Les indicateurs et inducteurs de l'histoire de l'EPS
1. Les indicateurs de l'histoire de l'EPS
L'histoire de l'Éducation Physique et Sportive (EPS) ne se réduit pas à une succession linéaire de transformations. Il s'agit aussi d'identifier ce qui subsiste et ce qui change, ainsi que d'expliquer les raisons de ces évolutions (Andrieu, 1992). Plusieurs indicateurs permettent de comprendre ces dynamiques :
| Indicateurs clés | Rôle dans l'histoire de l'EPS |
|---|---|
| Textes officiels | Fixent les cadres, objectifs et orientations de l'EPS |
| Mise en œuvre pratique | Réalité des contenus et pratiques, nuance les textes officiels |
| Formation des enseignants | Influence les méthodes et la transmission des savoirs |
| Évaluation | Mesure les acquis, oriente les pratiques |
| Avancée scientifique | Apporte des connaissances sociales et physiologiques |
| Concepteurs et acteurs | Acteurs influençant les choix pédagogiques et institutionnels |
| Mixité | Impacte les pratiques et les objectifs éducatifs |
| Citoyen à former | Finalité sociale et politique de l'EPS |
2. Les inducteurs de l'histoire de l'EPS
Les inducteurs sont les moyens, mesures et raisons qui expliquent les liens entre différents aspects de l'EPS.
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Comment ?
Moyens mis en œuvre (ex : structure des instructions officielles, choix pédagogiques des enseignants). -
Dans quelle mesure ?
Importance ou intensité de l'influence (ex : partielle, totale, directe, indirecte). -
En quoi ?
Raisons expliquant le lien (ex : critères construits en formation, choix des programmes).
Discuter ces relations permet d'évaluer les avantages et limites des liens entre les différents éléments de l'EPS.
3. Les textes officiels : indicateurs majeurs
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Loi du 24 mars 1851 : instaure la gymnastique scolaire avec une visée sanitaire et disciplinaire, visant à corriger et améliorer le corps des élèves pour la santé et la docilité.
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Manuels 1869-1880 : insistent sur la répétition rigoureuse des gestes, mêlant logique sanitaire et militaire.
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Loi Ferry (1880) : officialise la gymnastique à l'école comme une question de sécurité nationale, renforçant la dimension hygiéniste.
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Circulaire 1890 : confie aux jeux et sports une mission éducative d'intériorisation des normes disciplinaires, en marge des programmes officiels.
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Instructions officielles (IO) 1945 : rupture avec la politique de Vichy, cadre précis pour atteindre les buts de santé, avec une certaine liberté pédagogique mais un encadrement strict.
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Réforme Berthoin (1959) : démocratisation quantitative avec cycles d'observation et orientation, introduction de l'EPS au baccalauréat.
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Plan Joxe-Hertzog (1960) : rénovation du sport français, augmentation des budgets et infrastructures.
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IO 1967 : priorité à la pratique sportive, classification des APS selon les types de maîtrise développés, affirmation de l'identité de l'EPS.
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Programmes 1996 : introduction de la notion de compétences, EPS liée aux grands enjeux éducatifs (santé, sécurité, citoyenneté).
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Programmes lycée 2000 et suivants : formation du citoyen responsable, lucide et autonome, avec un socle commun officiel (loi Fillon 2005).
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Réformes 2008-2015 : renforcement des compétences propres à l'EPS, lutte contre les inégalités, plus de liberté pédagogique.
Nuance importante : l'histoire de l'EPS ne peut se réduire à l'étude des textes officiels seuls (Delaplace, 1993).
4. Les contenus et pratiques : évolution des modèles
| Période | Modèle dominant | Caractéristiques principales |
|---|---|---|
| 1882 - 1944 | Pratique militaire et médicale | Discipline, ordre, santé, gestes codifiés, modèle Joinville |
| 1945 - 1981 | Avènement du modèle sportif | Croissance des pratiques sportives en EPS |
| 1981 - 2026 | Contenus éducatifs centrés sur l'élève | Approche éducative globale, développement personnel et social |
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1882-1944 : la gymnastique scolaire est un moment d'ordre et de discipline, visant à former un corps sain, moral et au service de la Nation. Le modèle militaire est central, avec des gestes exécutés en cadence sous commandement.
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1945-1981 : développement du sport en EPS, avec une croissance quantitative et qualitative des pratiques sportives.
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Depuis 1981 : recentrage sur l'élève, avec des contenus éducatifs favorisant l'autonomie, la responsabilité et la citoyenneté.
À retenir
L'histoire de l'EPS est marquée par une tension constante entre continuité (objectifs sanitaires, disciplinaires) et ruptures (introduction du sport, compétences, citoyenneté), révélée par l'analyse des textes officiels, des pratiques, et des acteurs impliqués.
