La névrose
1. La névrose
La névrose est un trouble psychique qui se situe dans l'aménagement entre le principe de plaisir et le principe de réalité. Elle affecte la manière dont une personne gère ses désirs et ses contraintes sociales ou morales.
a) Caractéristiques principales
- Population concernée : La névrose touche une minorité des êtres humains.
- Nature du trouble : Ce n’est pas une pathologie grave au sens des troubles psychotiques, mais elle peut néanmoins altérer significativement la qualité de vie.
- État psychologique : La personne névrosée est souvent dans le doute, en conflit intérieur, et non dans la certitude.
| Aspect | Description |
|---|---|
| Position psychique | Entre principe de plaisir et réalité |
| Gravité | Pathologie non grave |
| Impact | Conflit intérieur, doute |
| Population concernée | Minorité des individus |
La névrose se caractérise par un conflit psychique interne qui place la personne dans le doute, sans atteindre la gravité des troubles psychotiques.
La psychose maniaco-dépressive
1. La psychose maniaco-dépressive
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Classification : La psychose maniaco-dépressive est classée parmi les troubles de l’humeur et non comme une psychose dans le DSM-IV.
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Symptômes : Elle peut comporter des aspects délirants, notamment lors des phases maniaques ou dépressives.
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Phases :
- Phase maniaque : exaltation de l’humeur, agitation, idées de grandeur.
- Phase mélancolique : dépression profonde pouvant entraîner une tentative de suicide.
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Population concernée : Ce trouble ne touche pas spécifiquement les schizophrènes.
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Traitement : La psychose maniaco-dépressive ne se traite pas principalement par thérapie comportementale, mais par une prise en charge médicamenteuse et psychiatrique adaptée.
La psychose maniaco-dépressive est un trouble de l’humeur pouvant comporter des symptômes délirants et comportant un risque suicidaire important lors de la phase dépressive.
Les urgences psychiatriques
1. Comportements évoquant une urgence psychiatrique
Une urgence psychiatrique se manifeste par des comportements ou états nécessitant une intervention rapide pour prévenir un danger immédiat pour la personne ou son entourage.
| Comportements | Urgence psychiatrique ? | Justification |
|---|---|---|
| Repli sur soi avec refus de s’alimenter | Oui | Risque de dénutrition sévère, isolement psychique |
| Agitation avec hallucinations | Oui | Risque de passage à l’acte, désorganisation psychique |
| Fatigue après une journée de travail | Non | État normal, non pathologique |
| Tentative de suicide | Oui | Risque vital immédiat, intervention urgente nécessaire |
| Angoisse intense avec souffrance psychique | Oui | Peut évoluer vers une crise aiguë nécessitant prise en charge rapide |
À retenir : Toute situation mettant en danger la vie ou l’intégrité psychique de la personne (tentative de suicide, agitation avec hallucinations, repli alimentaire sévère, angoisse intense) constitue une urgence psychiatrique.
La schizophrénie
1. Conduites à tenir infirmières face à un patient schizophrène en délire
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Maintenir une attitude calme et rassurante
Le soignant doit adopter un comportement posé, éviter les confrontations et rassurer le patient pour limiter l’agitation. -
Ne pas contredire directement le délire
Il est important de ne pas confronter ou nier les croyances délirantes, mais plutôt d’écouter avec empathie et de rediriger la conversation vers la réalité. -
Assurer la sécurité du patient et de l’entourage
Surveiller les comportements à risque, prévenir les situations dangereuses, et intervenir rapidement en cas d’agitation ou d’agressivité.
Les thérapies en psychiatrie
1. Les grandes thérapies en psychiatrie
- Thérapie médicamenteuse : utilisation de psychotropes pour moduler les symptômes (antipsychotiques, antidépresseurs, anxiolytiques).
- Psychothérapie : approche verbale visant à modifier les pensées, émotions et comportements (ex : thérapie cognitivo-comportementale, psychanalyse).
2. Types de névroses
| Type de névrose | Caractéristique principale |
|---|---|
| Névrose d'angoisse | Anxiété intense, crises de panique |
| Névrose obsessionnelle | Pensées répétitives, compulsions |
| Névrose hystérique | Symptômes somatiques sans cause organique, dramatisation |
3. Manifestations d’une phase aiguë chez une personne schizophrène
- Délires : idées fausses, souvent paranoïaques ou mystiques.
- Hallucinations : perceptions sans stimulus réel (auditives, visuelles).
- Désorganisation de la pensée : discours incohérent, associations d’idées perturbées.
- Comportement désorganisé : agitation, gestes bizarres, retrait social.
- Troubles affectifs : émotions inappropriées ou aplatissement affectif.
À retenir : La phase aiguë de la schizophrénie se caractérise par une combinaison de délires, hallucinations, désorganisation mentale et troubles du comportement.
Les troubles de l'humeur et autres psychoses
1. Psychoses non schizophréniques
Trois psychoses non schizophréniques courantes sont :
- La psychose maniaco-dépressive (trouble bipolaire)
- La psychose hallucinatoire chronique
- La psychose délirante chronique
2. Cyclothymie
La cyclothymie est un trouble de l'humeur caractérisé par des fluctuations chroniques entre des épisodes hypomaniaques et des épisodes dépressifs légers, sans atteindre la sévérité des troubles bipolaires.
3. Délirium tremens : 5 signes clés
- Tremblements intenses
- Agitation psychomotrice
- Hallucinations visuelles ou tactiles
- Confusion mentale
- Sudation abondante
4. Différence entre angoisse et anxiété
- Angoisse : sensation aiguë, intense et passagère de peur ou de malaise, souvent liée à une menace précise et immédiate.
- Anxiété : état diffus, persistant et moins intense que l’angoisse, caractérisé par une inquiétude chronique sans objet précis.
L’angoisse est une réaction immédiate et intense, l’anxiété est une inquiétude prolongée et diffuse.
Les troubles liés aux substances : le tabagisme
1. Bienfaits de l’arrêt du tabac dans les 48 premières heures
- Amélioration de la circulation sanguine : la vasodilatation se rétablit, réduisant la pression artérielle.
- Diminution du monoxyde de carbone dans le sang : amélioration de l’oxygénation des tissus.
2. Échelle d’évaluation de la dépendance tabagique : test de Fagerström
| Critère évalué | Description |
|---|---|
| Temps avant la première cigarette | Plus la première cigarette est prise tôt, plus la dépendance est forte |
| Difficulté à ne pas fumer dans des lieux interdits | Indique le contrôle sur le comportement tabagique |
| Nombre de cigarettes par jour | Plus le nombre est élevé, plus la dépendance est importante |
| Cigarette la plus difficile à abandonner | Révèle la force du besoin physique |
| Fumer même en cas de maladie | Montre la persistance de la dépendance malgré les conséquences |
Score total : de 0 (faible dépendance) à 10 (dépendance très forte).
3. Complications somatiques liées au tabagisme
- Maladies cardiovasculaires : infarctus du myocarde, AVC.
- Cancers : poumon, larynx, bouche, œsophage.
- Maladies respiratoires chroniques : bronchite chronique, emphysème.
4. Signes de dépendance chez Monsieur L.
- Irritabilité et difficultés de concentration lors des tentatives d’arrêt : symptômes de sevrage typiques.
- Consommation régulière et élevée (15 cigarettes/jour depuis 6 ans) : témoigne d’une dépendance physique et comportementale.
La dépendance au tabac se manifeste par des symptômes de sevrage et une consommation régulière difficile à interrompre malgré la volonté.