les analyses anatomopathologiques.
3. Introduction à l’appareil digestif
- Fonction : assurer la digestion, c’est-à-dire la transformation mécanique et sécrétoire des aliments en nutriments assimilables.
- Étapes principales : trituration, insalivation, digestion enzymatique et microbienne.
- Adaptations morphologiques des organes digestifs selon le mode d’alimentation (ex : carnivores vs herbivores monogastriques).
4. Organisation générale de l’appareil digestif
| Compartiments | Rôle principal | Exemples d’adaptations |
|---|---|---|
| Cavité buccale | Préhension, mastication, prédigestion | Lèvres, langue, dents adaptés au régime |
| Zones de passage | Transport des aliments | Oropharynx, œsophage, canal anal |
| Zones digestives | Digestion et absorption | Estomac, intestin grêle, gros intestin |
| Glandes annexes | Sécrétion digestive | Glandes salivaires, foie, pancréas |
- Le bol alimentaire progresse du pharynx au sphincter anal.
- La paroi digestive comporte une couche musculaire importante pour la progression.
- Volume relatif des compartiments varie selon le régime alimentaire :
- Carnivores : estomac volumineux, intestin grêle court et musculeux, gros intestin peu développé.
- Herbivores monogastriques : estomac petit, intestin grêle long et fin, gros intestin volumineux pour fermentation bactérienne.
5. Architecture histologique générale du tube digestif
- Le tube digestif comprend : œsophage, estomac, intestin grêle, gros intestin (y compris rectum).
- Quatre tuniques concentriques, de la lumière vers la périphérie :
| Couche | Description et fonction principale |
|---|---|
| Muqueuse | Épithélium de surface + chorion (tissu conjonctif) + muscularis mucosae (muscle lisse) pour plissements |
| Sous-muqueuse | Tissu conjonctif riche en vaisseaux et nerfs |
| Musculaire | Couches musculaires lisses assurant la motilité |
| Adventice / Séreuse | Tissu conjonctif externe, séreuse sous diaphragme |
6. La muqueuse digestive
- Constituée de :
- Épithélium de surface : protection mécanique et fonction sécrétoire/absorbante.
- Chorion (lamina propria) : tissu conjonctif contenant des glandes.
- Muscularis mucosae : fibres musculaires lisses permettant les mouvements locaux.
a) Épithélium digestif
| Tronc digestif | Type d’épithélium | Rôle spécifique |
|---|---|---|
| Œsophage | Pluristratifié | Protection contre aliments solides |
| Estomac | Unistratifié | Sécrétion des glandes gastriques |
| Intestin | Unistratifié | Absorption des nutriments |
- Renouvellement cellulaire rapide via mitoses dans la couche basale (œsophage) ou cryptes (estomac, intestin).
- Recouvert d’une couche de mucus assurant :
- Lubrification.
- Protection contre l’autodigestion (estomac).
- Neutralisation de l’acidité (duodénum).
- Sources du mucus :
- Cellules caliciformes dispersées.
- Cellules épithéliales de recouvrement.
- Cryptes et glandes du chorion.
- Glandes de la sous-muqueuse.
Le mucus protège la muqueuse digestive et facilite le passage du bol alimentaire.
7. Points clés à retenir
- L’histologie spéciale étudie la structure microscopique des organes en lien avec leur fonction.
- L’appareil digestif est adapté morphologiquement au régime alimentaire de l’espèce.
- Le tube digestif possède une organisation histologique en 4 tuniques constantes.
- La muqueuse digestive est essentielle pour la protection, la sécrétion et l’absorption.
- Le renouvellement épithélial est rapide pour compenser les agressions mécaniques et chimiques.
Généralités sur le tube digestif
1. Muqueuse
a) Chorion (Lamina propria)
- Tissu conjonctif lâche ou réticulé, supporte l'épithélium et assure sa nutrition via un réseau capillaire.
- Contient des glandes tubuleuses, des fibres musculaires lisses disséminées, et des nodules lymphatiques.
- Rôle : soutien, nutrition, défense immunitaire.
- La plupart des glandes du tube digestif sont localisées dans le chorion.
b) Musculaire muqueuse
- Formée de fibres musculaires lisses assurant des mouvements propres à la muqueuse, indépendants des contractions de la paroi.
- Structure classique :
- Couche interne : fibres circulaires (grand axe perpendiculaire à la lumière digestive).
- Couche externe : fibres longitudinales (grand axe parallèle à la lumière digestive).
- Responsable de la formation de replis muqueux.
- Peut être absente à certains endroits.
2. Sous-muqueuse
- Tissu conjonctif lâche riche en fibres élastiques.
- Contient :
- Plexus de Heller (plexus vasculaire).
- Vaisseaux lymphatiques.
- Plexus nerveux de Meissner (plexus sous-muqueux).
- Peut contenir des glandes muqueuses excrétant dans la lumière (ex. œsophage, duodénum).