Les textes officiels et leur évolution
1. Évolution des textes officiels en EPS : 1891-1945
- 1891 : Introduction d’une progression physiologique et fiches de contrôle individuelles pour gérer l’effort en EPS.
- L’école devient un acteur central dans la lutte contre la dégénérescence physique (Vigarello, 1993).
- 1898 : Adoption de la méthode suédoise (Tissié), centrée sur la respiration volontaire et contrôlée pour un développement corporel rationnel.
- Jusqu’en 1934, tentative de liaison entre EPS et armée pour renforcer la nation (« Être fort pour être en paix »), mais la tutelle militaire est contestée dès les années 1920.
- 1922-1926 : Double sous-secrétariat à l’EPS, puis rattachement définitif à l’Éducation nationale en 1926 (Herriot).
- 1918-1919 : Après la guerre, prise de conscience parlementaire de l’importance de l’EPS pour la reconstruction physique et morale (Spivak, 1984). Classification médicale des enfants selon leur croissance.
- 1936-1937 : Front populaire intègre la pratique sportive et la méthode naturelle dans les politiques de santé. Introduction de la demi-journée de plein air.
- Régime de Vichy (1940-1944) : Contrôle étatique renforcé, sport utilisé pour endurcir et moraliser la jeunesse. Charte des sports (1940) instaure une organisation autoritaire.
- IO 1941 : Promotion de la méthode naturelle comme méthode nationale, initiation sportive au bac.
- 1943 : Classification médicale des enfants en 4 groupes selon besoins en gymnastique corrective (Dr Diffre & Chailley-Bert) ; EPS vue comme médicament dosé.
| Année | Événement clé | Impact sur l’EPS |
|---|---|---|
| 1891 | Progression physiologique et fiches | Gestion rationnelle de l’effort |
| 1898 | Méthode suédoise (Tissié) | Développement corporel contrôlé |
| 1926 | Rattachement EPS au Ministère de l’Instruction Publique | Fin de la tutelle militaire |
| 1936 | Front populaire : sport et méthode naturelle | Intégration dans politique de santé |
| 1941 | IO : méthode naturelle + sport au bac | Sportivisation progressive de l’EPS |
| 1943 | Groupes physiologiques médicaux | EPS comme traitement médical |
L’EPS est progressivement médicalisée et rationalisée, avec un contrôle étroit de l’effort et une orientation vers la santé publique.
2. 1945-1981 : Croissance et affirmation du modèle sportif en EPS
- 1945 : Reconstruction des corps par l’EPS, maintien des inégalités sociales via groupes de niveaux.
- Essor du spectacle sportif, source de joie populaire.
- 1950 : Amélioration de l’état de santé des Français, évolution des objectifs de l’EPS.
- Progression du sport dans les textes officiels, notamment chez les jeunes enseignants.
- La pratique sportive devient le « moyen nécessaire et suffisant » de l’EPS (Baquet, Liotard).
- Malgré le manque d’équipements (1951), la demi-journée de plein air devient un temps sportif.
- Contrôle médico-sportif instauré pour protéger les enfants des excès.
- 1953 : Programmes pour relancer le sport français.
- IO 1959 : EPS = gym construite + gym d’application + sport introduit sans rupture pédagogique. EPS obligatoire au bac avec épreuves sportives.
- Politique sportive de masse sous De Gaulle, visant à recruter des élites.
- 1961-1962 : Rapport de Ségogne et circulaires favorisent une EPS à vocation sportive (initiation, entraînement, compétition).
- IO 1967 : Classification des APS selon type de maîtrise développée, construction de l’identité EPS.
- 1969 : Remise en cause du rôle élitiste de l’EPS (budget réduit, baisse des horaires, fin de la demi-journée sportive), promotion du sport en club.
- Opposition syndicale forte (SNEP) contre la minoration de l’EPS.
- 1975 : Loi Haby face au déficit de professeurs et à l’augmentation des effectifs.
- Pratiques sportives en plein air encouragées dans les IO de 1968, mais peu réalisées.
| Période | Évolution clé | Conséquences |
|---|---|---|
| 1945-1950 | Reconstruction et essor du sport | Sport = moyen éducatif central |
| 1959 | IO : sport intégré sans rupture | EPS obligatoire au bac, sport valorisé |
| 1961-1967 | Politique sportive de masse, classification APS | EPS à vocation sportive affirmée |
| 1969 | Réduction des moyens et horaires | Opposition syndicale, promotion du sport civil |
| 1975 | Loi Haby | Gestion des effectifs et déficit de professeurs |
Le modèle sportif s’impose progressivement dans l’EPS, malgré des tensions entre sport scolaire et sport civil.
3. Depuis 1981 : Contenus éducatifs centrés sur l’élève
- 1981 : Réintégration de l’EPS au Ministère de l’Éducation nationale, début des réformes centrées sur l’élève.
