La chambrière et les aides de complément
1. La chambrière
- Indispensable dans le travail à pied, la chambrière sert à contrôler l'impulsion, l'équilibre et la direction du cheval.
2. Les aides de complément
- Ce sont divers enrênements utilisés en travail monté, à pied ou en liberté.
- Elles complètent les aides principales pour affiner la communication avec le cheval.
3. Emploi des aides
Les aides peuvent avoir trois types d’actions :
| Action | But |
|---|---|
| Agir | Transmettre une demande au cheval |
| Céder | Revenir au contact de base, relâcher la pression |
| Résister | Empêcher un mouvement ou lutter contre une opposition |
- Il est essentiel que le cavalier ne crée pas d’opposition entre les aides pour être compris.
- Les aides doivent être cohérentes et complémentaires.
4. Indépendance des aides
- C’est la capacité du cavalier à agir, céder ou résister sur chaque aide sans perturber sa position générale.
- Exemple : baisser la tête ne doit pas entraîner un déplacement du poids vers les épaules.
5. Accord des aides
- Résulte de l’indépendance des aides.
- Coordonner les actions des aides optimise l’efficacité et la rapidité des mouvements.
- Les aides ne doivent jamais se contredire.
- Exemple :
- Les jambes créent ou entretiennent l’impulsion.
- Les mains règlent cette impulsion.
- Ces actions, bien que différentes, se produisent simultanément et en harmonie.
À retenir : L’efficacité du travail équestre repose sur l’indépendance et l’accord des aides, qui doivent agir ensemble sans contradiction.
Emploi et accord des aides
1. Emploi et accord des aides
- Les aides doivent être adaptées selon l’objectif : leur intensité et leur nature varient en fonction du résultat recherché.
- Perfectionnement du cavalier : avec l’expérience, le cavalier gagne en stabilité et peut transmettre des aides plus précises, discrètes et cohérentes.
- Réponse du cheval : une monture bien entraînée répond de manière plus souple et juste aux aides.
- Anticipation : il est essentiel de savoir ce que l’on veut obtenir avant d’agir, pour choisir et doser correctement les aides.
- Dosage des aides : ajuster l’intensité de chaque aide permet de réagir efficacement à la réponse du cheval.
2. Les transitions
- Les transitions (changement d’allure ou variation dans la même allure) demandent une gestion parfaite de l’équilibre horizontal du cheval par le cavalier.
- Le cavalier doit être stable dans son propre équilibre pour influencer efficacement l’équilibre de la monture.
3. L’équilibre de base du cavalier
| Aspect | Description |
|---|---|
| Équilibre assis | Base de l’équilibre du cavalier, qui s’améliore avec la pratique. |
| Évolution | Plus l’équilibre s’améliore, plus le cavalier devient autonome dans l’emploi des aides. |
| Posture sur le plat | Buste redressé, jambes descendues, bassin en phase avec le mouvement pour une meilleure stabilité. |
À retenir : Un bon équilibre du cavalier est indispensable pour un emploi précis et harmonieux des aides, garantissant une communication efficace avec la monture.
L'équilibre du cavalier et de la monture
1. L'équilibre du cavalier et de la monture
L'équilibre du cavalier repose sur une assiette stable et une descente de jambe qui orientent le buste vers la verticalité. Cette posture permet au cavalier de mieux accompagner les mouvements de la monture.
2. L'équilibre de la monture
- Le polygone de sustentation est la zone délimitée par les quatre pieds de la monture.
- Plus ce polygone est grand, plus la monture peut effectuer des mouvements amples (ex : allongement).
- Plus il est petit, plus la monture réduit ses amplitudes (ex : piaffer).
| Position du centre de gravité | Effet sur l'équilibre | Amplitude des mouvements |
|---|---|---|
| Proche des antérieurs | Équilibre vers les épaules | Amplitude élevée |
| Proche des postérieurs | Équilibre vers les hanches | Amplitude réduite |
3. Transitions entre allures
- Transitions montantes : passage à une allure plus rapide.
- Transitions descendantes : passage à une allure plus lente, jusqu'à l'arrêt.
Une transition doit être franche et sans brusquerie, nécessitant une bonne stabilité dans l'équilibre du cavalier.