3. Musculeuse
- Constituée de deux couches épaisses de fibres musculaires lisses :
- Interne : disposition circulaire.
- Externe : disposition longitudinale.
- Estomac : présence d'une couche oblique interne supplémentaire.
- Contrôlée par le plexus d'Auerbach (entre les deux couches).
- Fonctions principales :
- Propulsion du bol alimentaire du pharynx au rectum.
- Brassage des aliments dans l’estomac.
- Mouvements de segmentation dans l’intestin grêle.
- Mouvements de haustration dans le gros intestin.
- Maintien du tonus et de la forme des organes.
- Contractions spontanées hors stimulation alimentaire.
- Formation de sphincters par épaississements localisés (ex. pylore, valvule iléo-caecale).
4. Adventice ou séreuse
- Couche la plus externe, tissu conjonctif lâche souvent adipeux.
- Tapissée d’un mésothélium en continuité avec le péritoine au niveau intestinal.
- Présente dans les parties du tube digestif sous le diaphragme.
5. Fonctions principales du tube digestif
| Fonction | Description |
|---|---|
| Nutrition | Transformation des aliments en éléments simples et absorption. |
| Excrétion | Élimination des déchets. |
| Protection | Présence de nombreuses cellules immunitaires pour protéger contre les pathogènes ingérés. |
| Endocrine | Plus de 32 types de cellules endocrines identifiées. |
6. Histologie de la cavité buccale
- Muqueuse buccale : épithélium pavimenteux pluristratifié reposant sur un chorion papillaire vascularisé avec glandes salivaires muqueuses ou séromuqueuses.
- Kératinisation accentuée sur le dessus de la langue et le palais, souvent pigmentée.
a) Lèvres
- Composées de 4 couches :
- Peau externe (variable selon l’espèce).
- Muscle orbiculaire strié transversalement.
- Couche glandulaire mince (glandes labiales séreuses).
- Muqueuse labiale à épithélium malpighien kératinisé.
- Ruminants : papilles coniques aux commissures pour le transport des aliments.
b) Gencives
- Recouvertes par la muqueuse buccale, directement unie au périoste sans tissu sous-muqueux.
- Chorion avec papilles profondes contenant des vaisseaux sanguins.
c) Joues
- Tissu sous-muqueux conjonctif riche en fibres élastiques.
- Présence de glandes muqueuses entre la peau et la musculaire.
d) Palais
- Cloison séparant bouche et fosses nasales.
- Muqueuse buccale d’un côté, muqueuse nasale de l’autre.
- Partie antérieure osseuse, partie supérieure et latérale musculaire.
- Muqueuse avec épithélium fortement kératinisé, glandes et veines transversales.
- Ruminants : papilles coniques visibles à l’œil nu.
e) Langue
- Organe musculo-conjonctif formé de muscles striés aux faisceaux orientés longitudinalement, transversalement et verticalement.
- Recouverte d’une muqueuse buccale avec épithélium pluristratifié pavimenteux kératinisé.
- Quatre types de papilles, dont :
- Papilles filiformes : sur la face dorsale (2/3 antérieurs), axe conjonctif recouvert d’épithélium kératinisé.
- Variations selon espèces (taille, nombre, kératinisation).
Histologie de la cavité buccale
1. Papilles gustatives de la langue
| Type de papilles | Localisation principale | Forme et caractéristiques clés | Particularités animales |
|---|---|---|---|
| Papilles filiformes | Recouvrent la langue (majoritaires) | Pointues, kératinisées, rôle mécanique (non gustatives) | - |
| Papilles fungiformes | Bords et extrémité de la langue | Arrondies, moins nombreuses, contiennent des bourgeons gustatifs | Plus grandes chez carnivores, plus nombreuses chez chèvre |
| Papilles caliciformes | Arrière de la langue (V lingual) | Cylindriques aplaties, entourées d’un vallum, glandes de Von Ebner excrètent dans le sillon, bourgeons gustatifs sur bords internes | Plus volumineuses, moins nombreuses |
| Papilles foliées | Carnivores et chevaux | Masses papillaires, glandes séreuses pelotonnées, localisation proche des papilles caliciformes | Absentes chez ruminants, très développées chez lapin et cheval |
- Glandes associées : Glandes séro-muqueuses sur toute la langue, glandes muqueuses à la base, situées dans le tissu conjonctif ou adipeux intramusculaire.
2. Fonctions de la langue
- Rôle mécanique dans la mastication grâce à sa mobilité.
- Fonction neurosensorielle via les bourgeons gustatifs (gustation).
- Participation à la phonation.
- Fonction de défense par la présence de l’amygdale linguale.