- Accent mis sur la personnalisation des apprentissages et l’adaptation des contenus.
- L’EPS s’oriente vers une approche éducative plus globale, dépassant la simple performance sportive.
L’EPS évolue vers un modèle éducatif centré sur l’élève, intégrant des dimensions sociales, culturelles et de santé.
À retenir : L’évolution des textes officiels en EPS reflète un passage progressif d’une approche médicale et militaire à un modèle sportif, puis à une pédagogie centrée sur l’élève, marquant l’adaptation constante de l’EPS aux enjeux sociaux, politiques et éducatifs.
Les contenus et pratiques pédagogiques
1. Évolution des contenus et pratiques pédagogiques en EPS
L’EPS s’inscrit progressivement comme une discipline à part entière, avec une reconnaissance officielle et une dynamique propre, notamment depuis les années 1980.
a) Trois phases majeures (1981-2026)
| Période | Caractéristiques clés | Objectifs pédagogiques et valeurs associées |
|---|---|---|
| 1981-1991 | Légitimations et débats sur l’identité de l’EPS | Centration sur l’élève, différenciation pédagogique, autonomie |
| 1992-2002 | Publication des programmes axés sur la citoyenneté | Rupture avec le sport traditionnel, introduction des compétences |
| 2003-2026 | Socle commun, vivre ensemble, représentativité culturelle | Formation du citoyen, éducation à la santé, solidarité, égalité |
b) Principaux textes et orientations
- IO 1985 : L’élève est au centre, l’EPS ne se réduit pas aux activités proposées, pédagogie différenciée.
- IO 1986 : Trois objectifs fondamentaux : se connaître, connaître les APS (Activités Physiques et Sportives), connaître les autres.
- Loi Jospin 1989 : Contenus centrés sur la réussite de l’élève.
- Programmes 1996 : Introduction de la notion de compétences en EPS.
- Loi Fillon 2005 : Officialisation du socle commun (S3C), promotion des valeurs républicaines et de l’égalité des chances.
- Programmes 2008 : Former un citoyen cultivé, lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué.
- Réformes 2010-2015 : Accompagnement personnalisé, compétences propres et transversales, lutte contre les inégalités, plus de liberté pédagogique.
c) Évolutions pédagogiques
- Passage d’un enseignement centré sur la transmission de connaissances à un rôle d’accompagnement et de guide.
- Uniformisation progressive de la discipline, affirmation de son identité distincte du sport.
- Intégration des APPN (Activités Physiques de Pleine Nature) dans les programmes, même si les sports collectifs restent privilégiés.
- Débats persistants sur la place des compétences, la relation avec les pratiques sociales et l’éducation à la santé.
- Décalages entre discours officiels (égalité filles/garçons) et pratiques réelles (séparation fréquente).
À retenir : L’EPS évolue vers une discipline centrée sur l’élève, intégrant compétences, citoyenneté et éducation à la santé, tout en affirmant son identité distincte du sport.
2. Formation des enseignants d’EPS
a) 1882-1933 : Formation embryonnaire, modèle militaire dominant
- École de Joinville (1852) : Formation influencée par la discipline militaire (exercices collectifs, obéissance, précision).
- Certificat d’Aptitude à l’Enseignement de la Gymnastique (CAEG) créé en 1869, professionnalisation naissante mais peu structurée.
- Formation courte, peu adaptée au public scolaire, majoritairement militaire.
- Premières critiques (Georges Demeny, 1902) pour un enseignement fondé sur des bases scientifiques (physiologie, biomécanique, psychologie).
- 1923 : Création de l’IREP pour homogénéiser la formation sur une base scientifique.
- 1931 : CAEG devient CAEP, formation allongée à 2 ans mais toujours très militaire.
b) 1933-1968 : Formation éclatée, vers une structuration scientifique
- 1933 : Création du CAPEP (Certificat d’Aptitude au Professorat d’Éducation Physique) et de l’ENEP (École Normale d’Éducation Physique).
- Formation plus longue, scientifique (physiologie, pédagogie, anatomie), mais pédagogie encore en construction.
- ENEP : formation technico-psychopédagogique.
- 1940 : Instauration des moniteurs nationaux (formation accélérée 3-6 semaines) pour pallier le manque d’enseignants sous Vichy.
À retenir : La formation des enseignants d’EPS évolue d’un modèle militaire vers une formation scientifique et pédagogique plus structurée, mais reste éclatée jusqu’à l’universitarisation post-1968.