Les transitions d'allure
1. Maîtrise des transitions d'allure
- Anticipation : préparez toujours la monture avant la transition en soutenant votre dos et en cessant d'accompagner l'allure.
- Position du cavalier : gardez le poids du corps centré, talons sous les fesses, sans vous pencher en avant ou en arrière.
- Renforcement des aides : si la monture résiste, intensifiez l'action des jambes et des mains pour obtenir la transition désirée.
- Accompagnement : dès la nouvelle allure obtenue, accompagnez-la dès les premières foulées.
2. Passage du pas au galop
- La monture doit rester droite et prendre le galop sans brusquerie.
- Le départ s’appuie sur un engagement des postérieurs sous la masse, assurant la prise d’équilibre.
- Contrôle vigilant des épaules et des hanches par une action coordonnée des mains et des jambes.
a) Exemple : départ au galop à droite
| Étape | Action du cavalier | Effet sur la monture |
|---|---|---|
| 1. Prévenir la monture | Ralentir le pas | Préparation à la transition |
| 2. Avancer la hanche droite | Hanche droite avancée, assiette prolongée | Incitation à engager le galop à droite |
| 3. Action des jambes | Jambe gauche reculée (appel du postérieur gauche), jambe droite à la sangle (contrôle des hanches) | Coordination et impulsion pour le départ au galop |
À retenir : La transition doit être fluide, avec un cavalier stable et des aides précises pour un départ au galop équilibré et sans brusquerie.
Prendre le galop du pas
Pour prendre le galop du pas, il faut d'abord assurer une bonne impulsion. Les rênes doivent être bien ajustées, puis céder légèrement avec la main droite pour permettre à l'épaule droite d'avancer. Le départ se déclenche en fermant la jambe droite à la sangle. Il est essentiel de maintenir l'impulsion et d'accompagner le galop dès les premières foulées.
1. Problèmes fréquents au départ du galop et solutions
| Problème rencontré | Cause possible | Solution à appliquer |
|---|---|---|
| Monture retombe immédiatement au trot | 1) Manque d'impulsion | Redemander le départ et intervenir avec les jambes tôt |
| 2) Mauvais fonctionnement du bassin du cavalier | Redemander le départ et accompagner le galop dès la 1ère foulée | |
| Monture précipite le pas ou trottine | Déséquilibre | Ralentir, rééquilibrer en gardant rênes tendues, dos soutenu, jambes vigilantes, puis redemander le départ |
| Monture part sur le mauvais pied ou se désunit | Aides insuffisantes | Renforcer les aides et redemander le départ, éventuellement sur une courbe |
À retenir : Pour un départ au galop réussi, l'impulsion et l'accompagnement dès les premières foulées sont indispensables.
2. Les figures simples au travail
Lors du travail ou d'une reprise de dressage, plusieurs types de courbes sont utilisés : cercles, demi-cercles, serpentines, passages de coin, débuts et fins de doubler. Ces courbes ont des diamètres variables.
Pour tracer une courbe correcte et précise, le cheval ou poney doit s'incurver en ajustant la courbure de son rachis à celle de la trajectoire. Plus le diamètre de la courbe est petit, plus l'incurvation doit être prononcée.
À retenir : La maîtrise des courbes repose sur l'incurvation adaptée du cheval, essentielle pour la précision et l'équilibre.
Les figures simples et les courbes
1. Les figures simples et les courbes
a) Contrôle de la courbe
- Orientation tête-queue : Le cavalier doit orienter la monture de la tête à la queue sur la courbe, en maintenant l'impulsion, son équilibre et l'équilibre latéral du cheval ou poney.
- Difficulté : Plus la vitesse est élevée, plus le contrôle de la courbe est difficile.
b) Conseils pratiques pour le contrôle de la courbe
| Situation de la monture | Action du cavalier |
|---|---|
| Monture se penche à l'intérieur (rétrécit le cercle) | Contrôler le côté extérieur et renforcer la jambe intérieure |
| Monture part vers l'extérieur | Renforcer les aides extérieures |
| Monture déplace uniquement les hanches à l'extérieur | Remettre les épaules devant les hanches |
c) La cession à la jambe
- Définition : Exercice d'assouplissement où la monture se déplace latéralement sur une piste parallèle, tout en restant droite.
- Mouvement : Impulsion + croisement des membres, avec un léger pli dans la nuque demandé.