3. Dents : structure et composition
| Partie de la dent | Description et composition |
|---|---|
| Racine, collet, couronne | Trois parties principales implantées sur le bord alvéolaire du maxillaire et de la mandibule |
| Substance dure | Dentine (ivoire), émail, cément |
| Substance molle | Pulpe dentaire, périodonte, ligament alvéolo-dentaire |
a) Détail des tissus dentaires
- Pulpe dentaire : tissu conjonctif vascularisé et innervé, contient fibroblastes, macrophages, odontoblastes (fabrication de dentine). Vascularisation riche en périphérie, innervation par plexus marginal périodontoblastique.
- Dentine (ivoire) : squelette acellulaire de la dent, proche de l’os, fabriquée par les odontoblastes via leurs prolongements (canalicules dentaires ou fibres de Tomes).
- Émail : tissu le plus dur de l’organisme (96% minéral), formé de prismes hexagonaux, sécrété par les adamantoblastes in utero.
- Cément : recouvre la dentine au niveau de la racine, proche de l’os mais non lamellaire, deux couches : cément acellulaire interne et ostéocément externe avec cémentocytes.
- Ligament alvéolo-dentaire : espace entre cément et os alvéolaire, fibres de collagène orientées horizontalement et longitudinalement.
4. Pharynx : anatomie et histologie
-
Carrefour des voies aéro-digestives, divisé en :
- Nasopharynx (au-dessus du voile du palais)
- Oropharynx
- Laryngopharynx
-
Muqueuse :
- Type respiratoire dans le nasopharynx (cellules ciliées et caliciformes)
- Type buccal dans les autres régions
-
Sous-muqueuse : tissu conjonctif avec follicules lymphoïdes et glandes muqueuses pures.
-
Musculeuse : tissu musculaire strié en deux couches (interne longitudinale, externe oblique).
5. Œsophage : histologie et fonction
| Couche | Description |
|---|---|
| Muqueuse | Épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé (comme la cavité buccale), chorion conjonctif lâche avec lymphocytes et follicules, glandes cardiales dans la partie inférieure, musculaire muqueuse absente dans le ¼ supérieur, présente dans les parties moyenne et inférieure (muscle lisse longitudinal) |
| Sous-muqueuse | Tissu conjonctif lâche riche en fibres élastiques, glandes œsophagiennes séro-muqueuses réparties sur toute la longueur, canaux excréteurs traversant la muqueuse |
| Musculeuse | Deux couches musculaires : interne circulaire et externe longitudinale. Fibres striées chez chien et ruminants, fibres lisses dans le tiers distal chez cheval et chat |
| Séreuse (adventice) | Tissu conjonctif lâche dans le cou et thorax, membrane séreuse infiltrée de graisse, traversée par muscles accessoires (crico-œsophagiennes, pleuro- et broncho-œsophagiennes) |
- Rôle : Assure la progression rapide du bol alimentaire grâce à la coordination musculaire.
La langue est un organe multifonctionnel assurant mastication, gustation, phonation et défense immunitaire.
Histologie de l'œsophage
1. Histologie de l'œsophage
L'œsophage est un conduit musculaire permettant le passage du bol alimentaire de la bouche à l'estomac, grâce à la pesanteur et aux contractions péristaltiques de sa musculature.
2. Structure générale de la paroi œsophagienne
La paroi de l'œsophage, comme celle du tube digestif, est composée de quatre tuniques :
| Tunique | Description succincte |
|---|---|
| Muqueuse | Épithélium de revêtement + chorion |
| Sous-muqueuse | Tissu conjonctif dense avec vaisseaux et nerfs |
| Musculeuse | Couches musculaires lisses et/ou striées |
| Séreuse (ou adventice) | Enveloppe externe, séreuse dans la partie abdominale, adventice ailleurs |
3. Muqueuse œsophagienne
- Épithélium : épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé (chez la plupart des mammifères), protégeant contre l'abrasion due au passage des aliments.
- Lamina propria : tissu conjonctif lâche sous-jacent.
- Musculaire muqueuse : fine couche de muscle lisse, parfois absente dans certaines régions.
4. Sous-muqueuse
- Tissu conjonctif dense contenant des glandes œsophagiennes (glandes muqueuses ou muco-séreuses) qui lubrifient la muqueuse pour faciliter le passage du bol alimentaire.
- Présence de plexus nerveux (plexus de Meissner) assurant la régulation locale.
5. Musculeuse
- Composée de deux couches musculaires :
- Interne circulaire
- Externe longitudinale
- La nature musculaire varie selon la portion de l'œsophage :
- Proximale : muscle strié squelettique (contrôle volontaire)
- Distale : muscle lisse (contrôle autonome)
- Entre ces deux couches, on trouve le plexus d'Auerbach (plexus myentérique), responsable de la coordination des contractions péristaltiques.
6. Enveloppe externe
- Adventice dans la majorité de l'œsophage (tissu conjonctif lâche)
- Séreuse dans la portion abdominale (péritoine viscéral)
À retenir : L'œsophage est un tube musculaire à paroi formée de 4 tuniques, avec un épithélium stratifié pavimenteux non kératinisé, une musculature mixte (striée proximale, lisse distale), et des glandes sous-muqueuses lubrifiantes.