La formation des enseignants d'EPS
1. La formation des enseignants d'EPS
a) 1941-1968 : Vers une formation plus sportive et professionnelle
-
1941 : ENEPS remplace ENEP
Accent mis sur la formation sportive, formation intellectuelle peu valorisée sous Vichy. -
1941 : Création des CREGS
Formation des instituteurs, moniteurs et futurs enseignants d’EPS, préparation à la 1ère partie du CAPEPS. -
1942-1943 : CAPEPS remplace CAPEP
Qualification professionnelle renforcée, formation portée à 3 ans. -
1945 : Diplôme de maître d’EPS
Création d’un corps lié à l’expertise sportive, recrutement basé sur le niveau sportif. -
1947 : ENSEP garçons et filles
Formation séparée selon le sexe. -
1964 : Jacques de Rette et la « République des sports »
L’élève devient acteur de sa pratique (pratique, arbitrage, entraînement, organisation).
L’enseignant devient conseiller et entraîneur.
Formation basée sur stages et expérimentation pédagogique. -
1965 : Stages Maurice Baquet (FSGT)
Lieu d’expérimentation pédagogique, apprentissage par la pratique et l’analyse de l’activité des enfants.
Développement du concept de « sport de l’enfant », adapté aux caractéristiques des élèves.
Accompagnement de la sportivisation de l’EPS avec une volonté de transformer le sport aux finalités éducatives. -
1967 : Instructions Officielles (IO)
Le sport est officialisé comme support de l’EPS, mais doit être scolarisé et didactisé.
b) 1968-2026 : Universitarisation et uniformisation
| Année | Événement | Impact |
|---|---|---|
| 1968 | Loi Faure : IREPS → UEREPS | UEREPS obtiennent quasi-monopole pour préparer au CAPEPS |
| 1969 | Création de la nouvelle ENSEPS | Réunification des écoles, formation des futurs enseignants universitaires |
| 1975 | Loi Mazeaud | Intégration universitaire des STAPS officialisée |
| 1977 | Création de la licence STAPS | Légitimation des savoirs scientifiques, filière universitaire reconnue |
| 1979 | CAPEPS : 3 écrits + 6 pratiques | Renforcement de l’exigence, élévation du niveau de qualification |
| 1984 | Loi Avice | Formation liée à un projet de citoyenneté, lutte contre l’échec scolaire et les inégalités |
| 1984 | Création de l’UFR STAPS | Unification de la formation |
| 1989 | CAPEPS mixte et indifférencié | Fin de la séparation selon le sexe |
| 2005 | Socle commun | L’enseignant doit développer des compétences, prendre en compte la diversité, travailler en interdisciplinarité, évaluer et aider les élèves |
c) Évolution des finalités de la formation et du rôle de l’enseignant
- L’EPS ne vise plus uniquement la performance sportive ou l’acquisition technique.
- Elle contribue au socle commun à travers :
- Les langages du corps
- Les méthodes pour apprendre
- L’autonomie et la prise d’initiative
- Les compétences sociales et civiques
- La construction d’une culture physique et sportive
À retenir : La formation des enseignants d’EPS a évolué d’une approche militaire et sportive vers une formation universitaire intégrée, centrée sur l’élève acteur, la pédagogie innovante et la construction d’une culture physique et citoyenne.
L'évaluation en éducation physique
1. Définition de l'évaluation en EPS
- Évaluer = émettre un jugement de valeur selon des critères précis (Mialaret, 1979).
- Ce n’est pas forcément noter ou mesurer, mais un indicateur des valeurs dominantes en EPS.
- Difficulté spécifique : l’instantanéité de l’action rend l’évaluation complexe.
2. 1880 - 1937 : Mesure chiffrée d’un corps (évaluation scientifique à caractère médical)
| Acteur | Contribution principale | Caractéristiques clés |
|---|---|---|
| Francisco Amoros | Fiches avec données fiables pour évaluer l’EPS | Adaptation des exercices gymniques selon résultats |
| Georges Hébert | « Code de la force » (1910) | 12 épreuves athlétiques mesurant la robustesse |
| Belin de Coteau | Coefficient de robusticité, VARF (vitesse, adresse, résistance, force) | Choix d’épreuves athlétiques, mesure partielle |
- Évaluation informative : collecte de données fiables pour adapter la pratique.
- Orientation vers une mesure objective du corps et de ses capacités physiques.
3. 1937 - 1981 : Mesure de la performance
- Période marquée par une évaluation centrée sur la performance sportive.
- Accent mis sur la quantification des résultats et la comparaison entre élèves.
- L’évaluation devient un outil pour classer et sélectionner selon les performances.
4. 1981 - 2026 : Mesure critériée
- Passage à une évaluation fondée sur des critères précis et des compétences.
- L’évaluation vise à mesurer l’acquisition de compétences plutôt que la seule performance.
- Intégration des dimensions sociales, éducatives et formatives dans l’évaluation.
- L’évaluation devient un levier pour accompagner l’apprentissage et favoriser la réussite.