- Posture de la monture : Colonne vertébrale droite, déplacement latéral avec chevauchement des membres.
- Effets : Favorise l'engagement des postérieurs sous la masse et assouplit les épaules.
- Qualité du mouvement : La monture est sur la main, avec une cadence régulière.
Si la monture se déplace latéralement vers la gauche, les membres du côté droit croisent devant ceux du côté gauche (cession à la jambe).
La cession à la jambe
1. La cession à la jambe
La cession à la jambe est un déplacement latéral où le cheval se déplace latéralement en croisant ses membres, tout en avançant. Elle consiste à mobiliser les épaules et les hanches sur des pistes différentes, en conservant un mouvement vers l’avant.
2. Déplacements latéraux
- Le cheval peut se déplacer latéralement droit (colonne vertébrale alignée) ou incurvé.
- Le déplacement latéral au pas implique d’orienter épaules et hanches sur une oblique, formant deux pistes distinctes.
- Le cavalier contrôle ce mouvement pas à pas, en maintenant l’activité et en veillant à ce que les épaules précèdent légèrement les hanches.
- Ce déplacement réduit les problèmes d’équilibre du cavalier.
3. Figures simples pour tracer une courbe
Pour bien tracer une courbe (ex. à gauche) :
| Action du cavalier | Effet sur le cheval |
|---|---|
| Regarder dans la direction souhaitée | Guide la tête, épaules, bras et mains vers la courbe |
| Décaler les hanches | Oriente les hanches dans la direction du mouvement |
| Maintenir contact et tension | Canalise la monture et contrôle le mouvement |
À retenir : La cession à la jambe demande de mobiliser les épaules et les hanches sur des pistes différentes tout en avançant, avec les épaules légèrement en avance.
Les déplacements latéraux
1. Les déplacements latéraux
Les déplacements latéraux consistent à faire évoluer le cheval ou le poney sur une trajectoire incurvée, en déplaçant ses épaules et ses hanches de manière coordonnée.
a) Aides principales
| Partie du corps du cavalier | Rôle dans le déplacement latéral |
|---|---|
| Jambe intérieure (à la sangle) | Maintient l'impulsion et indique le point central d'incurvation du rachis. |
| Jambe extérieure (reculée en arrière de la sangle) | Maintient les hanches sur la courbe décrite. |
b) Corrections en cas de difficultés
- Cheval tord l'encolure : il y a trop de rêne du côté du pli → redressez avec la rêne opposée et agissez avec la jambe d'impulsion.
- Cheval croise excessivement les membres et perd de l'impulsion : remettez-le en avant avec la jambe à la sangle.
- Cheval n'exécute pas le mouvement : ralentissez puis renforcez les aides, surtout la jambe isolée.
À retenir : La coordination précise des jambes et des rênes est essentielle pour contrôler l'incurvation et la trajectoire des épaules et des hanches lors des déplacements latéraux.
La compétition de dressage et le protocole
1. Le protocole de dressage
- Mouvement : forme particulière d'un déplacement ou exercice demandé au cheval.
- Figure : tracé précis défini par un règlement, noté de 0 à 10 avec un coefficient (1 ou 2).
- Les juges attribuent leurs notes sur un protocole de dressage qui comprend :
- Les conditions de la reprise,
- L’ordre des figures imposées (ou leur liste pour les reprises libres en musique - RLM),
- Les critères de notation et coefficients des figures.
2. Exemple de transition dans le protocole
- Passer d’une courbe à droite à une ligne droite :
- Ramener la jambe gauche (qui contrôlait les hanches sur la courbe) près de la sangle,
- Le cheval redresse son rachis,
- Les épaules du cavalier suivent celles du cheval.
3. Conseils pratiques en compétition
| Situation | Action recommandée |
|---|---|
| Monture trottine et se contracte | Ralentir, puis renouveler le mouvement en étant moins exigeant |
| Monture « précipite » | Être plus souple dans l’action des mains pour laisser varier l’amplitude de la foulée |
4. Maintenir la vitesse
- Pour une vitesse régulière et un bon croisement, il faut surveiller l’impulsion de la monture, quelle que soit l’allure ou l’exercice.
Le protocole de dressage est la base pour noter précisément chaque figure et garantir une évaluation juste de la performance.