7. Fonction histologique
- Protection mécanique : épithélium stratifié résistant à l'abrasion.
- Lubrification : sécrétion des glandes sous-muqueuses.
- Motilité : coordination des contractions musculaires via les plexus nerveux pour propulser le bol alimentaire vers l'estomac.
8. Résumé schématique
| Couche | Composition principale | Fonction clé |
|---|---|---|
| Muqueuse | Épithélium stratifié non kératinisé | Protection contre abrasion |
| Sous-muqueuse | Glandes muqueuses, tissu conjonctif | Sécrétion, soutien |
| Musculeuse | Muscle strié proximal, muscle lisse distal | Propulsion péristaltique |
| Adventice/Séreuse | Tissu conjonctif ou péritoine | Protection externe, fixation |
Histologie de l'estomac
1. Muqueuse gastrique
a) Cellules principales (glandes fundiques)
- Localisation : glandes fundiques.
- Morphologie : membrane plasmique invaginée formant un réseau de canalicules intracellulaires avec microvillosités, riche en mitochondries.
- Fonction : sécrétion d’acide chlorhydrique (HCl) et de facteur intrinsèque (glycoprotéine essentielle à l’absorption de la vitamine B12).
b) Cellules endocrines (argentaffines)
- Caractéristique : réduisent les sels d’argent, font partie du système endocrinien diffus du tube digestif.
- Types dans les glandes fundiques :
- Cellules entérochromaffines
- Cellules entérochromaffine-like
- Cellules gastro-intestinales
- Cellules à sécrétine
- Cellules à entéroglucagon (parenté avec les cellules des îlots de Langerhans du pancréas)
2. Muqueuse pylorique
- Épaisseur : 0,4 à 0,5 mm, plus fine que la muqueuse fundique.
- Structure : épithélium irrégulier avec cryptes profondes où s’ouvrent les glandes pyloriques.
- Glandes pyloriques : tubuleuses, contournées, ramifiées, avec deux types cellulaires :
- Cellules exocrines : sécrètent un mucus contenant un noyau protéique (pepsinogène) entouré de mucines.
- Cellules endocrines : entérochromaffines, cellules gastriques (majoritaires), gastro-intestinales, cellules à sécrétine.
3. Muqueuse cardiale
- Localisation : région autour de l’abouchement de l’œsophage.
- Transition : brutale avec la muqueuse fundique.
- Glandes : muqueuses, composées de cellules exocrines similaires à celles de la muqueuse pylorique.
- Chorion : tissu conjonctif lâche avec capillaires, fibroblastes, lymphocytes, plasmocytes, mastocytes, polynucléaires.
- Musculaire muqueuse : deux couches (externe longitudinale, interne circulaire) avec faisceaux remontant dans le chorion, formant plis gastriques (mineurs et majeurs).
4. Sous-muqueuse
- Composition : tissu conjonctif dense, nombreuses cellules libres (lymphocytes, plasmocytes), vaisseaux sanguins et lymphatiques de gros calibre.
- Innervation : plexus de Meissner.
5. Musculeuse
- Organisation : trois couches musculaires
- Externe longitudinale
- Moyenne circulaire
- Interne oblique (spécifique à l’estomac)
- Innervation : plexus d’Auerbach entre les couches musculaires.
6. Séreuse
- Nature : feuillet viscéral du péritoine (mésothélium).
- Contenu : nombreux troncs vasculaires sanguins, lymphatiques et nerfs.
7. Histophysiologie de l’estomac
a) Fonctions principales
| Fonction | Description |
|---|---|
| Mécanique | Brassage des aliments par ondes péristaltiques, transformation du bol alimentaire en chyme. |
| Sécrétoire | Sécrétion exocrine (eau, mucus, HCl, enzymes, glycoprotéines) et endocrine (cellules endocrines). |
b) Sécrétions exocrines
- Mucus : produit par cellules épithéliales superficielles et cellules muqueuses des glandes pyloriques, forme un film protecteur.
- Acide chlorhydrique (HCl) : sécrété par les cellules bordantes (pariétales).
- Pepsinogène : sécrété par les cellules principales, précurseur de la pepsine.
- Facteur intrinsèque : glycoprotéine sécrétée par les cellules pariétales, indispensable à l’absorption de la vitamine B12.
c) Sécrétion endocrine
- Assurée par les cellules glandulaires endocrines du système endocrinien diffus.
8. Renouvellement de la muqueuse
- Zones prolifératives : fond des cryptes et collet des glandes.
- Processus : cellules migrent et se différencient vers l’épithélium de surface ou vers le fond des glandes.
- Desquamation : intense au niveau des cellules épithéliales superficielles, plus lente pour cellules glandulaires (muqueuses, principales, bordantes).
À retenir : La muqueuse gastrique est un tissu dynamique avec un renouvellement cellulaire permanent, assurant la protection et la fonction sécrétoire de l’estomac.