5. Synthèse des évolutions de l’évaluation en EPS
| Période | Type d’évaluation | Objectif principal | Caractéristique dominante |
|---|---|---|---|
| 1880 - 1937 | Mesure chiffrée scientifique | Évaluer la robustesse physique | Données médicales et biométriques |
| 1937 - 1981 | Mesure de la performance | Classer et sélectionner | Quantification et comparaison |
| 1981 - 2026 | Mesure critériée | Évaluer les compétences | Jugement fondé sur des critères précis |
À retenir : L’évaluation en EPS a évolué d’une mesure objective du corps vers une évaluation critériée centrée sur les compétences et l’accompagnement de l’élève.
L'avancée de la science et ses courants
1. Évolution de l’évaluation en EPS (1923-1981)
- 1923 (IO) : Double évaluation par médecin et enseignant, classification en catégories physiologiques via anthropométrie (taille, poids, périmètre thoracique/abdominal). L’EP est prescrite médicalement et appliquée par l’enseignant.
- Demeny (1902) : La mesure est essentielle pour éviter les erreurs et structurer le corps.
- Vigarello (1978) : Machines normées répondant aux enjeux militaires, médicaux, scolaires et moraux.
- Canguilhem (1966) : Examen systématique des élèves en début d’année (mensurations staturales, pondérales, spirométriques).
a) 1937-1981 : Mesure et contrôle de la performance
| Année | Événement clé | Description |
|---|---|---|
| 1937 | BSP (Brevet de Sécurité Physique) | Évaluation du niveau physique des Français |
| 1938 | BSP remplace l’épreuve de gymnastique au CAP | Épreuves sportives deviennent outils certificatifs |
| 1941 | EP au bac (facultative) | Barème selon âge, autorisation médicale nécessaire |
| 1941 | BSP devient BSN (Brevet Sportif National) | Licence compétition subordonnée à son obtention |
| 1945 | Post-guerre : classification en groupes physiologiques | Exercices adaptés selon aptitudes, EP vue comme médicament (Chailly-Bert, 1943) |
| 1957 | Table Letessier | Homogénéisation des performances en points |
| 1959 | EP obligatoire au bac | Seuls les points >10 comptent, 4 épreuves |
| 1967 | Modèle du champion d’exception (Nérin, 1999) | Fin du modèle polyvalent |
| Années 70 | Évaluation formative | Intérêt pour les moyens d’apprentissage, pas seulement la performance |
b) Vers une évaluation plus globale (1981-2026)
- 1983 : EP au bac valorisée, intégrée au premier groupe d’épreuves, coefficient 1 en 1986.
- Réforme 1983 : Note divisée en 3 volets (moteur, cognitif, affectif).
- 1994-1995 : Adaptations pour élèves inaptes ou handicapés, égalité des chances.
- Années 90 : Introduction de l’auto-évaluation et coévaluation.
- 2002 : Présence obligatoire de 2 enseignants lors des épreuves certificatives.
- 2015 (BO collège) : Évaluation par degrés d’acquisition, non plus par note chiffrée.
L’EPS est la première discipline obligatoire à l’école (1869) mais la dernière à être évaluée obligatoirement aux examens.
2. L’avancée de la science en EPS
- Fin XIXe siècle : L’EP s’appuie sur les recherches scientifiques récentes, l’exercice physique devient un champ expérimental.
- Années 1950 : Les sciences biologiques dominent la formation des professeurs d’EPS, enseignées par des médecins.
a) Les principaux courants scientifiques en EPS
| Courant | Période / Origine | Idée clé / Objectif |
|---|---|---|
| Militaire | Fin XIXe - 1920 | Préparation physique pour enjeux militaires (École de Joinville, Colonel Amoros) |
| Hygiénique | Années 1920 | EP pour apprendre l’hygiène et prévenir les maladies (IO 1923, IREPS 1927) |
| Utilitaire | Période de Vichy | Être utile à soi et aux autres (Lavoisier, Hébert, méthode naturelle) |
| Sportif | Années 1940 | Corps performant, recherche de l’excellence (Maurice Baquet, 1942) |
| Didactique | Années 1980 | Adaptation de l’EPS aux pratiques sportives et autres activités (Wallon, Piaget, Montessori) |
| Information & Cybernétique | Après-guerre | Analyse et contrôle de l’activité par l’élève (pédagogie de la tâche) |
| Cognitivisme | Après 1ère guerre mondiale | Importance des processus cognitifs dans l’apprentissage |
b) Impact des sciences sur l’EPS
- Légitimation de l’EPS et des enseignants.
- Réduction du rôle du professeur à celui d’exécutant (jusqu’aux années 50).
- Adoption du modèle mécaniste : corps-machine, gymnastique rationnelle (Amoros, 1848), gymnastique suédoise et néo-suédoise.
