Le mal
intro :
La guerre entre la france et la prusse éclate en juillet 1870. Rimbaud vie alors Charleville. Il est directement touché par les évènements et en fera la matière de nombreux poèmes dans les cahiers de Douai. Le poème soumis à notre étude est un sonnet en alexandrin intitulé "le mal" dans lequel le poète de 16 ans dénonce tous les responsables des souffrances des hommes, à savoir la royauté et l’église. Construit sur une seule et longue phrase, le poème progresse d’une peinture de la brutalité de la guerre et de son decisionnaire vers une image très forte c’est l’offrande d’une mère pour le salut de son fils, geste de soumission et de supplication vers un dieu insensible et cupide.
Comment la dénonciation de la guerre permet-elle de mettre en cause la responsabilité du Roi et de l’église ?
Ce texte s’organise en 3 temps :
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2 quatrains forment un tout cohérent, conformément aux règles de composition d’un sonnet. Il s’agit de la description de la brutalité de la guerre.
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Les vers 7 et 8 se distinguent par leur tonalité lyrique.
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Les 2 tercets forment un bloc cohérent marqué par la thématique religieuse.
conclusion :
Ce poème est donc un poème engagé comme d’autres recueils il contient une dénonciation directe du pouvoir et de l’église. On peut faire un parallèle avec "le dormeur du val" qui contient aussi une critique de la guerre mais plus diffuse.
I)
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
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marqueurs temps
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inscrit l’action
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durée sans limite
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allitération en [R] → brutalité
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hypotypose
- registre épique
- montre horreur guerre
- amplifie violence
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couleur désigne métonymie uniformes/garnisons
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personnification des armes → confusion scène
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reification / déshumanisation / chasse
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chiffres hyperboliques / foules indifférenciées
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contre rejet = métaphore guerre = machine
Tandis qu’une folie épouvantable, broie
Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !... -
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tiret encadré V7 x 8 pause = apostrophe / coordination / solennel face nature
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GN insiste compassion envers soldats
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tutoiement humanisation, nature créatrice ≠ destructrice
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intertextualité "du Val" registre pathétique → pitié
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phrase exclamative
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insite offrande des mères, geste soumission indigne Rimbaud
II)
Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
Qui dans le bercement des hosannah s’endort,
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richesse reste indifférent luxe
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cl négation
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infantilise le divin
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prière ton = berceuse
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Dieu réveille bruit pièces
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cupide paresseux & orgueilleux = les hommes
III)
Et se réveille, quand des mères ramassées
Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
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cl souffrance femmes guerre
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ADJ → pauvreté
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symbole mort soldats
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douleur physique & morale