Histologie de l'intestin grêle
1. Surface d'absorption de l'intestin grêle
La muqueuse de l'intestin grêle présente une surface d'absorption très importante grâce à quatre caractéristiques principales :
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Longueur du tube | Grande longueur favorisant une large surface d'absorption. |
| Valvules conniventes | Replis circulaires macroscopiques de la muqueuse, permanents, plus nombreux dans le duodénum et jéjunum, disparaissant vers l'iléon. |
| Villosités intestinales | Évaginations de la muqueuse en forme de doigts de gant, cylindriques, plus hautes dans le duodénum et jéjunum, plus basses vers le gros intestin. |
| Microvillosités | Modifications du pôle apical des entérocytes, formant un plateau strié visible au microscope électronique, augmentant la surface d'absorption. |
2. Valvules conniventes (de Kerckring)
- Formées par un tissu de soutien identique à la sous-muqueuse.
- Plis saillants dans la lumière intestinale, recouverts par la muqueuse.
- Plus nombreuses dans le duodénum et jéjunum, raréfaction progressive vers l'iléon.
- Structures permanentes, hautes et épaisses.
3. Villosités intestinales
- Formées uniquement de l'épithélium de recouvrement reposant sur le chorion.
- À la base, plusieurs cryptes de Lieberkühn s'abouchent dans le chorion.
- Unité fonctionnelle de l'intestin grêle.
- Contiennent un axe conjonctif (chorion) avec :
- Une artériole sans média, parcourant toute la villosité, donnant un réseau capillaire operculé sous l'épithélium.
- Une veinule parallèle récupérant le sang.
- Un capillaire lymphatique central appelé chylifère central.
- Chorion contient aussi des cellules musculaires lisses (muscularis mucosae) qui, en se contractant, réduisent la hauteur des villosités et facilitent l'évacuation de la lymphe.
- Présence de cellules endocrines produisant diverses hormones.
4. Épithélium intestinal
Constitué d'un épithélium prismatique simple composé de :
| Cellule | Description |
|---|---|
| Entérocytes | Cellules absorbantes prismatiques, reposant sur une lame basale, unies par des jonctions serrées. Pôle apical avec plateau strié (microvillosités). Durée de vie : 3 à 6 jours. Synthétisent des enzymes digestives. |
| Cellules caliciformes | Moins nombreuses, synthétisent du mucus stocké en granules hydratés, expulsé par exocytose pour lubrifier la paroi intestinale. Forme caractéristique en calice. |
5. Cryptes de Lieberkühn
- Formations tubuleuses simples situées dans le chorion, à la base des villosités.
- Épithélium en continuité avec celui des villosités.
- Contiennent de nombreuses cellules en mitose assurant le renouvellement des entérocytes et cellules caliciformes.
- Fond des cryptes : cellules de Paneth séreuses, riches en granules protéiques contenant lysozyme, défensines et protéines bactéricides. Phagocytaires, durée de vie plus longue.
- Présence aussi de cellules endocrines.
6. Système immunitaire intestinal
- Présence de nombreux lymphocytes, plasmocytes, macrophages dans le chorion.
- Groupés en follicules lymphoïdes, plus nombreux et volumineux vers la valvule iléo-caecale.
- Dans l'iléon terminal, ces follicules forment les plaques de Peyer, pouvant déborder dans la sous-muqueuse.
7. Muscularis mucosae
- Fibres musculaires lisses s'enfonçant dans les villosités.
- Contractions rythmiques (~6/min), surtout pendant la digestion.
- Facilitent la compression des chylifères et la vidange de la lymphe.
À retenir : La surface d'absorption de l'intestin grêle est maximisée par la longueur du tube, les valvules conniventes, les villosités et les microvillosités des entérocytes, formant une structure hautement spécialisée pour l'absorption des nutriments.
Histologie du gros intestin
1. Histologie du gros intestin
Le gros intestin a pour fonction principale d'absorber l'eau du bol alimentaire. Il ne possède ni valvules conniventes, ni villosités, mais présente des cryptes de Lieberkühn plus profondes que dans l'intestin grêle.
a) Épithélium
- Composé d'entérocytes et de cellules caliciformes (nombreuses dans les cryptes).
- Les cellules caliciformes sécrètent un mucus abondant, essentiel pour faciliter la progression des fèces de plus en plus consistantes.
- Les entérocytes ont un pôle apical couvert de microvillosités mais ne possèdent pas l'équipement enzymatique de l'intestin grêle.
- Le plateau absorbant des entérocytes permet la récupération d'une grande partie de l'eau contenue dans les matières fécales, via une réabsorption active de Cl⁻.
- Le mucus augmente en quantité vers l'anus, assurant la lubrification nécessaire au passage des fèces sans lésion.
b) Chorion
- Semblable à celui de l'intestin grêle.
- Contient des follicules lymphoïdes dispersés, parfois volumineux et empiétant sur la sous-muqueuse.