3. Modèle mécaniste en EPS
- Gymnastique rationnelle : exercices ciblés (étirement d’élastiques, port de poids).
- Gymnastique d’Amoros : utilisation des leviers et poulies pour renforcer les muscles.
- Idée du corps-machine : vision biomécanique du corps humain.
La mesure et la science ont structuré l’EPS en un ensemble normé, mais ont aussi limité l’autonomie pédagogique des enseignants jusqu’au milieu du XXe siècle.
Les concepteurs et acteurs majeurs de l'EPS
1. Les concepteurs et acteurs majeurs de l'EPS
a) Amoros (début XIXe siècle)
- Fondateur de la gymnastique en France.
- EPS = formation d’un individu complet : fort, robuste, courageux, discipliné, utile à la nation.
- Approche militaire et disciplinaire : obéissance, répétition, modèle maître/élève.
- 1830 : manuel d’éducation physique, gymnastique et moral.
- Exercices : contrôle du corps, marche, course, sauts, équilibre, visant à lutter contre la fatigue.
b) Philippe Tissié
- Créateur de la méthode suédoise.
- Objectifs : santé, correction posturale, régénération physique de la race (IO 1923).
- Contenus :
- Partie statique : respiration, mobilisation articulaire, redressement corporel.
- Partie dynamique : exercices de force, répétitions.
- Pédagogie autoritaire : élèves en rang, correction des attitudes comme des mannequins.
c) Georges Demeny (1850-1917)
- Gymnastique = science de l’éducation physique basée sur anatomie et physiologie.
- But : développement harmonieux et équilibré du corps, pas seulement musculaire.
- Mouvements : complets, continus, arrondis, souples, sans arrêts musculaires.
d) Georges Hébert (1925)
- Méthode naturelle : "Être fort pour être utile".
- Exercices naturels et utilitaires : marche, course, saut, grimper, lancer, porter, équilibre, défense, natation, quadrupédie.
- Pratique sous forme de parcours variés.
- EPS = domaine des pédagogues, pas des médecins.
- Citation clé :

« L’EP de la jeunesse est avant tout une question pédagogique et non pas physiologique et encore moins médicale. »
e) Maurice Baquet (milieu XXe siècle)
- Directeur de l’INS, promoteur de l’EP sportive.
- Militantisme sportif : sport comme moyen d’éducation, aboutissement de l’EP.
- Pratique polyvalente des sports remplace exercices analytiques.
- Objectif : partir de l’intérêt et plaisir de l’enfant pour encourager l’effort.
- Stage Maurice Baquet (1965-75) : expérimentation pédagogique, observation, adaptation des pratiques sportives à l’enfant, rôle actif des élèves.
f) Jean le Boulch (années 60-80)
- EPS = développement harmonieux de la personnalité (moteur, cognitif, affectif, social).
- Mouvement = outil pour le développement global, maîtrise corporelle et intelligence motrice.
- Favorise la créativité et la participation active des élèves.
- Critique l’exclusivité sportive (ouvrage Face au sport, 1977).
g) Pierre Parlebas (années 60)
- EPS = développement intégral de l’individu.
- Propose de réinventer l’EP en considérant l’enfant comme une totalité agissante.
h) Jacques de Rette (1964)
- La République des sports : l’élève devient acteur de sa pratique et de la vie collective (pratique, arbitrage, organisation).
- Enseignant = conseiller/entraîneur, formation basée sur stages et expérimentation pédagogique.
i) Pierre de Coubertin
- Promoteur des jeux sportifs (influence anglaise, sports de plein air).
- Militant pour la diffusion des pratiques sportives.
2. Synthèse comparative des approches majeures
| Concepteur | Approche principale | Objectifs clés | Pédagogie / Méthode |
|---|---|---|---|
| Amoros | Gymnastique militaire et disciplinaire | Formation robuste et disciplinée | Répétition, maître montre, élève reproduit |
| Philippe Tissié | Méthode suédoise | Santé, posture, régénération | Exercices statiques et dynamiques, autoritaire |
| Georges Demeny | Gymnastique scientifique | Développement harmonieux du corps | Mouvements continus, souples |
| Georges Hébert | Méthode naturelle | Force utile, développement physique et moral | Exercices naturels, parcours, pédagogie éducative |
| Maurice Baquet | EP sportive | Éducation par le sport, plaisir de l’enfant | Polyvalence sportive, expérimentation |
| Jean le Boulch | Développement global | Maîtrise corporelle, intelligence motrice | Créativité, participation active |
| Pierre Parlebas | Réinvention de l’EP | Développement intégral de l’individu | Enfant comme totalité agissante |
| Jacques de Rette | Démocratisation et autonomie | Élève acteur dans la pratique et la vie collective | Enseignant conseiller, pédagogie innovante |
À retenir : L’EPS a évolué d’une approche militaire et disciplinaire vers une pédagogie centrée sur l’enfant, son développement global, sa créativité et son rôle actif dans la pratique sportive.