- La muscularis mucosae ne présente pas de particularité.
c) Musculeuse
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Couches musculaires | Deux couches de muscles lisses : circulaire interne et longitudinale externe |
| Particularité couche longitudinale | Très mince, avec des bandelettes musculaires longitudinales discontinues visibles à l'œil nu |
| Plexus nerveux | Plexus d’Auerbach situé entre les deux couches musculaires |
| Renforcements sphinctériens | - Valvule iléo-caecale (empêche reflux vers l'intestin grêle, point de départ du péristaltisme) |
- Sphincter lisse à l'extrémité inférieure du rectum, doublé d'un sphincter strié |
d) Séreuse
- Formée d'une couche de tissu conjonctif recouverte d'un mésothélium.
- Présence de lobules adipeux importants au niveau du bord libre de l'intestin.
2. Fonctions histophysiologiques du gros intestin
- Absorption : récupération d'eau via les entérocytes, dépendante d'une réabsorption active de Cl⁻.
- Sécrétion : sécrétion d'un mucus très visqueux par les cellules caliciformes, jouant un rôle dans l'agglutination des matières fécales, leur mobilisation et la protection contre les germes.
- Défense immunitaire : présence de follicules lymphoïdes dans le chorion, en contact avec les antigènes alimentaires via des cellules épithéliales spécialisées (cellules M).
- Motricité : péristaltisme initié au niveau de la valvule iléo-caecale, sous contrôle du plexus d’Auerbach.
L'absorption d'eau dans le gros intestin repose sur la réabsorption active de Cl⁻ par les entérocytes, facilitée par un mucus abondant produit par les cellules caliciformes.
Histologie des glandes salivaires
1. Organisation générale des glandes salivaires
-
Types principaux :
- Parotides : produisent environ 25 % de la salive, glandes séreuses pures (sauf carnivores).
- Sous-maxillaires : 70 %, glandes mixtes à dominance séreuse ou muqueuse selon l'espèce.
- Sublinguales : 5 %, glandes mixtes à dominance muqueuse.
-
Structure :
- Entourées d'une capsule conjonctive d'où partent des cloisons délimitant des lobules.
- Vaisseaux et nerfs passent par le hile et se distribuent dans la glande via ces cloisons.
- Le tissu glandulaire est acineux (parotides) ou tubo-acineux composé (autres glandes).
- Salive recueillie par des canaux intercalaires (épithélium monostratifié aplati), puis canaux intra- et interlobulaires (épithéliums plus épais).
2. Histologie du tissu glandulaire
| Type de cellule | Fonction | Morphologie et caractéristiques clés |
|---|---|---|
| Cellule séreuse | Synthèse et excrétion de protéines | Noyau arrondi basal, organites de synthèse, grains séreux apicaux |
| Cellule muqueuse | Sécrétion de mucus | Noyau aplati basal, grains mucigènes apicaux gonflants à l'exocytose |
| Cellules myoépithéliales | Facilitation de l'exocytose par contraction | Situées entre membrane basale et cellules glandulaires |
-
Acini :
- Séreux : amas de cellules séreuses formant une sphère creuse.
- Muqueux : acini formés de cellules muqueuses.
- Mixtes : cellules muqueuses bordent la lumière, cellules séreuses forment un croissant (croissant de Gianuzzi).
-
Répartition selon les glandes :
- Parotides : uniquement séreuses.
- Sous-maxillaires : majorité séreuse.
- Sublinguales : majorité muqueuse.
3. Glande parotide
- Localisation : fosse rétro-mandibulaire, près de la base de l'oreille.
- Type : séreuse pure (sauf carnivores, séreuse et muqueuse).
- Canal excréteur : canal de Sténon (long et unique).
- Structure :
- Capsule conjonctive avec cloisons lobulaires.
- Acini formés de cellules pyramidales séreuses.
- Présence de cellules myoépithéliales à la base des cellules sécrétrices.
- Canaux excréteurs :
- Canaux intercalaires (épithélium cubique bas).
- Canaux intralobulaires (cubique ou prismatique).
- Canaux interlobulaires (cubique haut) dans les cloisons, convergeant vers le canal parotidien.
4. Glande sous-maxillaire (mandibulaire)
- Localisation : médialement et caudalement à l'angle de la mâchoire, région hyoïdienne et pharyngée.
- Type : glande mixte, dominance séreuse ou muqueuse selon espèces.
- Canal excréteur : canal de Wharton, s'ouvrant dans le plancher de la bouche.
- Structure :
- Lobules délimités par tissu conjonctif (TC) interlobulaire lâche ou fibreux.
- TC contient canaux collecteurs, vaisseaux sanguins, lymphatiques et fibres nerveuses.
- Unités sécrétoires : acini séreux et tubules muqueux à coiffe séreuse (croissants de Gianuzzi ou de Von Ebner).
- Cellules séreuses acidophiles, noyaux ronds basaux.
- Cellules muqueuses : faible coloration, noyaux aplatis basaux ou basolatéraux.
5. Glande sublinguale
- Localisation : sous la muqueuse du plancher de la bouche.
- Type : glande mixte à dominance muqueuse.
- Organisation : plusieurs lobes, certains conglomérés, d'autres agminés.
- Canaux excréteurs :
- Canal majeur : canal de Bartholin, débouchant près du canal de Wharton.
- Canaux mineurs : canaux de Rivinus.
- Structure :
- Pas de capsule conjonctive nette, mais présence de septa (cloisons).
- Acini majoritairement muqueux, quelques acini mixtes, rares acini séreux purs.
- Variations selon espèces :
- Ruminants : acini presque tous muqueux.
- Carnivores : plus de diversité cellulaire.
À retenir : Les glandes salivaires sont des glandes acineuses ou tubo-acineuses, composées de cellules séreuses et/ou muqueuses, avec une organisation lobulaire soutenue par une capsule conjonctive et des cloisons, et une hiérarchie de canaux excréteurs adaptés à leur fonction spécifique.
Histologie du foie
1. Enveloppes du foie
Le foie est entouré de trois enveloppes principales :
| Enveloppe | Description |
|---|---|
| Tunique séreuse | Péritoine viscéral, presque complet, sauf sur l’area nuda et les sillons des grosses veines. |
| Toile sous-séreuse | Fine couche sur laquelle repose la tunique séreuse. |
| Tunique fibreuse (capsule de Glisson) | Capsule mince, transparente, résistante, adhérant à la sous-séreuse et au tissu hépatique. Se réfléchit en gaine périvasculaire (gaine de Glisson) autour des vaisseaux et canaux biliaires à la porte du foie. |
2. Parenchyme hépatique
- Constitué d’hépatocytes organisés en lames ou plaques perforées, ramifiées et anastomosées.
- Entre les lames, circulent les sinusoïdes sanguins convergeant vers la veine centro-lobulaire.
- Le foie est formé d’innombrables lobules hépatiques, unité morphologique hexagonale.
3. Lobule hépatique
-
Forme hexagonale avec des hépatocytes en lames entre sinusoïdes.
-
Entouré par du tissu conjonctif variable selon l’espèce (peu visible chez les ruminants).
-
Contient l’espace porte (espace de Kiernan) triangulaire, expansion intra-hépatique de la capsule de Glisson, qui comprend :
- Branche de l’artère hépatique
- Branche de la veine porte
- Canal biliaire tapissé d’un épithélium cubique
- Vaisseau lymphatique et filets nerveux
→ Ensemble formant la triade portale.
-
L’espace sus-hépatique contient uniquement la veine sus-hépatique (veine centro-lobulaire).
-
Les travées hépatiques rayonnent autour de la veine centro-lobulaire, formées par deux rangées de cellules.
4. Hépatocyte
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Forme et taille | Cellule polyédrique, 20-30 μm de diamètre, taille variable selon état fonctionnel et nutritionnel. |
| Noyau | Central, arrondi, parfois double, avec 1 à 2 nucléoles volumineux. |
| Cytoplasme | Granuleux/spongieux, riche en mitochondries, réticulum endoplasmique rugueux et lisse, ribosomes, appareil de Golgi, lysosomes, peroxysomes. Contient glycogène, lipides, pigments biliaires et lipofuschine. |
| Membrane plasmique | - Pôle vasculaire : nombreuses microvillosités en contact avec l’espace de Disse. |
- Pôle biliaire : contact étroit avec cellules voisines sauf au niveau du canalicule biliaire (gouttière). |
5. Sinusoïdes hépatiques
- Situés entre les lames d’hépatocytes, anastomosés, formant un réseau entre veine porte et veine centro-lobulaire.
- Paroi sans lame basale, composée de trois types cellulaires :
- Cellules endothéliales : non jointives, filtrent le sang et réalisent l’endocytose de petites molécules.
- Cellules de Kupffer : macrophages résidents du foie (non détaillés ici).
À retenir : Le foie est organisé en lobules hexagonaux composés d’hépatocytes disposés en lames entre sinusoïdes, entourés par la capsule de Glisson qui forme la triade portale (artère hépatique, veine porte, canal biliaire).
Histologie de la vésicule biliaire
1. Histologie de la vésicule biliaire
La vésicule biliaire est une formation ampullaire située sur le canal cystique, servant à accumuler et concentrer la bile sécrétée en continu par les hépatocytes, en réabsorbant l'eau et les électrolytes. Elle expulse ensuite la bile vers l'intestin.