La mixité et la diversité en EPS
1. La mixité et la diversité en EPS
a) Évolution historique de la gestion de la mixité en EPS
| Période | Organisation scolaire | Caractéristiques en EPS | Lois et événements clés |
|---|---|---|---|
| 1880 - 1959 | Éducation séparée | Différenciation des contenus et finalités selon le sexe. Corps naturalisé (force masculine, faiblesse féminine). | Loi Falloux (1850), Loi Duruy (1867), Loi Camille Sée (1880), Décret gym obligatoire filles (1882), IO 1923 et 1945 |
| 1959 - 1988 | Co-instruction imposée | Maintien des différences par le sport (groupes de niveau, démixage). Contestations internes. | Loi Haby (1975), Circulaire 1962, mixité obligatoire (1976) |
| 1988 - présent | Co-éducation progressive | Pratique sportive mixte, montée des questions d'inclusion et d'égalité. | Décret du 29 avril 1988 (concours mixte), directive européenne anti-discrimination |
b) Définitions clés
- Mixité : Manière dont l’école et l’EPS pensent les différences de genre, organisent les enseignements et tentent d’en atténuer ou non les effets.
- Co-instruction : Enseignement mixte mais avec maintien de différences pédagogiques ou organisationnelles.
- Co-éducation : Pratique éducative intégrant pleinement la mixité, avec des contenus et méthodes communs.
c) Enjeux et curseurs d’analyse de la mixité en EPS
- Organisation scolaire et enseignements : Séparation, co-instruction ou co-éducation.
- Appropriation par l’EPS : Justifications et modalités de gestion des différences.
- Naturalisation des différences : Le corps comme marqueur visible des différences de sexe (Attali et al).
La mixité en EPS reflète les représentations sociales des corps masculin et féminin, oscillant entre séparation, co-instruction et co-éducation selon les époques.
d) Principaux courants pédagogiques et conceptions en EPS (XXe siècle)
| Auteur / courant | Approche pédagogique | Idée clé |
|---|---|---|
| Bellin du Coteau (1930) | Adapter la gymnastique aux capacités, âge, sexe et goûts individuels | Individualisation des pratiques |
| Loisel (1935) | Passage de l’âge militaire et médical à l’âge pédagogique | Jeu comme outil éducatif privilégié |
| Seurin | Effort source de plaisir | Techniques rationnelles d’EPS |
| Mérand & Marsenach | Évaluation en situation de match | Sport comme moyen didactique, enseignant non entraîneur |
| Brohm | Rejet total du sport | Sport vu comme appareil idéologique de l’État |
| Delaunay & Pineau (Académie de Nantes) | Didactique centrée sur le sujet apprenant | Motricité et savoirs fondamentaux réinvestissables |
| Quilis (Académie de Lyon) | Didactique centrée sur les savoirs fondamentaux des APS | APS comme pratiques sociales de référence |
| Parlebas (1980-1990) | Conception culturaliste | Formation complète par la pratique polyvalente des APS |
| Le Boulch (1960-1980) | Conception développementaliste | Développement psychomoteur et pédagogie des conduites motrices |
e) Mixité et EPS : chronologie des évolutions majeures
| Date | Événement / Loi | Impact sur la mixité en EPS |
|---|---|---|
| 1882 | Décret gym obligatoire pour filles | Pratiques limitées pour les filles |
| 1923 | IO : égalité des contenus pour filles et garçons | Mixité partielle en primaire |
| 1959 | Mixité imposée par contexte démographique | Maintien des différences dans les pratiques sportives |
| 1975 | Loi Haby | Mixité obligatoire dans l’enseignement |
| 1988 | Décret du 29 avril : concours mixte et indifférencié | Unification des épreuves et classements |
| 1989 | Première session du concours mixte | Début officiel de la co-éducation en EPS |
f) Problématiques centrales
- Gestion des différences de genre : L’EPS a oscillé entre séparation, co-instruction et co-éducation, reflétant les représentations sociales des sexes.
- Naturalisation des corps : Le corps est le principal marqueur visible des différences, influençant les pratiques et évaluations.
- Inégalités persistantes : Malgré la mixité légale, des différences d’accès, de contenus et d’évaluation subsistent.
À retenir : La mixité en EPS est un processus historique complexe, marqué par une évolution de la séparation vers la co-éducation, mais toujours traversé par des tensions liées aux représentations sociales des sexes et à la naturalisation des différences corporelles.
Le sport scolaire et la formation du citoyen
1. Évolution de l'Éducation Physique et Sportive (EPS)
- Fin des postes masculins et féminins au CAPEPS (1988) : uniformisation des concours.