2. Structure histologique de la vésicule biliaire
| Zone | Description principale | Particularités |
|---|---|---|
| Muqueuse | Recouverte d’un épithélium prismatique haut avec un plateau strié apical (microvillosités courtes). | Présence de plis dans la lumière, pouvant former des invaginations profondes (non glandulaires). Pas de cellules caliciformes. Chorion riche en vaisseaux sanguins et lymphatiques. Glandes muqueuses uniquement dans la zone juxta-cystique. |
| Musculeuse | Couche mince et irrégulière de fibres musculaires lisses orientées diversement. | Séparée par du tissu fibro-élastique et vasculaire. |
| Adventice | Tissu conjonctif riche en vaisseaux sanguins, lymphatiques, fibres nerveuses, collagènes et élastiques. | Contient fibroblastes et cellules adipeuses. Se prolonge avec le tissu conjonctif interlobulaire du foie dans la zone de fusion. À l’extérieur, doublée par le péritoine. |
3. Fonction principale
- Accumulation et concentration de la bile par réabsorption de l'eau et des électrolytes.
- Expulsion de la bile vers l’intestin via le canal cystique et le canal cholédoque.
La muqueuse de la vésicule biliaire est caractérisée par un épithélium prismatique à plateau strié apical, sans cellules caliciformes, et des plis pouvant former des invaginations profondes.
Histologie du pancréas
Le pancréas est une glande lobulée entourée d'une fine capsule conjonctive qui émet des cloisons internes divisant le parenchyme en lobules cunéiformes. Ces cloisons contiennent des fibres de collagène et de réticuline, des capillaires sanguins (mais pas lymphatiques), des adipocytes, des points lymphoïdes et du tissu conjonctif lâche. Les carrefours conjonctifs extra lobulaires renferment vaisseaux sanguins, lymphatiques, nerfs et plexus nerveux périlobulaires issus du plexus cœliaque.
1. Structure histologique
a) Le lobule pancréatique
- Composé de tissu glandulaire exocrine et d’îlots de cellules endocrines (îlots de Langerhans).
- Le tissu exocrine est formé d’acini pancréatiques serrés, drainés par des canaux excréteurs successifs :
- Canaux intercalaires (homologues des passages de Boll)
- Canaux intra lobulaires
- Canaux inter lobulaires
- La sécrétion exocrine est déversée dans les canaux inter lobulaires puis dans les canaux principaux (canal de Wirsung).
b) Acinus pancréatique
- Forme arrondie ou allongée, constitué d’une couche unique de cellules épithéliales pyramidales reposant sur une lame basale, convergeant vers une lumière centrale.
- La lumière varie de taille selon l’activité sécrétoire (petite au repos, distendue en activité).
Cellule acineuse
- Cellule séreuse pyramidale à noyau arrondi et nucléolé, cytoplasme basal homogène, pôle apical riche en granules de zymogène (0,6 à 0,8 μm), acidophiles et réfringentes.
- Ces granules contiennent des enzymes protéolytiques actives dans la digestion des protéines au niveau de l’intestin grêle.
Cellules centro-acineuses
- Situées dans la lumière de l’acinus, aplaties ou fusiformes, elles prolongent les canaux intercalaires vers la lumière sécrétrice.
- Noyau pâle sans nucléole, cytoplasme clair homogène.
c) Canaux excréteurs
| Type de canal | Épithélium | Localisation / Particularités |
|---|---|---|
| Canaux intercalaires | Cellules cubiques fines | Pédiculisent les acini, prolongés par cellules centro-acineuses |
| Canaux intra lobulaires | Épithélium cubique bas | Peu nombreux, reposent sur membrane basale |
| Canaux inter lobulaires | Épithélium cubique | Calibre plus important, reçoivent les canaux intra lobulaires |
| Canaux principaux | Épithélium prismatique unistratifié, parfois à plateau strié, avec cellules caliciformes et chromoargentaffines | Canal de Wirsung (principal), conduit accessoire (Santorini) |
- Le canal de Wirsung reçoit les branches inter lobulaires et se jette dans le duodénum.
- Le conduit accessoire (canal de Santorini) peut s’aboucher au canal principal ou isolément dans le duodénum.
d) Les îlots de Langerhans
- Amas cellulaires arrondis (200-300 μm), disséminés entre les acini, riches en capillaires, entourés de fibres de réticuline.
- Contiennent 5 types cellulaires distinguables par coloration spéciale :
| Cellule | Sécrétion | Fonction principale |
|---|---|---|
| Cellules α (A) | Glucagon | Augmente la glycémie |
| Cellules β (B) | Insuline | Diminue la glycémie |
| Cellules G | Gastrine | Stimule la sécrétion d’HCl par l’estomac |
| Cellules δ (D) | Somatostatine | Inhibe la sécrétion hormonale voisine |
| Cellules PP | Peptide pancréatique | Inhibe la sécrétion exocrine du pancréas |
- Les cellules β représentent 65-80% des cellules des îlots, reconnaissables à leurs granules de sécrétion avec centre dense entouré d’une zone claire.
Les îlots de Langerhans sont les unités endocrines du pancréas, régulant la glycémie et la sécrétion digestive par leurs hormones spécifiques.