- Passage du sport vers les activités physiques : diversification des pratiques.
- Évaluation et méthodes : dé-sportivisation des référents, adaptation aux élèves inaptes ou handicapés (1994).
- Inertie persistante : lente évolution des représentations, coexistence de plusieurs générations d’enseignants, maintien de pratiques comme les groupes de niveau (« programmes cachés »).
2. Origines et développement du sport scolaire
| Date | Événement clé | Description |
|---|---|---|
| 1889 | Premier grand concours scolaire | Concours de force et d’adresse ouvert à tous les élèves, prémices du sport scolaire. |
| 1923 | Officialisation des Associations Sportives (AS) | Reconnaissance officielle mais manque d’infrastructures et moyens. |
| 1931 | Création de l’OSSU | Institutionnalisation du sport scolaire, centralisation des compétitions. |
| 1938 | OSSU prend en charge les compétitions scolaires | Passage des compétitions des fédérations civiles à l’OSSU. |
| 1945 | Ordonnance imposant une AS dans chaque établissement | Sport scolaire placé dans le prolongement de l’EPS, 3h hebdomadaires d’AS obligatoires dès 1949. |
- Le sport scolaire dépend initialement du sport civil (fédérations fournissent brevets et matériel).
- L’OSSU (1938) est la première structure officielle performante, initiée par Jean Zay et Léo Lagrange.
- Sous Vichy (1942), l’OSSU devient l’USSU, sous contrôle étatique, avec la Charte des sports.
3. Le sport scolaire entre 1880 et 1958
- Association sportive : rassemblement multisports des jeunes dans l’établissement, avec un objectif compétitif (Pierre Arnaud, 1993).
- Circulaires importantes :
- 1890 : autorisation de création d’associations scolaires.
- 1923 : officialisation des AS.
- 1924 : précisions sur le sport scolaire féminin (pas de championnats publics).
- Croissance du nombre d’AS : 584 en 1939 → 1900 en 1945.
- Le sport scolaire est un outil d’hygiène et de jeu, mais limité par le bénévolat et le manque d’équipements.
4. Rapprochement avec le modèle fédéral (1959-1981)
| Année | Événement / évolution | Impact |
|---|---|---|
| 1959 | AS vise à organiser le sport hors temps scolaire | Accent sur la compétition officielle. |
| 1961 | Dissolution de l’OSSU | Remplacement par l’ASSU (1963), focalisée sur la détection des talents sportifs. |
| 1967 | Objectif de l’AS : former sportifs et dirigeants | Renforcement du lien avec le sport fédéral. |
| 1973 | Suppression de l’obligation d’encadrement AS | Encadrement laissé au choix des enseignants. |
| 1975 | Création de l’UNSS (scolaire) et FNSU (universitaire) | UNSS organise rencontres sportives et promeut la vie associative en cohérence avec l’éducation. |
| 1978 | Plan Soisson | Réduction du forfait AS à 2h. |
- Cette période voit une confusion entre EPS, sport scolaire et sport fédéral, menaçant la légitimité de l’EPS à l’école.
5. Sport scolaire éducatif (1981 à aujourd’hui) : vers un sport pour tous et citoyen
- 1981 : rétablissement des 3h hebdomadaires d’AS.
- Loi Avice (1984) : l’EPS et le sport scolaire participent à la rénovation éducative, lutte contre l’échec scolaire et réduction des inégalités sociales.
- Charte du sport scolaire (1993, 1998) : double finalité sociale et éducative :
- Sport pour tous (inclusion).
- Sport citoyen (formation de jeunes officiels).
- Sport santé.
- Programmes et circulaires :
- 1985 : AS comme lieu d’approfondissement des acquis et d’exercice des responsabilités associatives.
- 2002 : importance des AS dans l’éducation à la citoyenneté et à la construction des règles.
- 2003 : EPS et sport scolaire favorisent l’enseignement des valeurs fondamentales (tolérance, esprit collectif).
- 2015 (cycle 4) : AS au collège permet aux élèves volontaires de prolonger la pratique physique, vivre de nouvelles expériences et assumer des responsabilités.
6. Groupes d’élèves et accès au sport scolaire (ordonnance 1945)
| Groupe | Accès au sport scolaire | Conditions |
|---|---|---|
| 1 | Entraînement normal et compétitions | Pleine participation possible. |
| 2 | Participation à l’AS et petites compétitions | Sous contrôle médical particulier. |
| 3 & 4 | Pas d’accès au sport scolaire du jeudi | Exclusion des activités sportives scolaires. |
À retenir : Le sport scolaire, initialement marginal et dépendant du sport civil, s’est institutionnalisé pour devenir un vecteur essentiel de formation citoyenne, d’inclusion sociale et d’éducation à la responsabilité, en cohérence avec les finalités éducatives de l’EPS.